Tribune 29/12/2009 à 12h07

IUFM : pourquoi nous ne voulons toujours pas de la réforme

Marie-Albane de Suremain Didier Mendibil Michel Solonel | professeurs à l'IUFM de Créteil-Paris 1

Il peut sembler surprenant que tous les enseignants rejettent une réforme des IUFM dont le ministre de l’Education affirme qu’elle vise à « améliorer la qualification des personnels en vue de renforcer la réussite des élèves... » Alors, en quoi consiste cette réforme, et pourquoi les enseignants et les étudiants des centres IUFM de Melun et de Torcy la refusent-ils massivement ?

Si la réforme est appliquée, les étudiants devront étudier cinq années après le bac et obtenir un diplôme de master pour pouvoir réussir un concours leur permettant de devenir enseignants. A la rentrée suivante, ils seront dans une classe, face à des élèves, sans avoir reçu de réelle formation professionnelle.

En effet, ces jeunes professeurs n’auront jamais appris à transmettre leur savoir. Le plus souvent, ils n’auront pas appris le contenu des programmes qu’ils auront à enseigner et ne sauront pas comment un élève apprend. Ils n’auront pas appris à s’adapter à la très grande diversité de leurs élèves (âge, niveau, milieu social et culturel, etc). De plus ils n’auront jamais appris à exercer leur autorité dans une classe et n’auront pas le sens du service public.

Et pourtant, s’ils enseignent par exemple à l’école maternelle ou élémentaire, ils devront enseigner dix matières différentes. Ils pourront avoir une classe de cours préparatoire et apprendre à lire, écrire, compter à de jeunes élèves. Ils pourront avoir à préparer des élèves de CM2 à entrer au collège ou bien devront donner envie d’apprendre aux enfants de la maternelle.

S’ils enseignent en collège ou en lycée, ils devront être capables, sans l’avoir appris, de s’imposer à des classes d’adolescents nombreux et parfois réticents.

Le risque de démissions précoces, faute de préparation suffisante

Sans l’avoir appris, ils devront aussi préparer leurs élèves à devenir des citoyens responsables. Très souvent, ils auront du mal à trouver les mots justes permettant de faire comprendre ce qu’ils ont appris à l’université. Devant ces difficultés, certains seront même tentés de démissionner précocement !

En bref ce que craignent les enseignants qui refusent cette réforme, c’est que l’amélioration prévue par le ministre ne soit qu’un effet d’annonce pour mieux faire mieux passer la poursuite des suppressions de postes d’enseignants (encore 16 000 en 2010) et qu’elle n’aboutisse, en réalité, qu’à une forte dégradation de la qualité de l’enseignement dispensé aux élèves.

En conséquence les enseignants de l’IUFM manifesteront leur opposition à cette réforme le mardi 15 décembre 2009 à l’appel de la quasi-totalité des syndicats d’enseignants.

(Ce texte a été rédigé par trois enseignants au nom de l’assemblée générale des formateurs d’Iufm de Seine-et-Marne.)

Aller plus loin
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  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 12h52 le 29/12/2009
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    ben ils apprendront quoi alors pendant leurs cinq années après le bac ?

    • Ben85
      Ben85 répond à jyeden
      ramoneur
      • Posté à 13h38 le 29/12/2009
      • Internaute 75415
        ramoneur

      Des savoirs théoriques dans la filière universitaire qu’ils auront choisie.

    • Léo01
      Léo01 répond à jyeden
      étudiant
      • Posté à 22h43 le 29/12/2009
      • Internaute 76182
        étudiant

      Je passe mon CAPES d’histoire-géo cette année.

      Je ne sais pas pour les instits, mais je peux vous assurer que pour les futurs enseignants du secondaire, l’IUFM ne serre quasiment à rien. Les quelques heures que nous y avons par semaine sont très anecdotiques.

      Elles sont censées servir pour l’oral de juin (l’écrit est en mars), mais elles concernent la didactique. Bref, on est très souvent à côté du programme prévu. Les profs nous parlent de leurs recherches personnelles et ils font des cours un peu au hazard ! ! Si un étudiant n’a pas intégré suffisament de savoir en licence, il ne le fera pas en un an seulement, alors qu’il a des épreuves lourdes à préparer, qui concernent des sujets précis.

      L’essentiel de nos cours est fait à l’université, souvent par nos profs de licence ou de master recherche, qui sont, pardonnez moi, bien plus qualifiés et intéressants que ceux de l’IUFM.

      J’ai pourtant manifesté l’an dernier contre cette réforme... Maintenant que je suis concerné et que je suis allé à l’IUFM, je ne pense pas que la mastérisation de la formation des enseignants soit une mauvaise chose.

      Pour ce qui est d’apprendre à cadrer une classe, rien ne remplace l’expérience de surveillant pendant un an ou plus. C’est ce que je fais cette année. Ce n’est qu’au contact des élèves qu’on apprend si on est fait pour ce job ou pas. On comprend petit à petit comment réagir, écouter, punir... Bref, l’IUFM, avec ses cours théoriques, n’a été qu’une farce.

      • kk
        kk répond à Léo01
        au vert
        • Posté à 09h36 le 30/12/2009
        • Internaute 13480
          au vert

        C’est vrai qu’avec les nombreuses suppressions de postes de pions ces dernières années, le pionicat est la réponse adaptée à la suppression de la formation !

        Tous les étudiants qui se destinent à l’enseignement peuvent prétendre à un poste de pion : C’est bien connu !

         
        • Léo01
          Léo01 répond à kk
          étudiant
          • Posté à 12h01 le 30/12/2009
          • Internaute 76182
            étudiant

          Il y en a à la pelle des postes de pion à pourvoir ! Je suis sur Lyon et il y a toujours des établissements qui cherchent. J’ai envoyé 50 CV en mai-juin et j’ai trouvé facilement pour septembre. Et je précise que je n’avais aucune expérience dans le domaine éducatif. Si on dit qu’on souhaite se préparer au métier de prof, on est embauché.

          Pour ce qui est de la formation, oui, j’affirme qu’avoir été pion en collège est excellent. On apprend à connaître les élèves et à les maîtriser. Gérer une salle d’étude avec 30 gamins qui doivent faire leurs devoirs est le meilleur aperçu de la salle de cours. Les cours théoriques et pédagogiques de l’IUFM ne remplacent pas ça.

          Il y a des profs qui ont leur CAPES sans jamais avoir été confrontés à ça, et qui souffrent de ce manque d’expérience en début de carrière.

          Moi même, j’ai déjà amélioré mon autorité et mon écoute avec les élèves depuis le début de l’année.

        1 autres commentaires
      • lancetre
        lancetre répond à Léo01
        • Posté à 22h23 le 30/12/2009
        • Internaute 18658

        L’IUFM ne SERT effectivement à rien.

        Certains profs font leur cours au HASARD.

        A ces nuances près, je suis entièrement d’accord avec votre texte.

        Jamais je n’ai rencontré un seul jeune professeur qui aurait été satisfait de ce qu’on lui a « enseigné » à l’IUFM.

        Le projet du gouvernement est bien évidemment de supprimer des postes.

        Mais il joue sur du velours.

        Aucun enseignant ne fera grève pour défendre les IUFM !

  • Albufera
    Albufera
    Observateur.
    • Posté à 13h04 le 29/12/2009
    • Internaute 29241
      Observateur.

    Je suis tout à fait d’ accord que le métier d’ enseignant s’ apprend mais je suis en désaccord complet avec cette tribune. Les IUFM sont des coquilles vides animées par des formateurs qui s’ y sont réfugiés pour diverses raisons qui les ont éloignées de l’ enseignement (ils n’ ont parfois jamais enseigné et on le culot de se placer en donneurs de leçons qui peuvent rédiger de mauvaises appréciations préjudiciables aux étudiants qui s’ écrasent et supportent ces infamies en silence). Il faut être honnête : seuls les stages ont une utilité permettant de s’ apercevoir si on est fait ou non pour ce métier. En école primaire, les compétences disciplinaires sont tout au plus celles d’ un lycéen et le charabia des formateurs qu’ il faut bien supporter est plus une gêne qu’ autre-chose (la lecture de n’ importe quelle revue de l’ INREP dont les caticles sont écrits la plupart du temps avec les pieds est à mourir de rire). Oui pour des stages en responsabilité pour les étudiants dans des classes avec des tuteurs qui sont de vrais enseignants , non aux formateurs bidons qui profitent de cette réforme qui lèse les étudiants pour s’ accrocher à des postes scandaleusement vides de sens et essaient de nous faire croire qu’ ils servent à quelque chose !

    • framboise92
      framboise92 répond à Albufera
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 13h08 le 29/12/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      Cela a changé. Dans les années 1970, mon professeur d’économie générale était Jospin, et Noëlle Châtelet celle de technique d’expression. Un régal !

      • framboise92
        framboise92 répond à framboise92
        je choisis la campagne, la (...)
        • Posté à 15h50 le 29/12/2009
        • Internaute 24519
          je choisis la campagne, la (...)

        Je me suis trompée, j’ai lu IUT. Pardon.

    • Enogabalo
      Enogabalo répond à Albufera
      Photoshopeur
      • Posté à 13h37 le 29/12/2009
      • Internaute 90424
        Photoshopeur

      Vous tapez fort, mais juste.
      Cependant, ne nous leurrons pas, ce que vise le gourvernement est la suppression de l’année de « stage », partagée entre IUFM et enseignement en classe par simple souci de réduction de budget (un enseignant en stage effectue un service réduit, puisqu’il suit des cours obligatoires en parallèle). Avant bien sûr la suppression du concours même, et du statut de titulaire de la fonction publique.
      Bien qu’il soit risible et pathétique que les enseignants d’IUFM, bien connus pour leur désaffection des mouvements syndicaux et leur soumission à l’autorité, se découvrent une âme contestataire, il n’est d’autre choix que de les soutenir contre une réforme dictée par la volonté de n’apporter au peuple qu’une éducation au rabais, en termes de contenant et de contenu.

      • lancetre
        lancetre répond à Enogabalo
        • Posté à 22h31 le 30/12/2009
        • Internaute 18658

        « il n’est d’autre choix que de les soutenir... »

        NON, NON et NON ! ! !

        les IUFM sont malades ? Qu’ils crèvent !

        Les profs d’IUFM sont fort bien décrits dans votre texte, comme dans celui d’Albufera.

        Pourquoi soutenir des gens qui travaillent depuis des années à la destruction de l’école publique ?

        Il me semble d’autant plus facile de combattre à la fois Meirieu et Sarkozy qu’ils sont, dans les faits, complices.

        Sarkozy veut détruire l’école publique, pour la privatiser.

        Meirieu , en attaquant sans cesse ce qu’on appelle bouffonnement dans les IUFM les « savoirs savants », lui prépare le terrain.

        Combattre l’un, c’est combattre l’autre.Et réciproquement.

    • lancetre
      lancetre répond à Albufera
      • Posté à 22h24 le 30/12/2009
      • Internaute 18658

      Je vous tope !

      Allègre, bouffon, démisssion !

      Meirieu en ZEP ! ! !

  • Compte supprimé le 3 janvier 2
    Compte supprimé le 3 janvier 2
    Collectionneur d'armures.
    • Posté à 13h36 le 29/12/2009
    • Internaute 88342
      Collectionneur d'armures.

    Cet article est un tissu de contre-vérités. D’abord, avant que les syndicats néo-staliniens reprennent la main en muselant la voix du plus grand nombre, j’ai toujours entendu les étudiants dire pis que pendre des IUFM, ces repaires de Diafoirus planqués qui viennent enseigner une matière-bidon la Pédagogie.C’est eux qui ont réclamé à cor et à cris la suppression de ces instituts à la Soviétique ! Non, madame ; la pédagogie n’est pas une science, c’est tout au plus une technique que l’on acquiert au fil des années en tâtonnant et qui ne s’enseigne pas. Assez de blabla et de propos mystificateurs ! Et puis il est temps que la FESSU cesse de faire la Loi à l’EN : elle n’a aucune légitimité démocratique ! Le trotskyste Jospin, créateur de cette Jospinade que représentent les UIFM, ne reviendra heureusement jamais au pouvoir ! Ce refuge pour planqués permet de faire carrière comme enseignant sans jamais se trouver en face d’élèves : c’est le PIED ! Et ce sont ces gens-là qui viennent donner des leçons ?

    • padiran
      padiran répond à Compte supprimé le 3 janvier 2
      Chroniqueur Grolandais
      • Posté à 13h39 le 29/12/2009
      • Internaute 5159
        Chroniqueur Grolandais

      C’est bien ce que j’écris ci dessous, ton argumentation est purement idéologique. Quand on a enseigné, on sait ce que pédagogie veut dire et cela ne s’apprend pas dans les livres mais à travers des formations.

      • Compte supprimé le 4 janvier 3
        • Posté à 21h00 le 29/12/2009
        • Internaute 41144

        A travers des formations, oui, c’est indispensable. A travers l’IUFM, depuis le temps, ça se saurait !

         
        • alice91
          • Posté à 14h27 le 30/12/2009
          • Internaute 97720
            intello

          l’UMP ca vous chatouille ou ca vous gratouille ?
          Allez ... pas de souci ... votre joueur de pipeau va vous divertir toute l’année..

          • Compte supprimé le 4 janvier 3
            • Posté à 14h58 le 30/12/2009
            • Internaute 41144

            Votre pseudo vous va bien mal, si pour vous être contre les IUFM équivaut à être à l’UMP... Cet « argument » a un grand mérite - en, plus de discréditer absolument et par essence toute personne qui est en désaccord avec vous - il vous évite l’impossible tâche de les DEFENDRE ! Car vous seriez bien en peine...

        2 autres commentaires
    • framboise92
      framboise92 répond à Compte supprimé le 3 janvier 2
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 15h53 le 29/12/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      Parmi vos armures, de laquelle vous servez-vous, la moins rouillée ?

    • asozial
      asozial répond à Compte supprimé le 3 janvier 2
      Bobo reprazent - aus Berlin.
      • Posté à 17h17 le 29/12/2009
      • Internaute 2273
        Bobo reprazent - aus Berlin.

      gaëtan a un avis sur tout, il sait tout, peut répondre sur tout, il pourrait être le maître du monde et tout le monde s’en fout !

    • lancetre
      • Posté à 22h37 le 30/12/2009
      • Internaute 18658

      La Fessue a une légitimité démocratique, tout bêtement parce qu’il y a régulièrement des élections professionnelles , et que le SNES, par exemple, continue à obtenir à lui seul, élection après élection, la majorité absolue des suffrages exprimés chez les professeurs du secondaire.

      Quant aux staliniens que vous évoquez, ils ont existé, mais sont à la retraite !

      Sur les IUFM, pour une fois, je partage votre analyse.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 17h12 le 29/12/2009
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    L’IUFM et avant elle L’EN qui formait les futurs instituteurs jusqu’en 1990, ont toujours été les périmètres d’affrontements idéologiques entre la droite et la gauche.
    Ainsi peut on lire sur le blog IFRAP think tank à la droite bien trempée
    « IUFM La machine à détruire les enseignants »
    les IUFM (Instituts universitaires de formation des maîtres) rassemblent à eux seuls pratiquement tous les défauts de l’Education nationale : bureaucratisation, gaspillages, enseignements idéologiques, manque de contrôle, taux de réussite catastrophiques et, surtout, déformation de toute une génération de jeunes qui souhaitent devenir des enseignants. Ces organismes « soviétiformes » apparaissent en 1991, au moment même où s’effondrent, à l’Est, les régimes communistes, l’empire soviétique et, avec eux, toute une idéologie basée sur l’étatisme et le dirigisme »
    La gauche n’ayant pas fait preuve d’un grand courage en matière de défense de l’éducation nationale en générale et des IUFM (créés par Jospin) en particulier, le boulevard est énorme et la tentation est grande, pour la droite, de mettre en application une réforme qui est plus idéologique que fondée sur le rationnel et le pragmatique, car faire enseigner des Bac+5 sans outils pédagogiques, c’est un peu comme donner le commandement du porte avion Charles de Gaule à un officier tout juste sorti de l’Ecole Navale, ça peut faire, mais c’est risqué, surtout pour le reste de l’équipage.

    • lancetre
      lancetre répond à padiran
      • Posté à 22h42 le 30/12/2009
      • Internaute 18658

      Je ne sais pas si vous savez de quoi vous parlez.

      Avez-vous assisté à des « cours » donnés par des « formateurs » sévissant en IUFM ?

      Pour ma part, je crois qu’il vaut mieux aucune formation que la « formation » infligée dans les IUFM.

      Evidemment, l’idéal serait une VRAIE formation pédagogique.

      Mais comment pourrait-elle être dispensée par des gens qui se sont réfugiés en IUFM pour ne surtout plus avoir d’élèves ?

  • kk
    kk
    au vert
    • Posté à 13h34 le 29/12/2009
    • Internaute 13480
      au vert

    Non seulement ces jeunes professeurs n’auront pas « appris le métier », mais du fait des règles d’attribution des postes ils se retrouveront dans des classes difficiles ( ZEP, cours multiples, classes uniques ...).
    Raison de plus pour les former.

  • miles.v
    miles.v
    Matheux
    • Posté à 13h40 le 29/12/2009
    • Internaute 80105
      Matheux

    Étant passé par l’IUFM il y a un peu plus de 10 ans et ayant régulièrement des échos par les stagiaires du lycée où j’enseigne, j’ai de plus en plus l’impression qu’en fait cette réforme va supprimer les IUFM en en conservant la partie la plus contestable (les formations hyper théoriques trop souvent assurées par des enseignants devenus formateurs pour fuir les élèves) et en supprimant le plus intéressant ( les formations « pratiques » généralement assurées par des enseignants ayant encore des classes).
    Il faut enfin avoir à l’esprit que le but de cette réforme n’est que de faire économiser à l’état les salaires des enseignants stagiaires, tous les autres discours n’étant que du maquillage de cette réalité. ( par ailleurs j’aimerais comparer l’économie réalisée avec le cout de la baisse de la TVA sur la restauration ou même avec celui de l’airbus présidentiel)

  • Ridou
    Ridou
    Etudiant
    • Posté à 14h21 le 29/12/2009
    • Internaute 99805
      Etudiant

    Ils apprendront juste ce qui est comptenu dans leurs programmes : un mec en master de physique aura appris à calculer la vitesse d’un electron dans un flux electormagnétique, une fille en master de droit aura appris la différence entre une jurisprudence et un amendement.
    Et tout les deux iront 3 mois après, enseigner à des enfants et ados de tout age, à devenir des citoyens responsables :)
    Que la France est bien faite :)

  • Compte supprimé le 3 janvier 2
    Compte supprimé le 3 janvier 2
    Collectionneur d'armures.
    • Posté à 14h23 le 29/12/2009
    • Internaute 88342
      Collectionneur d'armures.

    Il y a très peu de personnes qui ont un sens aigu de la pédagogie, c’est un don rare. Cela veut dire que dans un enseignement massifié ( 1 million d’enseignants ) il est impossible pour une même génération de trouver 1 million d’enseignants compétents, authentiquement pédagogues. Bcp ne le deviendront jamais et c’est normal. Cela veut dire simplement que les objectifs des différents ministres sont inatteignables, parce que contre nature !

    • A déménagé le 17-9
      • Posté à 14h27 le 29/12/2009
      • Internaute 88579
        nc

      ...

    • kk
      kk répond à Compte supprimé le 3 janvier 2
      au vert
      • Posté à 14h29 le 29/12/2009
      • Internaute 13480
        au vert

      Les objectifs des différents ministres sont contre nature ?
      Mais encore ?
      A force de chier du commentaire au kilomètre pour ne rien dire, vous n’êtes même plus drôle.
      Pour tuer le temps en toute inutilité, vous avez pensé à la pétanque ?

    • padiran
      padiran répond à Compte supprimé le 3 janvier 2
      Chroniqueur Grolandais
      • Posté à 14h34 le 29/12/2009
      • Internaute 5159
        Chroniqueur Grolandais

      Re bonjour M ; le collectionneur d’armures. En lisant quelques unes de vos contributions parfaitement décousues, une réflexion me vient spontanément à l’esprit. Vous êtes combien derrière ce pseudo ?
      Pas un de vos écrits ne ressemble à un autre. Le pool de dactylographe doit être conséquent. J’espère que vous êtes payés au moins.

  • Neihu
    Neihu
    Habitant de Taiwan
    • Posté à 14h52 le 29/12/2009
    • Internaute 58474
      Habitant de Taiwan

    Bonjour,

    J’adresse à ces futurs enseignants des IUFM qui se battent afin de pouvoir VRAIMENT transmettre des connaissances, le SAVOIR, aux enfants tous mes encouragements.

    Il est aussi vrai que la voie à la fois la plus économique, réaliste et efficace, serait de restaurer les Ecoles Normales qui formaient réellement les institutrices-instituteurs avec un but clair et précis : la transmission des savoirs par les méthodes vérifiées comme les plus adaptées au plus grand nombre, voire à la quasi-totalité des enfants d’une génération.

    Car il est exact que TOUS les gouvernements, de toutes couleurs, depuis les années 1970, ont « saboté » au sens propre du terme le formation PROFESSIONNELLE des futurs enseignants. Et toujours au travers de « réformes » dont le double objectif était la baisse du niveau culturel général des élèves et celle des dépenses de l’Etat pour L’INSTRUCTION PUBLIQUE (chose bien différente de l’Education, fut-elle nationale).

    Du point de vue des qualifications, la majorité des enseignants formés depuis les années 1970, souvent avec des orientations désastreuses pour la société et le pays, comme la « méthode de lecture globale » ou les « mathématiques modernes » a vu son niveau moyen chuter.

    Je connais ainsi un enseignant français qui a été « sanctionné » par une note administrative baissé pour, je cite le rapport de son « inspecteur » en date de 1985 : « classe ayant un trop bon niveau général ». Ses élèves étaient heureux, détendus, mais travaillaient bien et efficacement. Trop, de l’avis de cet « IEN » qui n’avait enseigné en tout et pour tout que.....2 ans ! ! !

    Il est aussi naturel et nécessaire d’avoir des pilotes d’avion, des journalistes, des mécaniciens que des enseignants bien formés, ceci afin de permettre à la société dans on ensemble de se développer et de promouvoir talents, compétences et qualités propres à chaque individu.

    Comme disait Victor Hugo, un gouvernement se juge à son action pour ou contre l’instruction publique.

    De ce point de vue, les étudiants en IUFM doivent donc à la fois empêcher cette « réforme » régressive, mais aussi élaborer pour la société entière des revendications d’avenir sur ce que doit être une vraie formation professionnelle au métier (beau, mais difficile) d’enseignant.

    Instituteur signifie bien « celui qui met debout ». C’est l’enseignant qui éveille l’esprit, le nourrit, féconde ses potentialités.

    Cela devrait être une PRIORITE pour tout gouvernement que d’aller dans ce sens afin que tous les enseignants soient mis en situation de réaliser cet objectif essentiel pour l’avenir d’une société humaine dite civilisée, car portant une culture en évolution permanente, mais appuyée sur des esprits instruits, donc curieux, critiques et ouverts.

    Bien cordialement,

    • Compte supprimé le 3 janvier 2
      Compte supprimé le 3 janvier 2 répond à Neihu
      Collectionneur d'armures.
      • Posté à 16h24 le 29/12/2009
      • Internaute 88342
        Collectionneur d'armures.

      Non, cela ne veut pas dire « celui qui met debout » mais « celui qui établit l’humanité dans l’homme ». Il faut lire le livre admirable de François Mauriac : « Le Sagouin »... Serge Moatti en a fait une adaptation pour la TV.

    • Compte supprimé le 4 janvier 3
      • Posté à 21h11 le 29/12/2009
      • Internaute 41144

      « Je connais ainsi un enseignant français qui a été “sanctionné” par une note administrative baissé pour, je cite le rapport de son “inspecteur” en date de 1985 »

      Vous confondez note administrativve (délivrée par le chef d’établissement) et note pédagogique (délivrée par l’IEN), qui n’ont rien à voir. Par ailleurs, mon expérience personnelle m’a appris à recevoir avec la plus grande méfiance les récits des inspections faites par les gens qui les ont ratées ! Pour voir sa note pédagogique baisser, il faut vraiment en faire beaucoup...

      Les Ecoles Normales que vous regrettez tant - selon le principe universel que « c’était mieux avant », manifestement - sont les responsables des fiascos que vous dénoncez par ailleurs : les maths modernes et la méthode globale de lecture.

      Les IUFM sont des Ecoles Normales en bien pire, la plupart des gens qui y enseignent des Diafoirus qui se sont barrés parce qu’ils ne supportaient pas le contact avec de vrais élèves ! La seule formation digne de ce nom ne peut être effectuée QUE par des gens qui ont des classes - sinon, je suis aussi capable que vous d’expliquer à un boulanger comment il doit faire son pain !

  • sev
    sev
    • Posté à 15h11 le 29/12/2009
    • Internaute 10374

    Beaucoup de ceux qui sont passés dans les IUFM les détestent ; Beaucoup de ceux qui n’iront jamais pleurent leurs disparitions !
    Mérieux, l’un des concepteurs de ces instituts résume très bien la situation en parlant des IUFM : la structure était bonne, c’est le contenu qui était à améliorer.
    Les IUFM constituent une vraie transition entre le monde universitaire et le monde de l’enseignement. Car enseigner ce n’est plus réciter un manuel que l’on a appris par cœur, à une assistance docile et naturellement attentive. Les élèves sont à l’image de la société actuelle : complexes.
    Ceux qui pensent qu’avoir un bac +X suffit pour enseigner se trompent. Ceux qui pensent que tout s’apprend dans les classes se trompent aussi. Devenir professeur est un long processus et ça s’apprend. Les IUFM sont certainement les meilleurs outils pour cela, même s’ils doivent fortement s’améliorer.

    • framboise92
      framboise92 répond à sev
      je choisis la campagne, la (...)
      • Posté à 16h00 le 29/12/2009
      • Internaute 24519
        je choisis la campagne, la (...)

      Ils doivent rester, oui et si la hiérarchie voulait bien s’en mêler , elle les défendrait . Mais tout le monde s’en moque et subit. Il n’y a que les petits pions ou les chevaux éclairés qui sont allés dans la rue et qui se battent.
      Les IUFM étaient à critiquer, mais leur absence va se faire ressentir.

      • sev
        sev répond à framboise92
        • Posté à 16h07 le 29/12/2009
        • Internaute 10374

        D’ailleurs, à ce propos, pourquoi les syndicats enseignants ne se sont pas plus mobilisés ?

         
        • framboise92
          framboise92 répond à sev
          je choisis la campagne, la (...)
          • Posté à 16h26 le 29/12/2009
          • Internaute 24519
            je choisis la campagne, la (...)

          Ils se mobilisent mais avec des mots d’ordre où tout est mêlé et avec une ardeur un peu molle due au manque de mobilisation des collègues aussi.
          Il y a eu le 29, le 19, manifestations mémorables.
          Les enseignants ne sont plus les petits employés d’avant. Ils sont souvent mariés à des cadres, ont des traites à payer et laissent les vieilles comme moi agir. Et ma vieille framboise n’a plus de sous et les genoux qui trinquent de Bastille à Nation.
          Les français parlaient du service minimum, les médias aussi.
          TANT QUE NOS SYNDICATS NE PARLERONT PAS CLAIREMENT DE NOS SALAIRES, nous NE SERONT PAS CRÉDIBLES.
          Cela remonte à loin. Nous défendons la veuve et l’orphelin et nous sommes pris pour des petits employés depuis longtemps dépréciés ETqu’on se permet depuis 2007, de surcroît, d’insulter. (lettre aux éducateurs de notre président, une tite merveille du genre !)
          Les inspecteurs disent aux jeunes de ne pas parler politique et les jeunes essaient de vivre en colocation et ont du mal à boucler leur fin de mois. (ceux qui réagissent ne peuvent pas suivre, les autres voient cela de loin et se contentent de travailler, e qui est déjà très difficile, il faut avouer).
          Le milieu enseignant est complexe.
          @suivre, il faut que je parte.
          Je me suis re-syndiquée et en ai parlé au snuipp. Je vais essayer de m’y tenir. Pourquoi celui-ci ? c’est le plus représentatif. C’est tout.
          Le nombre de causes que défendent les syndicats se comptent en dizaines par brochure mensuelle !
          Et nous ne bloquons rien, nous avons un service minimum, nous sommes au premier rang des rancoeurs en tous genres. (même si c’est parfois justifié. Nobobdy’s perfect !)
          Mais ce métier est gratifiant au fond du coeur ! Jalousé, certainement !
          Il y a eu le soldat Redon et des inspecteurs courageux. Il y a eu des remontages de bretellles de toutes parts.
          Les syndicats devraient être plus mordants !

          • Compte supprimé le 3 janvier 2
            Compte supprimé le 3 janvier 2 répond à framboise92
            Collectionneur d'armures.
            • Posté à 16h29 le 29/12/2009
            • Internaute 88342
              Collectionneur d'armures.

            « TANT QUE NOS SYNDICATS NE PARLERONT PAS CLAIREMENT DE NOS SALAIRES, nous NE SERONT PAS CRÉDIBLES. »

            Vous gagnez bien assez ! 4 mois de congés payés par le contribuable ! Il est normal qu’en période de crise, vous vous serriez un peu la ceinture. Ayez donc le sens de l’intérêt général et de l’intérêt national !

            • la champenoise
              • Posté à 16h47 le 29/12/2009
              • Internaute 27942

              Avant de raconter n’importe quoi, on se renseigne.
              Les enseignants sont payés 10 mois mais perçoivent leur salaire en 12 versements ; de même que dans le privé, le salaire contractuel peut être annuel mais répartit en 12, 13 ou 14 versements selon les contrats.

            • A déménagé le 1-6
              • Posté à 00h57 le 30/12/2009
              • Internaute 61755

              tu sais quoi tagada, j’en ai discuté avec mon banquier il y a peu qui se réjouissait du 13e mois qui allait tomber dans son escarcelle, j’ai pensé « tant mieux pour lui » tout en maugréant « connard »...alors quand une buse de ton espèce vient à me reprocher « 4 mois vacances », ça m’amuse assez vu le temps que tu prends pour déverser ton purin sur la rue...t’es rémunéré par la fnsea ?

        • kk
          kk répond à sev
          au vert
          • Posté à 16h36 le 29/12/2009
          • Internaute 13480
            au vert
          • sev
            sev répond à kk
            • Posté à 16h49 le 29/12/2009
            • Internaute 10374

            Merci pour les liens. Cela dit, médiatiquement, ils n’ont pas été au top sur ce dossier.

            • kk
              kk répond à sev
              au vert
              • Posté à 16h57 le 29/12/2009
              • Internaute 13480
                au vert

              C’est vrai mais on peut s’interroger sur la place que font les médias aux informations, discours et actions syndicales.
              De plus, il n’est pas simple d’informer et de mobiliser une profession qui a du, ces derniers temps, s’informer puis réagir (le plus souvent en pure perte) contre de multiples « réformes ».
              En vrac en deux ans dans le primaire : les nouveaux programmes, l’aide personnalisée, la suppression de deux heures de classe, les évaluations bidons, les stages pendant les vacances, la suppression des RASED ... (Jen oublie sans doute), les suppressions de postes, sans oublier la forte implication dans RESF ...
              Les syndicats enseignants font ce qu’ils peuvent sur le terrain grâce aux petits bras de quelques trop rares militants.
              Il ne faut pas non plus fantasmer sur la toute puissance des syndicats.

        • lancetre
          lancetre répond à sev
          • Posté à 01h19 le 31/12/2009
          • Internaute 18658

          Essayez donc de débarquer dans une salle des profs en expliquant que vous proposez une action pour défendre les IUFM.

          Vous allez être bien reçu(e) !

          Les syndicats savent parfaitement que les IUFM sont indéfendables.

          Ils ne sont pas obligés d’aller au suicide électoral.

        9 autres commentaires
    • Compte supprimé le 4 janvier 3
      • Posté à 21h13 le 29/12/2009
      • Internaute 41144

      « Les IUFM sont certainement les meilleurs outils pour cela, même s’ils doivent fortement s’améliorer. »

      Vous trouvez qu’on ne doit pas changer une équipe qui perd ? Depuis le temps, si les IUFM étaient « sauvables », ça se saurait.

      • sev
        • Posté à 22h04 le 29/12/2009
        • Internaute 10374

        c’est pas parce qu’une équipe perd toujours sur son terrain qu’on doit dynamiter le terrain ! effectivement, on change l’équipe.

    • lancetre
      lancetre répond à sev
      • Posté à 22h58 le 30/12/2009
      • Internaute 18658

      « Beaucoup de ceux... »

      NON.

      TOUS ceux qui sont passés par les IUFM les vouent aux gémonies.Jamais je n’ai entendu un seul jeune professeur me dire qu’il avait appris quelque chose en ces lieux de malheur.

      « la structure était bonne... »

      NON.

      Ce qui ne va pas, c’est de faire enseigner la pédagogie par des gens qui n’ont pas d’élèves.

      Vous feriez-vous opérer, en confiance, par un chirurgien qui n’a plus pratiqué depuis vingt ans ?

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