Droit de suite 09/03/2010 à 15h27

BTP : les artisans s'organisent contre les caisses de congés payés


Dans le bâtiment, certains artisans ont de la suite dans les idées. Un an après le timide rapport de la commission des finances du Sénat, qui mettait en cause la gestion des caisses de congés payés du BTP, un groupe d'artisans a décidé de passer à l'offensive.

Le 4C-BTP, collectif contre les caisses de congés payés du BTP, réclame la fin de ce système hérité du Front populaire. L'association a pour objectif :

« d'aboutir à l'abrogation de la loi qui oblige les entreprises du bâtiment à adhérer à une caisse de congés payés dès qu'elles emploient du personnel. Nous demandons à ce que les entreprises aient le choix d'adhérer ou pas à ces organismes. »

Les promoteurs de cette initiative ont tous pour point commun d'être en conflit avec le réseau des 32 caisses de congés payés du BTP, à un titre ou un autre :

  • affiliation automatique au caisse
  • procès en diffamation
  • procédures devant les tribunaux de commerce
  • contentieux en cour européenne des droits de l'homme

Le plus étonnant dans cette affaire, largement évoquée depuis deux ans par Rue89, est qu'aucun responsable politique ne se soit réellement emparé d'un sujet qui concerne pourtant 1,6 millions de salariés et leurs familles.

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  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 16h29 le 09/03/2010
    • Internaute
      non connue

    Tiens, encore une profession qui bénéficie, en grande partie, d'une TVA à 5,5%, alors que l'activité n'est pas délocalisable.
    Encore une profession qui emploie largement au noir, et exploite des clandestins.

    • caraco56
      caraco56 répond à A déménagé le 02-02-2012-2
      marre d'être pris pour des cons (...)
      • Posté à 09h05 le 10/03/2010
      • Internaute
        marre d'être pris pour des cons (...)

      Incroyable ce message ! mettez tout le monde dans le même panier, comme le fait la caisse de congés payés ! ! ! Sachez que les artisans puisque c'est en grande majorité d'eux qu'il s'agit, ont de plus en plus de mal à faire face aux charges qui tombent de tous côtés ! Beaucoup de patrons de petites entreprises, afin de ne pas ou de ne plus licencier prennent peu ou pas de salaire ! ! ! Je suis secrétaire comptable dans une de ces sociétés alors si vous voulez débattre des âneries que vous pouvez écrire, je vous répondrai.

      • A déménagé le 02-02-2012-2
        A déménagé le 02-02-2012-2 répond à caraco56
        non connue
        • Posté à 09h24 le 10/03/2010
        • Internaute
          non connue

        Êtes-vous bien sûr que ce malaise provient de la caisse des congés payés, ou de la concurrence féroce des géants comme Bouygues, qui s'approprient la plus grosse part du gâteau, en laissant les miettes (à risque) aux petits artisans ?
        Ne vous trompez pas d'ennemi. Ce n'est pas le plus de social le danger, c'est le fait qu'on permette à une partie de la concurrence de s'assoir sur le social, justement.
        Dans un marché interne, sans concurrence de la mondialisation, le problème de déséquilibre de la concurrence est forcément interne.
        Alors évidemment, il est facile de regarder la colonne « Charges » dans le bilan, et dire qu'on paye trop. Il est plus efficace d'observer à quel point la concurrence est faussée, en France.

         
        • Wholovesduck
          • Posté à 14h29 le 10/03/2010

          Deux choses :

          - Allier une réflexion sur la compétitivité des entreprises et sur le problème de ces caisses de cotisations ne me semble pas pertinent. C'est tout de même deux problèmes sensiblement différents.

          - Concernant les difficultés des TPE : il est clair que sur les différentes enquêtes que j'ai menées sur cette population, le « trop de charges » arrive en tête des déclarations d'opinion. Oui mais voila, ça reste du déclaratif. Entendre un maçon qui se plaint des charges, c'est comme entendre un boucher qui se plaint des grandes surfaces alimentaires. Il faut reconnaître que les charges sont « un frein » au développement des TPE. Un frein mais un frein parmi d'autres finalement : Comme le fait de transmettre un savoir, transmettre son entreprise (1 dirigeant sur 4 a 55 ans ou plus en France : la cession / transmission est donc un enjeu primordial pour l'économie de notre pays), trouver des apprentis motivés. Je ne suis pas sûr que Bouygues joue dans la même cour qu'un maçon ou un peintre en bâtiment. Après, à l'instar des Grandes Surfaces Alimentaires qui tiennent par les testicules les agriculteurs, on peut imaginer qu'une très grosse boîte du BTP peut se permettre pas mal de choses à l'égard des petits entrepreneurs sous-traitants.

          Je vous rejoins tout de même Liger sur le fait que ce ne sont pas les charges sociales le danger.

          La position des dirigeants de TPE est pour le moins paradoxale : c'est un électorat majoritairement à droite car défendant des valeurs d'initiative, de volontarisme, pestant sur les 35h, trouvant qu'ils payent trop d'impôts, crachant fréquemment sur ces « ronds de cuir » qui les gouvernent ou les emmerdent avec leur paperasserie administrative et trouvent que les jeunes n'ont plus l'envie de travailler (je caricature mais dans l'esprit, ça revient souvent)). Ils ont donc plutôt tendance à être réceptifs aux sirènes de droite mais c'est aussi une population extrêmement fragile, qui, sans l'intervention des pouvoirs publics, auraient bien plus de mal à survivre et à se développer : je pense pêle-mêle au NACRE qui subventionne la création, à la mise en place d'infrastructures par le biais des communes (hôtel d'entreprise, incubateur, pépinière...), aux différentes subventions des Conseils généraux pour favoriser l'apprentissage, etc. etc., ce qui renvoie plutôt à penser que l'intervention des pouvoirs publics est nécessaire pour le maintien de ces petites activités.

          Dernière chose : Je pense que cette économie dite présentielle (qui répond aux besoins de la population d'un territoire, en opposition à l'économie productive), c'est l'avenir de nos territoires. Les collectivités commencent à le comprendre après avoir cédé à la tentation du tout-tertiaire. Sur une commune, nous ne sommes pas tous des rats de bureau en col blanc et ces entreprises peuvent répondre aux besoins d'emploi dans toutes les branches d'activité.

          Finalement, les TPE et PME qui fonctionnent, ce sont celles qui innovent et qui prennent des risques. En celà, l'économie de marché a du bon, bien loin de la récupération par les néo-libéraux de la finance...

          • A déménagé le 02-02-2012-2
            • Posté à 14h46 le 10/03/2010
            • Internaute
              non connue

            Mon propos ne concerne que le BTP : Bouygues a coulé des milliers de petits entrepreneurs, à qui il laissait les « merdes » des chantiers, généralement le travail d'interface entre gros œuvre.

            A mon avis, ils feraient mieux de se battre pour qu'une part importante des appels d'offre soit réservée aux TPE et aux PME.

        2 autres commentaires
  • renard 25-
    • Posté à 11h05 le 10/03/2010

    Il faut esperer que ça aboutisse mais quand on vois la liste des gens qui sont dans le coup j'en doute un peu .Toute cette mafia m'a pourri ma vie et m'a volé des millers d'euros alors s'ils sont punis je pourrai mourir en paix.

  • geantdefer
    geantdefer
    L'horreur est humaine (coluche)
    • Posté à 17h05 le 13/03/2010
    • Internaute
      L'horreur est humaine (coluche)

    Et pas que le BTP paske cette caisse est aussi la notre à nous les intermittents du spectacle !