Un colloque samedi sur la décolonisation en Afrique
Cinquantième anniversaire des indépendances africaines imposé par le calendrier, Année de l’Afrique en France décidé par Nicolas Sarkozy, Identité nationale en toile de fond...
Depuis plusieurs années, dans mon livre, dans Rue89 et quelques autres rares médias courageux, je m’emploie à informer les publics africains et français de l’incroyable mensonge de la décolonisation franco-africaine. Une manière de mettre à la portée du public la pointe des études postcoloniales, de JR Tournoux à Alain Peyrefitte, de Gilbert Comte à Bernard Mouralis, d’Anne-Marie Duranton-Crabol à Todd Sheppard, de Brigitte Gaïti et Samuel Mbajum, et quelques autres...
En 1960, la décolonisation de l’Afrique subsaharienne ne fut pas le triomphe de la liberté, encore moins celui de la volonté des peuples, mais le moment d’une incroyable transgression et régression : le largage par l’Etat français, selon des voies antidémocratiques et antirépublicaines, de ses territoires africains, et de leurs populations. Pour éviter le métissage de la France (« bougnoulisation » dans le vocabulaire de Charles de Gaulle) et déployer le néocolonialisme, que l’octroi de l’égalité politique aurait entravé. Cela alors que les populations africaines et leurs leaders, y compris Sékou Touré, dans leur écrasante majorité, n’aspiraient pas à l’indépendance, mais à l’égalité et à la fraternité, dans la grande République franco-africaine, que celle-ci fût fédérale, confédérale, ou jacobine.
Petit à petit, j’ai vu les réactions se faire autour de moi moins hostiles. Sur les sites ou dans la vraie vie, les cris d’orfraie ont cédé la place aux soupirs de dépit (« ça ne m’étonne même pas », « on nous ment tellement », « c’est logique ») ou aux petits sourires complices.
Il reste néanmoins encore beaucoup de chemin à parcourir pour que l’information sort de la confidentialité et se diffuse. Or l’année 2010, riche en souvenirs et commémorations (14 pays africains ex-français, du Cameroun, le 1er janvier, à la Mauritanie, le 28 novembre, en passant par le Mali, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Congo-Brazzaville, le Tchad et tant d’autres), devrait être l’occasion d’une grande prise de conscience en France mais aussi en Afrique, et pour tout dire d’une véritable révolution culturelle.
Le Grand Symposium Franco-Africain 2010 s’est fixé pour but de lancer ce grand mouvement de rénovation, le samedi 16 janvier 2010, au théâtre du Lucernaire, à Paris.
Coorganisé par L’Harmattan, maison d’édition bien connue pour sa passion pour l’Afrique, et le Club Novation Franco-Africaine, qui regroupe des écrivains africains et français, le colloque du Grand Symposium entend livrer une part essentielle de sa vérité, dans l’espoir que le monde puisse en être changé.
Car comme chacun le voit, il y a plus qu’urgence.
Venez nombreuses et nombreux participer aux débats !
Grand Symposium Franco-Africain 2010, Théâtre du Lucernaire, 53, rue Notre-Dame-des-Champs, Paris 6e. Métro Notre-Dame-des-Champs. De 9 h à 15 h.
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Sage-femme retraitée
Sage-femme retraitée
les malheurs de la décolonisation et ses effets pervers. Alors que hypocritement, le colonisateur, donc la France, gardait la haute main sur les richesses de l’ Afrique et se les appropriait ce
qu’ elle avait abondemment fait du reste pendant la colonisation, en tenant soigneusement à l’ écart les peuples de ces pays, en leur imposant des frontières qui arrangeaient le colonisateur, mais qui séparait parfois des ethnies ce qui par la suite eut de funestes conséquences. Notre monarque, au lieu de dire à Dakar lors d’ un discours resté célèbre que l’ homme africain
n’ était pas entré dans ll’ histoire, ce qui est faux car ils avaient une civilisation aussi valable que la notre, mais il a fallu que nous leur imposions nos religions, nos habitudes bonnes ou mauvaise tout en les laissant à la marge. Notre roitelet, au lieu de dire ce qu’ il a dit aurait dû leur présenter nos excuses pour les dégats que nous avons causé chez eux




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