décryptage 02/12/2009 à 07h47

Afghanistan : Obama choisit de « finir le boulot » laissé par Bush

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

Le président américain a annoncé l'envoi de 30000 hommes supplémentaires et un début de retrait dès l'été 2011.

Barack Obama a donc fait le pari de l'escalade militaire en Afghanistan, prenant le risque de plonger l'Amérique dans une guerre ingagnable, un potentiel nouveau Vietnam. Et en se prononçant sur la stratégie américaine, après des semaines de tergiversations, il a aussi décidé, bien que ceux-ci s'en défendent, de celle de ses alliés, au premier rang desquels la France qui vient de reprendre sa place en fanfare au sein des institutions militaires de l'Otan, l'alliance militaire en première ligne en Afghanistan.



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Le pari d'Obama est colossal : il a décidé de porter le nombre de soldats américains en Afghanistan à près de 100 000 hommes, soit 30 000 de plus d'un seul coup, une escalade majeure dans un pays où aucune armée étrangère n'a jamais réussi à gagner une guerre depuis la défaite cinglante des Britanniques dans la première moitié du XIXe siècle en passant par l'armée soviétique dans les années 80.

A ces 100 000 soldats américains il faut ajouter 42 000 soldats des autres nations coalisées, auxquelles Obama demande un effort supplémentaire. L'infographie de notre partenaire laGraphique sur la montée en puissance du nombre de GI's est de ce point de vue très parlante. (Cliquez sur l'image pour l'animer)



Sauver la campagne électorale 2012

Si Barack Obama veut « finir le boulot », selon sa propre formule, il entend aussi amorcer le retrait des troupes dès l'été 2011, sans en spécifier la fin - un calendrier destiné à « sauver » sa campagne électorale de 2012. Annoncer la fin de la mission d'entrée de jeu est tactiquement dangereux, comme l'ont aussitôt fait observer les Républicains, et rappelle justement toutes les escalades guerrières précédentes, à commencer par celle du Vietnam.

« Finir le boulot », c'est évidemment une question de définition : pour les Etats-Unis et leurs alliés, qui sont engagés dans ce conflit depuis déjà huit ans, depuis le renversement du régime des talibans au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, il s'agit, au minimum, de laisser une armée nationale afghane et une administration capables d'empêcher le retour des fidèles du Mollah Omar à Kaboul.

Le pari est loin d'être gagné car l'histoire des escalades militaires montre qu'on sait quand elles commencent, pas quand elles s'achèvent... Que se passe-t-il si le « boulot » n'est pas fini en 2011 ?

Gérer l'héritage de George W. Bush

Barack Obama a fait de l'Afghanistan « sa » guerre alors que ce conflit fait partie de l'héritage empoisonné de George Bush. Obsédé par l'Irak, Bush et son entourage d'idéologues néo-conservateurs (Cheney, Rumsfeld, Wolfowitz...) ont rapidement délaissé l'Afghanistan après leur victoire de 2001, pour s'attaquer à Saddam Hussein, un enjeu plus à leur mesure pensaient-ils.

L'administration républicaine a laissé derrière elle un champs de ruines en Irak, une Amérique épuisée et discréditée, et, surtout, un Afghanistan en proie depuis 2006 à une incroyable résurgence des talibans qu'elle croyait avoir éliminés.

Obama a choisi d'assumer cet héritage, au grand dam d'une partie de ses partisans. estimant sans doute qu'il ne pouvait pas faire un choix qui donnerait aux auteurs du 11 septembre la chance de crier victoire, et d'encourir le reproche d'avoir « perdu l'Afghanistan ».

Le président américain a ensuite pris son temps pour redéfinir sa stratégie, période d'attentisme pendant laquelle le soutien des Américains à cet engagement militaire a fondu dans les sondages, rendant sa tâche plus complexe encore.

Barack Obama espère faire en dix-huit mois ce que George Bush n'a pas fait en huit ans :

  • faire émerger une armée et une police afghanes crédibles, ce qui est loin d'être le cas (voir la récente note d'un chercheur français de retour de Kaboul) ;
  • s'appuyer sur un gouvernement et une administration relativement « propres » et efficaces susceptibles de reconquérir les « coeurs et esprits » des Afghans désenchantés par la corruption et l'absence de progrès ; Là encore on est loin du compte et les Occidentaux manquent singulièrement d'un allié local crédible après avoir eux-mêmes conclu que Hamid Karzaï était corrompu et mal réélu, comme Obama l'a vertement rappelé dans son discours mardi soir ;
  • faire reculer les talibans qui ont enregistré depuis trois ans des avancées dans tout le pays et pas seulement dans leurs fiefs du Sud et des régions frontalières avec l'Irak ;
  • obtenir du Pakistan qu'il « nettoie » les zones tribales du Nord des talibans afghans et des membres d'Al Qaeda qui s'y sont refugiés après leur éviction de 2001, et ont pu prospérer depuis grâce aux liens avec les tribus locales et avec le soutien évident d'éléments du régime pakistanais. Là aussi, Obama a été clair mardi soir.

Quatre facteurs-clé sur lesquels l'échec des huit dernières années est patent, et sur lesquels le succès ne dépend pas seulement du nombre de GI's supplémentaires.

Le dilemme français

Barack Obama n'entend pas aller seul à l'escalade. Il s'est tourné vers les principaux alliés des Etats-Unis, et principalement ceux de l'Otan, déjà présents en Afghanistan, en leur demandant 10 000 hommes supplémentaires. Les Britanniques, malgré leurs lourdes pertes enregistrées cette année et l'impopularité de la guerre, ont déjà annoncé qu'ils enverraient 500 hommes de plus. On est donc loin du compte.

Et les Français ? La communication française sur le sujet a été passablement brouillée ces derniers jours, de manière quelque peu invraisemblable sur un sujet dont chacun savait qu'il serait posé à cette date.

Jusqu'à lundi, la ligne de l'Elysée était celle qu'avait définie publiquement Nicolas Sarkozy : pas un soldat français de plus, mais engagement total des quelque 3 700 hommes qui y sont déjà, jusqu'au bout. Et tout d'un coup, on ne sait plus.

On sait simplement que le forcing américain est (téléphoniquement) intense, Hillary Clinton sur Bernard Kouchner, et Barack Obama sur Nicolas Sarkozy lundi. Le résultat est sans doute l'annonce ambigüe faite mardi par Thierry Mariani, l'improbable Réprésentant spécial français pour l'Afghanistan et le Pakistan, qui a déclaré dans le même souffle que la France n'enverrait pas de renforts en Afghanistan, mais enverrait des « formateurs militaires » pour former l'armée afghane.

Si on traduit le Mariani en langage clair, ça signifie bien des renforts, quoique non combattants, ce qui sera sans doute jugé sévèrement à Washington.

L'attitude de Nicolas Sarkozy a de quoi surprendre. Meilleur élève de l'Otan l'an dernier, lorsqu'il bombait le torse pour rejoindre le commandement militaire intégré de l'Alliance, il laisse entrevoir aujourd'hui une mauvaise humeur vis-à-vis d'un Barack Obama qui ne fait sans doute pas assez de cas de son « ami » français. En tout cas, le président n'a pas expliqué aux Français les raisons pour lesquelles il refuse d'engager plus de troupes combattantes.

Pourtant, Nicolas Sarkozy n'aurait pas été à un virage stratégique près sur l'Afghanistan. On se souvient évidemment de son commentaire réservé de la campagne électorale de 2007, à propos de la présence des troupes françaises en Afghanistan :

« Il était certainement utile qu'on les envoie, dans la mesure où il y avait un combat contre le terrorisme, mais la présence à long terme des troupes françaises dans cet endroit du monde ne me semble pas décisive. » (Voir la vidéo)

Une fois élu, et une fois entamé le rapprochement avec l'Otan -et avec l'administration Bush-, Nicolas Sarkozy n'a pas hésité à annoncer l'envoi d'un millier d'hommes en renfort, avec cette déclaration martiale prononcée en mars 2008 à Londres, un an à peine après la précédente :

« Ensemble, nos deux pays (la France et le Royaume Uni, ndlr) sont déterminés à rester engagés, côte à côte, avec tous nos alliés, en Afghanistan, et je n'ai pas peur de le dire, en Afghanistan se joue une partie essentielle.

La France a proposé à ses alliés de l'Alliance Atlantique une stratégie
pour permettre au peuple afghan et à son gouvernement légitime de construire la paix. Si ces propositions sont acceptées, la France proposera lors du Sommet de Bucarest, de renforcer sa présence militaire. »

Position ferme et déterminée ensuite expliquée ainsi aux Français. (Voir la vidéo)

Depuis son élection, Nicolas Sarkozy a plus que doublé les effectifs engagés dans le conflit afghan, renvoyant en particulier les forces spéciales qui en avaient été retirées par Jacques Chirac (j'ai encore en mémoire un briefing à l'Elysée en 2006, au cours duquel un conseiller du Président nous expliquait que les Américains suivaient une stratégie similaire à celle des Français en Algérie, et que pour cette raison Jacques Chirac avait décidé de se désengager), et envoyant récemment 150 gendarmes supplémentaires.

Cette escalade qui n'a jamais dit son nom et n'est que furtivement débattue au Parlement, devrait donc se poursuivre à l'aimable insistance de Barack Obama. Nicolas Sarkozy, qui se vantait en 2008 d'avoir « proposé une stratégie » à l'Otan, n'aura d'autre choix que de suivre celle que vient de définir avec ses généraux le président américain. Pour le meilleur, ou pour le pire.

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  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 08h25 le 02/12/2009
    • Internaute
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Le pari est loin d'être gagné car l'histoire des escalades militaires montre qu'on sait quand elles commencent, pas quand elles s'achèvent… »

    * Evidemment !

    Mais il faut espérer qu'Obama n'ira pas trop loin à plier aux désiderata de ses adversaires politiques, car il serait décevant pour tous qu'il fasse perdurer la politique Bushiste. (54 % des citoyens US veulent que cela cesse pour les boys - non Cow..).

    - Bush réagissait avec ses tripes (à savoir émotionnellement)
    - Obama réagit avec sa tête (c'est à dire en fonction des dossiers)

    Il serait désastreux que pour ne pas contrarier certains, il se mette à déplaire à tout le monde. Sa « main tendue » à l'Iran l'aura été en vain, il faut le reconnaître !
    (cette dernière déconvenue donnant aux ultras un argument de poids ! )

    Reste que l'économie américaine doit être remise sur les rails, et que la guerre - compte tenu des priorités - coûte à présent trop cher à la nation USA.

  • Atlantis
    Atlantis
    Etudiant apolitique
    • Posté à 08h35 le 02/12/2009
    • Internaute
      Etudiant apolitique

    Partir maintenant d'Afghanistan serait une connerie énorme : on laisse un pays en ruine, avec un système politique corrompu, une armée et une police inefficace, sans compter la haine de ce qui apparaitrait comme 8 années d'occupation totalement arbitraires et inutiles... en fait, on laisserait une situation plus défavorable pour les occidentaux qu'à l'entrée de la guerre. Il faut plutôt développer une contre-insurrection, couper l'herbe sous le pied des talibans (au sens propre du terme, cramer les champs de pavots maintenus pour et par les américains, mais en réfléchissant à une solution de substitution pour les paysans qui en vivent), et tenter de s'allouer les bonnes grâces de la population : ça commence par arrêter les bavures stupides...
    Enfin, il faudrait aussi former les soldats afin qu'ils aient un minimum de connaissances sur les populations civiles, afin de comprendre a minima la culture du pays qu'ils envahissent.

  • thierry reboud
    • Posté à 08h57 le 02/12/2009
    • Internaute

    J'ai plutôt l'impression qu'il s'agit d'une escalade en trompe-l'oeil : on envoie des troupes pour préparer le retrait de 2011. Dans le meilleur des cas, il essaie de laisser une situation à peu près correcte sur le plan militaire, au moins sur ce que les commentateurs appellent « l'Afghanistan utile », c'est-à-dire les villes qui regroupent 80% de la population.

    Sur ce qui se passera après, on dirait qu'Obama s'apprête surtout à refiler le bébé au Pakistan, mais à des conditions nouvelles : le rapprochement opéré en direction de l'Inde (notamment la récente visite de Singh à la Maison-Blanche) doit sans doute s'apprécier dans cette perspective.

    Quant au souhait d'éradiquer la corruption est plus un voeu pieux qu'autre chose : on ne voit pas bien comment les mêmes qui se sont gavés pourraient y renoncer par simple vertu. C'est simplement une manière d'annoncer que l'argent étasunien se déversera avec plus de parcimonie.

  • nanabel
    nanabel répond à Atlantis
    1ère version
    • Posté à 09h58 le 02/12/2009
    • Internaute
      1ère version

    Tu as tout à fait raison. Sauf qu'il faut se mettre d'accord sur les objectifs de notre présence dans ce conflit. Quelle est la mission française ? Maintien de l'ordre ? De quel ordre parle-t-on ? Imposer la démocratie ? Quelle forme ? Américaine ? Occidentale ? (Ce n'est pas la même chose). Annexer une zone stratégique sensible (la région est hostile à l'occident). A ce moment là on parlerait plutôt d'invasion... Les choses ne sont pas claires. D'ailleurs Sarkosy l'a dit : « Notre présence n'a pas un impact décisif ». Autrement dit, nous ne pouvons pas prendre d'initiative individuelle. Nous sommes là-bas pour plaire aux US. Prouver notre allégeance, notre vassalité. Bush parlait de croisade ! J'ai bien peur qu'il s'agisse de ça. Supprimer le mécréant, le barbare. Puis, quand le conflit cessera, les sauveurs (américains et occidentaux) s'occuperont d'éduquer le (pauvre) peuple inculte à grand coup de bibles et quand le peuple aura compris la judéo-démocratie, d'autres armées viendront (en paix) déverser leurs dollars et édifieront leurs temples de la consommation. Le monde des puissants criera alors victoire. Jusqu'au prochain Mollah, parce qu'il ne faut pas déconner, l'afghanistan à cinq mille ans d'histoire et si nos intentions sont de balancer leur passé pour leur construire (de force) un avenir tout neuf, ça ne marchera pas, pour une raison toute simple : la liberté, ça ne se donne pas, ça se prend.

  • Anonyme

    des renforts ne déterminent pas une nouvelle stratégie,
    pourtant c'est bien ce qui avait été promis.
    L'annonce de dates de retrait en plus, doit faire bondir de joie les insurgés. gageons même que le recrutement va s'améliorer pour aider les occupants à partir plus tôt !

    il est amusant de voir les dirigeants occidentaux s'imaginer qu'il suffira de former policiers et soldats.
    les données dont on dispose avouent que 25 à 30% des recrues « quittent » l'armée ou la police avec arme et bagage dans l'année qui suit leur « engagement » ! un turn over inquiétant non ?

    Mais tout ceci n'est qu'une annonce qui masque ce qui va réellement se dérouler sur le terrain : Stanley McChrystal lui a défini une « stratégie » et cette donnée là n'est évoquée par personne. Le personnage n'a pas les mains propres.

  • bt
    bt
    étudiant
    • Posté à 11h37 le 02/12/2009
    • Internaute
      étudiant

    @ Pierre Haski

    « Barack Obama a donc fait le pari de l'escalade militaire en Afghanistan, prenant le risque de plonger l'Amérique dans une guerre ingagnable, un potentiel nouveau Vietnam »

    C'est dommage, vous n'expliquez pas comment. Pourquoi ne précisez-vous pas votre comparaison avec le Vietnam ?

    Je trouve l'article un peu maigre, et un peu trop partial. Vous n'essayez pas de peser clairement le pour et le contre de la présence militaire en Afghanistan. Vous ne faites état que de considérations électoralistes et de rapports de forces entre acteurs politiques - considérations réelles et pertinentes certes, mais insuffisantes pour une analyse sérieuse.
    Finalement, vous ne parlez que chiffres, « escalade » et « cadeau empoisonné », tout cela avec un parfum de pente glissante assez ennuyeux.

    Je pense qu'il aurait été plus intéressant que vous nous *expliquiez* en quoi l'envoi de 30 000 hommes supplémentaires est une mauvaise décision, si tel est ce que vous pensez. En montrant, par exemple, que beaucoup de difficultés viennent d'une mauvaise stratégique / organisation / coordination plutôt que d'un contingent trop faible un nombre.

    @nanabel

    Il n'y a pas de mission française, c'est une mission internationale, d'où les énormes difficultés de gestion. Et l'Occident n'est pas là pour annexer quoi que ce soit (surtout qu'apparament, Obama aimerait ne pas s'éterniser dans la région).

    Quant au but de cette mission, c'est certain, nous pouvons en discuter. Probablement, les justifications (de Bush) n'étaient pas excellentes : tuer Ben Laden, la croisade contre le Mal, etc, on connait le refrain. Il n'empêche : l'Afghanistan reste un nid de Talibans, autrement dit des fous furieux affublés de moyens colossaux et mus par une passion débordante pour le meurtre à grande échelle, accueillant de plus à bras ouverts tous les autres pyromanes fanatiques de la planète.

    Le terrorisme n'est pas que le problème des Etats-unis ou de l'Occident. Je ne crois pas que l'on dépense des milliards juste pour parachuter des mcdo et des nike à la fin. Ou « éduquer à coup de bibles ».
    Vous dites : la liberté, ça ne se donne pas, ça se prend. D'accord, mais il faut les moyens de la prendre. Vous ne pouvez comparer avec une Révolution française ou autre où il suffisait de s'en prendre à un pouvoir bien défini, localisé, centralisé. En Afghanistan tout est disséminé, éparse, flou. Difficile aussi de rejeter hardiment les Talibans lorsqu'il vous donne de quoi vivre, et que vous n'avez aucun moyen de faire autrement. Pas d'armée, pas de police, pas de justice vers qui vous tourner pour avoir cette sécurité minimale que requiert la liberté.

    On a donné le Nobel à Obama peut-être aussi parce que notre présence en Afghanistan n'est pas complètement étrangère à un objectif de paix...

  • athénaïs
    • Posté à 15h25 le 02/12/2009

    Barack Obama n'est déjà plus un grand homme......
    Il n'est déjà plus un homme d'avenir car pursuivre la politique étrangère dégénérée de bush c'est être soi même bien faible. Et s'il est si faible sur ce sujet, il le sera sur tous les autres.....En fait,
    il est, comme n'importe quel petit politique, empêtré dans ses histoires de pour,de contre, etc....
    Il va perdre en Afghanistan, il va perdre mais qui va payer ?
    les afghans, bien sûr, et les afghanes encore plus.
    et sans doute les américains, qui en plus des morts qui viendront s'ajouter aux morts, vont sans doute rappeler au pouvoir un bon libéral conservateur la prochaine fois......
    Rien de pire que de susciter l'espoir dupeuple et de le décevoir ensuite, les socialistes et les communistes en savent quelque chose en France......

  • kebra
    kebra répond à bt
    • Posté à 15h32 le 02/12/2009

    Affirmer que les talibans gèrent la production d'opium, c'est gober gravement la propagande occidentale. Les chefs tribaux gèrent l'opium depuis des siècles, bien avant la création des talibans. La famille Karzaï en contrôle une partie, comme chaque grand clan. Les talibans avaient fait reculer significativement la culture de l'op, certes avec des moyens de talibans et l'argent de l'ONU, c'était contestable mais efficace.

    En dealant l'opium à meilleur prix que les talibans, on coupe leur source principale de financement, il restera le hasch mais la sécheresse n'a pas donné une bonne récolte de chanvre et sans irrigation cela ne va pas s'arranger.

    Nous pouvons utiliser le parapluie américain pour protéger le génie dans la reconstruction de l'irrigation, les internats seraient construit dans Afpak utile, les hélicos et les avions peuvent bomberder de graines enargilés pour favoriser la reforestation, les afghans se foutent la thune dans la poche et ne font rien, notre armée doit faire à la place du gouvernement. Sinon quels avantages à suivre l'Occident ?