decryptage 02/01/2010 à 20h15

Pour battre Sarkozy en 2012, les quatre leçons de Pilhan

Pascal Riché | Redchef Rue89

Avec la biographie du conseiller en com de Mitterrand et de Chirac, on peut dresser le portrait-robot du candidat idéal à la présidence.


montage (rue89)

Les candidats qui rêvent de se lancer à l'assaut de l'Elysée en 2012 feraient bien de se dépêcher de lire « Le Sorcier de l'Elysée », passionnante biographie de Jacques Pilhan, le stratège de la communication de François Mitterrand puis de Jacques Chirac.

L'auteur, François Bazin, dresse le portrait d'un homme à la fois enthousiaste et cynique, joyeux et calculateur, mêlant avec bonheur raisonnement analytique et fulgurances.

Aujourd'hui, la méthode Pilhan -chercher le meilleur « positionnement symbolique » - influence toujours les hommes politiques, même s'ils s'en défendent : « faire du Pilhan », c'est en effet sacrifier le primat des convictions politiques sur l'autel de la com'. Pourtant, c'est parce qu'il a « fait du Pilhan » que Mitterrand a gagné la présidentielle de 1988 : c'est aussi parce qu'il a « fait du Pilhan » que Chirac, contre toute attente, a remporté celle de 1995.

Jouer sur quatre contrastes qui dessinent l'anti-Sarkozy idéal

En tournant les pages du livre, je ne pouvais m'empêcher de me demander ce que ce « sorcier » (mort en 1998) conseillerait aujourd'hui à un candidat pour gagner en 2012. Et quel champion il aurait envie de « coacher » pour affronter l'animal Nicolas Sarkozy.

Il aurait sans doute pris pour point de départ la personnalité même de Sarkozy, personnage central de la prochaîne élection. Il aurait ensuite analysé ses faiblesses, ses facteurs d'impopularité, pour dégager, par contraste, les axes de la campagne de son adversaire.

Reproche-t-on à Sarkozy d'être un agité ? Son challenger devra être d'un sang-froid impressionnant. Les Français se lassent-ils du narcissime présidentiel ? Le rival devra porter en lui modestie et générosité...

Mais je vois quatre contrastes symboliques plus profonds, sur lesquels un candidat de gauche (ou un rival de droite) pourraient exploiter.

1

De Gaulle contre Pétain

La symbolique du match De Gaulle-Pétain hante la vie politique depuis des décennies. Lorsqu'en 1979, Jacques Chirac reproche à Valéry Giscard d'Estaing d'être au service du « parti de l'étranger » ou lorsque Philippe Seguin accuse Edouard Balladur de se résigner à un « Munich social », c'est l'exploitation de cette vieille déchirure.

Pilhan avait conseillé avec succès à Mitterrand de jouer sur cette corde-là pour se redéfinir, face à Le Pen, au milieu des années 80. C'était l'époque « SOS racisme », pendant laquelle l'image du Président avait été entièrement repensée.

Avec le débat sur l'identité nationale, Nicolas Sarkozy a ouvert un boulevard à un opposant qui souhaiterait à son tour ressusciter cette imagerie.

Villepin joue cette carte en critiquant le débat sur l'identité nationale

Dominique de Villepin flirte déjà depuis quelque temps avec cette idée. Il se présente comme « une alternative républicaine » au Président. Lors de ses récents voeux, il a appelé à un retour aux « fondamentaux de la France » :

« Assez des illusions de la rupture, assez des divisions stériles, le débat sur l'identité nationale a créé l'égarement et la confusion. »

2

Jeune contre vieux

Nicolas Sarkozy a gagné l'élection de 2007 sur le thème de la « rupture », et c'était un candidat jeune. Mais c'est en flattant les électeurs les plus âgés qu'il a marqué des points, et sa politique est encore marquée par cette stratégie démographique.

Que ce soit sur l'école, la sécurité ou la loi Hadopi, le Président joue la carte des électeurs seniors, qui pèsent lourd dans les urnes (selon un sondage sortie des urnes Ipsos, il a obtenu en mai 2007 65% des voix des 60 ans et plus).

J'imagine assez bien Pilhan retourner ce « facteur vieux » contre celui qui en tire jusque là bénéfice.

Cela ne signifie pas forcément que le candidat de gauche devra être jeune ; simplement, il devra montrer qu'il est à l'écoute de la jeunesse, par opposition à un président qui s'en désintéresse. Qu'il se préoccupe de leurs problèmes : logement, emploi, études. Et qu'il est capable de dessiner un projet enthousiasmant, loin des thèmes étriqués du sarkozisme : identité nationale, cadeaux fiscaux, ou services publics à la diète.

3

Désir contre peur

De la burqa à la grippe A, Nicolas Sarkozy n'hésite pas à jouer sur la peur des Français. Mais une élection ne se gagne pas par la peur mais, Pilhan en était convaincu, par le désir.

Dans la logique « pilhanesque », c'est parce qu'il a oublié le désir qu'Edouard Balladur a perdu l'élection de 1995. En brodant sur la nécessité de réparer la « fracture sociale », Chirac a réussi à saisir le talisman du désir et du changement et à se démarquer du « confort de la tiedeur ». Pilhan conseillait alors à Chirac d'être « celui qui éclaire face à celui qui embrouille ».

Pour battre Nicolas Sarkozy, l'approche doit être un peu différente : difficile de coller l'étiquette d'immobilisme à un président hyperactif (même si cette hyperactivité est d'une efficacité contestable).

Se poser en « sunny candidate », tourné vers l'avenir

En revanche, le rival du Président peut jouer la carte du « sunny candidate » (« le candidat du soleil »), comme disent les politologues américains : le candidat qui porte la lumière, qui voit l'avenir avec optimisme, par opposition à celui qui joue sur les réflexes de peur et de division.

Ségolène Royal, avec ses « désirs d'avenir », avait bien compris en 2007 l'intérêt d'ensoleiller sa campagne, même si cela n'a pas suffi.

4

Horizontalité contre verticalité

Dans son ouvrage, François Bazin résume ainsi le coeur de l'imaginaire pilhanesque :

« Tout fonctionne sur deux axes symboliques. L'un est horizontal. C'est celui de la proximité et donc d'une forme de quotidiennenté, voire de banalité.

L'autre est vertical. C'est celui de la distance et donc de l'autorité. Dans le système de la Ve Republique, l'horizontalité est l'axe privilégié du Premier ministre. La verticalité, en revanche, est l'axe présidentiel par excellence ».

En gommant presque le Premier ministre du paysage politique, Nicolas Sarkozy a surdéveloppé sa propre part « horizontale ». Son intervention sur des points de détails, son attitude en public, sa façon familière (trop) de s'adresser aux citoyens, tout cela a fait le reste...

Sarkozy piégé « dans une horizontalité sans horizon »

Pilhan dirait que Sarkozy s'est enfermé « dans une horizontalité sans horizon ». Il est a choisi de rester un homme ordinaire, ce qui le prive de la dimension symbolique présidentielle.

Pour le candidat qui l'affontera, c'est une belle carte à jouer : il doit apparaître comme une personnalité « hors du commun », au sens premier du terme. Eloigné des disputes de son parti, sachant rendre sa parole suffisamment rare, ayant une légitimité internationale...

Aujourd'hui, à gauche, c'est probablement Dominique Strauss-Kahn qui profiterait le plus facilement de ce critère « verticalité » (il n'est pas sûr qu'il soit le mieux placé pour les trois premiers).

5

Conclusion : portrait robot du candidat idéal

Résumons : cette personnalité devrait être calme, optimiste, généreuse, à l'écoute des jeunes, éloignée des joutes partisanes... Une idée ?

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  • zx600
    • Posté à 20h51 le 02/01/2010

    Pitié qu'on en finisse avec ce régime présidentiel où une seule personne décide de tout, sans contrôle et sans compromis...
    Seuls les instances de contrôle de la légalité comme les Conseils Constitutionnel et d'Etat sont en mesure de bloquer les lois mortifères de ce Parlement croupion qu'on ose nous présenter comme « renforcé'.

    Vous pouvez d'ailleurs exclure D. Cohn-Bendit de votre petit montage, il a dit et répété que cette élection ne l'intéressait pas, pour les raisons que j'ai exposé ci-dessus mais aussi parce qu'il n'a pas la nationalité française et qu'il s'estime trop vieux.
    Une décision salutaire tant la politique française crève du poids de cette élection et des manœuvres des candidats potentiels au mandat de monarque tout puissant...

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 20h59 le 02/01/2010
    • Internaute
      Prisonnier dans le village (...)
  • Léo01
    Léo01 répond à copain.dabord
    • Posté à 21h16 le 02/01/2010

    Je suis d'accord. Je crois que le peuple de gauche va devoir se résigner : Bayrou est le seul qui puisse éjecter Sarkozy de l'Elysée. Royal va se faire bouffer, DSK est out, Fabius trop tordu, Aubry trop molle et Hollande n'a aucune envergure.

    François Bayrou n'est pas le « sunny candidate » qui exciterait les foules, c'est sûr ! Mais de toute façon, je ne veux pas d'un candidat démago.

    Et puis c'est quoi cette idée de vouloir à tout prix situer le futur candidat de l'opposition par rapport à Sarkozy ?

    Ca donne raison à Sarkozy, qui veut que tout se fasse par rapport à lui. Ca lui donne de l'importance ! !

    J'ai une autre idée : il faut que le candidat socialiste (ou centriste ou écologiste) ignore Sarkozy pendant sa campagne. Je sais, c'est assez difficile à imaginer. Mais il faut qu'on trouve une stratégie médiatique pour que Nicolas Ier ne soit plus au centre de toutes les attentions.

    Pour cela, il faudrait que les médias de gauche (hein, Rue89 ! ) ne soient plus obsédés 24h/24 par qui vous savez.

  • hagalma
    • Posté à 21h30 le 02/01/2010
    • Internaute

    La photo qui illustre l'article joue sur des portraits d'hommes. Le poste décidément ne conviendrait-il pas à une femme ? Voynet par exemple (et l'écologie n'est pas ma tasse de thé) me semble correspondre à bien des points du portrait robot. Et Royal s'en approche aussi. Quelle imperfection fondamentale vaudrait donc à ce genre d'être évoqué, sans plus... Pour le reste, tout cela est intéressant, car une élection telle que la présidentielle se joue sur un transfert fort à l'endroit d'une personne. Mais pas seulement. J'espère bien sûr que Sarkozy, son style et esprit de gouvernance seront congédiés en 2012. Mais ça ne se fera que si les français congédient non pas le bonhomme, mais abordent de manière non crispée notre époque. La chance, c'est que Sarkozy, même parmi ses zélateurs, en aura crispé plus d'un ! Apparaissant finalement, au-delà du vernis, comme hors d'âge, dépassé et replié sur des vielles rengaines sécuritaires et nationnalistes, il aura lassé, abusé, déçu la marge de l'électorat qui lui aura permis d'atteindre aux plus hautes fonctions. Encore faut-il que le candidat ou candidate en face ne se contente pas d'une stratégie psychologique et communicante de contraste, mais propose, en effet, un projet mû par un désir généreux, non pervers...

  • Abu
    Abu
    • Posté à 21h37 le 02/01/2010

    « sang-froid, modeste, en dehors de tout clan, proche des jeunes ... »

    C'est le côté « modeste » qui rend ce casting tout bonnement impossible ! Faut être réaliste, cet homme ou femme modeste n'existe pas dans le monde actuel politique ! Et donc ? Et bien, ce sera Sarkozy en 2012, à moins d'un sursaut improbable pour un des candidats par défaut : 1/ François Bayrou 2/ Alain Juppé. Aucun candidat de gauche ? Et oui, c'est l'évidence selon moi aujourd'hui.

  • Spool
    Spool
    ici
    • Posté à 21h52 le 02/01/2010
    • Internaute
      ici

    Pour le candidat qui l'affontera, c'est une belle carte à jouer : il doit apparaître comme une personnalité « hors du commun », au sens premier du terme. Eloigné des disputes de son parti, sachant rendre sa parole suffisamment rare, ayant une légitimité internationale…

    Est ce vraiment là l'enjeu du débat horizontal/ vertical ? La définition de la verticalité, de la hauteur, me semble assez traditionnelle. Plutôt organiser ou promouvoir la parole ou l'action de chacun ? (en tout cas pour la politique intérieure)
    De ce que j'ai ressenti dans la dernière campagne, c'est finalement ce que Royal et Sarkozy ont essayé tous les 2, Royal à l'échelle sociale, Sarkozy à l'échelle économique, tous les 2 en échec, Royal trop superficielle et rigide, Sarkozy inconstant, individualiste et contradictoire. Un espoir peut être du côté du prochain Coopol au PS ? (certes ça ne répond pas à la question de fin)

  • francoisBR
    francoisBR
    étudiant-salarié
    • Posté à 22h13 le 02/01/2010
    • Internaute
      étudiant-salarié

    Et pourquoi pas : C.Taubira ?

    Elle correspond à votre profil.

  • Anthropia
    • Posté à 22h56 le 02/01/2010
    • Internaute

    Peillon, Strauss-Kahn, je pense correspondent assez à ce profil.

    Lien

  • Stephane MOT
    Stephane MOT
    Author & Chief AtoZ Officer
    • Posté à 01h48 le 03/01/2010
    • Internaute
      Author & Chief AtoZ Officer

    Je suggere 4 axes :

    1) Devoiler Sarkozy : insister sur ses attaques repetees contre l'essence de la Republique (justice, laicite...) en faisant le parallele avec son copain W

    2) Eviter de perdre du temps avec les leurres crees par Sarkozy : exit Royal, le poisson torpille qui a mis l'opposition hors course en 2012

    3) Faire imploser l'UMP : demander a chacun de choisir entre le modele 1) et la defense des valeurs de la Republique

    4) Creer un Special Purpose Vehicle pour booster le ou la meilleur(e) candidat(e) par-dela les partis sur un programme consensuel sur le plan politique (justice sociale et valeurs republicaines) et economique (economie de marche responsable et solidaire). Faute d'accord en amont, le PS, le MoDem et l'UMP dissidents s'accordent pour se servir du premier tour de la presidentielle comme primaire.

  • Baurelyre
    • Posté à 08h05 le 03/01/2010

    @ Pascal Riché

    Devinette, en réponse à votre « portrait robot »…

    Aussi inattendu que cela soit, l'opposition compte dans ses rangs un homme éminent dont vous n'avez pas cité le nom et dont le profil pourtant :

    A) satisfait pleinement et depuis beau temps à deux des quatre conditions « pilhanesques » évoquées dans votre papier :
    - la légitimité républicaine (« 1, De Gaulle contre Pétain, fondamentaux républicains ») ;
    - la légitimité internationale (4, « verticalité et dimension symbolique et non partisane ») ;

    B) n'a pas beaucoup à faire pour satisfaire aussi complètement à une troisième, « 3, Désir contre peur » (l'inversion des termes est plus dans le sens de votre propos, si vous permettez), vu qu'il n'a jamais – et c'est aussi exceptionnel à gauche qu'à droite – exploité une peur ;

    C) n'est pas marqué sous le critère de la quatrième condition (« 2, Jeune contre vieux »), c'est-à-dire est fort libre d'y peaufiner son personnage, sans passif personnel vis-à-vis des jeunes générations.

    Mais que dis-je, « l'opposition compte dans ses rangs » ? Plus incroyable que ça, monsieur : le parti socialiste le compte dans ses rangs ! Oui, oui, ce bouillon de culture d'ambitions cantonales et d'aigreurs universelles ! C'est à n'y pas croire.

    Allez, je laisse un peu ma devinette en suspens, les primaires n'ont pas commencé.

    B.

  • phil40
    • Posté à 09h16 le 03/01/2010

    Pour moi,c'est Vincent PEILLON

  • Yfig
    • Posté à 10h15 le 03/01/2010

    Article intéressant malgré qu'il s'agisse, une fois encore de pub compensée (déguisée en forme d'article journalistique)..

    Mais, c'est marrant, je ne vois là que poudre aux yeux !

    Ainsi, les élections présidentielles ne seraient-elles qu'une vague élection de mister France (par opposition à miss France).

    Dans ce cas, il faut un coach à la madame claude (de Fontenay) !

    Rien, pas un mot sur un éventuel programme déclinant les points économiques, philosophiques, institutionnels, guerriers, religieux ....

    Si, un mot sur la burqa, mais à peine effleuré et pour affirmer la notion de désir versus la peur !

    L'intérêt de cet article, c'est l'éclairage qu'il apporte sur le bling-bling de l'élection !
    Pas étonnant qu'une fois élu, notre Sarko soit allé se goberger au Fouquet's …. L'apothéose des faux semblants, du règne de l'image, de la suprématie du paraître face à l'être !

    Puis, Sarko s'est trouvé, assez rapidement, face à la fonction et aux décisions à prendre pour la gouvernance de la France ….. et on a bien vu qu'on avait élu un amateur, un dilettante gesticulateur qui confond fantasmes et réalité (il prend ses roubignolles pour des lanternes ! ).

    Eh oui, la réalité de la fonction rattrapera toujours les candidats !
    L'élections présidentielle se joue comme une farce de Molière, un mélodrame ridicule et fantasque dans lequel les candidats s'affrontent comme dans un navet à coups de publicité mensongère ……
    Sarkozy n'a pas les qualités indispensables pour la fonction et cet article le laisse à penser !
    Mais on sent déjà se dessiner la prochaine course à l'Elysée avec son cortège de blablas, de promesses mirobolantes et grotesques …..
    Je vous promets richesses et santé, bonheur et honneur, liberté et flicage, du rose et des bleus partout pendant des gardes à vue musclées et iniques ……. Bla bla bla …..

    J'aime particulièrement la :
    « Conclusion : portrait robot du candidat idéal
    Résumons : cette personnalité devrait être calme, optimiste, généreuse, à l'écoute des jeunes, éloignée des joutes partisanes… Une idée ? »

    Non, ce n'est pas une personnalité dont la France a besoin, elle a besoin d'un homme d'état, d'un gestionnaire humaniste et réaliste, d'une personne suffisamment altruiste pour dépasser les clivages et le sectarisme tout en préservant la cohérence et ce dans un cadre rigoureux avec des engagements stricts écrits en lettres de feux dans un programme détaillé et exhaustif de ce que fera le futur président pour sauver la France du chaos vers lequel nous sommes, hélas, engagés.

    Bref !
    En 2012, un seul candidat valable : Yfig.

    Lien

  • tiligou
    • Posté à 10h34 le 03/01/2010

    En terme de stature présidentielle, Fabius n'est pas à oublier. A bien y réfléchir, il n'est pas si has been que ça et correspond assez bien à ce profil.

  • onclebendusud
    • Posté à 10h37 le 03/01/2010

    Moi je vois très bien J. Delors correspondre à ces profils.

  • unCitoyen
    • Posté à 12h56 le 03/01/2010

    Pour moi Ségolène Royal correspond tout à fait au profil. Je n'ai jamais compris pourquoi cet acharnement de toutes parts pour la ridiculiser ou l'affaiblir sans aucune raison , à la moindre de ses actions ! ! Elle se bat SEULE contre tous depuis le début, et avoir fait 47% des voix dans de telles conditions ben chapeau ... et quoi qu'on en dise c'est une femme, loin d'être parfaite bien évidemment, qui a très largement assez de qualités et de compétences pour remplir la fonction élyséenne ...
    Christiane Taubira a aussi le profil adéquat, mais mille fois hélas, encore trop de racistes encore dans notre pays... encore que ..

  • nord.mand
    • Posté à 14h44 le 03/01/2010

    « Résumons : cette personnalité devrait être calme, optimiste, généreuse, à l'écoute des jeunes, éloignée des joutes partisanes… Une idée ? »

    Mais RUE89 roul pour Royal ou quoi ?

    - Calme : aucun candidat ne l'est
    - Optimise : vu ce que Royal se prend dans les dents, être encore présente dans a vie politique relêve de l'exploit
    - Généreuse : on ne peut pas dire qu'elle soit avare d'efforts
    - A l'écoute des jeunes : c'est dans la catégories des 18/25 ans qu'elle a fait les melleurs scores en 2007. Très populaire dans les banlieues
    - Eloignée des joutes partisanes : elle est la SEULE au PS a dénoncer clairement les courants, à vouloir « dapasser les lignes des partis » sur le plan national (en Poitou-Charentes elle vient de rallier des Verts... Prenant au mot la proposition de Bayrou avec son « arc en ciel de l'extrême gauche au centre » ! )

    Et bien voila... RUE89 a trouvé ! ! !

  • survivant
    • Posté à 15h21 le 03/01/2010

    La personne la mieux placée pour battre les conservateurs est Lionel Jospin. Il est modeste, honnête, cultivé. Il n'a pas hésité à annoncer la couleur durant la campagne à la course à la présidentielle de 2002 en sachant les risques que qu'il prenait en disant ouvertement qu'il ne ferait pas une politique de gauche s'il était élu. Il a su tirer des conclusions de son échec en prenant toutes les responsabilités sur lui en se retirant de la vie politique. J'aime ce courage ! même si la politique de l'homme doit-être revue notamment sur la privatisation des services publics. Ces 7 années de silence lui ont permis de se remettre en question sur une politique à gauche plus ciblée vers le social, le développement des services publics surtout en zone rurale mais pas seulement, en ville aussi avec les transports dans les grandes banlieues. C'est un homme qui est passé par le ministère de l'éducation, il connaît les problèmes des jeunes et des enseignants. Cet homme est la providence pour les socialistes. Et un nouvel espoir pour la gauche française. Je pense que s'il était élu il n'hésiterait pas une seconde fois à se retirer de la scène politique s'il était désavoué par le peuple.

  • Jaycib
    • Posté à 17h40 le 04/01/2010

    Ca me rappelle l'essai de JJ Servan-Schreiber avec son « M. X » dans l'Express d'antan. A l'époque – c'était transparent –, l'idée de JJSS était de promouvoir une candidature de Gaston Deferre...

    Je ne crois guère que nous soyons tombés définitivement dans l'ère de la com'. La com » ne devient importante que si les candidats n'ont pas grand chose qui les distingue en matière programmatique. Or, nous entrons dans une période où le fond va prévaloir sur la forme : qu'est-ce que les électeurs auront en tête une fois que les coups de boutoir de la crise se seront répétés ? Le Financial Times estimait il y a quelques semaines que le revenu moyen dans les pays occidentaux devrait baisser de 20% rien que pour permettre le remboursement de l'énorme dette fiscale et sociale. Par ailleurs, le niveau d'épargne des citoyens français d'aujourd'hui (+/- de 13 à 17%) indique bien qu'ils s'attendent au pire. Ils chercheront par conséquent des réponses concrètes à leurs problèmes, pas un renouveau de poudre aux yeux.