Enquête 21/12/2009 à 21h05

Tamiflu pour tout le monde : les généralistes scandalisés

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

Pour lutter contre la grippe A, le ministère de la Santé demande une prescription massive d'un médicament à l'efficacité discutée.


Des stocks de Tamiflu dans un entrepôt en Grande-Bretagne (Katie Collins/Reuters)

« Rigoureusement incompréhensible », « désordonné », « étrange car parcellaire », « très curieux », « un délire »... Les réactions de tous les syndicats de médecins interrogés sont unanimes. Seul l'Ordre de la profession se refuse à tout commentaire devant le nouvel avis du ministère de la Santé.

Au départ, il y a un courrier envoyé aux unions régionales de médecins libéraux, le 9 décembre.

« Sur proposition des experts [le comité de lutte contre la grippe, ndlr] », est adoptée une « nouvelle recommandation » de prise en charge : le ministère demande que soit prescrit systématiquement un antiviral à toute personne présentant un syndrôme grippal et aux personnes à risque ayant été en contact avec un malade. Auparavant, ce médicament était réservé aux cas graves.

« On n'est pas des machines à prescrire »

Un mouvement de résistance, pour l'instant désordonné, est en train de naître. Le collectif pour l'indépendance de l'information médicale (Formindep) a réunit plus de 700 signatures sur sa lettre ouverte-pétition au directeur général de la santé, laquelle réclame tout simplement un argumentaire et l'analyse exhaustive du rapport bénéfices/risques, estimant que cette préconisation est « en contradiction avec les données scientifiques fiables actuellement portées à notre connaissance. »

Il rappelle ainsi :

« L'oseltamivir [la molécule du Tamiflu, ndlr] n'a jamais démontré aucun effet sur la diminution de la mortalité ni le taux d'hospitalisation des personnes atteintes d'un syndrome grippal, à l'exception d'une méta-analyse entièrement contrôlée par le laboratoire Roche commercialisant le Tamiflu, dont les données brutes sont inaccessibles, et dont les résultats qui font polémique sont largement remis en cause par le British Medical Journal et les membres de la Collaboration Cochrane. »

Philippe Foucras, son fondateur, généraliste dans la Nièvre, attend la réponse de la direction générale de la Santé et s'indigne :

« On n'est pas des machines à prescrire, notre déontologie nous dit de prescrire selon les données de la science et pas selon les injonctions du gouvernement. »

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Le Tamiflu est-il vraiment efficace ?

Après avoir, en juin, recommandé un usage modéré du Tamiflu, le ministère de la Santé est désormais persuadé que cette prescription massive fera chuter la mortalité globale et la justifie par la survenue de nouvelles formes plus graves de grippe H1N1.

Sur son blog, Antoine Flahault directeur de l'Ecole des hautes études de santé publique expliquait ainsi l'effet collectif attendu d'une prescription de masse du Tamiflu :

« Il réduit la probabilité de transmission, en diminuant la charge virale chez celui qui le prend à titre curatif ou en diminuant le risque de contamination chez celui qui le prend à titre préventif.

Le Tamiflu réduit aussi de un jour la durée de la période contagieuse, ce qui représente une action sur le taux de reproduction de l'ordre de 30%. »

Le Collège national des généralistes enseignants, société scientifique des généralistes, refuse ce changement de position sur ces « inhibiteurs de neuraminidases » qui, selon lui :

  • ne préviennent pas les complications de la grippe
  • ne réduisent que d'une journée à peine la durée des symptômes, s'ils sont pris assez tôt
  • provoquent un nombre significatifs de cas d'effets secondaires
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Quels sont les effets secondaires à craindre ?

Son vice-président, Vincent Renard, précise à Rue89 :

« On n'a pas l'ombre d'une preuve que ça serve à quelque chose dans le cas de la grippe H1N1, en revanche les effets indésirables sont tels qu'au final la balance bénéfices/risques est clairement défavorable.

Pire, le principe de précaution appliqué de cette façon nous fait prendre des risques. Imaginons si les 10 millions de personnes qui ont eu un syndrôme grippal avaient été mis sous oseltamivir, on aurait eu, d'après les essais cliniques dont on dispose :

  • des nausées et vomissements pour 1,5 à 3 millions de personnes
  • des douleurs abdominales pour 1,2 à 2 millions de personnes
  • des troubles du sommeil et du comportement pour 1 à 2 millions de personnes
  • des effets neuropsychiatriques pour 100 000 personnes
  • sans parler des allergies graves

Tout cela aurait conduit à surévaluer la gravité, des hospitalisations en série... pour sauver potentiellement 20 personnes, et encore sans certitude. C'est de la sur-précaution, qui au final fait prendre des risques. »

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Qui portera la responsabilité en cas d'action judiciaire ?

Cette recommandation d'Etat pose une autre question aux médecins : celle de leur responsabilité juridique. Certes on n'est pas dans une société aussi judiciarisée que les Etats-Unis, mais, comme Martial Olivier-Koehret, ancien président de MG France, beaucoup s'inquiètent : « Imaginons un patient qui nous attaque pour ne pas lui avoir prescrit de Tamiflu... ».

Et l'Etat assume-t-il là aussi en cas d'effets secondaires ? « Il y a une autorisation de mise sur le marché », répond laconiquement le cabinet de Roselyne Bachelot. Roger Rua, du Syndicat de la médecine générale, remarque :

« On nous a affirmé que ceux qui vaccinent sont couverts par la réquisition, mais les libéraux non quand ils prescrivent du Tamiflu, ils engagent leur propre responsabilité. »

Surtout, ce dernier estime que ces injonctions contradictoires du ministère introduisent un « doute préjudiciable » dans l'opinion.

Au-delà du fait que les médecins n'aiment pas qu'on se mêle de leurs affaires et qu'on leur demande d'obéir sans raison scientifiquement prouvée, il y a le fait qu'ils n'aiment pas être pris entre deux feux. Tout cela est un peu à l'image d'une crise qu'ils trouvent très mal gérée.

Pour Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), c'est un peu « comme si on voulait vider les stocks ». Une source qui connait bien le sujet me souffle également que pour éviter de se faire accuser de gâchis, le ministère pourrait être tenté de liquider les stocks actuels...

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  • Marco68
    • Posté à 22h21 le 21/12/2009

    « La France s'est procuré un stock de 33 millions de traitements antiviraux, Tamiflu et Relenza, de quoi soigner près de la moitié de la population . »
    « Les ventes du groupe pharmaceutique Roche ont augmenté de 9 % de janvier à septembre grâce à la forte demande pour son antiviral Tamiflu. Le seul chiffre d'affaires de l'antiviral a plus que triplé et devrait atteindre 2,7 milliards de francs suisse (1,78 milliard d'euros) d'ici à la fin de l'année [..] »
    Sacré Roselyne, t'as jamais été aussi bonne VRP des labos que depuis que t'es ministre.Mais que vas-tu faire de tes prebendes ?

  • FabiendeMénilmontant
    FabiendeMénilmontant répond à poppa
    journaleux - blogueur
    • Posté à 22h35 le 21/12/2009
    • Internaute
      journaleux - blogueur

    Pour l'instant, depuis le début de l'année, je compte deux fois plus de morts de pauvreté (morts de la rue) que de morts officiels de la grippeA, en comptant généreusement ceux qui avaient une pathologie associée.

    Au 18/12, 164 morts selon l'InVS :
    Lien
    Au 14/12, 326 morts, selon le Collectif :
    Lien

    A quand une prescription massive de médicaments contre la pauvreté ? Contre la connerie, une fabrication limitée suffit, pour nos dirigeants.

  • Laurien
    • Posté à 22h41 le 21/12/2009

    C'est très réjouissant de savoir que des médecins se rassemblent, s'expriment, se mobilisent et s'insurgent par rapport à des directives politico-économiques dont la légitimité, en terme de bénéfice de santé publique, devient de plus en plus douteuse.
    C'est plus que réjouissant, c'est indispensable que se manifeste une déontologie, une éthique dans une ambiance générale de controverse.
    Enfin ! des médecins (en nombres -pas isolément-) montrent fermement qu'ils se préoccupent plus de la « bonne santé » générale que de la santé de leur portefeuille ou privilèges.
    Avec les médecins hospitaliers qui (enfin) se réveillent en apparaissant soudainement préoccupés par la qualité de soins, et la santé des équipes soignantes, il semble qu'un sursaut de conscience professionnelle s'anime.
    Il semble que ce corps d« élite » que devraient être les médecins -tant au niveau intellectuel (il faut de sacrées connaissances pour être médecin) qu'au niveau éthique (il faut prendre de sacrées responsabilités quand on est médecin), ose enfin s'exprimer à son tour, sur ce qui se fait entendre de toute part.
    La santé publique, tout comme les accès à l'eau, à la nourriture, à l'éducation, manifestations incontournables d'une certaine forme de conscience collective, se doit d'être un des ultimes remparts aux ravages de l'idéologie dévastatrice d'un capitalisme tourné exclusivement vers l'intérêt individuel.

    Il doit bien y avoir un moyen de satisfaire la notion de rentabilité tout en maintenant les exigences d'une qualité de vie minimum pour chacun.

    Merci aux médecins qui haussent le ton.
    Merci à Rue 89 de s'en faire le relais médiatique.

    Un soignant dépité.

  • affreuxjojo
    • Posté à 22h47 le 21/12/2009
    • Internaute

    Tamiflu (sources wikipédia)
    Il a été développé un peu avant 1996 par Gilead Sciences qui possède le brevet et vend la molécule (pour 50 millions de dollars et 10 % du chiffre d'affaires) au groupe suisse Hoffman La Roche qui possède la licence exclusive sous la marque commerciale Tamiflu. Depuis août 2005, la société Gilead dénonce le contrat qui le lie à Roche, accusant cette dernière de sous-estimer ses royalties.

    Des soupçons pèsent sur la sûreté de ce produit, accusé d'avoir des effets secondaires psychiatriques potentiellement mortels. Depuis 2004, 15 adolescents japonais ont eu un comportement suicidaire pendant le traitement, notamment par défenestration. Même en l'absence de preuve directe de la responsabilité de l'oseltamivir (tamiflu) dans ces accidents, le gouvernement japonais a recommandé en 2007 de ne pas prescrire cette molécule chez les enfants et adolescents[13].
    La FDA a signalé en 2005 des effets indésirables neuropsychiatriques chez des enfants et adolescents : délires, hallucinations, convulsions et troubles du comportements. En 2006, 103 notifications ont été signalées, dont 3 décès[12].

    Aprés la panique en Oct 2001 aux Etats-Unis liée à l'envoi d'enveloppes contenant des germes d'antrax (charbon) la défense américaine a décidé de stocker de très importantes quantités de Tamiflu. Au moment de cette décision Donald Rumsfeld était simultanément sécrétaire à la défense et un actionnaire très important de Gilead Science (il en fut le président) inventeur du Tamiflu et détenteur du brevet. Ce fait et d'autres scandales (tortures a Abou Graïb) ont poussé Rumsfeld à la démission. L'enquête ultérieure sur l'envoi de ces enveloppes d'Antrax a montré que la souche en question provenait d'un laboratoire militaire américain. Cette enquête a pu remonter à un chercheur(Bruce Ivins) spécialisé dans les armes biologiques. et ayant participé au développement d'un vaccin contre la maladie du charbon.
    Bruce Ivins s'est suicidé le 29 juillet 2008 par absorption de substances chimiques, apparemment pour échapper à une arrestation : « Bruce Ivins était surveillé depuis un an. Il savait qu'il allait être arrêté. » explique Le Monde le 3 août 2008. Son avocat clame au contraire son innocence.

  • rocheclaire34
    • Posté à 23h39 le 21/12/2009

    ma mutuelle complémentaire MMA m'informe que ma cotisation va augmenter parce que :
    -« un nouveau prélèvement social sur vos cotisations d'assurance complémentaire santé pour financer la vaccination contre la grippe AH1N1 ! ceci explique cela !
    - de nouveaux déboursements partiel pour la Secu qui seront compensés par votre contrat assurance santé MMA
    - une augmentation de 12,5% du forfait journalier, également pris en charge par le contrat d'Assurance ! »
    Je suppose qu'il va en être semblablement de même pour les autres mutuelles. Le gouvernement fait n'importe quoi ! et les petits payent ! mais il maintient le bouclier fiscal et on fiscalise les indemnités des accidents du travail !

    Franchement si il ne reçoit pas une claque énorrme aux prochaines élections c'est à n'y rien comprendre de l'intelligence humaine ! Les simples gens sont majoritaires en nombre non ?

  • Thibaud
    • Posté à 02h56 le 22/12/2009
    • Internaute

    Pour quelques données chiffrées et sérieuses, on peut aller voir le site de la revue médicale Prescrire.

    On y confirme, entre autres, la gravité modérée de la grippe à partir des données épidémiologiques de fin novembre 2009.

    On y signale également des effets neurospychiques parfois graves de l'Oséltamivir chez les jeunes.

    Par ailleurs on y réitère les appels au calme...

    Lien

  • nono le simplet
    nono le simplet
    bidochon
    • Posté à 06h54 le 22/12/2009
    • Internaute
      bidochon

    fuite en avant d'un ministère aux abois ...
    on voit bien dans cette affaire l'incapacité à traiter les problèmes avec calme , pondération et surtout efficacité .
    on achéte 96 millions de doses à un prix mal négocié , dans des conditionnements mal adaptés avec des clauses effarantes .
    on lance une campagne de vaccination dans un bordel sans nom en écartant les médecins .
    on stigmatise la peur de la grippe pour attirer les candidats à la vaccination, qui, il faut bien le dire , ne se bousculaient pas au début.
    une partie de la populaltion se précipite dans les centres où régne toujours un joyeux bordel .
    et maintenant on propose le Tamiflu à volonté .
    Même si, à la rigueur, les intentions étaient bonnes au départ , on assiste, impuissants, à un grand n'importe quoi qui présage mal d'une future possible pandémie , grave celle-là !
    pour la canicule en 2003 on a rien fait fait pour éviter les 15000 morts , en 2009 on fait n'importe quoi .

  • Slovan
    Slovan
    Baroudeur
    • Posté à 12h38 le 22/12/2009
    • Internaute
      Baroudeur

    1er commentaire sélectionné :
    « Ils devraient commencer par potasser les ouvrages de Goebels avant d'essayer d'intoxiquer les esprits des gens »

    Le point Godwin a été vite atteint sur ce sujet ! !

    « Une source qui connait bien le sujet me souffle également que pour éviter de se faire accuser de gâchis, le ministère pourrait être tenté de liquider les stocks actuels… »

    Que les experts mandatés par le gouvernement se trompent sur le Tamiflu et l'intérêt d'une prescription massive, peut-être, pourquoi pas.

    Mais pourquoi immanquablement ramener le sujet à des procès d'intention un peu idiots, comme « pour ne pas se faire accuser de gâchis » ? Par qui le gouvernement se ferait accuser de gâchis ? Visiblement pas par les lecteurs de Rue89.

    J'imagine la scène, Bachelot qui va dire aux experts : « Bon, pour l'instant, vous ne recommandiez pas une distribution générale de Tamiflu, mais comme j'ai plein de stocks sur les bras, je vous demande de changer votre avis et de désormais dire qu'il faut prescrire le Tamiflu à tour de bras ».
    « Bien ! Mme Bachelot, nous allons nous exécuter immédiatement car nous sommes prêts à faire n'importe quoi du moment que vous nous le demandez, car nous n'avons aucune éthique ».

    Si on croit à ce genre de scène, c'est qu'on est un bon candidat pour gober toutes les thèses conspirationnistes qui circulent.

    Personnellement, ma première réaction quand j'entends ce genre de désaccord entre experts, c'est de me dire ***qu'un des deux camps se trompe***, et non pas qu'un des deux camps est sans éthique et est béni-oui-oui face au gouvernement.

    J'aime beaucoup la « source qui connait bien le sujet » qui souffle des trucs à l'oreille de la journaliste. En quoi connait-elle bien le sujet ? Si cette source est anonyme, quel élément probant elle avance pour justifier son avis ?
    Bref, de ce que rapporte cette fameuse « source-qui-connait-bien-le-sujet », quelle est la part d'information, et quelle est la part de rumeur ?

  • statoscope
    statoscope
    souciologue
    • Posté à 17h23 le 22/12/2009
    • Internaute
      souciologue

    Merci pour cet article. j'aurai aimé l'avoir avec moi ce week-end quand je me suis rendu à la pharmacie de garde de ma ville. Je venais chercher un conseil pour soulager mon fils de 20 mois de l'inconfort de sa grippe.

    Apprenant que nous ne voulions pas lui donner de Tamiflu, le pharmacien m'a fait une véritable leçon de morale au terme de laquelle j'étais culpabilisé à mort puisque potentiellement coupable des complications éventuelles de la maladie.

    Je suis reparti chez moi la trouille au ventre, jusqu'à ce que je prenne conscience que l'un des ressorts de l'adhésion à ce discours réside moins dans le fait que l'utilisation du médicament peut sauver le patient (ce qui n'est pas avéré ici) que dans le fait qu'il ôte le sentiment d'être responsable des complications éventuelles puisqu'on se plie à une injonction « légitime ».

    En d'autres termes, il faut une sacré dose de confiance en soi et des arguments solides pour y resister.

  • doctiti
    doctiti
    médecin
    • Posté à 18h35 le 22/12/2009
    • Internaute
      médecin

    Merci de relayer enfin dans un média les avis des vrais experts en médecine générale : la SFMG (Société Française de Médecine Générale) et le Collège National des Généralistes Enseignants sont des voix de la profession qui s'expriment avec une INDEPENDANCE vis-à-vis des lobbies pharma qui n'existe dans aucune autre spécialité médicale (surtout pas en Labo de Viro ou en santé publique).
    En tant que jeune généraliste « engagé » voici comment je prends cette « recommandation » nouvellement pondue : « écoutez c'est trop compliqué pour vous, appliquez ce qu'on vous demande et vous serez de bons ouvriers de la médecine ».
    Que les virologues s'occupent de leur virus in-vitro, que les statisticiens s'occupent des chiffres de morbi-mortalité de la grippe, pour ce qui est de soigner prendre en charge les grippés à risque ou non et leur entourage, les spécialistes c'est les médecins généralistes et c'est de l'expertise de leurs sociétés savantes que doivent sortir les recommandations ! !
    Pour trop « d'élites » médicales le med gé n'est encore une main d'œuvre sans aucune qualification... Cela changera avec la nouvelle génération, promis, mais ça prendra du temps.