Droit de suite 27/12/2009 à 13h40

Système de santé américain : que dit le texte adopté par le Sénat ?

David Servenay | Ex-Rue89

« Historique » : juste avant de partir en vacances à Hawaï, le président américain a salué l’adoption, par le Sénat, du projet de réforme du système de santé. Un projet moins généreux que celui de la Chambre des représentants, mais qui devrait normalement constituer le premier succès de Barack Obama. Rappel.

Après l’adoption par la Chambre des représentants le 7 novembre, la majorité démocrate a obtenu (par 60 voix contre 39) une majorité le 24 décembre. Objectif atteint pour la Maison Blanche, qui voulait absolument voir le texte adopté avant Noël. En échange, les Républicains ont négocié quelques contreparties.

Globalement, le projet du Sénat est moins ambitieux et moins cher pour les finances publiques que celui de la Chambre des représentants :

  • Il prévoit de reposer sur les seuls assureurs privés, là où une caisse d’assurance-maladie publique a d’abord été envisagée.
  • La Chambre veut taxer les revenus les plus élevés, alors que le Sénat souhaite taxer les assurances « de luxe ».
  • Le coût de la réforme, sur dix ans, est ramené de 1000 milliards de dollars à 871 milliards. Aux Etats-Unis, les dépenses de santé représentent 18% du PIB (Produit intérieur brut).
  • Le Sénat veut étendre la couverture santé à 31 millions d’Américains, contre 36 millions pour la Chambre. En tout, plus de 46 millions de personnes (16% de la population) n’ont aujourd’hui aucune assurance santé.
  • Le texte refuse l’accès de Medicare (assurance publique pour les plus de 65 ans) aux plus de 55 ans, comme il en était question. En revanche, il étend l’assurance familiale aux enfants jusqu’à 26 ans, contre 18 ans aujourd’hui.
  • Il entérine l’interdiction de refus d’assurance pour cause d’antécédents médicaux. De la même manière, les assureurs ne pourront plus imposer des primes discriminatoires, en fonction du sexe de l’assuré par exemple.
  • Même s’il coûte moins cher, le programme sera en partie financé par des hausses d’impôts.

Concrètement, le projet définitif va maintenant faire l’objet d’un arbitrage par une commission mixte Sénat-Chambre, à huis clos. Barack Obama va donc devoir convaincre l’opinion américaine de l’utilité de cette réforme, si possible avant le 21 janvier, date de son entrée en fonction, il y a un an.

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  • ysengrimus
    • Posté à 14h22 le 27/12/2009
    • Internaute 12674

    Vous le prouvez ici encore : les USA restent les USA

    Lien

    Obama ou pas...
    Paul Laurendeau

    • pablico
      pablico répond à ysengrimus
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 15h01 le 27/12/2009
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      Le tout c’est qu’il y ait une structure officielle.
      Comme notre ancêtre « sécurité sociale d’après guerre » du début...après on améliore, et tout le monde se fait à cette idée...pendant ce temps là.

      • Daniel Zéro-
        Daniel Zéro- répond à pablico
        Re - traité
        • Posté à 15h58 le 27/12/2009
        • Internaute 96621
          Re - traité

        Et après il y aura toujours un « sarkozy » pour casser le système.

         
        • Gotch
          Gotch répond à Daniel Zéro-
          • Posté à 16h04 le 27/12/2009
          • Internaute 15306

          Pas sûr, si les américains ont le temps de s’apercevoir des avantages du système : ils se battront pour le garder.

          • Daniel Zéro-
            Daniel Zéro- répond à Gotch
            Re - traité
            • Posté à 17h50 le 27/12/2009
            • Internaute 96621
              Re - traité

            Vous êtes bien optimiste.

            Puissè-je me tromper !

        2 autres commentaires
      • Lictor
        Lictor répond à pablico
        informaticien
        • Posté à 16h31 le 27/12/2009
        • Internaute 68450
          informaticien

        Tout à fait. Adapter la sécu à la française aux USA aujourd’hui serait impossible et conduirait à une catastrophe économique. On ne peut pas isoler la sécu à la française du reste du tissus économique : l’hopital public, le contrôle des coûts, la formation quasi-gratuite des médecins, le plafonnement des indemnités pour erreur médicale... En France, la sécu fonctionne, parce que toute l’économie de la santé s’est adaptée autours de ce concept.

        Transposer bêtement la sécu aux USA ne conduirait qu’à un enrichissement monstrueux des labos et des assurances sur le dos des citoyens. Obama le sait bien. La réforme actuelle vise avant tout à faire de la pédagogie, à faire entrer le concept dans les consciences et à calmer les terreurs qu’il suscite. Une fois la barrière psychologique franchie, il sera beaucoup plus facile de modeler le système par réformes successives....

  • joundi-
    joundi-
    sylviculteur
    • Posté à 15h16 le 27/12/2009
    • Internaute 48269
      sylviculteur

    C’est un début.
    S’attaquer à la mafia des assurances privées et au portefeuille des médecins américains était un challenge difficile . Espérons des améliorations pour les années à venir,c’est au peuple américain de le décider

  • Gotch
    • Posté à 16h03 le 27/12/2009
    • Internaute 15306

    Les Américains doivent bien, crise aidant, commencer à comprendre que le mythe de la Frontier, c’est largement dépassé. S’ils se rendent compte que des économies peuvent se faire ainsi, comme ce sont des gens aussi sensés que d’autres ils s’y feront, à ce système où ce sont ceux qui ont le plus d’argent qui paient le plus, et où ceux qui sont le plus malades sont le plus soignés. Apprendre à séparer ce qui n’était qu’un égoïste placement d’une protection contre d’éventuels coups durs de santé, voilà un progrès dans les mentalités ! Se dire ensuite qu’ainsi d’autres plus dans le besoin pourront malgré tout se soigner, voilà une autre étape : espérons qu’elle sera vite atteinte.

  • A déménagé le 04-03-2012
    • Posté à 16h18 le 27/12/2009
    • Internaute 89071
      non connue

    Ce qui est sûr, c’est que c’est un premier pas pour les 46 millions d’américains qui aujourd’hui ne peuvent pas aller se soigner car ils n’ont pas les moyens de payer les divers frais médicaux.

    Ce qui est plus inquiétant cependant, c’est que cette révolution arrive au moment ou les USA sont les plus mal. Des milliers de milliards de dollars de dettes pour les finances publiques. Une simple hausse d’impôts ne paiera pas la totalité de la réforme et finalement ce seront les chinois et cie qui vont aider au paiement.

    La question est : le jour ou la dette américaine ne sera plus financée (et ce jour arrivera, vous pouvez le croire), qu’adviendra-t-il de ces 46 millions de personnes ?

  • guyome
    • Posté à 16h58 le 27/12/2009
    • Internaute 11884

    Sans option publique, je me demande si cette réforme n’est pas plus un mal qu’un bien. Les gens devront avoir une assurance maladie, sans la moindre garantie que les compagnie joue « fair-play ». De loin, j’ai quand même peur du piège...

  • Coragyps Atratus
    Coragyps Atratus
    Dans l'attente du moment propice
    • Posté à 18h38 le 27/12/2009
    • Internaute 37338
      Dans l'attente du moment propice

    Un texte « historique » ? ! ? . C’est bien de l’écrire, ça suffit parfois pour s’en convaincre : la bonne vieille méthode Coué a de bons jours devant elle.

    Beaucoup d’Américains faisaient l’impasse sur la santé du fait de situations précaires et/ou de bas salaires - des américains qui n’auraient jamais eu la possibilité d’adhérer à des systèmes privés de couverture maladie. La crise aidant, cette population a dû augmenter ces derniers temps.
    Cette réforme est bien pratique pour les assureurs privés car le système, ne reposant que sur ces derniers, créera pour eux une rente de situation garantie par l’Etat tout en élargissant leurs marchés et donc leurs bénéfices. Les actionnaires des assureurs adhérant au système Obama vont avoir la chance d’avoir des dividendes garantis... par l’Etat. Du libéralisme administré à la sauce soviétique en quelque sorte.
    En plus, les assureurs privés n’auront pas trop de risques à prendre puisque les plus de 55 ans en seront exclus. Je ne sais pas si c’est une coïncidence, mais en général, les pathologies lourdes et coûteuses comme le cancer surviennent à ces âges là.

  • Jonas2
    Jonas2
    Les mouches ne me trouveront (...)
    • Posté à 18h54 le 27/12/2009
    • Internaute 19359
      Les mouches ne me trouveront (...)

    Ce qu’Obama obtient en matière de santé est vraiment un minimum. Et malgré cela, sa réforme mécontente 52 % des Américains. Seulement 39 % l’approuvent.
    Mais il n’a pas le choix c’est maintenant qu’il faut passer cette réforme ; assez loin des prochaines échéances électorales.

    On peut prédire qu’il n’a pas fini d’être chahuté avec les conflits qui lui restent en outre sur les bras.

  • mocekx
    mocekx
    médecin en semi retraite
    • Posté à 19h01 le 27/12/2009
    • Internaute 88924
      médecin en semi retraite

    c’est un bon début et une bonne réforme vues les circonstances quand on se rappelle les attaques incroyables dont il a fait l’objet lors de la présentation de cette réforme

  • DBL8
    DBL8
    Retraité
    • Posté à 22h39 le 27/12/2009
    • Internaute 19562
      Retraité

    « Le texte refuse l’accès de Medicare (assurance publique pour les plus de 65 ans) aux plus de 55 ans, comme il en était question »

    Si je comprends bien, les presque vieux n’ont pas à être malades.
    Salops de vieux, ils nous tondraient la laine sur le dos !

  • s3b
    s3b
    sofa surfeur
    • Posté à 21h25 le 27/12/2009
    • Internaute 67988
      sofa surfeur

    10 raisons de ne passer ce texte : Lien

    La réforme est visiblement plus entachée de compris qu’on ne le pense, certains démocrates pense que c’est mieux que rien, d’autres que c’est un trop gros compromis fait à l’industrie pharmaceutique (Lien)

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 22h45 le 27/12/2009
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    « à Ciencien Portrait de Ciencien De nemo3637

    Déchoukeur | 17H58 | 24/12/2009 | Permalien

    Non, justement. Il va falloir faire une synthèse entre la chambre des représentants et le Sénat.
    Au final, si le projet, permettait au départ une “couverture” de 36 millions d’Américains actuellement “non couverts” sur 42 millions, la question d’un système d’assurance public, divise toujours.
    Et il y a gros à parier que la montagne va finalement accoucher d’une souris.
    On parle d’un “deal” entre la présidence, qui a obtenu des parlementaires un accord pour le renforcement des troupes en Afghanistan, et les chambres qui auraient obtenu que le projet de couverture sociale soit complètement édulcoré. »

    Je me permets de me citer ! Pas très modeste... En plus il y a des erreurs sur les chiffres : ce serait plutôt 31 millions sur 42 millions... Mais, bof, en gros j’avais raison.
    Que de pâmoisons au seul nom d’Obama !
    Le hic c’est le refus d’établir un système d’assurance public. C’était le « centre » du projet présidentiel. En dehors des oppositions idéologiques, c’est le coût, que l’Etat fédéral serait bien en peine d’assumer. Mais cela ça fait bien longtemps qu’Obama le savait. Il fallait bien se faire élire et tenter de faire plaisir à tout le monde...
    Qu’est-ce qui a fait prendre aux riverains, voici quelques jours, les vessies pour des lanternes ?
    La façon dont était présentée l’information.
    On a cru que ça y était ! Le tronquage amène aujourd’hui Rue89 à proposer un article plus exaustif

    • Coragyps Atratus
      Coragyps Atratus répond à nemo3637
      Dans l'attente du moment propice
      • Posté à 04h21 le 28/12/2009
      • Internaute 37338
        Dans l'attente du moment propice

      Le hic, c’est le coup...

      Les américains sont capables de creuser des déficits abyssaux pour les militaires (320 milliards par an) mais pour la santé (85 milliards d’après l’article) c’est tout autre chose.
      On voit où sont les priorités de leur gouvernement.

      Enfin, les Américains votent et sont souverains, donc responsables du système dans lequel ils vivent à moins que les USA ne soient pas une démocratie.

  • Compte supprimé le 3 janvier 2
    Compte supprimé le 3 janvier 2
    Collectionneur d'armures.
    • Posté à 07h26 le 28/12/2009
    • Internaute 88342
      Collectionneur d'armures.

    En France, ce sont les syndicats qui gèrent la Sécu, c’est-à-dire un budget supérieur à celui de l’Etat, alors qu’ils n’ont aucune légitimité, qu’ils n’ont reçu aucun mandat électif pour cela, qu’ils ne représentent rien, même dans le milieu des salariés, comme l’ont montré de manière éclatante les résultats des élections prud’hommales. Mais on est très discret dans ce « milieu », car on perçoit de juteuses rémunérations ( chuuuuuttttt ! Ne le répétez pas). C’est un refuge pour syndicalistes bouffis et décatis. Dans la gêne, y a pas de plaisir...

    • Xa_chan
      Xa_chan répond à Compte supprimé le 3 janvier 2
      (nippon ni mauvais)
      • Posté à 09h16 le 28/12/2009
      • Internaute 23695
        (nippon ni mauvais)

      ah là là, vos commentaires pourraient être révoltants, mais ils ne sont qu’amusant ou pathétiques, tant vous suintez visiblement la jalousie de ne pas faire partie de cette « pseudo-caste » que vous fantasmez...

      Retournez donc vous polir le chinois sur l’armure de Charles Martel, ça vous occupera.

  • Foggia
    Foggia
    Salaryman
    • Posté à 08h52 le 28/12/2009
    • Internaute 82281
      Salaryman

    Petite correction quand vous dites « les Républicains ont négocié quelques contreparties ».
    Les 39 Républicains présents au congrès ont tous voté non, ce qui était attendu vu leur refus total de parler sensément du sujet.

    Ce sont les 2 indépendants et les « blue dogs » (démocrates proches des conservateurs) qui ont négocié des amendements (suppression de l’option publique, suppression des fonds pour la prise en charge des avortements, etc.)

    Quoi qu’en disent les critiques, un des points fondamentaux de cette réforme est l’interdiction de refus d’assurance pour cause d’antécédents médicaux. Certains assureurs se faisaient un malin plaisir de rechercher à postériori tout léger problème de santé leur permettant de refuser tout remboursement (tout en ayant bien empoché les cotisations payées...)

    Dernier point : cette réforme n’est pas encore signée. Il faut encore attendre la version harmonisée Congrès/Chambre des représentants avant que le document final arrive sur le bureau présidentiel.

  • thierry reboud
    • Posté à 11h15 le 28/12/2009
    • Internaute 20923

    D’une manière générale, je suis tout de même assez surpris du flot d’articles et de commentaires sur des sujets (celui-ci parmi d’autres) qui ne sont jamais, faut-il le rappeler, que des problèmes intérieurs étasuniens.

    Que les citoyens étasuniens disposent ou pas d’un système d’assurance-maladie public, je m’en tamponne un peu le coquillard, pour tout dire. Qu’ils s’entretuent dans des écoles ou sur des bases militaires à cause du libre marché des armes à feu, je m’en tape. D’une certaine manière, ça les regarde.

    Ce qui m’intéresserait bien plus, ce serait (compte tenu du pouvoir de prédation dont disposent les Etats-Unis sur le reste du monde) de savoir si ces évolutions manifestent, si peu que ce soit, des évolutions au niveau international. Donc dans le cas qui nous occupe, si l’apparition d’une assurance-maladie publique, même insuffisante selon nos critères, manifeste d’une manière ou d’une autre une inflexion de la pensée politique aux Etats-Unis, notamment sur le rôle de l’état et ses bénéfices possibles, laquelle inflexion les conduirait peut-être à des attitudes nouvelles et moins agressives envers ceux qui s’entêtent à choisir de ne pas copier leur modèle.

    Le reste, ça me paraît un petit peu relever de la conversation de colonisés sur les questions de la métropole.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 17h46 le 28/12/2009
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Tant mieux pour eux. Et même si c’est pas parfait, c’est déjà un premier pas, les ricains récalcitrants s’apercevront que c’est pas si mal, ils s’y habitueront, et année après année leur sécu prendra de l’ampleur et deviendra une habitude. Et surtout ils n’auront pas de problème pour voir que c’est largement mieux que leur système actuel.

    En plus, ça prouve qu’Obama essaye de tenir ses promesses... à la différence d’autres types bien de chez nous...

  • Grandloup74
    • Posté à 21h40 le 28/12/2009
    • Internaute 34650

    Alors qu’en France, pays qui était le flambeau de l’humanisme, le gouvernement actuel démolit le système de santé (et les acquis de mai 68), Obama en établi un dans un pays qui se voulait libéral et anti social.
    Comment le gouvernement français, docteur Kouchner en bonne place, ne succombe pas à la honte qui les accable devant la leçon qui leur est infligée ?
    En tous cas, pour ce fait là, on ne peut que soutenir Obama et lui trouver une certaine grandeur. Grandeur que n’a certainement pas son homologue français. (Je ne parle pas de la taille). L’un construit, l’autre démolit. On commence à comprendre pourquoi cette volonté de supprimer les cours d’histoire, la honte devant la postérité, sans doute...

  • Lecentre
    Lecentre
    Technicien territorial
    • Posté à 10h18 le 29/12/2009
    • Internaute 99795
      Technicien territorial

    Je pense qu’il faut retenir de la loi toute la symbolique qu’elle entraîne.

    Un pays ne l’oublions pas porté vers le profil personnel comme ascenseur social, ou on reconnaît la réussite économique par les signes extérieurs de richesse. Ou des dizaines de million de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté. Alors oui c’est caricatural comme vision des USA mais c’est en tout cas cette image qui en majorité est transmise au monde entier.

    N’oublions pas aussi que Le président OBAMA en connaît un rayon sur la précarité des afro-américains ayant travaillé un temps, dans sa jeunesse, dans une association d’aide dans les quartiers défavorisés de Chicago, réputés pour sa pauvreté.

    Donc que voyons nous là. Un président qui fait passer une loi sur une « sécurité social » à l’américaine édulcorée certes. Voyez là toute la symbolique.

    Alors peut importe l’ersatz et comme le disais déjà une personne avant moi, l’essentiel c’est le premier pas. L’ensemble évoluera avec le temps et c’est bien les mentalités qui faut changer.

    Plus largement c’est une victoire de l« humanisme, et notre “ président ”, qui est si prompt à démembrer notre système public et social risque de se retrouver un peu perdu sans sa “ boussole du capitalisme triomphant ” lui qui ne jure que par ça. Il a déjà du mal à avouer que la crise financière mondiale à été amorti, en France, par le coussin “ du fonctionnariat ” alors là vous imaginez….

    Non la symbolique de la loi est là, et quelle belle image que les USA envoie au monde. Cela change de tout le reste.

    En parallèle cet événement m’amène à une nouvelle réflexion. Peut on remercier B. OBAMA de l’avancée des droits des hommes que cet afro-américain a apporté au monde, comme N. MANDELA l’a fait en son temps. Remarquez là que les “ minorités ” opprimées sont plus novateurs au pouvoir que “ nos hommes blancs engraissé ”. A quand une femme présidente d’un des 4 pays les plus industrialisés au monde ?