decryptage 13/12/2009 à 17h31

Interdiction des minarets : menaces sur la Suisse des bons offices


Après le vote sur l’interdiction des minarets, la Suisse a perdu une partie de sa crédibilité internationale, estime Swissinfo.ch, le site international de la Radio-télévision suisse, partenaire de Rue89. Les offres de médiation suisse aux pays en guerre risquent de rester lettre morte, tout comme ses propositions en faveur des droits humains, affirment plusieurs experts. Regards croisés.


« Il est désormais difficile d’expliquer que la Suisse est neutre en matière de politique extérieure, alors que son système démocratique a pu déboucher sur un vote comme celui sur les minarets. »

C’est le constat que fait Jacques-Simon Eggly, ancien parlementaire genevois et actuel président de l’Organisation des Suisses de l’étranger.

Un impact qu’a reconnu à demi-mot la ministre des affaires étrangères elle-même. Selon Micheline Calmy-Rey, aucune des réactions à l’interdiction des minarets n’a abouti pour l’heure à une remise en cause des mandats et les médiations de la Suisse sur la scène internationale.

Mais la ministre estime néanmoins que les résultats de cette votation ne vont « certainement pas créer des conditions plus favorables pour ce genre de mission ».

« Nous apparaissons tout à coup comme un pays inamical »

Le consultant François Nordmann, lui-même ancien ambassadeur suisse, abonde dans ce sens :

« Il faut d’abord rappeler que l’on part de haut. La réputation de la Suisse était très bonne. Avec cette mesure discriminatoire, nous apparaissons tout d’un coup comme un pays inamical à l’égard des pays musulmans, comme en témoignent les premières réactions venues de Turquie et d’Iran notamment. »

L’ancien ambassadeur ajoute :

« Certains voient dans cette mesure un symbole de l’islamophobie, un concept que les pays occidentaux ont justement de la peine à admettre comme un phénomène général. »

Depuis le début de la décennie, la question de l’islamophobie et de la diffamation des religions fait en effet l’objet d’âpres débats au sein de divers instances onusiennes comme, à Genève, le Conseil des droits de l’homme.

A l’ONU, l’initiative suisse profite au Pakistan, à l’Algérie ou à l’Egypte

Un enjeu qu’a bien compris Hillel Neuer, une personnalité peu suspecte de complaisance à l’égard de l’islamisme. Le directeur exécutif de UN Watch, une ONG basée à Genève et affiliée à l’American Jewish Committee, confie :

« Montrer du doigt les musulmans par un traitement différentiel et discriminatoire, c’est de la bigoterie claire et simple qui peut nuire irrémédiablement à la réputation historique de la Suisse comme paradis de la liberté religieuse et de la tolérance. »

Et Hillel Neuer d’avertir :

« L’interdiction suisse va presque certainement saper les efforts déployés au sein des Nations unies par les États-Unis, l’UE et d’autres démocraties pour contrer la campagne de pays comme le Pakistan, l’Algérie et l’Egypte visant à interdire toute critique de l’islam, des critiques considérées comme une forme de diffamation et de racisme. »

Sous couvert d’anonymat, une source diplomatique à Genève confirme :

« Après ce vote, la Suisse sera mal placée pour dire que le problème de l’islamophobie n’existe pas. L’Organisation de la conférence islamique attend d’ailleurs de la Suisse qu’elle n’applique pas cette loi. »

Pour l’ancien diplomate suisse Yves Besson cependant, il est encore trop tôt pour évaluer l’impact réel de ce vote sur les missions de la diplomatie suisse :

« Tout est actuellement en l’air. Il faut attendre de voir comment sera élaborée la loi d’application pour mesurer les effets de ce vote sur les minarets. »

Perte de crédibilité au Conseil des droits de l’homme

Mais pour Adrien-Claude Zoller, le mal est déjà fait, en particulier dans le domaine des droits de l’homme. Le directeur de l’ONG Genève pour les droits humains tient d’abord à rappeler un point qui a quelque peine à être entendu en Suisse.

« Si nous tenons toujours à être gouvernés par un Etat de droit, il faudra bien accepter que les droits de l’homme sont le fondement même de l’Etat de droit. »

En acceptant qu’un projet de loi ouvertement discriminatoire soit soumis au peuple, le gouvernement et le parlement suisse ont pris le risque de bafouer rien moins que le 1er article de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

« Le concept de non-discrimination se trouve au cœur des droits de l’homme », a d’ailleurs rappelé Navi Pillay, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, à l’occasion de la Journée des droits de l’homme, célébrée le 10 décembre.

Adrien-Claude Zoller craint dès lors que la crédibilité de la Suisse dans ce domaine soit proche de zéro. Et ce grand connaisseur des arcanes onusiens de pronostiquer :

« La Suisse a désormais bien peu de chances de se faire réélire au Conseil des droits de l’homme, un Conseil qui ne manquera pas de revenir sur ce vote lors de sa session principale du mois de mars. »

Rappelons que la diplomatie suisse s’était fortement engagée pour la création en 2006 à Genève du Conseil des droits de l’homme. Or, cet organe fortement critiqué vient d’entrer dans un délicat processus de révision de son fonctionnement. Ce qui pourrait conduire les pays membres des Nations unies à déplacer son siège à New York.

« La Suisse passait pour le bon élève en matière de droits de l’homme »

François Nordmann estime en tous cas que la Suisse risque de perdre son autonomie en matière de défense des droits humains.

« Les pays européens où la Suisse passait pour le bon élève de la classe en matière de droits de l’homme laissent échapper quelques ricanements. La Suisse est désormais mal placée pour lancer des initiatives dans ce domaine qui sortiraient de la ligne défendue par l’Union européenne, comme elle a pu le faire dans le passé. »

Et l’ancien ambassadeur de souligner :

« Je ne sais pas jusqu’à quel point nos interlocuteurs prenaient au sérieux nos grandes déclarations sur les droits de l’homme. Mais maintenant la Suisse se retrouve dans un piège d’hypocrisie. Au nom de qui parlons-nous quand nous nous proclamons la patrie (d’adoption) des droits de l’homme ? »

En partenariat avec Swissinfo

  • 5490 visites
  • 26 réactions
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  • Servais-Jean
    • Posté à 18h08 le 13/12/2009
    • Internaute 4591
      43

    Avec cette votation sur les minarets les suisses n’en sont pas à leur coup d’essai.
    La TSR a fait un sujet sur l’interdiction par « votation » de l’abattage « selon le rituel juif » il y a plus de cent ans qui n’a jamais connu un début d’application et qui, inscrit dans la constitution, commence à les embarrasser.
    Il semble que les journalistes de la TSR aient plus de mémoire ou de moyens que le gouvernement fédéral car cet exemple aurait dû inciter les politiques à refuser ce genre de question posé au « bon peuple ».
    Les réactions du « bon peuple » sont toujours prévisibles, elles suivent toujours le chemin de la facilité, c’est la loi du moindre effort ou de la tension minimum qui a son équivalent en physique avec les bulles qui sont toujours rondes.
    Faites donc voter le « bon peuple » le lendemain d’un massacre d’enfant sur le retour de la peine de mort.

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    Regardez aussi la gène de Freissinger, l’initiateur de cette votation, lorsqu’il a appris les résultats, lui-même n’y croyait pas.

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    • jacques13
      jacques13 répond à Servais-Jean
      • Posté à 19h03 le 13/12/2009
      • Internaute 8827

      Quel mépris pour le « “bon peuple” “ et tu te prétends peut être démocrate. Si ce vote avait eu lieu en France j’aurais voté contre les minarets car j’estime que les clochers sont les témoins historiques de ce qui fus la police de la pensée en France jusqu’en 1905 (le sacré cœur de Montmartre ne fut il pas construit pour effacer les traces de la commune de Paris et son ‘bon peuple’). Alors construire aujourd’hui de nouveaux témoins pour les nouveaux zélateurs de la police de la pensée et du comportement très peu pour moi.

      • General Subverciòn
        General Subverciòn répond à jacques13
        viva Makhnovchtchina
        • Posté à 13h07 le 14/12/2009
        • Internaute 47117
          viva Makhnovchtchina

        sauf que de la manière dont était posée la question,c’est à dire si on était pour ou contre la construction de minarets pour des questions soit disant de « gène urbanistique »,c’était clair qu’il fallait prendre parti pour ou contre l’islam,et de fait pour la « culture chrétienne » soi-disant chère à l’UDC...donc le débat était clairement orienté dès le départ... ou ne pas voter au risque d’être affublé de tous les noms d’oiseaux qui s’appliquent à ceux qui ne veulent pas rentrer dans ce genre de débat tronqué...sinon,pour les signes ostentatoire de la pensée unique,tout à fait d’accord avec toi sauf qu’en même temps,ils auraient pu demander si on était pour ou contre le fait qu’on rase aussi les clochers en tant que symboles...telle n’était pas la question,forcément...
        En conclusion,ce sont encore une les électeurs qui sont pris pour des cons,mais à bien regarder,ce n’est pas spécifique à la Suisse,ça marche très bien aussi en France ou en Irlande ce genre de choses...

    • tlaloc
      tlaloc répond à Servais-Jean
      Retraité
      • Posté à 19h12 le 13/12/2009
      • Internaute 47359
        Retraité

      La votation qui fût la première sur le plan national en Suisse a eu lieu en 1893 sur le rituel juif d’abattage qui fût interdit. Légalement cet interdit n’a jamais été aboli. A celui qui naze habituellement c’est un fait pas une opinion.

    • .ch
      .ch répond à Servais-Jean
      retraité
      • Posté à 22h20 le 13/12/2009
      • Internaute 97606
        retraité

      L’abattage rituel, aussi bien juif que musulman, est interdit en Suisse. Son interdiction a effectivement été introduite par votation populaire en 1893, non pas comme une mesure discriminatoire, mais pour des raisons de protection des animaux. Cette interdiction a été remplacée en 1973 par un article général sur la protection des animaux, qui interdit purement et simplement de tuer un animal sans étourdissement.
      Notez que l’importation de viande casher ou halal est autorisée, ce qui est assez hypocrite.
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    • El doctor
      El doctor répond à Servais-Jean
      Citoyen errant
      • Posté à 13h08 le 14/12/2009
      • Internaute 67679
        Citoyen errant

      Hé oui... le populisme n’est pas né hier et semble plus vif que jamais....

      le deuxième lien ne fonctionne pas....

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 18h09 le 13/12/2009
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    les droits de l’homme..

    droits de l’homme à avoir de belles idées, de nobles sentiments, un cœur généreux, un respect de l’autre sans tâches etc etc.

    droit de l’homme à être petit, mesquin, replié sur soi-même, jaloux de sa soi disant culture, et sa civilisation supérieure, refuser l’autre etc..

    c’est son droit d’être petit comme d’être grand...

    dommage...

    on devrait nommer les droits de l’homme :
    Devoirs et droits de l’homme... un but à atteindre..

  • AC-89-
    • Posté à 08h35 le 14/12/2009
    • Internaute 39476

    Encore un surtitre « décryptage » totalement inapproprié, on dirait que Rue89 a fait le pari de caser ce mot le plus souvent possible : le compteur est à 6590 d’après Google.

  • Compte supprimé le 2 janvier 2
    • Posté à 11h19 le 14/12/2009
    • Internaute 86557
      file aux oeufs

    Un des groupes pachtounes a déjà condamné cette decision helvetique.
    Donc les montagnes afghanes et pakistanaises sont déjà informées.

    Et comme la Suisse est amalgamée à l’occident : les dégats vont être énormes pour la Croisade s’amuse.

    Un conseil à tous les volontaires des organisations humanitaires, prenez une bonne assurance.
    Et si vous êtes suisse de surcroit, n’allez pas trop prêchez votre zèle prosélythe chez les musulmans sans avoir fait vos adieux à votre famille.

    Finallement on ne peut que saluer cette votation qui a levé une partie de l’hypocrisie occidentale en termes de droits de l’homme et blablabla .. .

  • MichelK
    MichelK
    sans paroisse
    • Posté à 09h44 le 14/12/2009
    • Internaute 38762
      sans paroisse

    On se pince un peu en lisant votre article lorsqu’on sait qui siège au conseil des droits de l’homme de l’ONU !
    Pour le reste, à lire les réactions sur internet, j’ai plutôt l’impression que l’image de la Suisse s’est améliorée. De paradis fiscal pour mafieux et dictateurs c’est devenu le pays qui donne la parole au peuple ! Que la parole du peuple vous déplaise, je peux le concevoir, mais votre métier de journaliste est d’informer sur le monde tel qu’il est et non tel que vous le souhaitez.

  • 14240
    14240
    retraité
    • Posté à 09h45 le 14/12/2009
    • Internaute 95774
      retraité

    Que de « Battage » autour des TRUCS...pointus ! ! !
    Ces érections en DURS...les Suisses n’en veulent pas....
    Point barre ! ! !
    Passons à autre chose ? ? ?

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 10h41 le 14/12/2009
    • Internaute 82025
      non connue

    Sûr que les Suisses vont davantage raser les murs que les minarets.

    Mais cet évènement, qui demeure quand-même anecdotique compte tenu du taux de participation, démontre quelque chose d’assez inquiétant :
    Il n’y a pas, dans l’état actuel des institutions, équivalence entre la démocratie et les droits de l’Homme.

    Et à partir de ce constat (pas si récent que ça, d’ailleurs), on comprend mieux la nécessité :
    - d’une part, de n’organiser que des élections auxquelles suffisamment d’électeurs sont susceptibles de participer, notamment en évitant les questions trop clivantes
    - d’autre part, éduquer et informer les gens sur le sens même des droits de l’Homme, et notamment à travers des exemples concrets.

    Ces deux points sont critiques, et extrêmement difficiles à mettre en œuvre. Et ce d’autant plus que les vertus des élites politiques sont au rabais.

  • Inpou
    Inpou
    J'enfonce le clou
    • Posté à 17h29 le 14/12/2009
    • Internaute 92671
      J'enfonce le clou

    Les minarets, c’est fait ! A quoi s’attaqueront les Suisses ? les dômes ? la moquette ? le mihrab ? le minbar ? le lutrin ? la djellaba ? ...la mosquée entière ? La populace est tombée dans le piège d’une propagande ridicule ; ce qui est sûr, c’est qu’elle n’a pas lu Psychologie des foules de Gustave Le Bon.

    • petri71
      petri71 répond à Inpou
      photographe
      • Posté à 04h52 le 15/12/2009
      • Internaute 96965
        photographe

      Tombée dans le piège oui, de la propagande, je ne sais pas.

      Je suis sidéré de voir que personne ne remarque, à mon avis, le vote le plus important de ce week-end noir : l’autorisation à quelques (3 ou 4) entreprises suisses de vendre des armes à l’étranger....

      Il est là le vrai scandale d’un pays soit-disant neutre !

      Alors cette histoire de minarets interdits (à ne pas confondre avec mosquée (s’il vous plaît), c’est de la bouffonnerie ne servant qu’à dévier un peuple désormais lobotomisé par les médias à coup de violence et terreur.

      Et tout le monde à suivi, comme des bons moutons...le peuple autant que les médias !

    • andycap
      andycap répond à Inpou
      photographe
      • Posté à 21h35 le 15/12/2009
      • Internaute 35577
        photographe

      Des fois c’est la populace et des fois c’est le peuple. ça dépend de quoi au juste ? Mr. un pou, vous avez une manière très élitiste de présenter les choses. Vous vous êtes extrait de la masse, comme il se doit pour un étudiant de commerce à la tête enflée, futur cadre ou autre maître à « penser » qui a lu psychologie des foules et du coup se dit que bientôt il va pouvoir les manipuler.

  • alain graume
    alain graume
    citoyen lucide
    • Posté à 15h23 le 14/12/2009
    • Internaute 76985
      citoyen lucide

    La Suisse a peu de chances de se faire réélire au conseil des droits de l’homme.....
    Eh ben, il ne doit pas y en avoir beaucoup de pays rééligibles à ce conseil...
    De plus , vous commencez l’article en affirmant que la Suisse est neutre en matière de politique extérieure....
    J’ai sans doute raté un épisode, mais j’ai toujours cru ceux qui disaient que l’islam était une religion, pas un parti politique.

    • blablablaetblablabli
      blablablaetblablabli répond à alain graume
      patati et patata
      • Posté à 17h02 le 14/12/2009
      • Internaute 38523
        patati et patata

      « J’ai sans doute raté un épisode, mais j’ai toujours cru ceux qui disaient que l’islam était une religion, pas un parti politique »

      Et si moi je te dis que l’islam est un parti politique tu me croira pas ?

  • Pyphilo
    • Posté à 15h43 le 14/12/2009
    • Internaute 33733

    ET il faut, il ne faut pas...
    Ce que nous devrions « interdire », ce sont UNIQUEMENT que les « signes ostentatoires » Voilà des siècles que les hommes s’affrontent pour leurs croyances ; dans toutes les religions, il n’y a que l’enseignement de l’Amour, avant tout.
    Ras le bol de « ta religion est moins bonne que... » et des assemblées de bénis oui-oui...
    Une croyance se devrait de n’être qu’intérieure car intime.
    Se battre pour une construction ? Nous en sommes encore là ? Construisons-nous encore des églises ou des cathédrales ? Non ? Alors que des millions d’individus sont sans logis , que faisons-nous, pleuples croyants pour ceux-là ?
    Je crains que nous nous trompions de cause...

  • TITI67
    TITI67
    étudiant
    • Posté à 17h07 le 14/12/2009
    • Internaute 98630
      étudiant

    Le problème n’est pas le minaret mais ce qu’il représente.
    L’islam est il compatible avec notre culture, notre histoire...et notre avenir, tel qu’il est aujourd’hui ?
    Combien de pays Arabes et/ou musulmans démocratiques ? laiques ?
    L’exemple du Liban doit nous interroger.

    Lien

  • laury68
    laury68
    Retraité
    • Posté à 17h27 le 14/12/2009
    • Internaute 50402
      Retraité

    Bonsoir a tous j’ai rarement lue autant de bêtises sur une seul page
    Le peuple Suisse a eu raison de s’exprimer de la sorte sur les minarets
    personne ne dit qu’il ne faut pas de mosquée pour prier en Suisse mais
    faut t’ils qu’ils y es des minarets ou tout les intéressé reconnaisses
    qu’il ne sont d’aucune utilité puisqu’ils ne serve pas a l’appel a la prière
    Ses faut problèmes n’empêche pas les négociateurs Suisse de faire
    un travail remarquable !
    Il faut arrêter de faire du nombrilisme ! ! ! ! !

    • jpouille
      jpouille répond à laury68
      Fils du vent
      • Posté à 11h16 le 15/12/2009
      • Internaute 31114
        Fils du vent

      Pour 4 minarets ? C’est de la parano pure et simple.
      Mais bon, c’est surtout sur la maniere que nous vous en voulons, le coup de la femme en burka et des minarets pointes en missile, c’est tout simplement degueulasse.

  • jpouille
    jpouille
    Fils du vent
    • Posté à 11h14 le 15/12/2009
    • Internaute 31114
      Fils du vent

    Tout ca pour 4 minarets a la con ?
    Je prefere rester a la maison et boycotter la confederation helvetique pour au moins une dizaine d’annee.
    Deja qu’ils volaient l’or des juifs en 40, maintenant ils tapent sur les musulmans. heureusement qu’ils sont neutres et tolerants.

  • mah
    mah
    • Posté à 12h57 le 15/12/2009
    • Internaute 64660

    On devrai faire revoter les suisses.
    C’est démocratique, on l’a bien fait ailleurs..
    Je dis ça pour rire, car aprés tout les minarets, ce n’est pas important. Ce qui est plus important c’est ce qu’on a dans les têtes.
    Mais, çà !

  • lecok
    • Posté à 11h06 le 18/12/2009
    • Internaute 16946

    À méditer à propos de tout et de rien et même autour de la démocratie et des minarets !

    « [Attention à ne pas vivre] en pays démocratique comme dans l’empire des statistiques c’est-à-dire sous une dictature déguisée, celle du plus grand nombre sur le plus petit !
    [Son] arithmétique est séduisante parce qu’elle paraît rapprocher de la justice et même de l’équité. Mais une majorité peut bien – ne serait-ce que momentanément – être aveuglée par la passion à propos d’un sujet quelconque. Alors que la minorité, quantité négligeable, peut parfois, sur la même question, être la frange de la population la plus éclairée.
    Autrement dit, peut-on encore appeler démocratique un pays où 51% ou même 99,99% de ses électeurs ont voté pour ou contre une femme, pour ou contre un homme, pour ou contre un fait de société ? … Un pays qui organiserait des référendums sur tout : contre les impôts, contre la limitation de la vitesse des voitures, pour la peine de mort, pour le renvoi des étrangers, pour le tout-nucléaire, pour le recours aux organismes génétiquement modifiés, pour l’autonomie d’une partie de son territoire, pour la non-adhésion à une entité plus grande que ses frontières, etc. serait-il un pays à démocratie enviable ?
    D’ailleurs, n’arrive-t-il pas très souvent que seuls 20 à 30% de ceux qui ont le droit de voter daignent faire le déplacement pour accomplir leur devoir ? »

    Extrait de « Pourquoi, diable, n’ai-je pas été un griot ? » Ganndal – Conakry, 2006