Pourquoi le « Climategate » a fait un flop en France

Vu de France, le « Climategate », cette campagne contre certains climatologues basée sur un piratage d'échanges d'e-mails, n'a été qu'un épiphénomène. Est-ce parce que le scepticisme sur la réalité d'un réchauffement climatique a du mal à percer ou parce qu'il n'est pas simple de conclure sur les révélations contenues dans ces e-mails ? Un peu des deux.
La divulgation d'un millier d'e-mails échangés entre d'éminents climatologues inspirateurs du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), qui agit au nom de l'ONU et recommande une réduction drastique des émissions de gaz à effets de serre, a d'abord été revendiquée sur le blog The Air Vent, puis reprise par une foultitude de blogs avant de faire les gros titres de la presse britannique et américaine. On y apprend que les chercheurs auraient délibérément masqué un récent déclin des températures pour prouver la gravité du réchauffement climatique et l'urgence à agir.
Une enquête de police va tenter de découvrir qui sont les pirates. The Guardian explique que la fuite pourrait avoir été organisée de l'intérieur de la communauté des climatologues du Climate Research Unit de l'université de West Anglia.
La discrétion des grands médias français
En France, l'affaire a été longuement commentée sur la blogosphère par des sceptiques du réchauffement climatique, regonflés à la veille du sommet de Copenhague. Pour eux, le « Climategate » apporte la preuve que les pouvoirs en place manipulent l'opinion pour nous forcer à des mesures drastiques remettant en cause notre modèle de développement économique. Mais les grands médias sont restés quasi muets.
Libération a d'abord estimé sur son site que les e-mails avaient été « piratés pour faire capoter Copenhague » puis a publié dans son édition papier un article alarmiste sur « la dernière alerte de climatologues » avant le sommet : un scénario de réchauffement encore plus effrayant que les pires prévisions du Giec, nous prévoit 4 à 7°C de plus d'ici 2100 si l'on ne fait rien.
Le Monde de son coté a choisi de donner la parole à la défense avec une interview d'un membre du Giec, Thomas Stocker, qui accuse les « négateurs du réchauffement » d'ignorer des faits établis. Le reste des médias minimise globalement la portée de l'événement et le voit comme une douteuse tentative de discréditer la communauté scientifique.
En Grande-Bretagne, des appels à la démission
Outre-Manche, le débat a été nettement plus vif. Pour le New Scientist, ces e-mails prouvent les comportements anti-déontologiques de chercheurs qui nuisent à la manifestation de la vérité, et ostracisent systématiquement tous ceux qui critiquent leurs thèses.
Certains, comme George Monbiot, acerbe blogueur du Guardian, pensent que Phil Jones, le directeur du centre de recherche incriminé, devrait démissionner. Il ajoute que la défense de ce dernier a été très maladroite :
« Prétendre qu'il n'y a pas de crise ne va pas l'apaiser. (…) Il aurait dû faire le tour des studios télé pendant 36 heures, se confronter aux critiques, se défendre et s'excuser. »
La demande d'interview faite à Phil Jones par Rue89 n'a reçu comme réponse qu'un renvoi vers le communiqué de presse publié par son université (East Anglia) qui ne répond pas aux accusations et se justifie ainsi :
« Nos séries sur les températures mondiales coïncident avec celles de scientifiques totalement indépendants travaillant pour la Nasa ou le National Climate Data Center entre autres. Les faits parlent d'eux-mêmes, inutile de les manipuler. »
Seule avancée de l'université : la promesse de la publication prochaine des données brutes qui ont conduit à conclure au réchauffement climatique et que ces chercheurs refusaient de divulguer depuis des années.
« La science se fait avec des bouts et des trucs »
L'article que Rue89 a consacré à l'affaire a déchaîné les passions, avec 373 commentaires reflétant bien l'état d'une opinion partagée, mais globalement satisfaite que les méthodes de travail des chercheurs soient mises à jour. Rigas, sociologue, faisait justement remarquer ceci :
« Nous savons, en scientifiques, que la science, cela se fait avec des bouts et des “trucs”. La science de la modélisation est un art particulièrement complexe. (…) Et les climatologues sont des gens particulièrement précautionneux, et pour cause : modéliser un climat est une tâche pénible et périlleuse. »
D'autres nous ont écrit directement. Comme Alexandre Stegner, du laboratoire de météorologie dynamique du CNRS qui nous a fait part de son « malaise », estimant que nous avions été trop durs avec les climatologues piratés :
« Le changement climatique ne se limite pas à “une seule courbe”. (…) Si un chercheur essaye de “maquiller” ou “bidonner” des résultats, cela se verra tôt ou tard car tous les articles et travaux sont accessibles aux chercheurs du monde entier. Il peut y avoir des erreurs ou des défauts méthodologiques mais les “faux” manifestes sont extrêmement rares et suicidaires pour ceux et celles qui les pratiquent. »
Serge Galam, physicien que nous avions interrogé sur les incertitudes des prédictions scientifiques, s'est félicité de cette révélation :
« Le débat n'est pas clos, même parmi les “réchauffistes” [convaincus qu'il y faut d'urgence baisser nos émissions de CO2, ndlr], mais il aurait dû être public comme tout débat scientifique. Ces mails montrent un décalage entre l'affirmation spectaculaire d'une vérité scientifique établie, d'un débat proclamé clos, et le fait que ses propres adeptes reconnaissent entre eux que des incertitudes demeurent et que certaines données dérangent. »
« Un climat passiogène et catastrophiste »
Quand bien même les chercheurs auraient délibérément masqué le déclin des températures depuis dix ans, cette histoire semble surtout prouver qu'à trop vouloir donner un message politique clair, on simplifie des données complexes.
Le « sceptique » Vincent Courtillot, de l'Institut de physique du Globe, invité ce vendredi de l'émission Parlons Net, dont Rue89 est partenaire, estime quant à lui :
« On a créé un climat passiogène et catastrophiste… qu'il faille être économe et raisonnable oui, mais pas forcément en raison du gaz carbonique. (…) La vérité scientifique n'est jamais née du consensus. »
Photo : une cycliste à Francfort le 28 novembre 2009 (Johannes Eisele/Reuters).
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De Liger
liger.amsud.net | 10H49 | 29/11/2009 |
Le fait que ces révélations, sur les fautes par omission de certains rapports, n'aient pas changé grand chose pour l'opinion montre surtout que les avis se sont radicalisés, et surtout cristallisés.
Côté alarmistes, on a
- d'une part ceux qui considère que quelles que soient les données scientifiques, plus de sobriété ne peut pas faire de mal
- d'autre part les ayatollahs de service, prêts à tous les sacrifices (toujours plus douloureux pour les autres) sur l'autel de la décroissance
Côté sceptiques, on a les sceptiques... et donc une telle information ne change rien à leur point de vue, car les omissions en question leur étaient déjà apparues comme une évidence.
Personnellement, je considère qu'une théorie scientifique n'est signifiante que si elle fait l'objet de débats contradictoires. La vérité s'élève comme le chapiteau d'un cirque, en tirant de part et d'autre sur les haubans. Tout déséquilibre faisant s'écrouler le chapiteau.
Alors cet évènement aura finalement fait un peu avancer la vérité.
De Tocqueville
universitaire | 10H52 | 29/11/2009 |
De toutes façons, le thème du réchauffement climatique et de son origine humaine est devenu un dogme inattaquable, et une source de légitimité pour certains politiques sans programmes.
Le buzz est entretenu et monopolisé par des stars médiatiques, Hulot, Gore, Artus-Bertrand et autres "verts", dont la caractéristique commune est leur ignorance scientifique crasse.
Si tout ça se révèle bidon,ou un peu moins simpliste, gare aux conséquences dans l'opinion !
De Le Yéti
yetiblog.org | 10H55 | 29/11/2009 |
"Pourquoi le « Climategate » a fait un flop en France"
Pas qu'en France, chère Sophie, pas qu'en France !
Personnellement, j'aime bien douter avant que de gober. J'ai donc essayé de distinguer entre la réalité et l'emballement, les exagérations des scientifiques, y compris quand ils semblent aller dans "le bon sens" comme ces dérèglements climatiques évidents.
Qu'il y ait des approximations, des excès d'alarmisme, et même des petits coups tordus chez les "climatologues" pour faire passer leurs thèses, pourquoi pas.
Mais :
1/ l'accélération des dérèglements climatiques est incontestable ;
2/ les arguments tirés par les cheveux des "sceptiques", tels qu'ils apparurent dans les commentaires de votre précédent article ne me parurent pas beaucoup plus sérieux que ceux du 11 septembre conspirationniste (souvent les mêmes personnes d'ailleurs).
Le fait que leurs commentaires furent nombreux ne prouvent par ailleurs rien. Ils sont assez coutumiers de cette logorrhée répétitive.
Pour l'heure, sans boire aveuglément toutes les affirmations des "climatogues", j'en resterai pour ma part au constat de la dérégulation climatique, à celui de l'aggravation de la pollution (l'augmentation des émissions de CO2 est tout de même une sacré réalité, non ?)
Bon, je m'accroche à mon siège, le déluge des réactions sceptiques outragées ne saurait tarder [rires]...
De jcm
11H15 | 29/11/2009 |
Vous citez cette phrase "Si un chercheur essaye de “maquiller” ou “bidonner” des résultats, cela se verra tôt ou tard car tous les articles et travaux sont accessibles aux chercheurs du monde entier." d'Alexandre Stegner.
Le blog RealClimate" vient de publier "Something Is X in the State of Denmark" => http://www.realclimate.org/index.php/archives/2009/11/something-is-x-in-... qui donne accès à ‘Climate Change: The Role of Flawed Science‘ => http://www.realclimate.org/wp-content/uploads/PETERLAUT-ANALYSIS-CLIMATE...
Dans ce texte Peter Laut traite d'erreurs commises par des scientifiques sur des publications concernant le rôle du soleil dans le réchauffement climatique.
Pour plus de détails sur ces erreurs on pourra lire le papier original de Peter Laut : "Solar activity and terrestrial climate:
An analysis of some purported correlations" => http://stephenschneider.stanford.edu/Publications/PDF_Papers/Solar-Clima...
Ces études erronées ont conduit une part importante des personnes qui ne croient pas à l'hypothèse d'un réchauffement d'origine anthropique à mettre sur la sellette le rôle du soleil dans ce réchauffement.
Comme on le verra en lisant ces documents il apparaît extrêmement difficile de relever les erreurs qui avaient été commises car il faut disposer des données utilisées et savoir les caractériser, les calibrer et les traiter (mathématiques) correctement pour pouvoir détecter des erreurs faites par les auteurs d'une étude.
Cela ne met pas ce genre d'exercice à la portée du commun des mortels ou à la portée de tout journaliste (Contestation du GIEC : l’inaccessible seuil de compétence... => http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/contestation-du-giec-l-6490... ) : on comprendrait dès lors qu'une certaine circonspection soit de mise pour aborder ce genre de problème.
Dans sa lettre Peter Laut écrit "If the dominant cause for global warming is solar activity, then there is no reason for mankind to waste
resources in trying to reduce greenhouse gas emissions." (Si la cause principale du réchauffement global est l'activité solaire il n'y a aucune raison que l'humanité gaspille des ressources à tenter de réduire ses émissions de gaz à effet de serre).
Mais l'on peut penser que cet homme oublie au passage qu'il serait indispensable de réduire au moins nos émissions de CO2 pour la raison que ce CO2 se dissout dans les eaux océaniques et que ce passage en solution induit une acidification des eaux marines qui met en péril les espèces - innombrables et qui sont à la base de la chaîne alimentaire - qui utilisent les carbonates pour former leur coquille ou squelette...
Cette acidification a déjà été détectée.
On le voit les débats sur le climat et sur les influences que nous pouvons avoir sur notre environnement sont extraordinairement complexes et ne peuvent être traités de façon sérieuse à coups de "scoops et de buzz"...
De Lohiel
non-officiel89.forumactif.net | 11H30 | 29/11/2009 |
Perso j'habite à la campagne. Rien qu'en France, le changement est déjà dur.
Depuis quelques années, on alterne les longues périodes de chaleur sèche qui flétrissent les potagers et les semaines de pluie si "dures" qu'elles creusent des trous dans les routes en deux heures. La commune a recreusé les fossés, de 50 cm à au moins 1,50m. Ils sont souvent remplis néanmoins (depuis 3 ans, il y a une sorte de "saison des pluies" au printemps, où ça dégringole des seaux pendant deux mois sans discontinuer, certaines espèces végétales n'y résistent d'ailleurs pas) .
Les viticulteurs ont avancé leurs vendanges et ne réussissent pas à maintenir la spécifité de leurs crus (au nord, ils se mettent à avoir un goût de vins du sud). Et si je me renseigne sur ce qui se passe ailleurs, en Afrique notamment, c'est la catastrophe. Des sécheresses comme on en a jamais vu, des inondations itou.
Mais c'est sûr, les infos il faut aller les chercher, parce que les journalistes ont beau agiter le concept, ils ne se fatiguent pas quand il s'agit de diffuser régulièrement des infos climatiques en provenance des pays pauvres.
Et qui est au courant que le coût des catastrophes naturelles augmente chaque année de 11% depuis 1980 ?
http://www.actu-environnement.com/ae/news/munic-re_cout_catastrophes_nat...
Alors les gars qui contestent le changement climatique, je pense que ce sont des urbains, vivant toute la journée dans des bureaux climatisés, des gens qui ne voient plus rien tellement ils se sont éloignés de la nature... et qu'en conséquence, leur combat d'arrière-garde est perdu d'avance.
De pissefroid
râleur velléitaire | 11H29 | 29/11/2009 |
Les gouvernements suivent les recommandations du giec.
Mais le giec n'est pas un organisme scientifique.
voir ce lien pour comprendre comment le giec fonctionne:
http://www.ipcc.ch/organization_giec_fr.htm
Les rapports du giec sont diffusés après imprimatur des etats.
Ce ne sont donc pas des rapports scientifiques.
Il est donc permis de douter de la réalité de la responsabilité de l'espèce humaine sur l'évolution du climat.
Par contre il est pratique de l'affirmer pour faire passer une nouvelle fiscalité.
De malpoli
arpenteur | 13H29 | 29/11/2009 |
Déprimant ce débat : sujet compliqué, peu de faits, aucun argument étayé, beaucoup de passion, des intérets économiques énormes de part et d'autre, un fond de morale judéo-chrétienne (nous avons péché par notre société de consommation et nous serons punis), une pincée de Sarkozy par dessus : ça va être difficile d'y voir clair.
De Vuedechezmoi
utopiste | 13H37 | 29/11/2009 |
Bien difficile de se faire une idée nette compte tenu du fait que toutes les infos, et en particulier celles qui font peur, sont diffusées par le "dit" et "l'écrit" médiatique. Aucun "clampin de base" (nous, en sommes !) n'est présent lors des situations dont on nous rebat les oreilles. Les médias fonctionnent en grande partie à partir de rumeurs (ce qu'on nomme "buzz", histoire de faire plus correct...). Pour étayer et faire vrai, on mentionne à tour de pages les scientifiques, les experts et autres "sachants" qui seraient, du coup, d'une crédibilité propre à clouer le bec à tout autre hypothèse.
Du coup, le "climategate" (le "coup du climat", quoi !) traduit plusieurs choses intéressantes :
1/ les français, baignant dans la culture de la suspicion, n'aiment rien tant que la Science. En bon matérialistes, ils attendent des chiffres, de preuves matérielles béton, si l'on peut dire !, pour affirmer ensuite que la Vérité est ici ou là.
= La science n'est pas une science exacte. C'est le résultat d'hypothèses, suite à des modélisations dans des labos. Pas de bol ! le phénomène du Vivant, le climat en faisant partie, n'est et ne sera jamais réductible à des modèles rationnels.
2/ Il serait dommage, par ailleurs, de ne pas s'interroger effectivement sur le surgissement de ce "coup du climat" quelques jours avant la réunion de Copenhague... on connaît l'influence des rumeurs fortes sur le déroulement d'un événement qui lui succède.
= Là, sur ce point, les français n'aiment pas trop vu qu'ils sont absolument convaincus que l'idée même de "complot" est un pur fantasme. Ils préfèrent qu'on parle de "calcul"... Même s'ils relisent la moitié des bibliothèques de l'histoire dans laquelle les complots de tous ordres sont légion pour garder le pouvoir, et bien non ! sous les lumières de la post-modernité, les complots sont devenus du pur délire...
3/ Que le CO2 produit par les activités humaines soit responsable partiellement des dérèglements climatiques ou pas, il n'empêche que les mortelles pollutions que ces activités génèrent, suffisent en elles-mêmes à justifier que l'on change vraiment ce mode de survie, essentiellement économique et politique d'ailleurs.
= Les français sont quasiment tous d'accord pour changer les comportements destructeurs... à conditions que ce soit les autres qui changent mais pas eux !
On comprend mieux pourquoi tous les très grands changements ne viennent jamais ni du haut (politique et finance) ni du bas (les peuples en général). Les premiers vivent amplement grâce au système en place, ils n'ont donc pas vraiment intérêt à ce que ça change sur le fond, et les seconds sont apeurés de plus en plus facilement. Cette terreur, qui s'empare des foules (terrorisme, maladies, climat...), est devenu d'autant plus facile à déclencher que les esprits post-modernes ne se cultivent plus que par articles de journaux écrits à la rentabilité du sujet ! Plus le temps d'approfondir grand chose quand on doit cavaler pour bouffer.
La démographie (6 milliards 3 d'individus) en constante augmentation pose LE vrai problème. Comment fait-on lorsque d'un côté, les terres disponibles sont achetées par des pays puissants pour faire des cultures industrialisées, et de l'autre les mêmes occupants de ces terres achetées sont chassés et n'ont d'autres choix que celui de chercher survie dans les mégapoles ??
Relire : "L'occidentalisation du Monde" Serge Latouche (Ed La découverte Poche)
De Joe Liqueur
Journaliste | 14H42 | 29/11/2009 |
Essayant modestement de prendre de la hauteur, je voudrais avancer une hypothèse qui est peut-être un peu osée, voire scabreuse ; mais il me semble probable que le succès présent du malthusianisme économique (entre "décroissance" et "développement durable") cache quelque chose de pas joli-joli.
Mon hypothèse est la suivante : la croissance économique aurait un défaut : elle serait intrinsèquement défavorable à la rente, et favorable au travail. Surtout si elle se produit dans un cadre réellement démocratique. N'est-ce pas ce qu'a prouvé l'histoire des deux derniers siècles ? N'est-ce pas ce que Hegel (un des principaux inspirateurs de Marx) avait expliqué avec la dialectique du maître et de l'esclave ?
Le réchauffement climatique serait alors un nouvel outil permettant ou bien de stopper la croissance (ou d'entrer dans la décroissance), ou bien, via la création d'un nouveau marché de la "pollution" (le terme est discutable s'agissant en particulier du CO2), de faire en sorte que la rente (le capital) conserve ou recouvre sa pré-éminence.