Contact officiel à Paris pour la dirigeante ouïgoure Rebiya Kadeer
La dissidente ouïgoure en exil Rebiya Kadeer, en tournée européenne pour dénoncer le traitement des Ouïgours en Chine, a rencontré à Paris l’ambassadeur français chargé des Droits de l’Homme, François Zimeray, ont annoncé vendredi le Quai d’Orsay et Amnesty international.
« Le respect des droits humains, la démocratie et l’État de droit doivent être au coeur des relations entre la France et la Chine », a souligné la dissidente à son interlocuteur, selon un communiqué d’Amnesty International France, qui a organisé l’accueil de la dissidente à Paris.
« Des centaines d’étudiants ouïghours en exil en France ne peuvent pas retourner chez eux sans risques, la France doit leur apporter une protection ».
Interrogé auparavant lors d’un point-presse sur une éventuelle rencontre entre la dissidente et le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères avait répondu par la négative :
« Pas de rencontre à ma connaissance au Quai d’Orsay, mais probablement un contact avec l’ambassadeur Zimeray ».
- 3181 visites
- 37 réactions















0








chercheur
chercheur
Décidément, Rue89 est une impasse et persiste dans cet impérialisme déguisé en « humanisme ».
Extrait des « Récits d’humanisme », Michel Serre, 2006, Édition Le Pommier.
« Humanisme.
Jusqu’à aujourd’hui, en effet l’humanisme n’eut jamais lieu parce que l’homme universel qu’il évoquait n’existe pas. En un sens restreint, ce mot abstrait désigna, dès la renaissance, l’ensemble des tentatives, réussies ou avortées, en faveur des lettres latines, d’abord, et grecques, par la suite. Le développement de la scholastique les avaient, au moyen age, étouffées ; empiriste et logique, fermée dans l’université, méprise les récits de la littérature.
Datant de l’age classique, et encore vivace en Belgique et dans les pays de langues anglaise. Le terme humanité couvre ces mémés études, grecques et latines, dont le loisir fleurit en Europe assez longtemps pour qu’il en reste, ici et maintenant, de rares témoins. Renaitront-elles en Occident pour tirer de la laideur et de la barbarie les classes dominantes dont les générations arrogantes refusèrent naguerre de transmettre au future la sagesse mère de la Méditerranée ?
Avant que s’effondre cette beauté, quelques érudits allemands du XIXe siècle avaient désigné par le mot Humanismus une doctrine générale, une pédagogie fondées toutes deux, en souvenir des érudits de la Renaissance et des philosophes du XVIIIe siècle, sur ce que, depuis les Lumières au moins, l’on nommait aveuglement nature humaine. Qui se doutait alors que cette conception imposait de fait aux tous les habitants de la planète des usages d’Occident ? Cet humanisme risque encore moins de naitre que l’autre ; il évoquait, ou de cette façon, narcisse et impérialiste, ou de manière inaccessible, l’homme universel : il m’eut donc pas lieu. »




Partager