tribune 27/01/2010 à 10h33

Le succès des sites de microcrédit fait plaisir !

Maxime Abolgassemi | Professeur

Le microcrédit permet à une organisation comme Kiva de faire l’intermédiaire entre des prêteurs (ils sont derrière leurs écrans d’ordinateur) et les personnes aidées sur le terrain (elles sont chapeautées par des partenaires sur place).

Le principe, qui a valu le prix Nobel de la Paix en 2006 à Muhammad Yunus, est d’une simplicité extraordinaire. Le capital prêté, au minimum 25 dollars (environ 17 euros), aide au financement d’une petite entreprise et, une fois l’affaire lancée, le bénéficiaire s’engage à rembourser cette somme.

Un taux de remboursement de 98,27%

Avec un taux de remboursement de 98,27%, Kiva donne tort aux détracteurs initiaux du Nobel et confirme son intuition : contrairement aux dogmes bancaires, les pauvres non solvables ont à cœur de rembourser leurs dettes quand ils le peuvent.

La différence majeure avec le don ou la charité, c’est donc que le prêteur ne fait pas de « cadeau ». Il récupère son investissement (sans intérêt évidemment). Ces mêmes 25 dollars peuvent alors repartir sur un autre projet, et donner une mesure humaine enivrante au pouvoir infini de l’argent. Non périssable comme l’ont analysé les économistes.

C’est en cela que le capital monétaire innove par rapport à la « capita » des bêtes d’élevages ou des fèves de cacao étalons. Partager la richesse n’exige pas beaucoup, 25 dollars dont le pouvoir de transformation démultiplié agit sur un très grand nombre.

Un prêt toutes les 11 secondes

Le succès de Kiva est tel que depuis quelques temps l’expérience proposée est très troublante. La page d’accueil des projets en attente de prêts est vide ! Si l’on reste patient, des annonces paraissent cependant, mais elles blanchissent soudain. Cela signifie que les fonds des projets ont été levés, en temps réels, jusqu’à 100%.

Kiva annonce ainsi pour cette semaine un prêt consenti toutes les 11 secondes. J’alimente pour ma part, via Paypal le projet Sabougnouma Group : dix femmes maliennes, qui cuisinent et ont besoin d’acheter des aliments sur place pour faire de la restauration. Il faut se dépêcher de choisir, et agir vite...

L’image des ventes habituelles sur Internet peut venir à l’esprit, mais il ne s’agit pas là de remporter une affaire en soldes. La présence de prêteurs internationaux qui s’allient pour aider des hommes et femmes à l’autre bout de la terre témoigne au contraire d’une impressionnante alliance.

Pour une fois être effacé des écrans est une récompense

Le modèle concurrentiel resurgit peut-être dans ces « équipes » de contributeurs qui sont classés par nombre de prêts (bien plus pertinent que le seul total cumulé, à la gloire des plus fortunés), mais c’est très secondaire.

23h55. J’ouvre le ban, le temps de payer, déjà 2% des fonds sont levés, en cinq minutes on passe à 20%, à minuit quinze c’est fait ! La page blanche qui s’affiche est alors une bonne nouvelle. Fully funded. Et pour une fois, être effacé des écrans une récompense.

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  • La mouche du coche-
    • Posté à 10h48 le 27/01/2010
    • Internaute 45466
      diptère

    z
    z
    Je donne moi-même de l’argent sur un de ces sites.

    Je regrette de ne pas en toucher des intérêts, même symboliques.
    Si ce système pouvait être un vrai placement où le préteur gagne de l’argent et a donc un intérêt plus fort que la simple compassion, cela permettrait de sortir de la notion de charité pour en faire un système plus organisé et plus durable.
    Si ce système ne marche que sur la compassion, il ne durera que tant qu’il est à la mode, et c’est dommage.
    z
    z

    • Tyb
      Tyb répond à La mouche du coche-
      (par ici, par là)
      • Posté à 12h35 le 27/01/2010
      • Internaute 24914
        (par ici, par là)

      il marche à la compassion pour vous, mais les emprunteurs paient au final des taux d’intérêt extrêmement élevés qui s’apparentent à de l’usurerie et c’est bien ce que je reproche à ce système, qui sert surtout à engraisser grassement les intermédiaires.

      au final il serait mieux de pouvoir choisir entre :
      - un prêt rémunérateur pour l’emprunteur, à un taux faible, genre 5 ou 6% taux qui resterait le même pour l’emprunteur sans que des intermédiaires viennent se sucrer au passage
      - un prêt à taux zéro qui là encore resterait à taux zéro ou faible (2-3 %)pour l’emprunteur

      • Propergol
        Propergol répond à Tyb
        Chasseur de troll
        • Posté à 13h48 le 27/01/2010
        • Internaute 24265
          Chasseur de troll

        Pouvez-vous développer votre remarque sur les taux pratiqués par ces institutions ? C’est je pense très intéressant.

         
        • Tyb
          Tyb répond à Propergol
          (par ici, par là)
          • Posté à 14h13 le 27/01/2010
          • Internaute 24914
            (par ici, par là)

          J’ai bien parlé d’intermédiaires et pas d’institutions parce que c’est souvent l’intermédiaire final qui se sucre le plus... mais les institutions aussi parfois comme le montre le premier lien vers un autre article de Rue89 en bas d’article par exemple.

          Sinon je n’ai pas de lien à proposer comme ça, ça doit se trouver facilement, mais j’avais parcouru à fond un des concurrents de Kiva qui proposait différents types de prêts éthiques de ce genre, on pouvait choisir entre le rentable/risqué et le peu rentable/peu risqué grosso modo, l’ensemble du processus était plutôt opaque et difficile à suivre pour un non-initié, et on arrivait à des trucs du genre je prête à 2% et le micro-emprunteurs « bénéficiait » en fait de taux entre 20 et 30% ....

          Sinon Yunus est lui même assez contreversé dans certains cercles...

          Quelques liens google que j’ai trouvé, qui abordent plus ou moins le problème :
          Lien
          Lien

          • Propergol
            Propergol répond à Tyb
            Chasseur de troll
            • Posté à 14h49 le 27/01/2010
            • Internaute 24265
              Chasseur de troll

            Merci :).

        • LienRag
          LienRag répond à Propergol
          • Posté à 14h15 le 27/01/2010
          • Internaute 34767

          J’ai vu des taux de 30% l’an pratiqués par de petites organisations villageoises...
          Cela dit les taux usuraires qui sont l’alternative à ce micro-crédit et qui bénéficient de l’incapacité des villageois à compter sont de 50% - voire 100% - pour trois à quatre mois par exemple.
          Le problème n’est donc pas le taux comme le proclament les opposants dogmatiques au micro-crédit mais la destination des intérêts récoltés : repartir dans le micro-crédit (augmentant ainsi le fond de roulement), couvrir les défauts de remboursement, ou aller dans les poches de quelques-uns ?

          • Tyb
            Tyb répond à LienRag
            (par ici, par là)
            • Posté à 14h28 le 27/01/2010
            • Internaute 24914
              (par ici, par là)

            Le problème se résume aussi à un peu de transparence, pour le préteur lambda, il est difficile d’y voir clair et de connaitre les conditions réelles auxquelles seront prétés son argent.

            • LienRag
              LienRag répond à Tyb
              • Posté à 14h35 le 27/01/2010
              • Internaute 34767

              Exact, mais là c’est tout le problème, extrêmement vaste, du « charity business »...

        5 autres commentaires
  • Aitor
    Aitor
    ekintzari iraultzaile
    • Posté à 10h50 le 27/01/2010
    • Internaute 89614
      ekintzari iraultzaile

    voilà enfin une bonne nouvelle, prêtons aux pauvres qui vivent dans la misère, chose que ne peux pas faire une banque normale.

  • kawouede
    • Posté à 11h39 le 27/01/2010
    • Internaute 27995

    A la même échelle, plus près de chez nous, il existe d’autres formes de finance solidaire : Cigales et autres

  • guerzit-
    guerzit-
    Incomprenant majeur
    • Posté à 12h08 le 27/01/2010
    • Internaute 28472
      Incomprenant majeur

    Comme on dit il est toujours temps de faire des affaires, même quand on a démontré que cela ne nous sauverait pas. C’est toujours ca de pris.

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 12h47 le 27/01/2010
    • Internaute 82025
      non connue

    Article très intéressant, merci.

    Il ne faut pas s’étonner du fait que des prêts consentis à des habitants de pays en voie de développement soient remboursés aussi régulièrement. On a là un potentiel économique fantastique.

    Une des opérations les plus rentables au monde (la plus rentable ?) consiste à traiter ou guérir des personnes ayant des problèmes de vue, voire un risque de cécité.
    L’OMS avait calculé par exemple qu’une opération préventive du glaucome était rentabilisée, par augmentation de la productivité, dans l’année suivant l’intervention.
    Ou encore que l’amélioration de la productivité d’un mal-voyant que l’on équipe permet de lui payer des lunettes jusqu’à 1000$ la paire...
    Lien

  • DocteurSka
    DocteurSka
    Etudiant
    • Posté à 15h52 le 27/01/2010
    • Internaute 73623
      Etudiant

    Il faut rester prudent avec le microcrédit. Ca ne sera jamais l’outil parfait pour lutter contre la pauvreté. Quelques exemples (en plus de ce qui a été dit sur les taux d’intérêts pour l’emprunteur) :

    - difficile de cibler les « vrais » pauvres. Il se trouve que dans beaucoup de pays du Sud, même les « classes moyennes » peuvent être exclues du système bancaire. Par souci d’équilibre et de rentabilité, les institutions de microcrédit s’adressent souvent à eux en priorité. Ca peut potentiellement creuser les inégalités. A moins de prouver que l’enrichissement des riches enrichit les pauvres.

    - pour que le microcrédit augmente vraiment la capacité à produire plus (soit la définition du « développement »), il faut qu’il serve à un investissement productif. Ce qui est loin d’être le cas, souvent le micro-prêt sert à mieux gérer les ressources plutôt qu’à en créer (faire face à la maladie, à un imprévu...)

    - les taux d’intérêt parfois élevés favorisent les activités commerciales au détriment de l’artisanat et de l’agriculture. D’ailleurs, de tels taux supposent de vraies capacités de gestion de la part du « micro-entrepreneur », pour pouvoir faire croitre l’affaire plus vite que les intérêts.

    - si le rendement des micro-entreprises est inférieur à celui des entreprises qui demandent un plus grand capital de départ, il y a un risque que le microcrédit reste un moyen de survie pour les pauvres et pas une solution miracle contre la pauvreté.

    - et puis toutes les interrogations qui persistent sur le capitalisme, la finance, l’argent, la mondialisation,...

    Donc il faut rester prudent avec ce concept, et je trouve l’auteur de la tribune un peu béat et trop peu critique.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h47 le 27/01/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Si ça se trouve, c’est juste un serveur qui débite le compte et rembourse un moins plus tard, simplement pour faire croire que l’argent sert à quelque chose, ou pire pour accumuler plein de pognon et faire des opérations financières...

    Enfin c’est une façon de s’amuser comme une autre, même si j’ai du mal à voir ce qui peut faire plaisir.
    Ça doit surement venir du fait que je préfère largement filer 500 balles à un mec que je connais que 5€ à un inconnu.

    • fran
      fran répond à Keldan
      • Posté à 22h28 le 27/01/2010
      • Internaute 714

      comme le dit si bien Le Pen : je préfère ma sœur à ma cousine, ma cousine à ma voisine et ma voisine à une étrangère... faut arrêter les substances toxiques, c’est mauvais pour la tête !

      • Keldan
        Keldan répond à fran
        Now future & karpe diem
        • Posté à 12h36 le 28/01/2010
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Justement non, Lepen fait parti des gens normaux, des gens qui ont de la considération pour leur famille, et qui aideraient leur frère même s’il ne l’apprécie pas, juste parce que c’est leur frère.
        Ma sœur, ma cousine et ma voisine font partie des étrangères.

        Et je n’aide pas les étrangers, je ne les aime pas, je ne leur accorde aucune confiance. Mais j’aide mes potes, et je peux aider les gens que je connais. Donc si un étranger n’en devient plus un, je pourrais l’aider.
        Mais je laisse le don les yeux fermés aux braves naïfs, au troupeau de pigeons, qui s’imaginent aux pays des fées où tout le monde est gentil, tout le monde est sympa.

        Et c’est bien pour ça que je me défonce, pour mieux supporter toute la stupidité, toute la naïveté et tout l’illogisme de mes contemporains (en fait non, je me défonce parce que c’est bon, mais c’est une chouette excuse : D)

         
        • fran
          fran répond à Keldan
          • Posté à 18h40 le 28/01/2010
          • Internaute 714

          je pensais que le front national n’aimait pas les toxicos, je vois que je me trompais. Vous me faites juste un peu de peine, mais je vous souhaite d’avoir beaucoup de famille en cas de besoin. Je préfère mon monde de conte de fées, le votre sent le rance.

          • Keldan
            Keldan répond à fran
            Now future & karpe diem
            • Posté à 10h42 le 29/01/2010
            • Internaute 5164
              Now future & karpe diem

            Je te fais un peu de Le peine ?
            Je sais c’est nul mais j’ai pas pu résister : D

            Et je m’en fous j’ai pas de famille, j’ai tué ma mère et violé mon père, et depuis ce jour ils ne me parlent plus.

            • fran
              fran répond à Keldan
              • Posté à 13h12 le 29/01/2010
              • Internaute 714

              ah ok, c’était super marrant. Moi aussi c’était une vanne : D, tu ne me fais aucune peine à vrai dire, je me fous complétement de ta pomme mon gars. Retourne à ton pinard et autres te ratatiner le foie, ça ira plus vite.
              LOL

              • Keldan
                Keldan répond à fran
                Now future & karpe diem
                • Posté à 14h22 le 29/01/2010
                • Internaute 5164
                  Now future & karpe diem

                Le vin c’est interdit par ma religion, alors je ne bois que de l’eau... de vie : D

        4 autres commentaires
  • arnaud poissonnier
    arnaud poissonnier
    fondateur de babyloan
    • Posté à 06h38 le 28/01/2010
    • Internaute 54673
      fondateur de babyloan

    Je suis Arnaud Poissonnier le fondateur du site Babyloan.org La France, elle aussi, dispose de sa plateforme de Peer to Peer de micro crédit puisque Babyloan fut mis en ligne il y a plus d’un an de cela. Comme aux US ce nouveau mode de solidarité y rencontre un grand succès, plus de 5300 membres nous y ont déjà rejoints qui ont permis le refinancement de 2000 bénéficiaires de micro crédit dans les pays en developpement. L’association du parrianage par le prêt fait indéniablement échos auprès de tous ceux qui croient aux vertus du micro crédit comme outil d’intégration économique des populations les plus démunies.
    J’ai relevé dans les commentaires plusieurs sujets importants et me permet d’y apporter un éclairage rapide.

    Le prêt solidaire rémunéré : effectivement les sites tels Kiva ou babyloan proposent la réalisation de prêts gratuits. Deux points la dessus. si l’on réalise des prêts rémunérés, il faut bien avoir conscience que la rémunération se reportera sur le bénéficiaire finale qui paye dejà des intérets élevés en valeur absolue. Or la voccation de nos platerformes est justement d’apporter aux IMF une ressource quasi gratuite afin de leur permettre de baisser leur taux finaux, là est notre voccation sociale aussi.
    Par ailleurs, la reglementation française comme américaine ne permet pas le prêt rémunéré. En deux mots, un internaute qui miltilpierait de tels prêts rémunérés en ligne risqueraient de se mettre en infraction avec les reglementations bancaire de son pays se transformant en banque ni plus ni moins sans en avoir les agréments...

    La question des taux d’intérêt sur le terrain : c’est un vaste sujet et il est vrai que la première rencontre de tout un chacun avec le micro crédit s’apparante souvent plus à un choc qu’à une histoire d’amour à la découverte de ces taux. Difficile cependant d’échapper à cette contrainte. Pour prêter il faut trouver de la ressource hors savez vous que les imf lorsqu’elle emprunte cette ressource la payent entre 8 et 12% selon les pays. Par ailleurs, l’inflation dans les pays en developpement tourne annuellement entre 5 et 10%%...ne serait ce que sur ces deux points l’IMF doit refacturer à ses bénéficiaires 20%...avant même d’avoir financé ses staffs, la formation de ses bénéficiares, les provisions pour defauts (qui sont supérieurs aux soit disant taux officiel de 1 ou 1,5%) etc...
    le micro credti est aussi la seule alternative aux usuriers qui eux facturent entre 100 et 300%, j’en ai croisé sur le terrain et j’ai chaque fois envie de leur en mettre une...Mais ils se gardent bien de rendre possible ce cas de figure fuyant systèmatiquement à la vue d’un occidental ou d’une autorité locale...
    savez vous aussi que dans bien des pays le taux des miro crédit est à peine supérieur aux taux offert par les banques locales aux clients qu’elles accpetent de bancariser ?
    En fait ce sujet doit être regardé avec un prisme local et pas uniquement de manière « ethnocentrique ».
    Bien entendu les taux doivent biasser et d’ailleurs il ne cessent de le faire. le taux moyens du micro crédit est actuellment de 26% il était de 32% il y a encore deux ans...ça avance donc
    Je suis à la disposition de chacun d’entre vous pour répondre à vos éventuelles questions (arnaud@babyloan.org)
    Arnaud Poissonnier

    • fran
      • Posté à 10h02 le 28/01/2010
      • Internaute 714

      oui je garde votre adresse en réserve. Je fais partie de Kiva France et beaucoup de gens se posent le genre de questions auxquelles vous répondez ; c’est vrai qu’on a envie d’être prudent, surtout avec les actions de types humanitaires. Je vous recontacterai. Merci pour cette contribution.

      • arnaud poissonnier
        arnaud poissonnier répond à fran
        fondateur de babyloan
        • Posté à 12h06 le 28/01/2010
        • Internaute 54673
          fondateur de babyloan

        Merci Fran de votre retour
        il est beaucoup de sujets qui posent questions sur le micro crédit. Il ne faut pas les éluder et au contraire en parler en toute transparance (en lien ci dessous une contribution récente sur le sujet) cela ne retire rien à l’intérêt de ce bel outil bien au contraire.

        j’étais banquier et j’ai quité cet « univers » pour me dédier au micro crédit il y a 4 ans de celà. C’est grace à cette expérience que j’ai pu lancer babyloan (lever des fonds, obtenir les autorisations banque de France, AMF etc...) . En 2006, j’ai notament travaillé pedant un an pour aider au developpement des activités de micro crédit de l’ONG française ACTED dont je suis devenu administrateur par ailleurs. Lorsque j’ai voulu lancer Babyloan avec ACTED, ils m’ont dit « OK Arnaud mais tu dois traiter le sujets comme un professionnel du micro crédit, pas comme un marketing maker... » ACTED est la plus grosse ONG insitutionnelle Française, financée par les grands bailleurs de fonds internationnaux et auditée des dizaines de fois tous les ans. Ils sont obsédés par les procedures et le contrôle des projets....

        PS1 : Lien

        PS2 ; un site à voir qui se lance la semaine prochaine à l’occasion de la sortie du film Huit, nous en sommes l’un des partenaires :
        Lien

  • jeanpierrecanot
    jeanpierrecanot
    Agronome consultant crédit (...)
    • Posté à 14h46 le 29/01/2010
    • Internaute 103375
      Agronome consultant crédit (...)

    LES LIMITES DU MICROCRÉDIT L’EXEMPLE DU SECTEUR AGRICOLE.

    La microfinance tend à devenir la panacée à l’ensemble des problèmes de développement, notamment agricole, au point que tous les projets se rapportant à ce dernier ne s’articulent qu’autour du pivot central « crédit » à condition que celui–ci corresponde aux principes de la microfinance.
    Dans le début des années 70, Mohamad Yunus développait au Bengladesh le concept de la Grameen Bank. Il partait du principe qu’une somme minime est souvent suffisante pour permettre le démarrage d’une activité, particulièrement dans les campagnes.
    Le concept reposait sur les principes ancestraux du mutualisme, les mêmes repris chez nous avec le succès que l’on sait à la fin du 19ème siècle. Ces principes s’appliquaient au Bengladesh à une population homogène dans sa pauvreté absolue.
    Grandes furent les difficultés de Mohamad Yunus pour obtenir un appui des bailleurs de fonds internationaux, Banque Mondiale et Fonds Monétaire International considérant que cette initiative au ras des pâquerettes ne pouvait s’inscrire dans le contexte de la mondialisation ou du développement dit durable.
    Longtemps décrié et combattu, le système devait il y a peu, non seulement être remis à l’honneur, mais devenir la véritable tarte à la crème de la Banque Mondiale qui n’avait pas manqué au passage de le dénaturer. On ne parle plus désormais en matière de développement agricole dans les pays émergents que de microprojets financés par la microfinance dérivée directement de l’initiative de Mohamad Yunus.
    La crise actuelle où le système bancaire tend à limiter les crédits, est l’occasion pour certains de considérer que le microcrédit est une des solutions, sinon la solution, à cette crise.
    Dans la recherche de solutions de financement pour les plus démunis que le système bancaire traditionnel maintient à l’écart de ses interventions, on oublie systématiquement le modèle coopératif qui il y a plus de cent ans apportait la réponse à l’agriculture française notamment.
    Muhammad YUNUS et la Grameen Bank du Bengladesh n’ont pourtant quoi qu’on en dise rien inventé du tout, ce qui n’enlève d’ailleurs rien à leur mérite.
    La Grammeen Bank, et tous les modèles de microfinance qui en découlent, ne sont que la première étape du modèle coopératif inventé par les Babyloniens. Après l’expérience des pionniers de Rochdale ou des producteurs de micocoulier dans le Gard en France, le système a été il y a cent ans à la base des modèles européens de la coopération agricole, notamment le Crédit Agricole français, que l’on oublie systématiquement dans les programmes de développement au profit du seul modèle de Muhammad YUNUS, prix Nobel de la Paix, porté désormais aux nues.
    Le problème est que malgré tous ses mérites, le modèle mis en œuvre dans cette seule première étape, ne marche pas – à l’échelle de l’économie globale – et ne marchera jamais, pas plus d’ailleurs que les modèles coopératifs européens pris dans leur forme actuelle et que nous nous acharnons à développer en vain depuis les indépendances.
    Il faut pour mobiliser le maximum de ressource bancaire vers le secteur agricole sous forme de prêts, bancariser les populations rurales de façon à ce que tous les flux financiers résultant de leur activité – essentielle dans les pays en développement, il s’agit du secteur primaire – restent dans ce secteur et ne s’évadent pas vers la banque commerciale. Celle–ci dans la meilleure des hypothèses fera semblant d’aider l’agriculture en avançant des fonds aux organismes de microfinance qu’elle crée la plupart du temps sous forme de filiales.
    Ceci est vrai aussi pour les autres secteurs et pour nos pays en ce qui concerne les laissés pour compte du système bancaire traditionnel.
    On ne saurait trop insister sur cette nécessité de bancarisation déjà citée des populations les plus pauvres
    – C’est une véritable alphabétisation, économique bancaire et comptable qui leur permet d’appréhender des notions simples, ce que ne permet pas la manipulation de la seule monnaie fiduciaire.

    – C’est une garantie supplémentaire pour le prêteur que l’emprunteur dispose sur un compte qui enregistre tous ses mouvements financiers, de la ressource nécessaire, résultant de l’activité financée, pour rembourser le crédit.

    Ceci implique bien entendu, et ce n’est possible que dans le cadre coopératif, que le principe essentiel d’exclusivisme soit bien respecté, c’est–à–dire que le sociétaire ne puisse pas, au risque d’exclusion du système, ouvrir des comptes et contracter des emprunts dans plusieurs établissements.
    Il faut rappeler encore une fois que la dégradation de tous les modèles coopératifs a pour origine principale le non respect de ce principe d’exclusivisme, qui a d’ailleurs été supprimé ou n’a pas été repris dans toutes les lois coopératives mises en place dans les pays en développement, ce qui conduit irrémédiablement à l’échec du système.
    – C’est une garantie de création monétaire réelle. Le crédit anticipe en effet la création monétaire par production de biens ou de services.

    Celui qui distribue le crédit doit donc s’assurer que le prêt est bien utilisé pour l’objet financé et que son montant ne dépasse pas ( il doit même rester inférieur) la valeur estimée du produit de l’activité financée.
    Il est évident que la simple surveillance des mouvements du compte, à condition là aussi que le principe d’exclusivisme soit appliqué et respecté, permet de vérifier que l’anticipation de création monétaire est parfaitement justifiée.
    Ce point est d’une cuisante actualité dans la crise économique que nous vivons et qui résulte de dérives bancaires où, dans le cadre d’une économie virtuelle généralisée et mondialisée, les crédits consentis pour des spéculations de tous ordres ont conduit à la création de fausse monnaie avec les conséquences dramatiques que nous n’avons pas fini de vivre.

    Cette mobilisation indispensable de la ressource de base qui devra d’ailleurs être complétée notamment pour les investissements longs ne peut se faire qu’au travers du modèle coopératif qui a fait ses preuves depuis des siècles.
    Encore faudrait–il que ce modèle fut et restât l’authentique, et ne soit pas remplacé par les ersatz infâmes que l’on a vu se développer tant en Afrique que dans les pays communistes et qui ont conduit à la ruine et à l’abandon de ce modèle coopératif .
    Ceci ne pourra se faire que par la mise en place de lois et règlements propres à la Coopération, agricole notamment, et qui en retiennent impérativement les authentiques principes de base.
    La bancarisation des plus pauvres est de surcroît une des conditions essentielles pour que le système s’il est vraiment d’inspiration coopérative soit construit et fonctionne à partir de la base : les sociétaires ; et il y a bien là une des faiblesses de la microfinance telle qu’elle est conçue jusqu’à présent comme un système construit « d’en bas » et géré « d’en haut ».

    Un problème supplémentaire est que l’on entend appliquer les principes de la microfinance d’un intérêt indiscutable par ailleurs à des populations hétérogènes dans leur pauvreté relative.
    On se retrouve donc en fait dans une agriculture à deux vitesses : l’une de type industriel, comme chez nous, qui doit se soumettre aux règles de l’Organisation Mondiale du Commerce, l’autre de type social qui concerne la très grande majorité des populations rurales.
    On notera au passage que dans le second cas les résultats des actions menées pour atteindre des objectifs sociaux sont mesurés selon des critères uniquement économiques.
    Le financement est réalisé pour le premier type, la minorité, par les banques commerciales traditionnelles, pour le second par des systèmes complexes, notamment mutuelles d’épargne et de crédit qui fleurissent à qui mieux mieux sur le plan local, sans aucune coordination nationale, et qui finalement n’arrivent à concerner qu’une « minorité de la majorité » : les plus pauvres parmi les pauvres, les autres devant se débrouiller comme ils peuvent en recourant notamment au crédit informel.
    Le résultat désastreux est double :
    La ressource d’épargne et de dépôts – qui est une ressource bon marché – en excédent localement ne peut être transférée directement et à prix coûtant chez ceux où elle manque et transite par le système bancaire où elle est, soit utilisée au prix fort au financement des autres secteurs de l’économie, soit réacheminée toujours au prix fort vers les structures de microfinance momentanément déficitaires en ressource.
    Ce système encore une fois à deux vitesses, au delà du fait qu’il accroît les déséquilibres liés à deux types de systèmes d’exploitation extrêmes : agriculture de subsistance et agriculture industrielle, a l’inconvénient d’isoler les plus pauvres, les empêchant comme on vient de le voir de profiter de la solidarité au sein de leur groupe même en ce qui concerne la ressource bancaire.

    C’est bien au niveau de cette notion de solidarité que se trouve la solution au problème du financement du secteur primaire.
    Autant il serait vain en effet de vouloir faire jouer la solidarité du monde agricole en faveur des plus déshérités en isolant ces derniers dans des ghettos, autant il est possible de la mettre en œuvre efficacement dans des systèmes qui intègrent tous les acteurs de ce secteur, ceux momentanément déshérités bénéficiant de l’assistance du groupe.

    Jean-Pierre Canot 29 janvier 2010
    Extraits de « Apprends-nous plutôt à pêcher ! »
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  • jeanpierrecanot
    jeanpierrecanot
    Agronome consultant crédit (...)
    • Posté à 14h47 le 29/01/2010
    • Internaute 103375
      Agronome consultant crédit (...)

    LES LIMITES DU MICROCRÉDIT : L’EXEMPLE DU SECTEUR AGRICOLE.

    La microfinance tend à devenir la panacée à l’ensemble des problèmes de développement, notamment agricole, au point que tous les projets se rapportant à ce dernier ne s’articulent qu’autour du pivot central « crédit » à condition que celui–ci corresponde aux principes de la microfinance.
    Dans le début des années 70, Mohamad Yunus développait au Bengladesh le concept de la Grameen Bank. Il partait du principe qu’une somme minime est souvent suffisante pour permettre le démarrage d’une activité, particulièrement dans les campagnes.
    Le concept reposait sur les principes ancestraux du mutualisme, les mêmes repris chez nous avec le succès que l’on sait à la fin du 19ème siècle. Ces principes s’appliquaient au Bengladesh à une population homogène dans sa pauvreté absolue.
    Grandes furent les difficultés de Mohamad Yunus pour obtenir un appui des bailleurs de fonds internationaux, Banque Mondiale et Fonds Monétaire International considérant que cette initiative au ras des pâquerettes ne pouvait s’inscrire dans le contexte de la mondialisation ou du développement dit durable.
    Longtemps décrié et combattu, le système devait il y a peu, non seulement être remis à l’honneur, mais devenir la véritable tarte à la crème de la Banque Mondiale qui n’avait pas manqué au passage de le dénaturer. On ne parle plus désormais en matière de développement agricole dans les pays émergents que de microprojets financés par la microfinance dérivée directement de l’initiative de Mohamad Yunus.
    La crise actuelle où le système bancaire tend à limiter les crédits, est l’occasion pour certains de considérer que le microcrédit est une des solutions, sinon la solution, à cette crise.
    Dans la recherche de solutions de financement pour les plus démunis que le système bancaire traditionnel maintient à l’écart de ses interventions, on oublie systématiquement le modèle coopératif qui il y a plus de cent ans apportait la réponse à l’agriculture française notamment.
    Muhammad YUNUS et la Grameen Bank du Bengladesh n’ont pourtant quoi qu’on en dise rien inventé du tout, ce qui n’enlève d’ailleurs rien à leur mérite.
    La Grammeen Bank, et tous les modèles de microfinance qui en découlent, ne sont que la première étape du modèle coopératif inventé par les Babyloniens. Après l’expérience des pionniers de Rochdale ou des producteurs de micocoulier dans le Gard en France, le système a été il y a cent ans à la base des modèles européens de la coopération agricole, notamment le Crédit Agricole français, que l’on oublie systématiquement dans les programmes de développement au profit du seul modèle de Muhammad YUNUS, prix Nobel de la Paix, porté désormais aux nues.
    Le problème est que malgré tous ses mérites, le modèle mis en œuvre dans cette seule première étape, ne marche pas – à l’échelle de l’économie globale – et ne marchera jamais, pas plus d’ailleurs que les modèles coopératifs européens pris dans leur forme actuelle et que nous nous acharnons à développer en vain depuis les indépendances.
    Il faut pour mobiliser le maximum de ressource bancaire vers le secteur agricole sous forme de prêts, bancariser les populations rurales de façon à ce que tous les flux financiers résultant de leur activité – essentielle dans les pays en développement, il s’agit du secteur primaire – restent dans ce secteur et ne s’évadent pas vers la banque commerciale. Celle–ci dans la meilleure des hypothèses fera semblant d’aider l’agriculture en avançant des fonds aux organismes de microfinance qu’elle crée la plupart du temps sous forme de filiales.
    Ceci est vrai aussi pour les autres secteurs et pour nos pays en ce qui concerne les laissés pour compte du système bancaire traditionnel.
    On ne saurait trop insister sur cette nécessité de bancarisation déjà citée des populations les plus pauvres
    – C’est une véritable alphabétisation, économique bancaire et comptable qui leur permet d’appréhender des notions simples, ce que ne permet pas la manipulation de la seule monnaie fiduciaire.

    – C’est une garantie supplémentaire pour le prêteur que l’emprunteur dispose sur un compte qui enregistre tous ses mouvements financiers, de la ressource nécessaire, résultant de l’activité financée, pour rembourser le crédit.

    Ceci implique bien entendu, et ce n’est possible que dans le cadre coopératif, que le principe essentiel d’exclusivisme soit bien respecté, c’est–à–dire que le sociétaire ne puisse pas, au risque d’exclusion du système, ouvrir des comptes et contracter des emprunts dans plusieurs établissements.
    Il faut rappeler encore une fois que la dégradation de tous les modèles coopératifs a pour origine principale le non respect de ce principe d’exclusivisme, qui a d’ailleurs été supprimé ou n’a pas été repris dans toutes les lois coopératives mises en place dans les pays en développement, ce qui conduit irrémédiablement à l’échec du système.
    – C’est une garantie de création monétaire réelle. Le crédit anticipe en effet la création monétaire par production de biens ou de services.

    Celui qui distribue le crédit doit donc s’assurer que le prêt est bien utilisé pour l’objet financé et que son montant ne dépasse pas ( il doit même rester inférieur) la valeur estimée du produit de l’activité financée.
    Il est évident que la simple surveillance des mouvements du compte, à condition là aussi que le principe d’exclusivisme soit appliqué et respecté, permet de vérifier que l’anticipation de création monétaire est parfaitement justifiée.
    Ce point est d’une cuisante actualité dans la crise économique que nous vivons et qui résulte de dérives bancaires où, dans le cadre d’une économie virtuelle généralisée et mondialisée, les crédits consentis pour des spéculations de tous ordres ont conduit à la création de fausse monnaie avec les conséquences dramatiques que nous n’avons pas fini de vivre.

    Cette mobilisation indispensable de la ressource de base qui devra d’ailleurs être complétée notamment pour les investissements longs ne peut se faire qu’au travers du modèle coopératif qui a fait ses preuves depuis des siècles.
    Encore faudrait–il que ce modèle fut et restât l’authentique, et ne soit pas remplacé par les ersatz infâmes que l’on a vu se développer tant en Afrique que dans les pays communistes et qui ont conduit à la ruine et à l’abandon de ce modèle coopératif .
    Ceci ne pourra se faire que par la mise en place de lois et règlements propres à la Coopération, agricole notamment, et qui en retiennent impérativement les authentiques principes de base.
    La bancarisation des plus pauvres est de surcroît une des conditions essentielles pour que le système s’il est vraiment d’inspiration coopérative soit construit et fonctionne à partir de la base : les sociétaires ; et il y a bien là une des faiblesses de la microfinance telle qu’elle est conçue jusqu’à présent comme un système construit « d’en bas » et géré « d’en haut ».

    Un problème supplémentaire est que l’on entend appliquer les principes de la microfinance d’un intérêt indiscutable par ailleurs à des populations hétérogènes dans leur pauvreté relative.
    On se retrouve donc en fait dans une agriculture à deux vitesses : l’une de type industriel, comme chez nous, qui doit se soumettre aux règles de l’Organisation Mondiale du Commerce, l’autre de type social qui concerne la très grande majorité des populations rurales.
    On notera au passage que dans le second cas les résultats des actions menées pour atteindre des objectifs sociaux sont mesurés selon des critères uniquement économiques.
    Le financement est réalisé pour le premier type, la minorité, par les banques commerciales traditionnelles, pour le second par des systèmes complexes, notamment mutuelles d’épargne et de crédit qui fleurissent à qui mieux mieux sur le plan local, sans aucune coordination nationale, et qui finalement n’arrivent à concerner qu’une « minorité de la majorité » : les plus pauvres parmi les pauvres, les autres devant se débrouiller comme ils peuvent en recourant notamment au crédit informel.
    Le résultat désastreux est double :
    La ressource d’épargne et de dépôts – qui est une ressource bon marché – en excédent localement ne peut être transférée directement et à prix coûtant chez ceux où elle manque et transite par le système bancaire où elle est, soit utilisée au prix fort au financement des autres secteurs de l’économie, soit réacheminée toujours au prix fort vers les structures de microfinance momentanément déficitaires en ressource.
    Ce système encore une fois à deux vitesses, au delà du fait qu’il accroît les déséquilibres liés à deux types de systèmes d’exploitation extrêmes : agriculture de subsistance et agriculture industrielle, a l’inconvénient d’isoler les plus pauvres, les empêchant comme on vient de le voir de profiter de la solidarité au sein de leur groupe même en ce qui concerne la ressource bancaire.

    C’est bien au niveau de cette notion de solidarité que se trouve la solution au problème du financement du secteur primaire.
    Autant il serait vain en effet de vouloir faire jouer la solidarité du monde agricole en faveur des plus déshérités en isolant ces derniers dans des ghettos, autant il est possible de la mettre en œuvre efficacement dans des systèmes qui intègrent tous les acteurs de ce secteur, ceux momentanément déshérités bénéficiant de l’assistance du groupe.

    Jean-Pierre Canot 29 janvier 2010
    Extraits de « Apprends-nous plutôt à pêcher ! »
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