Polémique 14/01/2010 à 19h08

Demandeurs d'asile à Paris : « Ils étaient dehors, il faisait -2°C »

Guillemette Faure | Journaliste

Infosignalée par
un internaute


L’endroit où attendent les demandeurs d’asile, au 92 boulevard Ney (Roland Lecroere).

« C’est pas normal qu’on accueille les gens dans ces conditions. » Ce sont deux riverains de Rue89 qui nous ont alertés. Boulevard Ney à Paris, les abords du centre administratif pour le traitement des demandeurs d’asile se sont transformés en campement sauvage en plein hiver.

« Les gens patientent de longues heures dans le froid dans une file d’attente de plus de 300 mètres », nous raconte un voisin :

« Ceux qui attendent sont parfois refoulés après la fermeture et des campements sauvages s’organisent. Ils veillent ainsi par ces nuits d’hiver sans protection, sans aucune aide et sont parfois maltraités par les services de police. »

Un autre voisin révolté « par la façon dont on traite les gens » nous confirme la présence d’« une queue de 200, 300 personnes le long du boulevard » :

« Le soir vers 16h, 17h, ils sont déjà là, une trentaine. Ils s’installent pour la nuit avec des cartons et des couvertures. Il y a des bébés avec des poussettes, des vieux, des jeunes, de tous les âges et de toutes les nationalités.

Il faisait moins deux degrés, il neigeait et ils étaient dehors. On peut recevoir les gens un peu dignement. C’est pas normal qu’on accueille les jeunes dans ces conditions. »


L’endroit où attendent les demandeurs d’asile, au 92 boulevard Ney, à Paris (Roland Lecroere).

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  • awale
    awale
    rien
    • Posté à 23h20 le 14/01/2010
    • Internaute 89483
      rien

    C’est comme ça tous les matins (ou plutôt toutes les nuits) devant certaines préfectures. Je passe tous les matins devant la préfecture de Sarcelles. c’est un vrai scandale, les gens sont réellement maltraités par l’administration. Pour obtenir un récipicé de titre de séjour d’un mois, il faut se lever à 2h du matin, se pointer à 3 et attendre des heures pour obtenir un ticket d’entrée à la préfecture. Systématiquement, il faut revenir le lendemain avec un nouveau papier relatif à une nouvelle lubie de l’administration. Les démarches sont de plus en plus complexes et je ne parle pas ici de l’attitude inadmissible de certains agents.
    Un ami s’est déplacé avec son amie dans une préfecture à Paris, la liste des documents à fournir contenait un justificatif de domicile ( au singulier), l’agent en exigeait 3. Rue 89, vous pouvez sans problème vous lancer dans une dénonciation quotidienne des services administratifs qui traitent les dossiers des ressortissants étrangers. Vous aurez du travail pour quelques années encore ! ! !

  • SlyTheSly
    • Posté à 01h16 le 15/01/2010
    • Internaute 24414

    Quand mon épouse a du faire sa carte de séjour, nous avons du aller à la sous-préfecture d’Antony au mois de Novembre, à 5.30 du matin, sous la pluie et dans le froid.
    Une vingtaine de personnes attendaient déjà.
    Ouverture des portes à 8.45.
    Nous sommes passés à 12.45.
    No comment.

    L’accueil de la part des fonctionnaires était bon, mais à l’époque d’internet et du téléphone, on a du mal à concevoir que ces 7h15 d’attente étaient...pour prendre un rendez-vous.
    3 mois plus tard...
    Suivi de plusieurs mois à attendre la dite carte.

    Bref, c’était gênant dans un cas comme le mien où ne nous sommes pas dans la misère, j’imagine la détresse de gens qui n’ont pas grand chose et sont traités comme ça.

  • Fabien76
    Fabien76
    rien
    • Posté à 14h53 le 15/01/2010
    • Internaute 101747
      rien

    C’est la quatrième année de suite que nous allons à la sous-préfecture de l’hay les roses (val de marne) pour s’occuper de la carte de séjour de ma femme et c’est un vrai parcours du combattant. Ce n’est pas tant le type de documents sinon la quantité et la répétition chaque année qui est pénible. Et encore, nous avons de la chance, nous n’avons pas à aller à celle de Créteil. Le pire c’est que des petits détails peuvent faciliter le travail du personnel et la vie des usagers ainsi que dilminuer le trafic aux préfectures. Par exemple, chaque année nous devons nous rendre obligatoirement à la préfecture pour nous donner une date de rendez-vous, date à laquelle on nous remettra la liste de documents à remettre lors d’une 3ème convocation. Les 2 premieres étapes pourraient être faites par internet (de nos jours ça semble faisable je pense) ou par téléphone, non ? ? et bien sachez qu’ à Paris, cela est faisable....alors pourquoi pas dans les autres départements ? Je ne pense pas que cela nécessite des moyens technologiques et financiers hors du commun....à croire que le but parfois est de décourager....car dernier point pour ne pas saturer les lecteurs, pour tous ces rendez-vous annuels (minimum 4 je le rappelle) il faut demander 1 journée ou demi-journée car la majorité des personnes travaillent, ainsi que pour les conjoints français (s’ils sont mariés) dont leur présence est obligatoire à certaines étapes....il faut vraiment être motivé et amoureux.... :) et encore je ne parlerai pas de la nationalité française....on verra ça l’année prochaine....