tribune

La fin annoncée de l'Autorité Palestinienne ?

Les débats autour des déclarations de Mahmoud Abbas, qui menace de ne pas se représenter à la présidence de l'Autorité Palestinienne, se focalisent sur une question : a-t-on oui ou non affaire à un « coup de poker » du Président palestinien, destiné à mettre sous pression l'administration Obama afin que celle-ci relève son niveau d'exigence vis-à-vis d'Israël ?

Cette question, trop conjoncturelle, occulte l'essentiel : la décision de Mahmoud Abbas, quand bien même il la reconsidèrerait, révèle en réalité l'impasse stratégique dans laquelle se trouve la direction de l'Autorité palestinienne et, au-delà, annonce la fin du « processus de paix » ouvert en 1993.

L » « Autorité palestinienne d'auto-gouvernement intérimaire », créée par les Accords d'Oslo (1993-1994), a été conçue comme un proto-appareil d'Etat chargé d'administrer les « zones autonomes » palestiniennes, ces territoires palestiniens occupés depuis 1967 desquels l'armée israélienne s'est progressivement retirée à partir de 1994.

Pour étendre la superficie des territoires sous sa responsabilité, et pour avancer vers un « accord sur le statut final », l'Autorité palestinienne devait faire la démonstration de sa capacité à s'imposer comme pouvoir légitime et stable, capable de maintenir l'ordre dans « ses » zones, en prévenant tout acte d'hostilité à l'égard d'Israël, des installations militaires israéliennes et des colonies.

Un appareil d'Etat sans Etat

Depuis 1967 et la conquête militaire de l'ensemble de la Palestine, Israël était confronté à une difficulté majeure, révélée aux yeux du monde par l'Intifada de 1987 : l'Etat « juif et démocratique » administrait directement des territoires peuplés de plusieurs millions de non-juifs et devrait tôt ou tard choisir entre le caractère juif et le caractère démocratique de l'Etat.

La création de l'Autorité palestinienne devait répondre à cette problématique, en débarrassant Israël de la gestion des zones palestiniennes les plus densément peuplées tout en ne remettant pas en question son emprise sur plus de 90% de la Palestine historique.

L'Autorité palestinienne n'a jamais été, dans les faits, le futur gouvernement du futur Etat palestinien mais un appareil d'Etat sans Etat intégré aux structures de l'occupation et surfinancé par les pays donateurs. Sa tâche a été de décharger Israël des attributions qui échoient, selon le droit international, à toute puissance occupante (éducation, santé, services sociaux…).

Elle a également joué le rôle, via une coopération sécuritaire quotidienne avec les services israéliens, de sous-traitant des tâches de maintien de l'ordre dans les zones autonomes. Elle a enfin, par la signature d'accords économiques avec Israël, joué un rôle clef dans la normalisation des relations commerciales israélo-arabes.

Durant les « années Oslo », les territoires palestiniens ont été fragmentés en des dizaines d'entités aux statuts juridiques divers, isolées les unes des autres par les multiples points de contrôle israéliens et les routes réservées aux colons.

Le nombre de colons a doublé entre 1993 et 2000, tandis que la superficie des zones autonomes atteignait à peine 18% de la Cisjordanie et de Gaza. Dépourvue de souveraineté réelle, l'Autorité palestinienne a développé un système patrimonial, autoritaire et clientéliste, dans lequel seule une minorité de privilégiés a semblé bénéficier du « processus de paix ».

Le pari d'Israël est des Etats-Unis sur Abbas

Toutes les conditions étaient réunies pour un nouveau soulèvement, qui est survenu en septembre 2000, dirigé tout autant contre la politique israélienne que contre les impasses du processus négocié. Yasser Arafat a encouragé ce soulèvement sur lequel il espérait s'appuyer pour obtenir davantage dans les négociations, tout en favorisant sa militarisation pour ne pas perdre de terrain face au Hamas.

Israël a alors décidé d'isoler Arafat et de favoriser l'ascension de dirigeants plus enclins au compromis, au premier rang desquels Mahmoud Abbas. C'est ainsi qu'Abbas a été invité à un « sommet pour la paix » avec Georges Bush et Ariel Sharon en juin 2003, alors qu'Arafat était toujours enfermé dans son QG de Ramallah.

Abbas allait-il réussir là où Yasser Arafat avait échoué ? Tel a été le pari des Etats-Unis et d'Israël lorsqu'ils ont soutenu le candidat Abbas lors de l'élection présidentielle de 2005. Mais les législatives de 2006 ont révélé le caractère hasardeux du pari : victoire du Hamas et défaite de la plupart des dirigeants de l'Autorité palestinienne.

La population palestinienne a exprimé son rejet du système Oslo et de son personnel politique, en choisissant une organisation incarnant la poursuite de la résistance à l'occupation et le refus des compromissions. Ce sont les contradictions inhérentes au processus d'Oslo qui ont été mises à nu : aucun pouvoir autochtone ne sera légitime et stable s'il n'obtient pas la satisfaction des droits nationaux des Palestiniens.

Refusant d'admettre l'échec de la logique d'Oslo, la « communauté internationale » n'a pas reconnu la victoire du Hamas. La direction historique de l'Autorité palestinienne a quant à elle tout fait, dans l'esprit d'Oslo, pour conserver sa légitimité internationale tout en se fragilisant encore un peu plus en interne : nomination d'un ancien haut fonctionnaire du FMI au poste de Premier ministre (Salam Fayyad), développement d'un régime policier et désarmement de la résistance en Cisjordanie, demande du report de l'examen du rapport Goldstone…

L'égalité des droits au sein d'un même Etat

Abbas a tout accepté. Pour rien. Le Mur et les colonies ont continué de s'étendre (500 000 colons aujourd'hui, soit 4 fois plus qu'en 1993), la judaïsation de Jérusalem s'est accélérée, les incursions israéliennes au cœur des zones « autonomes » sont quotidiennes…

Plus que de l'usure d'un homme, les menaces de Mahmoud Abbas sont révélatrices de l'usure d'un projet. Sous nos yeux, la parenthèse d'Oslo se referme : le « processus de paix » est une fiction, l'autonomie palestinienne une chimère, et le président de l'Autorité palestinienne n'est en réalité président de rien.

La décomposition du système mis en place par les Accords d'Oslo s'accélère et c'est l'idée même d'un Etat palestinien indépendant qui est en train de disparaître. L'Etat d'Israël sera alors confronté à une situation qu'il a toujours voulu éviter mais dans laquelle sa politique l'aura inexorablement conduit : des Palestiniens ne luttant pas pour une entité politique indépendante mais pour l'égalité totale des droits, au sein d'un même Etat.

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De spleenlancien

manant, de passage sous le soleil. | 12H26 | 23/11/2009 | Permalien

Le processus d'Oslo est un echec. Dont acte.

Que peuvent faire les Palestiniens ?
Proclamer, tel Ben Gourion, unitéralement la naissance de l'Etat palestinien comme le pense et le propose de façon argumentée Yossi Sarid du journal Ha'artez dans un article du 18 novembre.
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7663

L'autre solution serait celle que vous exposez à savoir un seul Etat avec égalité des droits. Option bien peu réaliste pour le moment, tant l'opinion israëéienne est travaillée au corps. A ce propos voir l'article de Pierre Stamboul qui a pour titre : l'opinion israélienne et le complexe de Massada.
http://www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=628

Portrait de ysengrimus

à spleenlancien Portrait de spleenlancien De ysengrimus

12H28 | 23/11/2009 | Permalien

Je ne traite plus cette question que sur le mode poétique

http://www.ecouterlirepenser.com/textes/pl_po_requiem.htm

Cela souffre tout simplement trop...

Paul Laurendeau

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à spleenlancien Portrait de spleenlancien De caro

délinquante avérée | 13H18 | 23/11/2009 | Permalien

le problème est que les Palestiniens ne veulent pas d'un état bi-national. Le Hamas ne veut qu'un seul état à direction palestinienne et le Fatah penche plutôt pour 2 états.

Pourquoi vouloir, nous, étrangers, imposer une solution qui ne ferait pas la paix et n'est pas en accord avec les solutions préconisées sur le terrain ? Nous ne pouvons et ne devons appuyer qu'une solution de paix qui serait déterminée par les peuples eux-mêmes. L'autodétermination aurait-elle donc disparu ?

EDIT : un peu plus bas, j'ai remis le lien vers l'article de Yossi Sarid, car je le trouve très important en l'état actuel de la situation :-)

Portrait de Ishtar

à caro Portrait de caro De Ishtar

14H32 | 23/11/2009 | Permalien

"Appuyer une solution de paix qui serait déterminée par les peuples eux-mêmes"

Dans l'absolu,cela donne l'aspect d'une sortie de crise idéale.Mais quelles modalités pour que ces consultations des deux peuples voient le jour?Quelles seront les conditions d'une sorte de campagne d'information qui pourrait précéder les scrutins?

On a vu le peu de cas que la communauté internationale a fait des résultats des élections palestiniennes de 2006.Et l'acceptation de fait de celles israeliennes qui ont porté au pouvoir l'actuel gouvernement.

Appuyer les décisions prises par les uns et les autres devra se faire là aussi en excluant les prises de position partiales qu'adoptent les EU(même avec l'optique Obama) et certains pays de l'Union.

Portrait de caro

à Ishtar Portrait de Ishtar De caro

délinquante avérée | 15H11 | 23/11/2009 | Permalien

il faudrait déjà que toutes les parties prenantes acceptent plutôt que continuer la guerre et la colonisation.
Un sondage avait été fait il y a 2 ans
http://www.palestine-solidarite.org/ressources.rapport.Palestinian_peace...

Un sondage, commandé par la CPP-IG, montre que 60,3% des Palestiniens soutiennent un règlement politique du conflit palestino-israélien sur la base de deux Etats, 31% s'y opposent. 8,7% sont sans opinion.

De même la très grande majorité des Israéliens sont aussi pour 2 états

C'est tout l'enjeu de la paix au PO, VOULOIR la paix.

Portrait de leconcombrevert

à caro Portrait de caro De leconcombrevert

La vraie vérité >:-)) | 18H29 | 23/11/2009 | Permalien

Un sondage récent confirme que 78 % des Israéliens et 74 % des Palestiniens sont pour la solution à deux états.

http://www.lapaixmaintenant.org/article1944

Le sondage, qui à été effectué par un spécialiste du dénouement du conflit entre catholiques et protestants de l'Irlande du Nord, dont la lecture est très interessante (pour ceux qui lisent l'anglais :-( )

http://www.israelpolicyforum.org/blog/one-voice-poll-majority-israelis-s...

confirme d'abord, que ni les Palestiniens, ni les Israéliens veulent d'un état bi-national, la solution à deux états est donc toujours la seule solution qui correspond aux souhaits des peuples concernés.

Mais, comme il en ressort aussi, toute la difficulté reste dans les détails .....

Ce n'est pas à nous, européens, d'en décider autrement à la place des Palestiniens / Israéliens.

Et il ne faut tout de même pas oublier, que partager les institutions d'un même état, ça demande un minimum de confiance et de sentiment de proximité de la part des peuples, chose qu'on ne peut pas leur octroyer après des décenies de combats qui ont fait beaucoup de mal aux deux peuples.

Si nous, en Europe, ne sont pas capables de nous mettre d'accord sur une union politique, comment croire que les Israéliens et les Palestiniens le seraient simplement face à l'incapacité (ou manque de volonté) de leurs gouvernements de s'entendre sur le modèle à deux états qu'ils appellent de leurs voeux.

Par contre, je pense que le mérite du débat actuel reside surtout dans le fait qu'il sera peut-être en mesure de faire comprendre à la population israélienne (et aux Palestiniens) qu'il y a urgence à resoudre enfin ce conflit:

Que chaque jour qui passe, chaque brique qui s'ajoute aux édifices des colons rendra plus improbable, plus difficile, plus couteux le désengagement israélien .... et qu'en fin de compte les Israéliens risquent de se trouver devant un état de fait "bi-national" qui ne leur laissera plus le choix.

Peut-être est il temps de revenir aussi sur la proposition de Gideon Levy de soumettre la question du retrait à un reférendum en Israël:

Time to poll Israelis on continuing occupation

http://www.haaretz.com/hasen/spages/1114138.html

Il dit que le système politique israélien qui oblige chaque gouvernement à se constituer en regroupant une panoplie impossible de petits partis n'est à l'évidence plus capable de prendre des décisions sérieuses, de peur de perdre ses majorités.

Il serait temps que les citoyens israéliens soient mis devant leurs responsabilités et qu'on leur donne l'occasion de dire clairement: retrait + paix: oui ou non.

De même, il était question que la question soit soumise aux Palestiniens par voie reférendaire ....

Un article vieux de quelque temps (mai 2008) à ce sujet

http://questionscritiques.free.fr/edito/haaretz/Carter_Palestine_Israel_...

Oú les politiciens échouent, demandons aux premiers concernés !

Portrait de Nom-d-utilisateur

à caro Portrait de caro De Nom-d-utilisateur

Situation | 15H24 | 23/11/2009 | Permalien

"le problème est que les Palestiniens ne veulent pas d'un état bi-national. Le Hamas ne veut qu'un seul état à direction palestinienne et le Fatah penche plutôt pour 2 états."

Et la majorité des Juifs israéliens penche encore vers autre chose, actuellement. C'est aussi un problème, et encore plus important, il semble.

"Pourquoi vouloir, nous, étrangers, imposer une solution qui ne ferait pas la paix et n'est pas en accord avec les solutions préconisées sur le terrain ? Nous ne pouvons et ne devons appuyer qu'une solution de paix qui serait déterminée par les peuples eux-mêmes. L'autodétermination aurait-elle donc disparu ?"

Depuis la création d'Israël, les Palestiniens ont-ils déjà eu droit à l'exercice de l'autodétermination? Ce droit n'a pas disparu, il n'a jamais existé depuis lors - ni avant du reste - , et si l' Occident cessait enfin de soutenir inconditionnellement, dans les faits, Israël, comme il le fait par divers moyens, peut-être pourrait-on espérer un peu sérieusement une "solution de paix" "déterminée par les peuples eux-mêmes". Un jour.

Portrait de Julien Salingue

à caro Portrait de caro De Julien Salingue (auteur)

Doctorant et enseignant en Science ... | 11H07 | 24/11/2009 | Permalien

Je ne souhaite pas "imposer" une quelconque solution. Je me contente, dans cet article d'expliquer (rapidement) pourquoi et comment le "processus d'Oslo" a échoué et comment Israël a, par sa politique d'expansion, oblitéré de facto la solution à 2 Etats.
Quant à l'autodétermination, j'y suis évidemment favorable, à condition que tout le monde puisse y avoir droit, y compris les réfugiés palestiniens...

Portrait de caro

à Julien Salingue Portrait de Julien Salingue De caro

délinquante avérée | 12H20 | 24/11/2009 | Permalien

vous savez que le problème des réfugiés est tellement vaste qu'il faudrait le développer à part ...
Peut-on encore considérer comme "réfugiés" les petits enfants des palestiniens qui vivent 61 ans après encore dans des camps, sans avoir été intégrés comme d'autres réfugiés dans d'autres pays ?
Je pose le problème malgré l'UNRWA et les pays d'accueil de ces camps.
Les principales organisations pacifistes israélo-palestiniennes posent le problème du retour.
Voici un texte très intéressant qui compare les différentes propositions :

http://www.nord-palestine.org/dossiers_presse_accordsdegeneve_261103.htm

Portrait de ALLAIN JULES C@MMUNICATION

à spleenlancien Portrait de spleenlancien De ALLAIN JULES C@MMUNICATION

15H04 | 23/11/2009 | Permalien

Proclamer unilatéralement la naissance de l'État palestinien est un suicide, une fuite en avant car, qui dirigera ? Le Fatah ou le Hamas. Avec quelle aide ? Ce serait un bon prétexte pour le Gouvernement de bras cassés israéliens, ces suicidaires qui veulent éliminer Israël par leur imprudence.

http://wp.me/pERCo-fD

Portrait de Julien Salingue

à spleenlancien Portrait de spleenlancien De Julien Salingue (auteur)

Doctorant et enseignant en Science ... | 11H20 | 24/11/2009 | Permalien

Je n'expose pas ici mes souhaits, je tente de dresser un tableau des dynamiques de ces 15 dernières années et indique, en conclusion, où elles conduisent inexorablement l'Etat d'Israël...
Lorsque le chef des négociateurs palestiniens, Saeb Erakat, déclare ce qui suit, alors que sa survie politique est conditionnée par la poursuite des négociations, c'est qu'il se passe quelque chose :
« La chose la plus rationnelle que les gens peuvent faire, c’est de se reconcentrer sur l’idée de devenir des citoyens israéliens, pour être égaux en droits (…) dans un Etat israélien qui s’étend du Jourdain à la Méditerranée » (Le Monde, 10 novembre).

Portrait de Compte supprimé le 4 janvier 3

à Julien Salingue Portrait de Julien Salingue De Compte supprimé le 4 janvier 3

| 15H03 | 24/11/2009 | Permalien

"Je n'expose pas ici mes souhaits"

Toute votre terminologie les trahit, vos "souhaits"... Vous avez choisi votre camp, c'est votre droit, mais ce n'est pas le meilleur angle pour "dresser un tableau". Et on ne dresse pas un tableau en oubliant l'histoire. Votre démarche est contre-productive et anti-scientifique. D'où ma comparaison avec Elisabeth Teissier, dont vous me semblez partager la "rigueur".

Portrait de pablico

De pablico

12H45 | 23/11/2009 | Permalien

quand une organisation ne marche pas, et ne donne pas de résultats probants, il est bon, juste d'en changer..

Cela est une réflexion générale.. pour ce cas particulier, il est bon de prendre des pincettes..on s'y brule toujours les doigts.

Portrait de eden-saga.com

De eden-saga.com

webmestre | 12H45 | 23/11/2009 | Permalien

Une histoire qui commence à dater. Petit rappel : dans la Bible, les Palestiniens sont déjà là, ils s'appellent les Philistins, ils ont un champion, un certain Goliath, signe particulier : géant. Les Israéliens s'appellent les Hébreux, ils ont aussi leur héros, qui a reçu l'éveil grâce à la Shekinah de l'Arche d'Alliance, et qui réussit à flanquer la pilée (la pâtée ?) aux Philistins en terrassant Goliath d'une bille dans l'oeil, lancée avec sa fronde. Le roi David, à l'époque, il touchait vraiment sa bille. Aujourd'hui, c'est le fils de Johnny et Sylvie… Sombre dimanche.

Les aventures de David et les géants d'antan http://www.eden-saga.com/1050.html
Moïse qui flippe sur le Sinaï http://www.eden-saga.com/5050.html
La Shekinah, comment ça marche ? http://www.eden-saga.com/53000.html

Portrait de Compte supprimé le 4 janvier 3

à eden-saga.com Portrait de eden-saga.com De Compte supprimé le 4 janvier 3

| 17H28 | 23/11/2009 | Permalien

"Petit rappel : dans la Bible, les Palestiniens sont déjà là, ils s'appellent les Philistins"

Ca c'est de la propagande ! Les Phillistins des temps bibliques n'ont rien à voir avec les actuels "Palestiniens", qui sont des Arabes, et dont les ancêtres n'étaient alors pas encore sortis d'Arabie pour imposer l'islam par le glaive.

Portrait de leconcombrevert

à Compte supprimé le 4 janvier 3 Portrait de Compte supprimé le 4 janvier 3 De leconcombrevert

La vraie vérité >:-)) | 18H40 | 23/11/2009 | Permalien

Effectivement, les Philistins de la Bible étaient un peuple originaire des îles de l'Égée (donc plus ou moins grecs), un des fameux "peuples de la mèr", qui n'habitaient d'ailleurs que la région cotière de Gaza et de Ashdot

http://fr.wikipedia.org/wiki/Philistins

De toute façon, ce n'est pas en revenant à la préhistoire qu'on trouvera une solution au conflit actuel.

Portrait de Ishtar

à leconcombrevert Portrait de leconcombrevert De Ishtar

21H46 | 23/11/2009 | Permalien

Encore une enième discussion sur les Palestiniens et les Juifs qui n'étaient pas encore là à telle époque puisque pas encore arrivés........

Vous avez raison on ne fera pas la paix avec des batailles sur les périodes bibliques,l'antiquité,les origines des uns et des autres.
Une chose est sûre:il y avait des habitants en Palestine à toutes les époques successives,et de toutes origines.

Un petit bémol toutefois sur les peuples de la mer:on ignore encore beaucoup de choses sur eux et il semble qu'ils soient arrivés sur les côtes de Palestine et sans doute de Syrie en plusieurs fois ;une chose est sûre,ils ont inspiré de grandes craintes aux Egyptiens pourtant très puissants à l'époque et leur peur de ces hommes venus des côtes méditerranéennes restent un mystère.Peut-être est-ce à cause de leur extrême mobilité sur mer justement.Les Egyptiens n'étaient pas de grands marins.

Portrait de newsome

à Compte supprimé le 4 janvier 3 Portrait de Compte supprimé le 4 janvier 3 De newsome

| 21H32 | 23/11/2009 | Permalien

Génétiquement les Arabes de Palestine ne sont pas plus les descendants des envahisseurs arabes venues d'Arabie que nous Français sommes les descendants des soldats francs (ou romains ou normands).

Les Arabes palestiniens sont les descendants... des Hébreux: High-resolution Y chromosome haplotypes of Israeli and Palestinian Arabs reveal geographic substructure and substantial overlap with haplotypes of Jews, cf. ici.

Les invasions sont le plus souvent le fait de petits groupes d'hommes, qui se contentent de prendre le pouvoir. Elles ne donnent pas lieu à des mouvements génétiques importants. Cf. Cavalli-Sforza et sa géographie génétique, que font de l'expansion démographique issue de l'invention de l'agriculture le dernier mouvement important de population (hors colonisations récentes: Amériques, Australie).

Les Philistins, il semble qu'on sache pas trop qui ils étaient. Mais le dernier endroit où chercher des infos, c'est bien la Bible: zéro en matière d'histoire.

Portrait de Ishtar

à newsome Portrait de newsome De Ishtar

21H37 | 23/11/2009 | Permalien

Vous avez complètement raison sur les origines des Palestiniens d'aujourd'hui qui avant d'être musulmans étaient majoritairement juifs.
Les conquérants arabes ont instauré l'islam et se sont appuyés sur la population locale sinon on ne parlerait pas de conquête arabe mais de migration massive des musulmans arrivés de la Mecque et de Médine.

Portrait de newsome

à newsome Portrait de newsome De newsome

| 22H50 | 23/11/2009 | Permalien

Erratum: Les Arabes palestiniens sont des descendants... des Hébreux:

Portrait de leconcombrevert

à newsome Portrait de newsome De leconcombrevert

La vraie vérité >:-)) | 00H27 | 24/11/2009 | Permalien

Correct, ils ne sont pas les seuls ... :-))

Cela ne fait aucun doute pour cette partie de la population de la Palestine - terre de passages - qui ... descend des Hébreux. C'est à dire, essentiellement la population paysanne.

Portrait de Compte supprimé le 4 janvier 3

à newsome Portrait de newsome De Compte supprimé le 4 janvier 3

| 00H30 | 24/11/2009 | Permalien

Toujours est-il qu'il est stupide d'affirmer que les "Palestiniens" sont les descendants des Philistins bibliques. Et que comme par hasard, c'est la propagande de tous ceux qui veulent voir disparaître l'Etat d'Israël.

Portrait de newsome

à Compte supprimé le 4 janvier 3 Portrait de Compte supprimé le 4 janvier 3 De newsome

| 00H43 | 24/11/2009 | Permalien

C'est faux, mais pas stupide.
La filiation est étymologique, disons.

Portrait de Marie-France

à eden-saga.com Portrait de eden-saga.com De Marie-France

Toujours ailleurs | 20H21 | 23/11/2009 | Permalien

Je conseille à tous ceux qui veulent avoir une vision dépoussiérée de ces légendes, de lire "la Bible dévoilée" de Finkelstein et Silberman.

Portrait de caro

De caro

délinquante avérée | 12H59 | 23/11/2009 | Permalien

je ne comprends pas cette phrase du texte :

choisir entre le caractère juif et le caractère démocratique de l'Etat.
La judaïté n'est pas religion d'état. Et un état musulman, comme l'Iran, musulman, est-il démocratique ?
comment définissez-vous la "démocratie" ?

Un article de Haaretz de Yossi Sarid a été traduit
http://www.lapaixmaintenant.org/article2009
Abbas doit déclarer unilatéralement l’Etat de Palestine
il répond peut être à une partie de votre article :

[...] Sur les 192 Etats membres des Nations unies, plus de 150 reconnaîtraient une Palestine libre, et la Palestine deviendrait bientôt le 193e. Bien que nous ignorions la position des Etats-Unis, il est difficile de croire que Barack Obama accepterait de se laisser entraîner de nouveau dans l’isolation, maintenant que l’Amérique refait partie du monde. [...]

Portrait de Gotch

à caro Portrait de caro De Gotch

14H03 | 23/11/2009 | Permalien

Je suis d'accord, Caro.

Maintenant, comment rendre cette chose-là possible ? Cela ne peut se faire en l'état, tant les colonisations (approuvées par le gouvernement israélien) ont de fait morcelé et rendu ingérable et invivable le peu de territoire où se terrent les Palestiniens.. Ces colonies, et le Mur, les privent de communications, d'eau, de leurs champs.... La situation est insupportable en l'état : quelles concessions Israël est-il prêt à admettre, en l'échange d'une normalisation ? Quid de Jérusalem ?

Ou alors, Israël devient enfin un pays démocratique, où tous peuvent circuler, travailler, vivre librement : cela oblige à une laïcisation de l'État. Est-ce donc un prix trop lourd à payer, pour une paix enfin revenue dans les faits ?

Dans les deux cas, les colonies doivent au moins stopper leur extension, mais plus probablement un certain nombre d'entre elles devront être démantelées. Cela oblige aussi à stopper l'immigration des juifs, authentiques ou profiteurs.

Rude futur à gérer !

Portrait de caro

à Gotch Portrait de Gotch De caro

délinquante avérée | 15H20 | 23/11/2009 | Permalien

vous prêchez une convaincue de la nécessité de la laïcité :-)
Sharon a fait évacuer Gaza, pourquoi ne pourrait-on imaginer l'évacuation des colonies ? ou alors, les colons deviendraient Palestiniens, comme des Israéliens sont non juifs, arabes ou chrétiens.

C'est vrai que dans un premier temps, le gouv israélien doit cesser de construire ou agrandir les colonies et permettre à tout les habitants les mêmes droits à l'eau ou à la circulation etc

Portrait de Nom-d-utilisateur

à caro Portrait de caro De Nom-d-utilisateur

Situation | 15H54 | 23/11/2009 | Permalien

A la lecture de ceci, par exemple, il semblerait que l'évacuation de Gaza par Sharon n'ait pas été dénuée d'arrière-pensées et que le parallèle entre les seuls colons juifs de Gaza à l'époque et celui de tous les colons juifs d'aujourd'hui dans les territoires palestiniens occupés ne tienne pas trop la route.

http://www.lapaixmaintenant.org/article694

Je cite le début du texte proposé en lien:

La sortie de Gaza

mis en ligne le lundi 16 février 2004
par Amira Hass

Réactions de Palestiniens de Gaza au plan de Sharon

http://www.haaretz.com/hasen/spages.

"GAZA - "Ici, personne ne pleurera le depart des colons juifs de la Bande de Gaza, mais...". Voila la phrase qui resume le sentiment dominant a Gaza. Le "mais" renvoie aux soupcons quant aux motivations du premier ministre Ariel Sharon, et aux plans qui se cachent derriere ses declarations. "Il faut voir le depart des colons juifs de Gaza (pas tous, d’apres les informations en provenance d’Israel) dans le contexte d’un plan d’Ariel Sharon, ancien et coherent", dit Jamal Zakout, qui a participe activement au pacte de Geneve, qui declare en meme temps que personne ne prendra le deuil si "les 5.000 colons israeliens, qui pendant tant d’annees ont rendu la vie impossible a 1.250.000 personnes, quittent enfin nos terres".

Pour Jamal Zakout, le plan de Sharon a pour objectif d’eliminer toute direction palestinienne centralisee : "c’est a dire de faire echouer le projet national palestinien qui revendique independance et souverainete, plan fonde sur une position politique claire par rapport aux solutions a apporter au conflit. Sharon ne s’interesse pas a une direction palestinienne qui ait un plan de paix rationnel avec Israel et qui soit capable de mettre ce plan en oeuvre".

Portrait de Laurent-Weppe

à caro Portrait de caro De Laurent-Weppe

16H37 | 23/11/2009 | Permalien

"Pourquoi ne pourrait-on imaginer l'évacuation des colonies ?"

Probablement parce que:

1. Les colons sont dans la coalition gouvernementale (Avigdor Lieberman est vice-premier ministre)

2. La classe politique israélienne craint davantage les colons que le Hamas: 500.000 individus armés (sur une population de 7,5 millions d'habitants), une sur-représentation d'extrémistes qui menacent ouvertement l'état d'Israël parmi eux (http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=7569), et il y a fort à parier que les dirigeants israéliens, même ceux qui n'ont pas de sympathie pour les colons, craignent de subir la création d'une OAS israélienne, voire un coup d'état, s'ils démantèlent les colonies. Il est bon de noter que l'ancien président de la Knesset Avraham Burg a ouvertement accusé les élites israéliennes de laisser la colonisation se poursuivre tout en coupant les liens avec le pays (comprendre: se préparer à partir quand l'état d'Israël ne sera plus viable à court terme)

Portrait de Compte supprimé le 4 janvier 3

à Laurent-Weppe Portrait de Laurent-Weppe De Compte supprimé le 4 janvier 3

| 17H47 | 23/11/2009 | Permalien

Tout ça est bel et bon, mais se heurte à la réalité historique : les "colonies" ont été évacuées dans le Sinaï et à Gaza - et elles le seraient en Cisjordanie si la sécurité d'Israël était assurée. Du moins, la plupart seraient évacuées, et d'autres (très anciennes) donneraient lieu à des échanges équitables de terres.

Mais ça ne pourra pas se faire tant que des fanatiques se battront par tous les moyens pour rayer Israël de la carte.

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