Immigration : pourquoi ne pas parrainer un étranger ?
C’est quoi, être chez soi ? Qu’est-ce qui a fait la différence, le jour où on a eu enfin son domicile ? Pas une piaule chez l’habitant, pas une place dans un foyer ni à la Cité U, non, un vrai chez soi dont on a les clefs, que l’on peut faire dupliquer chez le cordonnier du coin. La différence, c’est qu’on peut inviter ses amis, sa copine, son amoureux. C’est ce qu’on croyait. Ce n’est pas totalement vrai, et ça le sera de moins en moins. Car l’ami, la copine, l’amoureux doit en plus avoir des papiers en règle. Sinon, on est hors-la-loi.
On n’est plus chez soi, ma pauv’dame. Mais ceux qui nous chassent sont justement ceux qui disaient ça... et qui disent ça aujourd’hui encore. Plus que jamais. Les mariages mixtes sont dans le collimateur de l’opinion, les veneurs de service ayant jeté méthodiquement des bouts de barbaque pour amorcer la curée. Les bouts de barbaque, ça marche mieux quand les chiens ont faim, alors en pleine crise, vous comprenez...
Migration. Ce mot n’est plus usité, pourtant il a fait l’humanité, son histoire, TOUTE son histoire. Aujourd’hui, on parle d’émigration ou d’immigration, mais on ne choisit pas son camp, camarade. Et derrière cette ignorance, les hypocrisies d’usage font recette.
- Hypocrisie d’une certaine droite française, d’abord qui, parée du vocable « intégration », impose le sans saveur, le sans couleur, le pH neutre, une immigration « spéciale peaux sensibles ». On veut bien mélanger A+B, mais le résultat doit être A. Et mathématiquement, cela impose B=0, ce n’est pas compliqué, c’est même fait pour ne pas l’être.
- Hypocrisie d’une gauche bisounours, aussi, qui défend l’accueil sans limite, tout en se gardant d’être confrontée aux réalités pénibles d’un afflux toujours concentré chez les couches pauvres de la population. Lesquels pauvres, par les liens sociaux avec les immigrés, font au quotidien tout le boulot d’acculturation, bon gré mal gré.
Parrainer un étranger et lui délivrer un statut de résident régulier
Si les migrations sont une réalité permanente et irréfrénable - et il faut être naïf pour croire le contraire - le problème est d’accompagner au mieux ces migrations. Mais qui est mieux placé pour « doser » cet accueil que ceux qui le vivent au quotidien ?
C’est à celui ou celle qui fera l’effort d’accueil de décider de le faire ou non, et comme il s’agit toujours finalement d’une relation de personne à personne, donnons à celui qui souhaite accompagner un accueil le pouvoir de choisir son « hôte », et de lui délivrer un statut de résident régulier.
Ainsi, chacun sera placé devant ses responsabilités. Quiconque « parrainera » un étranger sera tenu de lui garantir un certain nombre d’aides, comme l’accès à la langue française, la connaissance de l’environnement civique, culturel, social, ainsi que tout ce qui sera décidé par voie parlementaire.
Et ce pendant une durée établie pendant laquelle aucun autre parrainage ne pourra être fait. Voilà en gros le cadre légal, à affiner et à consolider par les protections d’usage de chacune des parties. C’est un compromis qui permet d’ajuster les régularisations à un rythme adapté au peuple, puisque décidé par le peuple.
Il permet de résoudre rapidement le cas des sans papiers de manière personnalisée, donc sans effet d’appel. Et de rendre toute relation affective entre terriens libre de toute frontière.
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délinquante avérée
délinquante avérée
Votre manière d’envisager le parrainage est à mon avis complètement utopique et irréalisable.
C’est bien de parrainer, le parrainage existe déjà, j’y reviendrai.
Vous envisagez de faire dépendre l’immigration du nombre éventuel de parrains ? et ceux qui n’en ont pas seront renvoyés ? ou ne pourront pas venir ?
On en revient aux visas obligatoires. Que faites-vous de ceux qui doivent fuir leur pays pour des raisons politiques ?
Et ceux qui sont déjà ici ? Vous n’avez pas idée du nombre de sans papiers parlant français, bien intégrés, enfants scolarisés, parfois travaillant au noir ou avec promesse d’embauche et pourtant non régularisés.
Le parrainage existe pour ceux qui sont déjà en France. Les parrains/marraines sont chargés d’aider les étrangers à déposer les dossiers pour demander l’asile ou une carte de séjour pour raison familiale, raison de santé ou autres, ils les aident aussi pour une meilleure insertion dans la cité : inscription des enfants à l’école, cours de français, échanges culturels etc. Les cérémonies de parrainage sont organisées par des maires, dans les mairies, c’est le premier papier français (même s’il n’est pas officiel) que les étrangers reçoivent et ils en sont tellement fiers !
A Grenoble, il y a l’APARDAP
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D’autres associations existent dans d’autres villes.
Il ne faut pas se tromper sur le sens du « parrainage ». La liberté de circulation est un droit reconnu dans la déclaration des droits de l’Homme
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C’est ce droit à la liberté qu’il faut défendre, pas sa restriction.
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