tribune 05/12/2009 à 16h35

Soldats tués en Afghanistan : transparence et responsabilisation


Faisant allusion à nos soldats tués en Afghanistan dans la vallée d’Uzbin en 2008, Nicolas Sarkozy a déclaré le 30 novembre lors d’une prise d’armes dans la cour de l’hôtel des Invalides :

« Leur mort n’est pas un banal accident. Les faits d’armes ne sont pas des faits divers. »

Certains exégètes de sa pensée y voient une désapprobation des procédures engagées par les familles des militaires victimes de cette embuscade. Certes, une plainte susceptible de mettre en cause la responsabilité pénale de cadres militaires dans la mort de militaires français en opérations extérieures est inhabituelle. Mais il n’y a aucune raison objective pour que les choix, les décisions des chefs à l’origine éventuelle de la mort de militaires subordonnés échappent à une recherche de responsabilité.

Il peut s’agir de la responsabilité de l’Etat, si une faute a été commise par celui qui détenait le pouvoir de décision. Il peut s’agir aussi de sa responsabilité individuelle si les fautes commises sont susceptibles de recevoir une qualification prévue par le code pénal. Cette possibilité d’engager la responsabilité de l’individu ou celle de la personne morale publique fait partie des principes d’un Etat de droit.

Des arguments fallacieux pour culpabiliser les plaignants

Les penseurs qui prônent la sacralisation du sacrifice du soldat ou critiquent la possibilité de rechercher la responsabilité éventuelle de ceux qui ont donné des ordres, ont-ils fait un jour l’expérience du combat, de l’attente dans la nuit et le froid et parfois de la peur ? Ont-ils expérimenté la douleur de perdre un être cher en se demandant si son sacrifice en valait la peine, s’il n’avait pas été la victime innocente d’ordres mal préparés ou mal donnés ?

Mais, qui souhaite remettre en cause la sacralisation de la mort de ceux qui sont tombés pour la patrie ? Certainement pas ces familles endeuillées pour lesquelles cette sacralisation est justement un réconfort. Leur refuser le droit de poser des questions à travers une procédure judiciaire ou d’enquête parlementaire comme au Royaume Uni, c’est nier leur existence en tant que citoyens responsables, c’est les transformer en simples pourvoyeurs de chair à canon.

La pseudo « judiciarisation » présentée comme symbole d’une crise sociétale

C’est une philosophe, Monique Castillo, spécialiste de Kant qui voit dans ces actions judiciaires « le symptôme d’une crise culturelle et sociale » :

« La volonté de judiciariser l’action militaire est un symptôme de crise culturelle et sociale qui s’observe aussi aux États-Unis. En gros : la mort au combat de plus en plus mal acceptée par l’opinion publique. »

Mais le juge n’est-il pas dans tout Etat de droit, dans toute société démocratique, le régulateur normal, habituel des différends nés au sein de la société, y compris de ceux nés entre les citoyens et l’Etat ?

Alors que les opérations de police sont soumises au contrôle du juge, on ne voit pas pour quelles raisons, l’usage de la force -hors des frontières- par d’autres agents de l’Etat, les militaires, échapperaient à la compétence du juge. Ni l’extraterritorialité des lieux de l’action, ni les problèmes inévitablement soulevés pour conduire des investigations ne constituent des arguments valables pour exclure les dommages causés à ses propres troupes de la compétence du juge administratif ou judiciaire.

Nos amis britanniques, dont nul ne contestera l’esprit patriotique et les valeurs militaires connaissent d’ailleurs des réactions de famille de militaires tués en Irak tout à fait comparables à celle des familles des tués d’Uzbin. Certaines ont déposé voici quelques semaines devant une commission d’enquête parlementaire et d’autres ont engagé des actions en justice sur la base de la convention européenne des droits de l’homme.

Bref, il n’y a pas de « crise sociétale ». Il y a tout juste une demande présentée au juge, certes inhabituelle, mais compréhensible.

Il y a belle lurette que la justice s’intéresse aux opérations militaires.

Philippe VI a soustrait aux juridictions ordinaires « les sergents et soldats employés à la garde des châteaux “ par le mandement de Montdidier du 1er mai 1347. La France a ensuite connu une multitude de juridictions militaires jusqu’en en 1857, date à laquelle fut élaboré le premier code de justice militaire.

L’objectif principal de cette législation est d’abord le maintien de la discipline, condition fondamentale de l’existence d’une armée. Pendant fort longtemps, le pouvoir disciplinaire intégrait d’ailleurs le droit d’appliquer la peine de mort aux mutins sans autre forme de procès.

Actuellement, le tribunal aux armées de Paris est compétent pour connaître des infractions commises par des militaires français hors du territoire de la République que les victimes soient d’autres militaires ou des ressortissants du territoire sur lequel se déroule l’opération.

Le principe de la responsabilité de la puissance publique n’exclut pas qu’un agent soit poursuivi devant une juridiction répressive pour des faits qualifiés pénalement et commis dans l’exercice des fonctions.

La responsabilité de l’administration en cas de dommages résultant de son action a été admise à partir de 1873. Elle n’exclut pas pour autant la responsabilité pénale de ceux qui agissent en son nom. Ainsi, un agent public qui a manqué à ses obligations de diligence et de prudence peut être poursuivi. Telle semble être la base de l’action des familles des militaires tués à Uzbin.

A cet égard, le code de la Défense dispose, dans son article L4123-10, que :

‘ L’Etat est également tenu d’accorder sa protection au militaire dans le cas où il fait l’objet de poursuites pénales à l’occasion de faits qui n’ont pas le caractère d’une faute personnelle.

En cas de poursuites exercées par un tiers contre des militaires pour faute de service sans que le conflit d’attribution ait été élevé, l’Etat doit, dans la mesure où aucune faute personnelle détachable de l’exercice des fonctions n’a été commise, les couvrir des condamnations civiles prononcées contre eux... ’

Les chefs militaires doivent assumer leurs responsabilités

Il est évident qu’il sera difficile pour une juridiction d’apprécier si tel ou tel officier titulaire de telle fonction a mis délibérément en danger la vie de ses hommes ou n’a pas accompli des diligences normales, eu égard à ses pouvoirs, aux moyens dont il disposait et aux difficultés propres à la mission reçue.

Mais, que les généraux se rassurent : si leur responsabilité venait, par extraordinaire, à être reconnue, l’Etat les couvrirait des condamnations civiles prononcées contre eux. Ils n’en seraient pas de leur poche !

Les militaires font certes un métier particulier : celui de l’emploi de la force de l’Etat, en dehors de ses frontières, tout comme les policiers et gendarmes déploient cette même force pour faire respecter la loi sur le territoire national.

De la même manière qu’un chef d’entreprise peut être poursuivi en cas d’accident du travail, les chefs militaires doivent assumer leur responsabilité - celle d’entraîner et de commander des hommes au combat- y compris devant les tribunaux, le cas échéant.

Enfin, il faut rappeler que le droit à la vie des citoyens d’un Etat membre du Conseil de l’Europe doit être protégé. Cette obligation résulte de l’article 2 de la convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales de 1950.

Il ne s’agit pas d’une obligation de résultat, mais bien d’une obligation de moyens variable selon les circonstances, mais dont les militaires ne sont en aucun cas exclus, y compris lorsqu’ils sont en opérations, comme l’a reconnu en mai dernier une Cour britannique s’agissant de la mort d’un soldat en Irak.

Au-delà des difficultés inévitables que va poser la demande des familles des militaires morts pour la France à Uzbin, on ne peut que soutenir une action en justice qui appelle à une plus grande transparence des opérations extérieures et à une meilleure responsabilisation des officiers, dont c’est l’honneur de commander.

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  • alice91
    alice91
    intello
    • Posté à 18h10 le 05/12/2009
    • Internaute 97720
      intello

    Lien

    une tribune de la tribune de geneve !

  • 14240
    14240
    retraité
    • Posté à 18h12 le 05/12/2009
    • Internaute 95774
      retraité

    MORT.pour la patrie.en Afghanistan ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ..heu sont soldats de métiers ? ? ? ? payé tous les mois....jamais de chômage ? ? ?
    Un chauffeur routier de métier...qui à un accident...et meurt ! ! ! y a pas de prise d’armes....avec le président ? ? ?
    Faut revenir sur terre ! ! ! et vite ! ! !

    • Otreman
      Otreman répond à 14240
      • Posté à 18h26 le 05/12/2009
      • Internaute 45643

      Entre tenir un fusil d’assaut et tenir un volant y’a quand même une nette différence au moins sur le plan statistique... Non ?

      • 14240
        14240 répond à Otreman
        retraité
        • Posté à 18h49 le 05/12/2009
        • Internaute 95774
          retraité

        OUI.c’est vrai.......il y a plus de chauffeurs morts.....que de soldats parti défendre le grand capital....... !

         
        • A déménagé le 13-10-2012 2
          A déménagé le 13-10-2012 2 répond à 14240
          non connue
          • Posté à 20h18 le 05/12/2009
          • Internaute 85164
            non connue

          Un soldat Français qui meurt pour défendre le sol de la patrie , ça peut être admirable et émouvant mais cela fait longtemps que ce n’est pas arrivé .

          • 14240
            14240 répond à A déménagé le 13-10-2012 2
            retraité
            • Posté à 08h46 le 06/12/2009
            • Internaute 95774
              retraité

            Tout a fait d’accord ! ! !
            Nous sommes redevenu un pays Colonialiste ! ! ! prêt à piller les richesses de pays...le plus souvent dirigé par une dictatures(Ami de notre président)...
            Toujours la même choses...l’histoire se répète ! ! !
            +1
            Nous n’avons qu’une armée d’opérette...avec un petit chef...courbant l’échine devant les états unis ! ! !

        2 autres commentaires
  • alice91
    alice91
    intello
    • Posté à 18h19 le 05/12/2009
    • Internaute 97720
      intello

    Lien

    on sait qui ils sont .....
    moi, j’ai cherché.....

  • Otreman
    • Posté à 18h24 le 05/12/2009
    • Internaute 45643

    Ça serait « moins pire » si la France ne connaissait pas, dans le même temps, un déficit de Démocratie.
    (Et encore je ne vais pas au bout de ma pensée...)

    • alice91
      alice91 répond à Otreman
      intello
      • Posté à 18h39 le 05/12/2009
      • Internaute 97720
        intello

      Lien

      Une conférence de presse importante, la semaine passée par ces ces familles.
      « envoyés au casse-pipe ....., pas de gillets pare-balles and so on ... , c’était à voir ».
      Si qq trouve le lien ....moi je l’ai vue par hasard sur BFM (direct)

  • spleenlancien
    spleenlancien
    Manant, de passage sous le (...)
    • Posté à 19h18 le 05/12/2009
    • Internaute 78672
      Manant, de passage sous le (...)

    Cette communication fait sans doute suite à la conférence de presse donnée par les parents de soldats tués, assistés par Maitre Collard qui adore les caméras...

    Il y était question de l’obligation de moyens dûe aux soldats par l’Etat car c’est bien ça le noeud de l’affaire. Lors de l’embuscade, nos pioupious étaient très peu équipés, sans appui mortier car les mortiers n’avaient pas de percuteurs, sans l’appui des hélicos pour cause de tournée VIP, sans drones pour donner à l’Etat-Major des informations en live sur le terrain.
    Ces familles attaquent au titre de l’obligation de résultat, et non pour demander de l’argent.
    Il paraît que, depuis, les « erreurs » aient été réparées, c’est heureux car nous avons, je crois, plus de 3000 hommes dans ce merdier.

  • telemaque50
    • Posté à 20h52 le 05/12/2009
    • Internaute 10420

    Vos pious pious, savent en s’engageants dans l’armée, qu’ils risquent maintenant avec le retour de la France dans l’OTAN (voulu par le Guénéral en Chef) de se retrouver sous le feu d’un ennemi qui n’est pas vraiment celui attaquant notre pays...
    Donc ils ont un risque...qu’ils doivent assumer ainsi que leur famille !
    Je pense même qu’ils ont des primes de salaire...éloignement, primes de risque etc etc..Ils ont fait en toute liberté un choix de métier..
    Moi j’étais appelé en Algérie (18 ans) avec aussi un armement de merde..... et j’ai plein de copains qui y sont restés, morts ou infirmes....il y a une énorme différence ! ! ! !
    Alors séchez vos pensées larmoyantes !

    • 14240
      14240 répond à telemaque50
      retraité
      • Posté à 08h48 le 06/12/2009
      • Internaute 95774
        retraité

      idem pour moi....+1

  • michel 13
    • Posté à 21h38 le 05/12/2009
    • Internaute 49378

    Mais, qui souhaite remettre en cause la sacralisation de la mort de ceux qui sont tombés pour la patrie ? Vous êtes sûrs ? la patrie est en danger ?
    Les soldats français morts en Afghanistan sont morts pour rien. Cette guerre n’est pas la nôtre. Désolé mais après avoir cette phrase, je n’ai pas continué à lire votre article qui pourtant me semblait tout à fait digne d’intérêt, mais faut faire attention à ne pas écrire n’importe quoi.

  • Anonyme

    Morts au combat, morts au champ d’honneur, d’accord.
    Morts pour la patrie, non.

    je comprends la douleur des familles, en revanche je ne comprends pas l’engagement d’une procédure.
    Ou alors il faut admettre que toute famille qui a perdu l’un des siens au cours d’une guerre puisse faire de même : mettre en cause le commandement (ou sous-commandement) est chose aisée, chacun pouvant commettre une erreur.
    Vous même, auteur qui avez un passé militaie, n’avez vous jamais commis d’erreur de jugement dans une situation donnée ? Les conséquences en ont-elles toujours été bénignes ?

    Pourquoi ne pas ouvrir de procédure même symbolique puisqu’il est mort, contre le général Nivelle qui pendant la 1ere guerre mondiale envoya ses hommes au massacre ?

  • Servais-Jean
    • Posté à 23h10 le 05/12/2009
    • Internaute 4591
      43

    « si une faute a été commise par celui qui détenait le pouvoir de décision. Il peut s’agir aussi de sa responsabilité individuelle si les fautes commises sont susceptibles de recevoir une qualification prévue par le code pénal. »

    Si tous les généraux et autres militaires qui ont fait des conneries devaient passer devant les tribunaux civils, à commençer par le fameux Nivelle inspirateur du chant de Craonne....

    Lien

    Ne rêvez pas Monsieur le Vice-président de l’Adefdromil aucun « politique » aussi « couillu » soit-il se risquera à responsabiliser un militaire, leurs existences sont liées comme celles de frères siamois. Si l’un disparait l’autre meurt aussi à court terme.

  • alangaja
    alangaja
    "Bank brother is watching you"
    • Posté à 01h00 le 06/12/2009
    • Internaute 93690
      "Bank brother is watching you"

    les soldats sont payés pour tuer, ils meurent parfois.
    les civils ne demandent qu´a vivre, mais quand ils sont afghans, ils peuvent bien crever par dizaines sous les bombes de l´Otan sans réaction outrée de l´occident.

    • alberich
      alberich répond à alangaja
      fumiste
      • Posté à 10h39 le 06/12/2009
      • Internaute 84604
        fumiste

      Le soldats ne sont pas payés pour tuer mais pour combattre. Ne confondez pas l’objet et le moyen.

      D’ailleurs tuer n’est pas une bonne tactique, une unité avec 10 % de tués peut combattre, une autre avec 10% de blessés est hors de combat.

      • alangaja
        alangaja répond à alberich
        "Bank brother is watching you"
        • Posté à 14h52 le 06/12/2009
        • Internaute 93690
          "Bank brother is watching you"

        je ne confonds pas l´objet et le moyen, mais on parle ici de l´Afghanistan et l´objet de cette guerre (installation d´un démocratie ? ? ?) est un mirage lointain caché derriere beaucoup de moyens militaires meurtriers.

        « D’ailleurs tuer n’est pas une bonne tactique »
        allez le dire aux victimes civiles de bombardements, pas a moi.

         
        • alberich
          alberich répond à alangaja
          fumiste
          • Posté à 19h18 le 06/12/2009
          • Internaute 84604
            fumiste

          VOUS parlez de l’Afghanistan, l’article porte sur la mise en cause et l’éventualité de la responsabilité pénale du commandement. L’incident aurait pu se produire dans une autre Opex, par ex. en Côte d’Ivoire.

          La question des buts de cette guerre et des dommages collatéraux sont d’autres sujets.

          • alangaja
            alangaja répond à alberich
            "Bank brother is watching you"
            • Posté à 20h20 le 06/12/2009
            • Internaute 93690
              "Bank brother is watching you"

            heu, Afghanistan est dans le titre... ensuite, j´aime bien être concret, et enfin j´oppose justement la question des victimes militaires traitée ici a celle des victimes civiles (traitée trop peu souvent). encore une fois, on chiale pour des victimes militaires et on parle des responsabilités engagées, mais on oublie le contexte de guerre en général et de celle-ci en particulier.
            et je me fiche d´être un peu hors-sujet ou pas. on discute, non ?

          • Anonyme répond à alberich

            Détrompez vous.
            Les buts d’une guerre sont connus de la troupe (ou ce qu’on veut bien avouer comme buts) de même que les opérations ponctuelles dans le pays et les résultats de chacune d’elles, qu’ils soient favorables ou non.
            ces informations agissent sur le comportement de chacun, du soldat au commandement et peuvent influencer le quotidien des décisions.

            • alberich
              alberich
              fumiste
              • Posté à 11h06 le 07/12/2009
              • Internaute 84604
                fumiste

              Permettez moi d’en douter. Les axes stratégiques n’étant pas bien définis au plus niveau, je vois mal comment des petites unités auraient un appréhension des enjeux. Bien sûr, compte tenu de la rotation des effectifs en Opex, il y a un certain feed-back dans les régiments, mais cela ne va pas au delà du quotidien du soldat.

              Tout au plus, mettent-elles en oeuvre les tactiques de terrain d’opérations ponctuelles dont on voit tous les jours l’improvisation permanente (le bombardement du camion d’essence déclenché par un officier allemand par ex) c’est précisément le sujet de l’article de distinguer ce qui peut relever de la faute de commandement des aléas de la guerre.

        4 autres commentaires
  • CMOI.12110
    CMOI.12110
    Technicien Sup
    • Posté à 13h50 le 06/12/2009
    • Internaute 76055
      Technicien Sup

    Militaires de métier où pas, on a rien a faire là-bas, je ne vois pas comment on défend la patrie en occupant un pays étranger, on fera comme les Russes ( 2 x ) partis la queue entre les jambes, mais en attendant ça aura fait combien de morts pour rien ?

  • Jean-Luc LUMEN
    Jean-Luc LUMEN
    en invalidité
    • Posté à 03h16 le 07/12/2009
    • Internaute 47198
      en invalidité

    justice militaire...rendu par des militaires
    justice administrative...rendu par les fonctionnaires

    comment cela se fait il qu’il n’y ait pas une justice d’ouvrier rendu par les ouvriers ?

    une justice des boulangers...rendue par des boulangers
    une justice des compteurs d’étoiles..........
    une justice des éleveurs d’escargots.........
    une justice des malfrats...rendue par les malfrats...heueeeee n’est ce pas déjà le cas..........

    Bref...il ne doit pas avoir de privilèges d’après les droits des hommes...donc dissolution de toutes les justices qui s’autoprotègent...ou n’existe t’il que les droits des cons et connes

  • A déménagé le 16-01-2012
    • Posté à 11h28 le 07/12/2009
    • Internaute 30191
      non connue

    Mais dans tout cela,je voudrais savoir pourquoi H.Morin et les autres, nous ont seriné pdt des semaines que en Afghanistan ce n’était pas une guerre,le mot était tabou ; on a donc envoyé des soldats en villégiature ?