Aéroports : derrière les scanners corporels, le contrôle au faciès
Contre le terrorisme, le gouvernement britannique va généraliser les « scanners corporels » dans les aéroports. Une technologie ultra-moderne qu'il veut utiliser avec une méthode plus ancienne, mais tout aussi controversée : le contrôle au faciès pour repérer les éventuels terroristes.
Après l'attentat manqué sur un vol Amsterdam-Detroit, le gouvernement britannique estime que les détecteurs traditionnels ne suffisent plus.
L'auteur de la tentative d'attentat avait ainsi réussi à cacher des explosifs dans ses sous-vêtements. Les spécialistes de l'anti-terrorisme s'inquièteraient aussi d'un mode opératoire inédit : la « bombe suppositoire ».
Avec ces scanners très curieux, passagers pudiques s'abstenir
Ce dimanche, Gordon Brown a donc annoncé l'adoption des « scanners corporels ». Le Premier ministre britannique n'a pas voulu attendre l'avis que les autorités européennes doivent rendre sur cette technologie.
Une technologie controversée : à l'écran, les passagers passés au scanner apparaissent complètement nus. Difficile de cacher une arme ou des explosifs, mais aussi de préserver son intimité.
Ces scanners ont déjà été testés à Manchester et à Heathrow, un des aéroports londoniens, ainsi qu'à Amsterdam. Aux Etats-Unis, ils ont fait leur apparition dès 2008 à Los Angeles et New York. Et certains passagers semblent s'inquiéter d'être ainsi mis à nu. (Voir la vidéo d'Associated Press, en anglais.)
Ce n'est pas le seul problème des scanners personnels. Ces appareils sont encore trop volumineux, coûteux (autour de 110 000 euros, selon The Guardian) et trop lents.
« Les gens préfèrent être contrôlés qu'être victimes d'une bombe »
D'où ce projet révélé par The Guardian, qui cite une source gouvernementale : sélectionner les passagers devant être « scannés ». Les autorités ne se contenteraient pas de repérer les comportements « inhabituels » : elles prendraient aussi en compte la couleur de peau et la religion.
Discrimination ? Racisme ? Interrogé par The Guardian, le député travailliste Khalid Mahmood estime que la sécurité doit primer :
« Je pense que les gens préfèrent être contrôlés qu'être victimes d'une bombe. Ce ne serait pas de la discrimination (...). Certains seront certainement choqués, mais le fait est que la majorité des auteurs de ces attaques terroristes sont musulmans. »
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non connue
non connue
Bon, la peur fait vendre, la technique fait peur, tout baigne pour le business.
Comme chantait Brassens, « il y a peu de chances qu'on détrône le roi des cons ».
Maintenant, si ce pognon est plutôt investi dans l'aide au développement, ou pour se passer du pétrole et donc éviter certains « dommages collatéraux », ce serait plus efficace, non ?
Parce qu'il sera toujours possible de dissimuler une saloperie dans son propre organisme. Un virus, une bactérie, une réaction chimique dormante, ça se voit au scanner ?




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