Votre porte-monnaie au rayon X 24/02/2010 à 12h16

Alexandre, externe en médecine à Reims, 422 euros par mois

Zineb Dryef | Journaliste Rue89


Alexandre (Audrey Cerdan/Rue89)

C’est pendant sa semaine de vacances -comprendre révisions intensives- qu’Alexandre nous reçoit. Etudiant en quatrième année de médecine, il travaille depuis le mois de septembre au CHU de Reims. Pour les étudiants en deuxième cycle de médecine, la quatrième année est celle de la découverte de l’hôpital.

Entre assistance, accueil des patients dans les services d’urgence ou premiers plâtres, les externes passent 26 semaines par an à l’hôpital. Des grosses journées de neuf à dix heures de travail pour une moyenne de quarante heures par semaine. Le reste de l’année, les externes sont en cours :

« Parfois, je préfère réviser chez moi pour préparer le concours de l’internat. C’est énormément de travail mais je ne peux pas me permettre de le louper.

Souvent, les gens se disent que dix ans d’études, c’est très long mais nous, ça nous paraît court. Et à partir du moment où on est externes, c’est de la pratique. On travaille. »

Fils d’un fonctionnaire de police et d’une mère au foyer installés à Reims, Alexandre a contacté Eco89 pour s’élever contre le cliché « étudiants en médecine : tous friqués et fils de médecins » et nous décrire un quotidien moins facile.

A 22 ans, il parvient à boucler ses fins de mois sans difficultés mais sans confort non plus. Une situation dont il ne plaint pas. De toute façon, son temps est entièrement consacré à l’étude :

« Bien sûr, parfois je craque, je me dis “mais qu’est-ce que je fais là ?”. Surtout pendant les périodes d’examens. Mais j’adore ce que je fais et je ne pourrais rien faire d’autre. J’ai envie de travailler dans le public, dans un CHU. Il y a une dimension sociale plus intéressante que dans le privé. »

Revenus : 422 euros par mois

  • Salaire net : 105 euros

Symbolique, la rémunération des stages d’externe est récente. En quatrième année, elle est de 1 504 euros brut par an (soit 105 euros net par mois). En cinquième, elle passe à 2 919,15 euros brut annuels. Et 3 261,55 euros brut la dernière année. Ensuite, après le concours, les internes ont un salaire de 1 500 euros par mois.

En dépit de la faiblesse de ces sommes, le statut des étudiants externes est celui d’un salarié, avec cotisation à la Sécurité sociale et aux retraites. Les vacances d’été -un mois- s’apparentent à un congé sans solde :

« Ça peut paraître difficile mais on sait qu’en sortant de ces études, on ne sera pas au chômage. Ce qui n’est pas juste, à l’inverse, c’est que l’accès aux études est rendu difficile. Il faut travailler six ans sans gagner d’argent. C’est impossible de faire des petits boulots à côté. »

  • Gardes : 20 euros

Pour une garde en urgence de 18 heures à 8 heures, les externes sont payés 20 euros -« le prix de la suture », rigole Alexandre qui dit « aimer les urgences » et peut-être même y travailler plus tard.

Il en fait assez rarement, environ une par mois, la rotation entre étudiants-externes n’étant pas forcément très rapide.

  • Bourse : 160 euros

« C’est plus que mon salaire ! C’est difficile si on n’a pas les moyens de faire ces études sans avoir une bourse ou sans aide de ses parents. »

Les boursiers sont dispensés de frais d’inscription à l’université.

  • APL : 137 euros

Alexandre partage un appartement avec Oriane, une camarade de classe depuis quelques mois :

« Quand on a demandé l’APL, ils nous ont d’abord répondu que ce n’était pas possible parce qu’on est salariés ! On a eu peur. Finalement, on reçoit 275 euros pour deux. »

Autres ressources : 302 euros

Les parents d’Alexandre, installés dans la même ville, l’aident à régler ses factures. Tous les mois, ils lui versent :

  • 212 euros pour son loyer
  • 20 euros pour l’électricité
  • 70 euros pour ses courses

Dépenses : 571 euros


  • Alexandre, externe en médecine à Reims (Audrey Cerdan/Rue89)

    Loyer : 350 euros

Les deux étudiants, convenablement installés dans un appartement proche de la fac de médecine, partagent le loyer de 700 euros. Jusqu’à l’été 2009, Alexandre vivait chez ses parents.

  • Livres : 54 euros environ

« Ça coûte cher et c’est obligatoire. Il y a un livre par module (treize par an). Chaque livre coûte presque 50 euros. »

  • Téléphone et Internet : 47 euros

Alexandre paye 32 euros pour son forfait de téléphone portable et 15 euros pour l’abonnement Internet (30 euros partagés).

  • Sorties : 50 euros

Les étudiants en médecine seraient les plus fêtards. Une légende qui fait sourire Alexandre :

« Je ne sais pas si on est les plus fêtards mais oui, on a besoin de faire la fête ! Sinon, on devient fou. Il y a les fêtes étudiantes et le cinéma. Il y a aussi des galas, des fêtes un peu chic où on met une tenue de soirée et où il y a un peu de champagne. »

  • Transports : 10 euros

Avec un appartement à proximité de la fac, pas besoin de voiture ou de bus. Alexandre fait son trajet quotidien à pied. Il utilise un unique carnet de tickets de bus pour le reste de ses déplacements du mois.

  • Alimentation : 60 euros

Ajoutés aux courses effectuées avec l’aide de ses parents (70 euros), Alexandre dépense environ 60 euros par mois pour déjeuner. Le restaurant universitaire propose des repas à 2,90 euros :

« Quand on est à l’hôpital, on essaye quand même d’aller au RU parce que sinon, c’est le sandwich à 4 ou 5 euros. Trop cher. »

Autres dépenses : environ 150 euros

Sur l’année, Alexandre estime dépenser environ 300 euros pour l’habillement (environ 25 euros par mois). Les blouses sont fournies et nettoyées par l’hôpital. Aucun matériel, à l’exception d’un stéthoscope et d’un marteau acquis en deuxième année (70 euros), n’est acheté par les étudiants.

S’il dépense 150 euros tous les six mois pour ses lentilles (à peu près 25 euros par mois), Alexandre ne paye pas ses visites chez le généraliste :

« Mon médecin refuse que je paye. C’est inspiré du serment d’Hippocrate. »

Reste une centaine d’euros qu’Alexandre dépense en courses d’appoint ou dépose sur son livret jeune, sur lequel il a pour l’instant 700 euros. Pour les coups durs et les imprévus.

Un prêt de 5 000 euros

« J’ai emprunté 5 000 euros. C’est un partenariat entre ma banque et la région qui m’a permis de le faire. Je rembourserai à la fin de mes études. Mes parents se sont portés garants mais comme ils ont d’autres crédits, ça a failli ne pas passer.

Ça m’a permis d’acheter mon ordinateur portable, de financer mon emménagement. C’est vrai, tous les mois, je vois bien que la somme se réduit petit à petit. J’espère que ça va tenir jusqu’à la fin de mes études.

Je vais aussi pouvoir payer ma taxe d’habitation. Elle arrive bientôt. On nous a dit que ce serait équivalent au prix du loyer. Ça va faire une grosse somme d’un coup. »

Mise à jour le 24/02 à 13h. Comme nous l’a fait remarquer un riverain, Alexandre est en deuxième cycle, non en troisième cycle.

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  • lahuppe
    lahuppe
    émissaire du Calif
    • Posté à 12h26 le 24/02/2010
    • Internaute 103750
      émissaire du Calif

    Un prêt de 5000 euros, memes les gamins sont endettés avant même de commencer leur vie d’adulte profesionnelle.

    Cela veut dire que cette personne vit finallement au dessus de ses moyens et devient donc fragilisé .

    La dette nouvelle solution maison pour cacher l’insalubrité de la France.

    Vive la politique d’endettment de Sarkosy, vive la Dette tout court.

    Vive les mirages et vivement la prochaine catastrophe pour nettoyer tout cela.

    • Enlendil
      Enlendil répond à lahuppe
      Etudiant
      • Posté à 12h42 le 24/02/2010
      • Internaute 66802
        Etudiant

      Comparativement aux étudiants US qui finissent avec 100 ou 150 000 dollars de dettes, 5k euros paraissent quand même bien peu... Etant donné qu’à l’arrivée ils savent qu’ils auront du boulot.

      • lawyeuse
        lawyeuse répond à Enlendil
        racaille
        • Posté à 17h54 le 24/02/2010
        • Internaute 81464
          racaille

        C’est peu, certes, mais c’est aussi parce qu’il a la chance d’avoir des parents qui peuvent l’aider un peu, et qu’il reçoit une bourse.

        Ce n’est pas le cas de tout le monde.

        Certains accumulent les gardes et travaillent à côté comme infirmiers ou en maison de retraite pour financer ces longues études.

      • Spiripotain
        Spiripotain répond à Enlendil
        promeneur écoutant
        • Posté à 21h15 le 24/02/2010
        • Internaute 49037
          promeneur écoutant

        Ben tiens ! Et par rapport aux étudiants haïtiens, ils sont même vernis de pouvoir faire des études ! En raisonnant à partir de comparaisons, on arrive à prouver tout et son contraire. la question est : est-il décent qu’un étudiant en France ait un revenu aussi scandaleusement minable ? Les études sont-elles réservées à ceux que les parents peuvent entretenir ? Si oui (et c’est hélas « oui »), notre république n’en est plus une.

         
        • Enlendil
          Enlendil répond à Spiripotain
          Etudiant
          • Posté à 21h32 le 24/02/2010
          • Internaute 66802
            Etudiant

          Oui et non. Quand je vais en cours je ne suis pas payé. C’est même moi qui paye pour pouvoir y aller.
          Lui perçoit un salaire, extrêmement faible certes, mais il se trouve dans la situation inverse.
          Je vous retourne donc la question : souhaitez-vous que tous les étudiants en faculté perçoivent 800 euros par mois ?

          Si vous me répondez oui alors quelques chiffres :
          En france en 2007 selon le gouvernement il y a eu plus de 2 200 000 inscrits en études supérieures. A 800 euros par mois celà fait un coût global direct de 1 milliard 760 millions par mois. Par an : plus de 21 milliards d’euros.
          Il va de soit que trouver 21 milliards d’euros c’est presque mission impossible : D

          A moins que vous argumentiez dans le sens où un étudiant de 4ème année de médecin qui travaille en milieu hospitalier durant ses études ai droit à 800 euros par mois.
          Auquel cas je vous demanderais pourquoi un étudiant en médecine devrait toucher.. 800 fois plus (pour faire court bien sûr, mathématiquement c’est plutôt l’infini : D) qu’un étudiant en chimie qui n’a pas le « loisir » de pouvoir passer la moitié de son temps en « travaux pratiques » rémunérés et à qui le cursus ne propose que d’avoir le nez dans les bouquins...
          Pourtant lui aussi a les mêmes frais de vie, de loyer... que l’étudiant en médecine. Mais il ne devrait rien percevoir ?

          Donc en gros votre sens de la « république » vaut 21 milliards juste pour cette idée là... A ce rythme je n’ose imaginer les prochaines feuilles d’impôts sous votre présidence : P

          • Spiripotain
            Spiripotain répond à Enlendil
            promeneur écoutant
            • Posté à 21h39 le 24/02/2010
            • Internaute 49037
              promeneur écoutant

            Et oui, je suis pour que les étudiants soient dignement rétribués.
            Et si je me fie à vos chiffres, ces 21 milliards sont facilement trouvables lorsque l’on sait ce qui disparaît en fraudes, dissimulations à l’étranger, niches fiscales gracieusement offertes par l’Etat, frais d’apparat des gouvernants, bonus divers et variés des spéculateurs, etc... Tout ce que je viens de citer est du détournement des biens collectifs, chaque étudiant, au contraire est un accroissement du bien collectif.
            Et si vous voulez m’élire président, pourquoi pas ? Quoique...

          • zagada
            zagada répond à Enlendil
            de passage
            • Posté à 00h14 le 25/02/2010
            • Internaute 81714
              de passage

            euuuhhh
            d’où vous sorteez vos 800 euros ?
            il n’est rémunéré (d’ailleurs pour un travail qu’il fournit à l’hopital, et non pas pour aller en cours -les étudiants en médecine non boursier payent leur inscription à la fac, comme tous les étudiants-) que de 105 euros par mois...

            • Enlendil
              Enlendil répond à zagada
              Etudiant
              • Posté à 02h08 le 25/02/2010
              • Internaute 66802
                Etudiant

              Je sais. Mais la personne à qui je répondais réclamait un salaire décent, j’ai donc visé un peu en dessous du smic pour mettre en place une « simulation ».

          • celocurine
            celocurine répond à Enlendil
            medecin
            • Posté à 00h22 le 25/02/2010
            • Internaute 103754
              medecin

            les externes ont un rôle à l’hopital,ils y sont le matin d 8h à 14 h en moyenne et s’occupent des malades, il ne sont pas en » travaux pratiques » et cela n’est pas un « loisir “quand à 5h00 du mat il suture un alcoolo qui lui vomit dessus....ils bossent et à ce titre ils meritent salaire et à 20 euros la nuit ils sont moins payés à l’heure qu’un parcmètre ! ! ! !

            quand un etudiant va à la fac il ne cree rien sinon du savoir pour lui meme

            en fait la république fait des magnifiques économies en sous payants ces etudiants en lieu et place d’aide soignant, d’infirmier , de secretaire, et parfois d’interne......

            Celocurine vieux praticien hospitalier fatigué par 15 ans d’APHP

            PS bon courage pour tes révisions d’internat jeune padawan

            • kevangel
              kevangel répond à celocurine
              Chercheur
              • Posté à 11h59 le 25/02/2010
              • Expert 24356
                Chercheur

              Vous savez, les étudiants en chimie ils servent aussi de main-d’oeuvre gratuite pour les laboratoires de recherche. Ils ne font pas que des TP, mais aussi des stages en labo sans percevoir un seul centime.

          • LienRag
            LienRag répond à Enlendil
            • Posté à 13h57 le 28/02/2010
            • Internaute 34767

            D’un autre côté ces 21 milliards retourneront immédiatement dans l’économie (c’est pas avec 800 euros que les étudiants vont épargner), et les dépenses actuelles des étudiants sont bien prises quelques part...
            Cette vieille revendication des syndicats étudiants n’est donc pas aberrante en soi.
            Par contre effectivement le travail d’étudiant strictement dit a une productivité difficilement mesurable (certes, c’est un investissement pas plus stupide que la plupart de ceux financés par l’Etat comme les magnifiques thoniers maintenant bons pour la casse...), les étudiants glandus n’étant pas inconnus au bataillon. Et c’est assez injuste pour les smicards qui n’ont pas eu accès aux études, une réforme de ce genre devrait être suffisamment large pour prendre tous ces paramètres en compte.

        7 autres commentaires
    • Super_Pifou
      Super_Pifou répond à lahuppe
      Pas glop
      • Posté à 12h43 le 24/02/2010
      • Internaute 90680
        Pas glop

      L’endettement des étudiants en médecine ne date pas de Sarkozy...

      • lahuppe
        lahuppe répond à Super_Pifou
        émissaire du Calif
        • Posté à 14h30 le 24/02/2010
        • Internaute 103750
          émissaire du Calif

        « L’Etat est trop endetté et les ménages pas assez. D’ailleurs, il faut tordre le coup à cette idée : s’endetter, pour un ménage, ce n’est pas mal, c’est une confiance dans l’avenir » sarkosy.

        Oui hier c’etait les etudiants en medecine mais aujourd’hu icela conerne presque toutes les disciplines.

    • Pelomar
      Pelomar répond à lahuppe
      Etudiant
      • Posté à 13h48 le 24/02/2010
      • Internaute 70629
        Etudiant

      Faut pas déconner, 5000 euros avec l’assurance d’avoir un boulot a la sortie c’est pas anodin, mais c’est pas insoutenable non plus.

      Comme disais quelqu’un plus haut, aux USA (et probablement même en france) certains se retrouvent avec plus de 100 000 euros de dettes...

      • Enlendil
        Enlendil répond à Pelomar
        Etudiant
        • Posté à 16h05 le 24/02/2010
        • Internaute 66802
          Etudiant

        Surtout que c’est à remettre en parallèle avec la durée des études : 10 ans... 5k euros pour 10 ans d’études, ça fait 500 euros par année... On ne peut pas dire que l’endettement soit vraiment un endettement...

      • tiburs
        tiburs répond à Pelomar
        • Posté à 18h15 le 24/02/2010
        • Internaute 6751

        Vous avez raison : j’ai fait des études de médecine et ce sont de bons souvenirs même si on était peu payés. Mais enfin, un externe se forme, donc la rémunération ne peut être très élevée. Cela dit, il était bien utile d’être logé par les parents et qu’il me prêtent leur voiture quand les cours étaient en banlieue mal desservie...
        La sécurité d’un emploi en fin de cursus est tout de même un grand bien que l’on ne peut que souhaiter à tout le monde...

         
        • Spiripotain
          Spiripotain répond à tiburs
          promeneur écoutant
          • Posté à 21h24 le 24/02/2010
          • Internaute 49037
            promeneur écoutant

          Vous pensez qu’apprendre, se former, doit être compensé par de faibles revenus ? Qu’il faut payer d’une manière ou d’une autre ? Vous ajoutez que vos parents étaient là, derrière. Et ceux dont les parents ne peuvent pas ?
          J’ai des étudiants qui quittent mes cours à onze heures pour aller faire la plonge dans des restaurants. Ils perdent une heure de cours. Et au nom de quoi devraient-ils perdre une heure de cours ? Au nom de la situation financière de leurs parents ? C’est proprement scandaleux.
          Croyez-moi, je suis enseignant et il n’y a rien de plus blessant que de voir des étudiants ne pas pouvoir suivre tous les cours ou participer à un voyage d’études. Je dois mettre parfois la main à la poche. Vous trouvez cela acceptable dans une société qui croule sous l’argent ?
          Bon, excusez-moi de me fâcher, ce n’est pas à votre commentaire que j’en veux, je comprends que vous ayez gardé de bons souvenirs de votre jeunesse. C’est ce système injuste qui me révolte.

          • tiburs
            tiburs répond à Spiripotain
            • Posté à 21h52 le 24/02/2010
            • Internaute 6751

            Je comprend que vous ne vous énervez pas contre moi. Je pense qu’il faut favoriser le système de bourses pour ceux qui n’ont pas la possibilité d’avoir un toit à proximité de leurs études et qui n’ont pas des aides familiales énormes. Cela dit, mes parents n’avaient pas forcément de quoi financer un logement pour moi. J’ai attendu la 6ème année d’études pour me loger puisque percevant un salaire d’interne plus conséquent. Ce qui fait que c’étaient tout de même de bons souvenirs c’est beaucoup le sentiment de sécurité dans les études de médecine. Je suis certain que sans cela j’aurais ramé. Et puis c’est la condition pour travailler sérieusement, à moins d’avoir un caractère en acier, ou du génie.

          • tiburs
            tiburs répond à Spiripotain
            • Posté à 21h52 le 24/02/2010
            • Internaute 6751

            Je comprend que vous ne vous énervez pas contre moi. Je pense qu’il faut favoriser le système de bourses pour ceux qui n’ont pas la possibilité d’avoir un toit à proximité de leurs études et qui n’ont pas des aides familiales énormes. Cela dit, mes parents n’avaient pas forcément de quoi financer un logement pour moi. J’ai attendu la 6ème année d’études pour me loger puisque percevant un salaire d’interne plus conséquent. Ce qui fait que c’étaient tout de même de bons souvenirs c’est beaucoup le sentiment de sécurité dans les études de médecine. Je suis certain que sans cela j’aurais ramé. Et puis c’est la condition pour travailler sérieusement, à moins d’avoir un caractère en acier, ou du génie.

            • celocurine
              celocurine répond à tiburs
              medecin
              • Posté à 00h32 le 25/02/2010
              • Internaute 103754
                medecin

              ben je n’ai pas eu autant de chance que toi, j’ai commencé à faire des gardes d’infirmiers dès ma P2 (deuxieme année) jusqu’ à ma D4 (6eme année) à raison de 4 gardes par mois, plus les dimanches sur le marché avec au millieu les gardes
              la bourse c’etait le plus haut échelon et le prêt sur l’honneur (pas d’interet) c’etait 10 000 francs à l’epoque

              on bouffait en salle de garde gratos des qu’on pouvait et on squattait un apprt pourri à saint denis avec mon copain de colles

              on s’est bien marré mais on en a chier et on aurait préféré faire tanguy chez papa maman

              nb /100 000 dollars au Us quand tu en touche 300 000 la premiere année de boulot c’est honete non ? ? ?

              nb/ je suis ravi de payer des impôts car j en ai profité

              • tiburs
                tiburs répond à celocurine
                • Posté à 09h44 le 25/02/2010
                • Internaute 6751

                Ce qui est clair c’est que les conditions de vie de chaque étudiant sont incroyablement variables.

                Les US ont un système tellement différent que je ne sais pas si l’on peut se mettre à la place du médecin américain si facilement. Il y a un radical saut culturel à franchir : il faut penser la protection sociale individualisée ainsi que l’ensemble du financement des études. Tout est contractuel.

                Je ne saurais dire si c’est injuste car j’ai du mal à transposer mon fonctionnement qui est basé sur un état qui ne laisse pas connaitre ses couts réels : combien ai-je couté à la société pendant ces études ? Aucune idée ? Et combien je rapporte maintenant avec mon activité clinique/recherche publique ? Encore plus difficile à estimer ?

                La question finalement de modèle consiste à savoir si l’on veut avoir connaissance des couts réels des choses ! Personnellement, je n’y suis pas trop favorable.

        5 autres commentaires
      • Fabien Goubet
        Fabien Goubet répond à Pelomar
        Journaliste
        • Posté à 18h22 le 24/02/2010
        • Journaliste 68470
          Journaliste

        Moi c’est 18000 euros sans assurance d’emploi à la clef. Je dois rembourser dès septembre. Qui dit mieux ?

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 12h26 le 24/02/2010
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Loyer : 350 euros
    « Les deux étudiants, convenablement installés dans un appartement proche de la fac de médecine, partagent le loyer de 700 euros. Jusqu’à l’été 2009, Alexandre vivait chez ses parents ».

    Je trouve que le loyer prend une place beaucoup trop importante
    aujourd’hui dans le budget des gens, et cela concerne tout le monde !

    Dans certains cas, on a juste l’impression de bosser pour un bailleur !

    Il n’est pas normal d’être contraint de co-louer pour pouvoir être chez soi, chose pas vraiment possible dans une telle situation.

    • sicolas_narcozi
      • Posté à 12h29 le 24/02/2010
      • Internaute 106475

      bienvenue en sarkozie yvon, bientot on ne travaillera que pour le loyer, ça s’appel de l’esclavage.
      Lors de la rencontre UMP/chinois ; l’UMP a été charmé par les ville usine. Ces usines où l’on peut rester des années sans en sortir, car on y dort et mange...
      C’est pour bientôt...

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à sicolas_narcozi
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 12h37 le 24/02/2010
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Il semblerait en effet que l’esclavage « dur » soit de retour !

        Pourquoi octroyer un salaire aux gens, s’ils se suffisent d’un repas par jour à la cantine de l’entreprise, et s’ils sont logés par celle-ci ?

        Ils veulent quoi ? ...un foyer, des enfants scolarisés, une bagnole, un écran plat, la santé pour tous, quelques loisirs...

        ...mais ils rêvent, ces gens là ?
        Non franchement, pour qui se prennent-ils ces ouvriers à la con ?

        (humour noir)

         
        • sicolas_narcozi
          • Posté à 12h40 le 24/02/2010
          • Internaute 106475

          Oui, en plus, il faudrait les ferrer, et leur faire payer la location du boulet qu’ils trainent.. Ensembles tout est possible, surtout le pire !

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à sicolas_narcozi
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 12h59 le 24/02/2010
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            « TOUT EST POSSIBLE » :
            C’était une promesse de Campagne !

            Comment en vouloir à quelqu’un qui, pour une fois,
            tiens ses promesses ?

            MERCI QUAND MEME AUX 53 % DE COUILLONS !

            Dans l’énumération de l’affiche, il manque :
            « sans les internautes »

            Parce qu’à cause des ces emmerdeurs là,
            ça sera vraiment beaucoup plus dur !

        2 autres commentaires
  • RTG --
    RTG --
    nulle part ailleurs
    • Posté à 12h28 le 24/02/2010
    • Internaute 102877
      nulle part ailleurs

    On ferait mieux effectivement de les payer convenablement et de tout faire financièrement pour les retenir dans nos CHU au lieu d’embaucher des médecins étrangers et le plus souvent maghrébins parlant à peine le français.

    • emiboot
      emiboot répond à RTG --
      No Homs land
      • Posté à 12h45 le 24/02/2010
      • Internaute 81944
        No Homs land

      Alors d’une : c’est loin d’être un fait nouveau, ce sous salaire des étudiants en médecine. C’est pas la faute à Sarko précisément (ça m’arrache la gueule, mais soyons honnête).
      La médecine étant plutôt traditionnellement une proffession « noble », souvent promise aux enfants de bonnes familles (si quelqu’un a des stats précises, ce serait intéressant de savoir le nombre de boursiers, les origines sociales, etc), on s’étonne moins de ce presque bénévolat des externes, en générale soutenus par la famille. Une manière de réserver la proffession à ceux qui ont les moyens de financer leur études. D’autre cursus d’études longues sont dans le même cas je pense.
      De deux, les médecins étrangers qui viennent travailler en France sont OBLIGES de passer une équivalence du diplôme français pour exercer, et la maitrise de la langue est obligatoire. En attendant, ils sont nettement moins payés, à tâches égales, qu’un médecin bien français au même poste. Alors qu’ils aient un accent est franchement le cadet de nos soucis : eux aussi finiront par partir si on n’y fait rien.

      • RTG --
        RTG -- répond à emiboot
        nulle part ailleurs
        • Posté à 12h50 le 24/02/2010
        • Internaute 102877
          nulle part ailleurs

        Il y a ce qu’on dit sur le papier et il y a ce qui se passe dans la réalité.
        Et bien, un chirurgien syrien avait opéré ma belle fille à Lariboisière, il baragouinait un français incompréhensible qu’il nous a fallu un interprète, en l’occurrence l’anesthésiste d’origine algérienne.

        C’est beau la France ! .

         
        • emiboot
          emiboot répond à RTG --
          No Homs land
          • Posté à 13h07 le 24/02/2010
          • Internaute 81944
            No Homs land

          J’espère que votre belle fille va bien, et vous avez raison d’en parler, mais pas de généraliser. J’ai déjà été entre les mains de médecins « étrangers », qui ont été gentils, compétents et assez compréhensibles pour ceux que j’ai rencontré, en hôpital comme dans des communes rurales. Mais ça ne reflète que mon vécu, merci d’avoir précisé le vôtre.
          Comme quoi il faut de tout pour faire un monde, et pour faire la France aussi, vu que de toute manière, nous sommes dans la religion du chiffre, que la médecine est un poste de dépense important pour un état, et qui rapporte un bénéfice INCHIFFRABLE : le bien être, la sécurité et la santé.
          Sans compter que ces médecins, nous les « prenons » bien de quelque part, ne manquent ils pas à leurs populations locales aussi ?

          • RTG --
            RTG -- répond à emiboot
            nulle part ailleurs
            • Posté à 13h15 le 24/02/2010
            • Internaute 102877
              nulle part ailleurs

            Je ne mets pas en doute leurs compétences, mais je dis qu’on devrait faire beaucoup plus pour nos nationaux.

            Paut-être qu’en Syrie, Algérie Tunisie, Roumanie ou autres, ils ont aussi besoin de médecins non ?

        • kevangel
          kevangel répond à RTG --
          Chercheur
          • Posté à 13h46 le 24/02/2010
          • Expert 24356
            Chercheur

          C’est le problème du numerus clausus et surtout pas de l’attractivité de la filière médecine. Regardez les effectifs surchargés de la première année !

        • Theophraste
          Theophraste répond à RTG --
          • Posté à 14h35 le 24/02/2010
          • Internaute 23868

          mmh a tout hasard je rappelle qu’en théorie le corps humain d’un syrien, d’un algérien et d’un français est fait de la même façon, donc bon si le chirurgien est qualifié pour un type donné d’opération il se moque pas mal du passeport de son patient...

          a bon entendeur.

          ps : au moins il y a encore des chirurgiens dans les CHU c’est déjà ça.

          • RTG --
            RTG -- répond à Theophraste
            nulle part ailleurs
            • Posté à 14h56 le 24/02/2010
            • Internaute 102877
              nulle part ailleurs

            un argument cul cul la praline.

        5 autres commentaires
      • totom
        totom répond à emiboot
        médecin
        • Posté à 16h09 le 24/02/2010
        • Internaute 106610
          médecin

        En théorie vous avez raison emiboot, les médecins étrangers sont obligés de passer une équivalence... seulement dans ce cas il faudrait les payer autant que des médecins français, et ça n’arrangerait pas du tout les hôpitaux qui les emploient.
        Ce qui est pratiqué à TRES grande échelle dans nos hôpitaux est un SCANDALE ABSOLU : la plupart de ces médecins sont employés comme FFI (« faisant fonction d’interne »), ce qui permet :

        -d’éviter de leur faire passer une équivalence, et donc de ne pas leur donner véritablement le statut de médecin sur notre territoire.
        -de leur donner un CDD (en général 1 an) renouvelable ou non selon la convenance de l’employeur
        -de les payer au lance-pierre (entre 1000 et 2000 euros par mois), ce qui au passage les motive pour faire un maximum de gardes, également sous-payées par rapport à des gardes de médecins.
        -de leur donner exactement le même travail que les médecins
        -de les virer de France dès que le contrat est terminé, leur titre de séjour lui étant le plus souvent conditionné.

        Cette situation est rendue possible par les grands écarts de revenus entre notre beau pays et le leur. Mal payés chez nous, ça reste plus que chez eux.

        Pour avoir, comme tous les étudiants en médecine, passé quelques années dans divers hôpitaux, je peux vous dire qu’il ne s’agit pas d’une situation marginale. Certains services de CHU ne tournent que grâce à eux, les praticiens hospitaliers étant souvent vampirisés par l’activité de recherche clinique, les tâches administratives et leurs consultations de patients externes.

        Le gouvernement a un grand intérêt économique à ce que la situation perdure, car si cette méthode massivement employé devait s’arrêter, il faudrait remplacer tous les FFI par des médecins français, ce qui multiplierait la charge salariale par 2 à 3 !

         
        • emiboot
          emiboot répond à totom
          No Homs land
          • Posté à 19h23 le 25/02/2010
          • Internaute 81944
            No Homs land

          merci pour les précieuses précisions :)

        1 autres commentaires
    • kevangel
      kevangel répond à RTG --
      Chercheur
      • Posté à 13h45 le 24/02/2010
      • Expert 24356
        Chercheur

      Comment ca les retenir ? Vous connaissez un seul médecin francais obligé de s’exiler pour trouver un travail ? Vous devez confondre avec les chercheurs.

      • RTG --
        RTG -- répond à kevangel
        nulle part ailleurs
        • Posté à 14h46 le 24/02/2010
        • Internaute 102877
          nulle part ailleurs

        je ne parle pas d’expatriation de nos médecins, je parle de mieux les retenir financièrement dans nos hôpitaux, au lieu de les laisser partir dans le privé.

         
        • les_canards
          les_canards répond à RTG --
          • Posté à 14h57 le 24/02/2010
          • Internaute 20527

          Une bonne façon serait de les rémunérer décemment (1500 euros) dès l’internat en échange de la promesse de passer, disons, 8 ans dans le public après l’obtention du diplôme. Ce qui ferait d’une pierre deux coups : permettre à des jeunes n’ayant pas de famille pour compléter leur bourse de ne pas galérer pendant leurs études, et retenir des médecins dans nos hôpitaux.

          • RTG --
            RTG -- répond à les_canards
            nulle part ailleurs
            • Posté à 15h15 le 24/02/2010
            • Internaute 102877
              nulle part ailleurs

            c’est une solution.

        2 autres commentaires
    • romi45
      romi45 répond à RTG --
      découvre l'information
      • Posté à 14h30 le 24/02/2010
      • Internaute 20205
        découvre l'information

      c’est con et racistes comme argument

      • RTG --
        RTG -- répond à romi45
        nulle part ailleurs
        • Posté à 14h43 le 24/02/2010
        • Internaute 102877
          nulle part ailleurs

        ouais je sais , vous les gogos pro-immigrationnistes mettaient le racisme à toutes les sauces. Mais je m’en tape de ton argument à la noix.

         
        • romi45
          romi45 répond à RTG --
          découvre l'information
          • Posté à 14h46 le 24/02/2010
          • Internaute 20205
            découvre l'information

          ce n’etait pas un argument juste un fait.

          • RTG --
            RTG -- répond à romi45
            nulle part ailleurs
            • Posté à 14h47 le 24/02/2010
            • Internaute 102877
              nulle part ailleurs

            bof !

        2 autres commentaires
    • Spiripotain
      Spiripotain répond à RTG --
      promeneur écoutant
      • Posté à 21h28 le 24/02/2010
      • Internaute 49037
        promeneur écoutant

      Comment peut-on écrire ce que vous écrivez ? C’est indigne.

  • emiboot
    emiboot
    No Homs land
    • Posté à 12h31 le 24/02/2010
    • Internaute 81944
      No Homs land

    Encore un cliché qui prend un coup dans le nez, merci à Alexandre et à rue89 de remettre quelques pendules à l’heure.
    A voir le sacerdoce qu’on exige des étudiants en médecine, je suis moins étonnée que certains préfèrent directement s’installer en ville préférentiellement après leurs études : 6 ans de vaches maigres et des responsabilités énormes, (pénale, entre autre) de quoi dégoûter les futurs urgentistes et les futurs médecins ruraux.

    Dans le même ordre d’esprit, à quand le porte monnaie d’une éducatrice ou d’un/une professionnel de l’animation ? Ceux qui s’occupent de vos enfants en centre aéré sont SOUVENT payé très en dessous du smic (salaire ramené à leurs horaires réels).

    • Lictor
      Lictor répond à emiboot
      informaticien
      • Posté à 14h58 le 24/02/2010
      • Internaute 68450
        informaticien

      Pour l’animation, ma mère fait ce travail pour la Ville de Paris auprès des écoles maternelles, et il y a nettement pire... En tout cas, il y avait nettement pire à l’époque où elle a commencé sa carrière, le travail s’est considérablement précarisé depuis (on ne titularise plus)...

      Mais, compte tenu de sa formation initiale (niveau bac), le bilan est plutôt positif. Le rapport entre le salaire et le nombre d’heures travaillées (mi-temps) est même plutôt bon (surtout si l’on tient compte des heures sups non payées dans la plupart des boulots).

    • Spiripotain
      Spiripotain répond à emiboot
      promeneur écoutant
      • Posté à 21h33 le 24/02/2010
      • Internaute 49037
        promeneur écoutant

      Une petite information rigolote : j’ai fait des mois et des mois de colos, centre-aérés et autres garderies dans ma jeunesse, pour me faire un peu d’argent. Arrivé à courte distance de la retraite, je viens d’apprendre que tous ces mois de travail ne comptaient pour rien. Dans ce secteur, la cotisation retraite est calculée sur la base d’un forfait parfaitement minable. Je ne me souviens plus exactement mais en gros pour un salaire de 1000 francs, la cotisation n’était calculée que sur une base de 30 francs. Bref, des emplois dépendants le plus souvent d’une collectivité territoriale n’ouvrent droit quasiment à aucune pension. Jolie arnaque que l’on évite de prendre le temps de vous expliquer lorsque vous avez 20 ans...

      • emiboot
        emiboot répond à Spiripotain
        No Homs land
        • Posté à 08h52 le 25/02/2010
        • Internaute 81944
          No Homs land

        Oui, une belle arnaque.
        Précision pour ceux qui ne savent pas : le BAFA est un diplôme payant (au alentour de 120 euros), souvent obligatoire pour travailler avec des enfants en centre aérés, pris en charge en partie et sur dossier par les départements, qu’il faut passer (trois partie : théorique, pratique de 3 semaines en centre et théorique approfondissement) en deux ans sous peine de tout repasser, et qui rapporte très peu. Mes premiers taff étaient payés 30 euros de la journée, sans remboursement des frais de voitures, avec 7h de taff effectif et 1 à 2h de rangement et préparation...
        No more comment.

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