Le « Climategate » de la recherche sur le réchauffement ?
Les sceptiques du réchauffement publient des e-mails prouvant, selon eux, que les climatologues manipulent les chiffres.

A deux semaines de la grande conférence de Copenhague sur le climat, un fichier zippé comportant 1073 e-mails a été sorti des ordinateurs du Climate Research Unit de l'université de West Anglia en Grande-Bretagne. Ce fichier est apparu le 17 novembre dans un commentaire posté par un internaute sous le pseudo FOIA sur le blog The Air Vent.
Selon les personnes à l'origine de leur diffusion, ces échanges seraient compromettants pour les climatologues auteurs des études ayant inspiré le rapport du GIEC, celui-là même qui fait autorité dans le landernau scientifique et politique.
La police britannique a lancé une enquête pour savoir qui est à l'origine de ce vol. La mouvance des sceptiques du changement climatique est très active sur le Net, notamment aux Etats-Unis, et diffuse déjà des films de propagande très bien faits comme « L'Arnaque du réchauffement climatique ».
Cette fois, elle pense avoir mis la main sur la preuve irréfutable d'une vaste entente entre climatologues, une science qui n'a pas encore fait de prédiction exacte, comme nous l'avait expliqué le physicien Serge Galam.
L'authenticité des mails a été reconnue par le Climate Research Unit, qui s'en explique dans un communiqué publié sur son site.
« Nous ne savons pas expliquer l'absence de réchauffement »
Le terme « climategate » est vite apparu au fur et à mesure que le buzz est monté. Le suffixe « gate » donne à ses promoteurs l'impression qu'à l'image du scandale du Watergate qui avait poussé le président Nixon à la démission en 1974, là, les négociations de Copenhague pourraient être totalement remises à plat. Est-ce un scandale d'une telle ampleur ?
Les premières retranscriptions des mails font surtout apparaître le doute des scientifiques sur le réchauffement climatique :
- Le réchauffement climatique fait-il consensus ? La courbe en cross de hockey établie par un article de Michael Mann en 1998 dans la revue Nature, qui reconstitue la variation de la température moyenne du globe depuis 1000 ans et a servi au Giec à prouver le réchauffement climatique fait l'objet d'une controverse au sein de la communauté scientifique. Cette analyse aurait sous-estimé les variations de températures du Moyen Age et du petit âge glaciaire dans le but de rendre plus apparent le réchauffement actuel.
- Ont-ils tenté de maquiller les chiffres ? Dans un des mails qui viennent d'être publiés, Phil Jones, le directeur du Climate Research Unit évoque le « Mike's Nature trick », l'astuce utilisée par Michael Mann pour « masquer le déclin » des températures : il faut selon lui « incorporer les vraies températures à chaque série depuis les 20 dernières années (depuis 1981) et depuis 1961 (…) afin de masquer le déclin ».
- Ont-ils tenté de masquer le manque de preuves ? Dans un autre mail, les scientifiques échangent sur leur « problème » : les données récoltées sur les vingt dernières années ne correspondent pas aux projections, comme le décrypte le blogueur Anthony Watts. Extrait d'un mail envoyé par le statisticien Kevin Trenberth, chef du département d'analyse du climat, à son équipe :
« Le fait est que nous ne savons pas expliquer l'absence de réchauffement actuellement et c'est ridicule. (…) Notre système d'observation est déficient. »
Le ton des échanges de mails laisse apparaître une entente entre scientifiques qui tenteraient d'étouffer ce qui gêne leurs démonstrations. Vincent Courtillot, quasiment l'unique représentant en France des sceptiques parmi la communauté des climatologues, avait déjà accusé les scientifiques du Giec de rétention d'information. Les vidéos de ce professeur de géophysique circulent de manière virale dans le milieu des sceptiques.
« Il n'y a aucune preuve d'une conspiration mondiale »
La réponse du Climate Research Unit souligne que :
« Dans les échanges d'e-mails, les gens s'expriment plus librement que dans les déclarations publiques. (…) Mais ce qui est plus intéressant est ce qui n'est pas contenu dans les e-mails. »
Adoptant le langage paranoïaque, et faisant preuve d'un humour très anglais, il détaille :
« Il n'y a aucune preuve d'une conspiration mondiale, aucune mention d'un financement par George Soros de la recherche sur le climat, rien sur le fait que le réchauffement climatique serait un hoax, aucune preuve de falsification des données, aucune feuille de route donnée par des seigneurs socialistes, communistes, végétariens. »
« La science ne marche pas avec des gens qui sont polis tout le temps »
Le communiqué reconnait le manque d'unanimité qui règne au sein de la communauté scientifique :
« Des gens qui travaillent de manière constructive pour améliorer leurs publications, des scientifiques en accord sur les grands points, en désaccord sur des détails et qui se lancent dans des discussions musclées. »
Sur le buzz, le communiqué remarque :
« Il est évident que les éléments les plus bruyants de la blogosphère vont faire beaucoup de bruit. Mais il est important de se rappeler que la science ne marche pas avec des gens qui sont polis tout le temps. (…) Aucun doute que des phrases seront sorties de leur contexte. »
Seul exemple développé, celui du « truc de Nature » :
« Le mot “astuce” renvoie à “une bonne manière de traiter un problème”, plutôt que “quelque chose de secret”, et cela ne nous pose aucun problème. Les auteurs de l'article ont toujours recommandé de ne pas utiliser les données après 1960, le terme “cacher” est “probablement un mot mal choisi” car il s'agit de ne pas utiliser ces données dans ce schéma-là pour tenter de les comprendre dans des recherches ultérieures. »
Photo : l'explorateur britannique Pugh plonge dans l'Oceéan, au Pôle Nord le 16 juillet 2007 (Reuters)
- ► Reconstitution de toute la discussion sur un site de climato-sceptiques
- ► La réponse des scientifiques
- ► Enquête sur l'origine de la fuite
- ► Le co-président du GIEC sur Le Monde "Les négateurs du réchauffement ignorent les faits établis"
- ► Soirée spéciale sur les réfugiés climatiques le 24/11 sur France5
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De Chotella
jardinière | 13H39 | 23/11/2009 |
La Terre se réchauffe comme certains le prétendent ? Alors ça devient vraiment urgent de faire quelque chose. La Terre ne se réchauffe pas ? Eh bien, qu'a-t-on à perdre à limiter la déforestation, la pollution des océans, les émissions de gaz nocifs ? Rien. On a tout à y gagner au contraire. Alors...
De ThePhysicist
Etudiant Physics BSM | 13H52 | 23/11/2009 |
"Ont-ils tenté de masquer le manque de preuves ? Dans un autre mail, les scientifiques échangent sur leur « problème » : les données récoltées sur les vingt dernières années ne correspondent pas aux projections, comme le décrypte le blogueur Anthony Watts."
Et bah tiens, comme par hasard !
Pour rappel c'est ce que j'écris à longueur de commentaires sur ce sujet, sans avoir été contredit.
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Ces e-mail suggèrent clairement 3 choses importantes:
1/Coopération de certains chercheurs pour favoriser la publication des papiers qui sont favorables au CO2 anthropique, et du boycott à l'encontre des journaux scientifiques qui publient les autres.
2/ Manipulation de données.
3/ Filtrage des données pour empêcher les autres chercheurs d'y accéder.
Preuves:
"I think we have to stop considering "Climate Research" as a
legitimate peer-reviewed journal. Perhaps we should encourage our colleagues in the climate research community to no longer submit to, or cite papers in, this journal. We would also need to consider what we tell or request of our more reasonable colleagues who currently sit on the editorial board..."
“I can’t see either of these papers being in the next IPCC report. Xxx and I will keep them out somehow – even if we have to redefine what the peer-review literature is”
"The fact is that we can't account for the lack of warming at the moment"
"Can you delete any emails you may have had with Keith re AR4?
Keith will do likewise. He’s not in at the moment – minor family crisis. Can you also email Gene and get him to do the same? I don’t have his new email address. We will be getting Caspar to do likewise. I see that CA claim they discovered the 1945 problem in the Nature paper!!"
"The skeptics seem to be building up a head of steam here! … The IPCC comes in for a lot of stick. Leave it to you to delete as appropriate! Cheers Phil
PS: I’m getting hassled by a couple of people to release the CRU station temperature data. Don’t any of you three tell anybody that the UK has a Freedom of Information Act !”
"“From Phil Jones:
If FOIA does ever get used by anyone, there is also IPR to consider as well. Data is covered by all the agreements we sign with people, so I will be hiding behind them.”"
Ca va ou vous en voulez plus ?
Voir ici par exemple:
http://bishophill.squarespace.com/blog/2009/11/20/climate-cuttings-33.ht...
Quelques résumés et les sources correspondantes.
De Glyg
chercheur | 13H50 | 23/11/2009 |
Mille e-mails pour en sortir 2-3 commentaires qui 'démontrent que les chercheurs truquent leur données!! C'est plutôt faible. Je travaille dans une laboratoire de biologie (qui n'est pas une science exacte, loin s'en faut), et je suppose que nos courriers passés au même crible ne laisseraient que peu de doutes sur la faillite complète de la recherche dans le domaine. Les 'faits scientifiques' (des faitiches, comme dit I. Stengers dans Cosmopolitiques, ed. la découverte) se construisent à partir des données mais il y a du 'jeux' entre les données et le discours (des 'astuces'..). Le discours public des scientifiques, souvent très positiviste, occulte cette réalité. Quand elle apparaît, on a l'impression d'une trahison.
Non, les climatologues ne sont pas sûr d'eux, oui, il y a des enjeux de pouvoirs, et des influences politiques dans la pratique scientifique, comme ailleurs. Cependant, le réchauffement global est une réalité, comme le fait que nous ayons bientôt doublé la concentration de CO2 dans l'atmosphère... L'humanité est en train de modifier radicalement son environnement, et les conséquences (la réponse de l'environnement en tant que système) seront tout aussi radicales.
De Glyg
chercheur | 14H13 | 23/11/2009 |
Vu sur realclimate (www.realclimate.org), sur le journal (Climate Research), qui ne devrait "plus être considérer comme un journal à comité de lecture":
http://www.csicop.org/specialarticles/show/deja_vu_all_over_again/
Pour les non-anglophones, ce journal a publié un article (écrit par des astrophysiciens), discutant la réalité du réchauffement. C'est un des trois ou quatre papiers de revues à comité de lecture qui mettent sérieusement en cause le réchauffement. Après la publication, l'éditeur à admis la fausseté de l'article et finit par démissionner. Pas parce qu'il a été victime de la conspiration contre les sceptiques, mais parce que l'article en question remettait en cause l'impartialité du journal.
De Incognitow
Fauxespoirologue | 14H24 | 23/11/2009 |
Ce sujet ne fera jamais l'unanimité, parceque les interets en jeu sont incroyablement divergants:
- les scientifiques qui, comme il a été dit plus haut, agissent comme "autrefois" avec les ovnis: j'ose ou j'ose pas? De quel coté penche l'opinion publique pour que je perde pas mes subventions?
- la méthode d'analyse, globale, de sources multiples etc, dont l'inéxactitude ouvre la porte aux rumeurs de manigences
- les politiques, qui découvrent, assument ou ignorent leurs responsabilités
- l'industrie, qui avec du vert veut faire des sous mais polluer plus c'est pas grave puisqu'il y a une feuille d'arbre et un oiseau sur l'etiquette
- les médias, qui réchignent à faire des sujets sérieux en oubliant tant de choses (car ne l'oublions pas, c'est une multitude d'indicateurs qui sont au rouge, et pas que les degrés: couche d'ozone? Gulf stream? Méthane russe? Albedo? et toutes les autres joyeusetés comme la sous-production alimentaire?)
-les consommateurs, partagés entre mauvaise conscience, scepticisme, igorance, angoisse ou méconnaissance...mais trop souvent à la recherche de la sur-consommation pour marquer leur réussite sociale
La seule chose qui soit sure, c'est que les 10-20 ans a venir vont nous faire connaitre des changements radicaux, et que la nature seule n'en sera pas la cause: celui qui fera croire que les cycles normaux n'ont pas été influencés par 100 ans de rejets croissants de produits nocifs de synthèse ou non est soit acheté, soit un sot.
De Laurent-Weppe
14H50 | 23/11/2009 |
Ce n'est pas tant un "climategate" qu'un équivalent de "loose change" employé au climat.
Je m'en vais répéter ce que j'ai déjà tapé à ce sujet:
Premièrement, les emails pillés vont de 1996 à 2009, et parce qu'ils sont nombreux et remontent loin dans le temps, l'UEA a déclaré ne pas être en mesure de confirmer l'authenticité de l'ensemble de ces mails pour le moment: en d'autre termes, on ne sait pas si les hackers ont décidé de réécrire un ou plusieurs mail (certains vieux de plus 10 ans qui n'existaient plus que dans des archives informatiques) pour que ceuxi-ci collent mieux à leur discours.
Deuxièmement, la totalité des correspondances n'a pas été publiée, mais juste une partie (1.079 emails sur dieu sait combien de milliers), les "sceptiques" (qui ressemblent de plus en plus à des créationistes) sortent ensuite une ou deux phrases du texte, sans tenir aucun compte de l'ensemble du texte, ou de la chronologie: il s'agit là d'un truc classique de conspirationistes: par exemple, 300 témoins voient un avion se crasher sur le Pentagone, mais 4 ou 5 d'entre eux disent à la police "sur le moment, j'ai cru que c'était un missile": le conspirationiste agitera les 4 ou 5 témoignages qui peuvent être vaguement interprétés dans le sens qu'il souhaitent et ira jusqu'à nier l'existence des 295 témoignages qui le contredisent (qu'il a bien entendu lu). Si l'authenticité des messages diffusés est sujette à caution, il est dors et déjà certain qu'une pré-sélection des messages a été faîte pour induire le lecteur potentiel en erreur.
Troisièmement, si les hackers et leur fanclub affirment que ces emails (potentiellement falsifiés, certainement sélectionnés de manière tronquée, ce qui en dit déjà long sur l'honnêteté des hackers) constitueraient une "preuve" de la fausseté du rapport du GIEC, ces emails ne contiennent aucun "aveux" de "complot climatique", aucune "preuve" de falsifications des données ou des conclusions des études climatiques: ces emails ne disent pas "On truqué les données pour faire croire à un réchauffement causé par l'homme", ce sont des commentateurs, qui s'attendent à ce que leurs lecteurs n'aillent pas vérifier par eux-mêmes qui l'affirment: le CRU a eu raison de noter la l'écart entre ce que contiennent les mails et les commentaires qui en sont fait, et pointer la mauvaise foi des "sceptiques" n'est en rien paranoïaque.
Quatrièmement, ces emails ne révèlent pas des données secrètes, mais des discussions concernant des études publiées et publiques, écrites en jargon professoral. Évidemment, écrire, j'ai "utilisé le truc de Mike et Keith pour masquer le déclin [de température]" peut ressembler à un aveux de falsification, sauf qu'en réalité, le "truc" en question est simplement une manière méthodologique utilisée en paléoclimatologie pour reconstituer les températures des 1700 dernières années, qui est résumé dans un article d'une douzaine de page (que voici: http://www.pnas.org/content/105/36/13252.full ).:
Pour faire simple, les paléo-climatologues utilisent des artefacts (les anglophones utilisent le terme de "proxies") pour définir le niveau des températures du passé (avant qu'on ne mette des thermomètres partout): ces artefacts peuvent être des troncs d'arbres, du pollen trouvé dans des couches sédimentaires, des carottages, des fossiles, etc... parfois, quand on compare l'étude d'artefacts récents avec avec les températures enregistrées par les thermomètres au même moment, comme c'est le cas avec l'étude de la densité des anneaux de croissances des troncs d'arbres comparés avec les températures enregistrées, on tombe sur des divergences: par exemple, de 1860 à 1960, l'étude de la densité des anneaux de croissance correspond aux enregistrements des températures faîtes à la même époque. à partir des années 60, les données divergent: les anneaux de croissance semblent indiquer une baisse des températures alors que l'enregistrement direct desdites températures montre qu'elles augmentent. Le débat sur la raison de cette divergence est en cours (il est d'ailleurs tout à fait possible que cette divergence soit le signe que le réchauffement climatique ai commencé à détraquer les écosystèmes beaucoup plus tôt qu'on ne le pensait): voilà ce qu'est le "déclin masqué" qui excite tant les conspirationistes du climat.
De Le Yéti
yetiblog.org | 14H51 | 23/11/2009 |
Je ne connais scientifiquement pas trop grand-chose à ce phénomène de réchauffement climatique.
Certains en contestent, semble-t-il, la pertinence.
Quelques questions à ceux-là :
1/ Comment expliquer la fonte accélérée de la banquise des pôles ?
2/ Comment expliquer la disparition progressive des glaciers et des "neiges éternelles" (Kilimandjaro, Alpes...) ?
3/ Comment expliquer la multiplication des catastrophes économiques naturelles inédites, comme tout récemment en Inde ?
4/ Plus généralement, comment expliquer l'accélération de cette multiplication des catastrophes d'origines climatiques ces dix dernières années ?
Pour l'heure, les dénégations de nos "sceptiques du réchauffement" me paraissent s'appuyer beaucoup plus sur des soupçons que sur des preuves. Un peu comme nos "négationnistes du 11 septembre" à New York.
De bjone
dev 3D | 15H24 | 23/11/2009 |
Perso, j'ai l'habitude de travailler à partir de travaux d'autres personnes.
Donc j'ai intuitivement plus de confiance envers un groupe de travail international qu'envers un groupe d'illuminé pris plusieures fois à être de mauvaise foi.
Maintenant, une grosse erreur de modélisation du climat et de la mauvaise foi orientée est possible de la part du GIEC.
Maintenant je m'interroge sur:
- Le timing, c'est vachement drôle que ça ne sorte que maintenant: en deux semaines le GIEC n'aura pas le temps de casser les conneries qui sortiront de tous bords. (ça va être un véritable feu d'artifice de connerie)
- Quelle est l'authenticité des fuites ? Dans un volume d'emails volés, on peut très bien y introduire des faux. (Clearstream stÿle ?)
- Qui a fait fuire ces infos (ou intox?), comment, avec quel support ?
Hum, je suis comme la fosse là.
Maintenant attention avec le terme "réchauffement climatique":
Ça ne veux pas forcément dire que le climat va se réchauffer, mais que l'énergie de la planète augmente anormalement par la faute de l'homme et que l'on risque de sortir d'une situation de climat tempéré.
Après dans quelle direction sera la sortie c'est une autre histoire.
Maintenant sans l'activité de l'homme le climat a bien sûr des cycles naturels de sortie de période tempérée, on le sait, c'est juste que là, on l'aide: trop vite, trop fort.
Ce sera probablement plus violent que d'habitude.
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Un petit HS qui n'en est peut-être pas d'un point de vue causalité physique:
Maintenant bon c'est pas directement lié (mais indirectement), mais hormis le climat, notre dépendance aux énergies fossiles (pétrole,gaz...) peut nous foutre dans une sacrée merde mondiale dans 30-40 ans.
Donc même en considérant que le réchauffement climatique, ou la sortie d'une période tempérée, est inévitable et indépendant de notre volonté à l'insu de notre plein gré, on a quand même des épées de Damoclès énergétiques, alimentaires et donc de stabilité géopolitique qui nous pendent au dessus du nez.
Et elles ont l'air vachement bien affutées.
De Sophie Verney-Caillat (auteur)
Rue89 | 15H54 | 23/11/2009 |
Merci bjone de vos questions pertinentes :
- le timing est en effet très opportun et pas un hasard, on est bien dans une cyberguerre de l'info, et ceux qui font fuiter se garantissent une audience maximale à quinze jours de Copenhague
- l'hypothèse de mails qui auraient été en partie falsifiés n'est pas à exclure, même si les principaux intéressés ont reconnu l'authenticité globale des fuites
- la fuite est partie d'un commentaire sur ce blog et sous cette forme :
"We feel that climate science is, in the current situation, too important to be kept under wraps.
We hereby release a random selection of correspondence, code, and documents.
Hopefully it will give some insight into the science and the people behind it."
Il renvoyait ensuite sur un serveur ftp où un compte anonyme russe donnait accès à tous les fichiers zippés. Ces derniers ne sont plus accessibles mais ont été stockés par certains sites comme celui-ci : http://skyfal.free.fr/?p=422 mais l'authenticité de la reproduction ne peut plus être vérifiée.
De Thanh Quy Nho
Exilé | 20H09 | 23/11/2009 |
En lisant les premiers commentaires sélectionnés, on sent déjà qu'il reste beaucoup de travail à faire dans la communauté francophone, ne serait-ce que pour poser le débat correctement.
- Il n'y a pas négation des changements climatiques, ils ont toujours existé et existeront toujours. Ce qui est remis en question est l'origine humaine de ceux-ci, car l'influence du soleil (avec les éruptions notamment) est nettement plus documentée scientifiquement que celle du CO2 pour l'instant.
Or même les pontes du GIEC contatent aujourd'hui que le réchauffement s'est arrêté, et peut-être pour plusieurs décennies. Ce qui disqualifie d'emblée le modèle avec facteurs d'origine humaine prépondérants.
Remarquez, il n'y a pas eu réchauffement non plus entre 1940 et 1970 environ, alors que le CO2 industriel grimpait nettement. Il y avait donc matière à douter déjà.
- Si je puis me permettre, pour mettre un peu au goût du jour l'auteur de l'article : le scientifique français ayant maintenant le plus contribué au debunking du réchauffement humain est Jean Laherrère, depuis qu'il a fait son papier sur la méthodologie des compères du GIEC et consorts : "Updating IPCC Scenarios", septembre 2009, je ne sais pas où il est publié mais je l'ai lu de près je vous garantis !
Jean est géologue mais, niveau méthodologique, en connaît un rayon sur la modélisation de données ("il pourrait modéliser un chien traversant la rue en une courbe logistique", me disait le journaliste Mike Ruppert en 2003). Et puis les géologues, question carottes glaciaires et autres, en connaissent autant que les climatologues, après tout...
Sa conclusion après quelques douzaines de graphiques bien balancés : les données sont biaisées ("Garbage in, garbage out"), et la méthode pour les modéliser n'est pas scientifique !
Je vous laisse consulter les quelques 50 pages et ensuite crier "mais c'est un scientifique issu du secteur pétrolier, forcément il nie le changement climatique !" faute de pouvoir argumenter scientifiquement.
Pourtant M. JL, depuis qu'il s'est retiré de l'industrie, s'est déjà mis à dos une bonne partie du gotha pétrolier sur l'affaire du pic de la production mondiale de pétrole... Qui aujourd'hui se matérialise devant nos yeux, avec un baril à 80 $ alors que l'économie redémarre à peine.
Les scientifiques honnêtes jusqu'au bout sont-ils donc condamnés à être ignorés ?
Le changement climatique humain, les bourses au carbone, etc., tout cela ne sent-il pas la tentative désespérée de la finance mondiale d'échapper à son sort inévitable de parasite mondial, quand la grande crise des ressources mondiales sera vraiment installée ? Le sort de cette caste sera être celui des parasites en tous genres : écrasée entre le pouce et l'index du peuple. Sauf si... Ne pouvant contrôler la réalité physique, ils étaient tentés de la travestir aux yeux des profanes !
A suivre...
De Cybernétique
Informatique | 01H37 | 24/11/2009 |
Chotella, la CO2 n'a rien de nocif, au contraire, c'est un gaz nécessaire à la vie sur terre, sans ce gaz, les végétaux ne croissent pas, leur carbone, qui compose la majeur partie de la partie solide de l'arbre est tiré de ce CO2.
Le marché du CO2, de plusieurs centaines de milliards et, qui va facilement atteindre le billion est des plus inutiles, mais très lucratif pour les financiers de ce monde. La "clean tech industry", elle est très profitable pour les industriels, l'industrie verte est déjà plus grosse que la défense (armes) et l'aérospatiale réunie et elle, bénéficie déjà de fond dépassant 55 trillions de dollars avec le Carbon Disclosure Project.
Cette chasse aux GES porte de l'ombre aux vraies menaces environnementales, comme les rejets industriels, pharmaceutiques, les pesticides, etc.
Le réchauffement actuel, qui semble s'essouffler a débuté à la fin du 18 ième siècle à un moment où l'homme n'émettait pratiquement aucun GES et ce n'est pas un phénomène nouveau, contrairement à ce que les membres du CRU et aussi Michael Mann, un autre impliqué dans ces emails hackés, voudraient faire croire. Les reconstructions climatiques de Mann, entre autre la fameuse reconstruction en en crosse de hockey, n'ont pas été révisée par des pairs indépendants, la revue de publication Nature et l'auteur de la reconstruction ont refusé de fournir les données et l'algorithme de la reconstruction climatique.
La falsification des données et la chasse aux hérétiques, ce n'est pas nouveau chez ceux qui défendent la thèse du réchauffement causé par l'homme. La seule et unique "preuve" de l'implication de l'homme dans les changements climatiques sont des modèles climatiques qui simulent le climat. En principe, on les valide en faisant des prévisions dans le passé à partir de l'information qu'on a et on la compare avec ce qui a été vraiment enregistré. Certains modèles ont une bonne moyenne de match, un peu plus de 50%, mais quand on regarde les prévisions dans le futur, elles sont sans cesse erronées. On prédisait une hausse plus rapide des océans qui absorberaient une bonne partie de la chaleur de l'atmosphère, dans les faits, depuis 2003, on n'observe pas de réchauffement de la température de surface des océans. Ils prédisaient un ralentissement, voire certains un arrêt des courants thermoalins, dont le Gulf Stream, on a pas enregistré ça, ces courants sont très variable, mais robuste et on a pas noté de ralentissement au moment où on enregistrait une hausse de la température des océans. Les modèles prédisaient une hausse plus rapide de la haute troposphère, qui a une proportion plus élevé de CO2 que la basse troposphère(la surface de la terre) chose qui n'a pas été mesurée ni par les satellites, ni par les ballons sondes... ETC ETC ETC. Ce qui laisse croire que les modèles ont été arrangés pour faire des prédictions prédéterminées, et qu'en fait ils sont incapables de simuler le climat mondial, donc finalement, on a aucune preuve de l’implication de l’homme dans les changements climatique, changements qui ne coincident pas avec les émissions de GES par l’homme.
D'ailleurs, la simple notion de climat mondial est une aberration, le climat, c'est local comme le disait feu Marcel Leroux, climatologue français, le climat c'est local, il y a des endroits qui se réchauffent, d'autres se refroidissent, d'autres sont plus humide, d'autres plus sec, etc.
De gnobos
promeneur | 13H08 | 24/11/2009 |
Le rapport des "experts" du GIEC annonce que "/le doute n’est plus permis/". Ce n'est pas une posture scientifique, c'est un acte de foi.
Jusqu'à très récemment (un petit mois), j'étais convaincu que les "experts" du GIEC avaient raison. Toutes le courbes que j'avais pu voir, tous les articles que j'avais pu lire, leur donnaient amplement raison. Mais voilà, ces courbes tournent en rond en se citant mutuellement, et la plupart des articles que j'avais lu étaient écrits par des journalistes ne disposant comme information que du rapport du GIEC, justement.
Or c'est précisément le doute qui fait avancer la science...
Les instituts de mesure qui servent de source au GIEC montrent que:
- les températures ont cessé de monter depuis 1998;
( voir ce lien: http://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut3vgl/from:1998/offset:-0.15/plot...
- les banquises arctique et antarctique qui ont connu un minimum en 2007 retrouvent de la vigueur;
(voir ce lien:
http://igloo.atmos.uiuc.edu/cgi-bin/test/print.sh?fm=07&fd=30&fy=2007&sm... )
Contrairement à ce qui est dit par le GIEC dans le document à destination des politiques ("les décideurs"), la question de l'origine humaine (anthropique) du réchauffement ne fait pas du tout l'unanimité dans le milieu scientifique.
Voir ce site : http://www.pensee-unique.fr/ et fouiller un peu la question...
Je suis pour la relocalisation de l'économie, je mange bio le plus possible, je suis pour les économies d'énergie car je sais qu'il ne reste pas beaucoup de pétrole dans le sous-sol... mais là je crois bien que pendant les quelques années où j'ai cru que le GIEC, issu d'un organe international, était neutre, je me suis planté.
Quel meilleur moyen de garder des pays en développement sous sa coupe que de les empêcher de se développer?