17/02/2010 à 16h09

Taxe carbone : un débat pollué par les malentendus


A l’issue de ses travaux de concertation, la commission Rocard sur la contribution climat-energie (CCE) s’est félicitée du consensus entre les différents acteurs (entreprises, ONG, scientifiques, parlementaires) sur le choix d’une taxe carbone comme instrument efficace de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Pourtant ce dispositif a rencontré au sein de la population une vive opposition relayée par des opportunismes politiques de tous bords. En analysant les critiques récurrentes, il apparaît que ce décalage est en partie dû à des malentendus sur le rôle et le fonctionnement de la CCE.

Il convient de dissiper ces malentendus pour mettre en lumière le véritable enjeu du nécessaire débat public sur cette taxe : la crédibilité d’un engagement politique de long terme.

Une taxe bien calibrée changera nos modes de production

La taxe n’est ni trop élevée ni inefficace en l’absence d’alternatives technologiques immédiates. La Commission Rocard préconise de fixer aujourd’hui le montant de la taxe carbone à 32€ la tonne de CO2 émise et de l’élever à 100€ à l’horizon 2030.

Ces niveaux sont le résultat de simulations macroéconomiques concordantes répondant à un problème. Comment faire en sorte de respecter à moindre coût l’engagement officiel de la France d’abaisser d’ici 2050 ses émissions de GES de 20% par rapport au niveau de 1990 ?

Il n’y a donc pas lieu de reprocher à la CCE, comme le fait Bjorn Lomborg, de ne pas refléter le coût économique réel du changement climatique, de toute manière extrêmement délicat à mesurer : quel coût attribuer par exemple à d’éventuelles migrations climatiques ?

Il est souvent avancé que cette taxe ne peut pas être efficace car il n’existe pas d’alternative à nos modes de consommation et de production actuels. Mais c’est précisément l’objet d’une taxe bien calibrée de conduire à l’émergence de ces alternatives.

Exemple : les taxes sur le carburant introduites en Europe dès les années 1920 y ont rendu le gasoil deux à trois fois plus cher qu’aux Etats-Unis. Conséquence : les industriels européens ont développé des véhicules plus sobres que la berline américaine standard, et permis aux Européens de consommer aujourd’hui trois à quatre fois moins de gasoil par habitant.

La taxe carbone n’est pas un impôt régressif supplémentaire

La CCE est avant tout incitative. Elle n’a pas vocation à fournir de nouvelles recettes fiscales à l’Etat. Face à la question de l’utilisation des recettes que cette taxe collecte malgré elle, le gouvernement a choisi d’en redistribuer forfaitairement une partie aux ménages (46 € par habitant en zone urbaine, 61 € en zone rurale, 10 € par personne à charge).

Cette mesure offre une transparence bienvenue sur l’emploi des recettes quand on sait qu’au Danemark, l’opacité qui entourait la taxe carbone a conduit les citoyens à la remettre en cause.

Contrairement à ce qu’ont pu laisser entendre la communication confuse du gouvernement et les coïncidences de calendrier, la CCE n’est pas destinée à se substituer à la taxe professionnelle, qui sera remplacée par la contribution économique territoriale.

Cette mesure de redistribution devrait d’ailleurs apaiser une partie des préoccupations quant à l’impact de la CCE sur le pouvoir d’achat des ménages modestes. Face au questionnement légitime du poids social de la taxe, une étude de l’ADEME montre d’ailleurs que le bilan financier serait positif pour les personnes les plus démunies en raison notamment de leur consommation plus faible de carburant.

Un instrument à utiliser correctement

L’instauration de la CCE soulève encore de vraies questions : articulation avec le marché européen de permis d’émission négociables, risques pour la compétitivité internationale...

Mais cet instrument ne fonctionnera que s’il est correctement utilisé et expliqué. C’est moins sur la pertinence de la taxe elle-même que sur la capacité et la volonté du gouvernement à l’utiliser de manière adéquate que devrait donc porter le débat aujourd’hui.

En effet la plus vive inquiétude est permise. Quelles seront les modalités d’application prévues par le premier projet de loi et par les grandes lignes du second ? Niveau initial à 17€ par tonne de CO2, de moitié inférieur au niveau préconisé. Réticence à inscrire dans le marbre son augmentation. Tout cela laisse craindre la mise en place d’une taxe carbone vidée de son sens.

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  • brawd
    brawd
    contemplateur
    • Posté à 23h39 le 17/02/2010
    • Internaute 89491
      contemplateur

    Au delà de la nécessité de formation des consommateurs par une pédagogie correcte, cette Contribution « involontaire », Climat Énergie, serait pertinente si elle démontrait son caractère égalitaire.
    Si effectivement des pans entiers de la société sont « oubliés » dans cette CCE au nom de la compétitivité et autres gadgets maintes fois resservis, le « cochon qui paye » d’abord et sera ensuite remboursé par le fisc trouvera vite lassant ce jeu de passe passe ou le contribuable est le seul à passer au tiroir caisse.
    Les entreprises doivent montrer leur solidarité dans cette usine à gaz en contribuant elles aussi, et si comme l’indique cet article le but de cette taxe est de formater le consommateur, et bien ces entreprises apprendront elles aussi à produire vertueusement à coûts fiscalement nuls. C’est bien le but de la CCE ?

  • nono le simplet
    nono le simplet
    nihil scio nisi scio quod nihil (...)
    • Posté à 17h34 le 17/02/2010
    • Internaute 9767
      nihil scio nisi scio quod nihil (...)

    je n’ai ni le temps ni la vocation à démonter ces arguments qui sont tout de même particulièrement fallacieux ...
    juste un seul.
    alors comme ça la taxe servirait à faire émerger des alternatives technologiques .
    pas moyen autrement ? on ne se moquerait pas un peu de nous ?
    les alternatives technologiques existent , il suffirait de les favoriser au lieu d’être repressif en faisant payer par tout le monde cette taxe obligatoirement inégalitaire .
    pourquoi cette usine à gaz ?
    subventionnez les technologies , subventionnez les travaux à économie d’énergie au lieu de baisser les aides, par exemple, de ceux qui installent des pompes à chaleur ...

    • Chris.A
      Chris.A répond à nono le simplet
      Ni pour,ni contre,bien au (...)
      • Posté à 23h33 le 18/02/2010
      • Internaute 32905
        Ni pour,ni contre,bien au (...)

      Absolument d’accord avec vous.
      Dans une époque où la population consent à vivre dans la psychose et la précarité, les politiques peuvent bien continuer de se foutre de nos gueules.

  • TomTom75
    TomTom75
    enseignant
    • Posté à 17h38 le 17/02/2010
    • Expert 105636
      enseignant

    « Face au questionnement légitime du poids social de la taxe, une étude de l’ADEME montre d’ailleurs que le bilan financier serait positif pour les personnes les plus démunies en raison notamment de leur consommation plus faible de carburant. »

    C’est justement là la raison pour laquelle cette idée de taxe carbone a été rejetée. Ce n’est pas pour rien si elle été proposée par un homme de gauche (Michel Rocard) et sabotée par un gouvernement de droite.

    Il est clair que, si elle avait été appliquée, la mesure aurait favorisé les plus modestes. Par exemple, un couple qui n’a pas de voiture aurait dû voir son pouvoir d’achat annuel augmenter d’une centaine d’euros, grâce à la redistribution forfaitaire. A l’opposé, les perdants auraient été les personnes aisées qui prennent régulièrement l’avion, et qui auraient pu perdre jusqu’à 1000 euros de pouvoir d’achat à cause de la taxe.

    Or apparemment, l’objectif réel du gouvernement n’est pas que l’on pollue moins, mais plutôt que les « pauvres » consomment moins de pétrole et préservent les dernières réserves, de sorte que les « riches » puissent continuer à consommer et à polluer autant qu’avant, et tout en bénéficiant d’un prix du litre de pétrole relativement bas le plus longtemps possible.

  • alberich
    alberich
    fumiste
    • Posté à 17h40 le 17/02/2010
    • Internaute 84604
      fumiste

    « Ces niveaux sont le résultat de simulations macroéconomiques concordantes »

    Rappelons quand même que ces modèles et autres de l’économétrie sont infoutus de prévoir un taux de croissance à 3 mois. Une hypothèse non vérifiée parmi la multitude que comprend le modèle et plouf.

    Par ailleurs l’exemple des taxes sur la carburant est un peu faussé, dans les années 20 et même jusqu’à l’après guerre, les voitures américaines ou européennes avaient sensiblement les mêmes consommations.

    il est vrai que le carburant est moins taxé aux USA et que les constructeurs ne se sont pas trop penché sur le rendement des moteurs préférant vendre des gros V8 plus proches de la mécanique agricole qu’autre chose mais très économiques à fabriquer.

    En ce qui concerne le gasoil, si les américains en consomment peu c’est tout simplement car il est taxé à l’identique que l’essence. ce sont les baisses de la taxation en Europe et notamment en France qui on favorisé son usage. Argument qui va dans le sens le l’auteur et en faveur d’une taxe carbone pour autant qu’il y ait des alternatives disponibles.

  • Marcantoines
    Marcantoines
    trouveur
    • Posté à 17h55 le 17/02/2010
    • Internaute 55044
      trouveur

    L’instauration de la CCE soulève un problème pour la compétitivité internationale des entreprises françaises, donc un risque pour l’emploi.
    L’évolution de la taxe Carbone doit être définie en fonction du développement d’énergies alternatives. Donc la réticence gouvernementale à fixer dans le marbre une augmentation semble tout à fait justifiée. Observons les résultats réels pendant les premières années avant d’établir une courbe.
    Nous importons de plus en plus ; nous produisons de moins en moins. Nous sommes sur une voie de décroissance industrielle. Par contre, au niveau de l’organisation administrative de l’état et des collectivités territoriales : toujours plus. Toujours plus d’élus, députés nationaux et européens...Nos taxes servent à la soupe de ces beaux messieurs, tandis que nous perdons des emplois dans de nombreux secteurs technologiques.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 18h19 le 17/02/2010
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    N’y a t’il pas moyen de former le consommateur à être écocitoyen autrement qu’en lui pompant joyeusement son fric d’un coté et en lui promettant une sucette fiscale de l’autre ?
    Les technologies sont connues depuis longtemps pour faire baisser les consommations d’énergies automobiles et domestiques, mais les lobbys sont toujours aux aguets pour ne pas perdre leurs rentes de situations. L’état devrait certainement plus investir son énergie dans un combat contre ces lobbys destructeurs que de mettre en place une CCE , véritable usine à gaz hilarants.

  • grosnours
    grosnours
    ecoretraite
    • Posté à 18h28 le 17/02/2010
    • Internaute 94647
      ecoretraite

    tout cela n explique pas pourquoi les entreprises vont en etre exonerees ? quand a la redistribution eventuelle aux particuliers je doute qu une cinquantaine d euros par an suffiront a compenser l augmentation de la depense due au prix du carburant pour les gens dont le travail se situe loin de chez eux et sans possibilite d utiliser les transports en commun , d autant plus que le citadin touchera plus que le rural qui utilise davantage son vehicule !
    a mon sens cette operation me semble mal preparee , mal expliquee et surtout induit dans l esprit une vague idee d enfumage destine a masquer les augmentations qui vont en decouler et que comme d habitude les gens modestes vont supporter !
    il faudrait aussi taxer les produits a fort indice de bilan carbone tels les produits importes ou avec des emballages non respectueux de l ecosysteme car non recyclables ce qui permettrait peut etre d encourager la consommation raisonnable ....de toutes facons avec les dirigeants que nous avons on ne peut guere s attendre a une mesure reellement en faveur de l ecologie , ils sont trop impliques dans le systeme capitalisme actuel totalement incompatible avec le developpement durable !
    commencons par reguler et reformer le capitalisme et nous aurons un boulevard pour prendre des mesures reellement ecologiques ! ca ne peut pas passer par autre chose

  • ZonZon la MouChe
    ZonZon la MouChe
    ni dieu ni maître !
    • Posté à 19h09 le 17/02/2010
    • Internaute 53182
      ni dieu ni maître !

    Moi j’ai une vieille voiture sans électronique embarquée qui roule du feu de dieu mais qui consomme un max. Résultat, je pollue.

    J’habite un immeuble « classé » qu’on ne peut pas isoler par la façade et ça me coûterait une fortune pour isoler par l’intérieur, surtout qu’un amendement voté en catimini a fait baisser le crédit d’impôt sur les énergies renouvelables de 40% à 25% au 1er janvier 2010 (sans parler des maisons antérieures à 1977 qui ne peuvent même plus profiter de ce crédit d’impôt). Résultat, je chauffe la rue.

    Tout bien calculé, ça me revient moins cher d’être taxée que d’acheter une voiture neuve, d’isoler mon appartement ou de changer ma chaudière. Parce que mine de rien, pour amortir les dépenses, il faudrait des années !

    Donc, en attendant un hypothétique jour où on cessera d’investir dans les lobbies industriels pour investir dans la recherche pour développer notre indépendance énergétique, en attendant un hypothétique jour où les députés godillots cesseront de déposer des amendements-à-la-con, je chauffe la rue et je pollue épicétou.

  • Bad Time For Human Kind
    Bad Time For Human Kind
    Chieur Public
    • Posté à 19h47 le 17/02/2010
    • Internaute 53377
      Chieur Public

    « Il est souvent avancé que cette taxe ne peut pas être efficace car il n’existe pas d’alternative à nos modes de consommation et de production actuels. Mais c’est précisément l’objet d’une taxe bien calibrée de conduire à l’émergence de ces alternatives. “

    Mode Bisounours : Elles vont apparaitre toutes seules et les généreux mécènes des multinationales apporteront tout leur soutien quitte à se faire bouffer leur marché !

    Techniquement les alternatives existent. Il n’ y a ni volonté, ni pognon pour les développer !

    Pour la partie concernant l’utilisation de la taxe, elle finira comme éco-emballage (détourné de son but premier)...

    On a le droit de rêver mais ce ne sera pas la première taxe environnementale bidon inventée et ce ne sera pas la dernière.

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 20h48 le 17/02/2010
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    l’article omet deux choses

    la taxe carbone ne frappe pas l’electricité, ce qui est un non sens puisque si par effet d’aubaine on substitue l’electricité aux autres sources d’energie cela necessitera des investissements pour produire de l’electricité

    la taxe ne frappe pas non plus « le carbone importé ». Quand on achète de l’acier produit en chine, cet acier a généré du carbone. Ne pas lui faire supporter la taxe carbone est un non sens

    autre non sens, un remboursement plus élevé pour les « ruraux’
    certains ruraux ne sont que des “rurbains” qui se sont éloignés de la ville par choix
    l’imaginaire “bien colonisé” des Français, c’est la maison individuelle avec un p’tit jardin
    mais cela le plus souvent nécessite une voiture
    cela induit aussi des infrastrucures, routes, rocades parking qui contribue a bétonner la France et à miter le terroir
    celui qui veut sa maison a la campagne devrait donc etre plus fortement taxé

  • Lairderien
    • Posté à 21h47 le 17/02/2010
    • Internaute 22751

    Messieurs les chercheurs, ou vous nous prenez pour des cons ou alors c’est vous qui manquez de jugeote ! ! !

    De quelque façon que vous puissiez nous présenter la chose, une taxe est un impôt, que vont payer au final, uniquement ceux qui sont au bout de la chaine.

    Cela ne changera rien, mais alors rien aux habitudes de ceux qui n’ont pas de problèmes de fin de mois, ni ni ne fera reculer réellement la pollution engendrée par les industriels, sous la pression des actionnaires rapaces. Ils contourneront le problème comme pour toute la fiscalité actuelle.

    Alors comment voulez vous sérieusement que nous puissions accepter ces taxes, dont le produit ira se perdre dans les sables mouvants des déficits ou du prochain renflouement des banksters de la finance.

    IL ne vous viendrait pas à l’esprit de demander qu’on stoppe de promouvoir des voitures pouvant circuler à 200 km/h inutilement en obligeant déjà pour commencer les constructeurs à limiter la puissance inutile ? C’est un simple exemple, mais vous qui êtes des chercheurs vous pouvez en trouver mille du même tonneau au lieu d’essayer de justifier qu’on vienne nous piquer les 3 pièces de monnaie qui restent au fond de notre poche sous le prétexte totalement fallacieux de nous responsabiliser.

  • Boutauvent
    Boutauvent
    Testeur de temps libre
    • Posté à 22h10 le 17/02/2010
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    L’intérêt de lire des contributions pertinentes proposées par des « chercheurs », c’est qu’il peut nous venir à l’idée de reprendre leur raisonnement pour le mettre en accord avec une autre façon de faire face au problème...
    Ainsi, j’ai remarqué, pour ma part, qu’un des plus gros facteurs de pollution, c’est le travail (en plus de coûter très cher à la sécurité sociale au titre des accidents de travail).
    Dans la mesure où il semble entendu que le smic serait un revenu suffisant pour vivre (c’est, en tout cas, ce qu’on affirme au petit peuple !), je pense qu’on pourrait taxer à 100% tous les revenus supérieurs à 1500€ afin de verser une prime à ceux qui acceptent de rester chez eux cultiver leur petit jardin (au lieu de prendre leur voiture pour se rendre à l’usine) et qui coûtent, par conséquent, beaucoup moins cher à la collectivité tout en polluant beaucoup moins...
    (Illich a déjà soumis une théorie par laquelle une grande partie des travailleurs salariés n’avaient besoin de travailler que pour se payer les moyens d’aller au travail, mais je ne me souviens pas qu’il ait tenu le compte de ce que ce travail générait comme pollution et consommation d’énergies fossiles ; je ne fais donc que le compléter en y apportant une solution concrète !)

    • Bad Time For Human Kind
      Bad Time For Human Kind répond à Boutauvent
      Chieur Public
      • Posté à 23h08 le 17/02/2010
      • Internaute 53377
        Chieur Public

      Mon petit doigt me dit que cette doctrine de développement durable pratiquée depuis l’aube de l’humanité, n’aura jamais d’échos auprès de nos politiciens... Comment vous voulez taxer « ceux qui acceptent de rester chez eux cultiver leur petit jardin » ? Comment voulez vous les formater pour rentrer dans l’asservissement social (boulot,conso,dodo) véhiculé par notre société ?

      Contrairement à Madame Badinter, j’ai fait mon choix, je préfère m’aliéner à l’autoprod qu’a des marques et curieusement je vis mieux en gagnant beaucoup moins ! ;)

  • Astroploukos
    Astroploukos
    Chargé de mission
    • Posté à 10h43 le 18/02/2010
    • Internaute 97000
      Chargé de mission

    Pour la pollution : Je pense que la France contribue amplement à diminuer son seuil d’émanations carbone en se des-industrialisant suite aux délocalisations et autres productions « externalisées ». Je connais des villes moyennes qui n’ont plus aucune industrie de production.
    De plus quand on voit ce qui se passe pour les crédit d’impôt à l’installation de panneaux solaire on se demande encore si les gouvernant français ont une nette conscience des enjeux : déterminé, par simple décret, le prix de rachat de l’électricité produite vient d’être changé et n’est pas garantie par la loi comme c’est le cas en Allemagne où ce mode de production fleuri (il suffit d’y aller pour le constater) alors que leur taux d’ensoleillement est nettement moindre qu’ici.

    Pour la taxe carbone : On a beau m’expliquer en quoi consiste la taxe carbone, je n’arrive pas à la percevoir autrement que comme une taxe à neuneu. Exonérer ceux qui polluent le plus pour ne faire contribuer que ceux qui n’ont pas d’autres choix qu’employer les technologies qui leur sont vendues voir promues, c’est tout de même un peu se foutre de la gueule des gens non ?
    En tout cas, malgré tout la « pédagogie » qui accompagne cette mesure, c’est un sentiment dont je n’arrive pas à me débarrasser. Cet article n’y change malheureusement ( ?) rien.

  • inuit
    inuit
    grand nord
    • Posté à 11h24 le 18/02/2010
    • Internaute 82484
      grand nord

    Si toute l’europe est d’accord sur cette priorité, sur ces objectifs, pourquoi ne se mettrent-ils pas d’accord sur les moyens d’y arriver ?
    Ne voyez-vous pas que cette taxe est consternante de complexité ,d’inégalités, basées sur des calculs grotesques car plus qu’impérieux ?
    Quoi de plus efficace qu’une SIMPLE réglementation (européenne s’entend) ? L’espace économique européen est suffisamment grand pour que personne ne se sentent lésé par une règle stricte applicable à tous. Tellement efficace que même la production étrangère s’y plierait sans trop râler, le marché européen étant le numéro 1 (encore).
    Une règlementation qui limite avec force l’émission de CO2 dans tous les domaines. Jusqu’à l’utilisation du fret, la minimisation des emballages puisque même en produire crée du CO2...
    Cette logique doit bien évidemment s’étendre à tous les nombreux polluants non concernés par le CO2 (l’arbre qui cache la forêt si je puis dire) dont les normes devraient être beaucoup beaucoup beaucoup plus strictes s’il y avait une once d’honnêteté politique, intellectuelle dans leurs discours.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 11h34 le 18/02/2010
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « Taxe carbone : un débat pollué par les malentendants »

    ► ..par les durs de la feuille... feuille de carbone

    une taxe qui s’auto duplique.

    • DocteurSka
      DocteurSka répond à Pierrrrre
      Etudiant
      • Posté à 13h55 le 18/02/2010
      • Internaute 73623
        Etudiant

      « Bon ils veulent pas être d’accord que c’est génial. Ça soit être un malentendu. Il va falloir qu’on leur ré-explique notre plan pour sauver le monde, ils finiront bien par se convaincre »

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à DocteurSka
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 14h04 le 18/02/2010
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « Ça doit être un malentendu “

        ► Exactement

  • DocteurSka
    DocteurSka
    Etudiant
    • Posté à 13h47 le 18/02/2010
    • Internaute 73623
      Etudiant

    Ben voyons !

    - A quoi bon une taxe sur les ménages quand les industriels, les plus gros pollueurs (et exploiteurs avec) sont dispensés de taxe carbone par l’Europe ? Surtout quand ils se font du blé en revendant leurs crédits (que de toutes façons ils ne paieraient pas) (Cf Arcelor Mittal)

    - Et puis cette bonne vieille idée très « développement durable » que le Marché sauvera le monde. Camarades ne votez pas, ne manifestez pas : utilisez votre pouvoir d’achat !
    De toutes manières c’est bien connu, les publicitaires et les industriels œuvrent pour le bien de l’humanité, pour peu qu’on les y incite avec un peu de profit.

    Et nous dans tout ça on est quoi ? Des cons sommés de consommer « vert » ?

    La solution ne sera pas économique, parce que la crise n’est pas économique. Elle est politique, culturelle, sociale, environnementale, morale... C’est tout le système qu’il faut changer, pas repeindre le productivisme en vert et continuer à vivre comme des cons !

    La crise environnementale est une opportunité à saisir pour changer les choses en profondeur. La taxe carbone c’est du superficiel.

  • Oli6er
    Oli6er
    Cadre
    • Posté à 16h18 le 18/02/2010
    • Internaute 99281
      Cadre

    Le meilleur moyen pour réduire les émissions de GES en France a été mis en place depuis belle lurette et se poursuit avec beauté. Le « pollueur » de CO2 étant l’industriel, si on le délocalise en Chine, c’est alors la Chine qui devient « polleur ». Et nous, on a réduit notre impact « écologique ».

    Bingo !
    Non seulement on réduit nos émissions, mais en plus on peut taper sur le méchant qui nous pique nos boulots et qui ... « pollue ». Il faut simplement avoir un don pour le cynisme très développé.

  • Loupy
    Loupy
    retraité
    • Posté à 07h39 le 19/02/2010
    • Internaute 92223
      retraité

    Le réchauffement climatique par le CO2 ?

    Lien

    Lien

    Changer nos habitudes ? Il n’y a aucune solution pour le moment, ni électrique, ni par les énergies renouvelables. De nombreux scientifiques sont d’accord que la fonte de certains glaciers est due à la géothermie et à l’activité anormale du soleil qui doit prendre fin vers 2014 et nous emmener vers une période de froid.
    Ce phénomène a déjà eu lieu, le Groenland veut bien dire « Terre verte » Non ?
    Avec quoi nous chaufferons-nous si en plus il y a une taxe ? Mystère.

    Une taxe supplémentaire, c’est tout !