Sans-papiers : Darcos menace de fermer les employeurs profiteurs
Les sans-papiers continuent d’inspirer le gouvernement. Après les « mariages gris » d’Eric Besson, Xavier Darcos s’engage à lutter contre le « travail illégal ». Dans Le Parisien, il menace les entreprises concernées de fermeture pure et simple. Tout en restant flou sur les donneurs d’ordre qui en profitent aussi. Parmi elles figurent pourtant de grandes entreprises publiques.
Xavier Darcos intervient alors que, selon la CGT, 5 000 sans-papiers poursuivent leur grève entamée le 12 octobre. Jeudi, il présidera une réunion de la Commission nationale de lutte contre le travail illégal, regroupant les partenaires sociaux et les autorités compétentes (inspection du travail, police, douanes, fisc...).
Dans son interview au Parisien, le ministre du Travail reprend à son compte l’objectif de son collègue de l’Immigration : fermer les filières d’accès aux sans-papiers. Xavier Darcos promet trois ensembles de mesures :
- Pour les employeurs : fermeture par les préfets des entreprises dont l’activité « est construite autour du travail illégal »
- Pour les salariés sans-papiers : « en cas de perte de leur emploi du fait de son caractère irrégulier, les indemnités dues seront néanmoins versées »
- Pour les donneurs d’ordre : « sanctions contre ceux qui n’agréent pas leurs sous-traitants » et « suppression des exonérations de charges sociales »
Une loi oblige déjà les donneurs d’ordre à être vigilants
Xavier Darcos le note pourtant lui-même : les donneurs d’ordre sont déjà censés veiller au respect de la loi. La loi du 31 décembre 1975 sur la sous-traitance les contraint à agréer les entreprises auxquelles ils font appel. Certains clients des agences d’intérim ont tendance à l’oublier, comme l’avait raconté Eco89.
En octobre, la polémique avait été relancée par une vidéo révélant les conditions de travail des sans-papiers dans le métro parisien. Ces sans-papiers étaient employés par un sous-traitant de la RATP. (Voir la vidéo)
Dans Le Parisien, Xavier Darcos semble pourtant découvrir que même de grands chantiers publics profitent de la main d’oeuvre fournie par la main d’oeuvre clandestine :
« Si c’est le cas, je suis d’autant plus choqué que ces entreprises répondent à des marchés
publics, avec des financements provenant essentiellement de l’argent public. Cela montre aussi qu’il faut attaquer le mal à la source, c’est-à-dire auprès de ces filières d’entrée sur le territoire qui sont capables de s’immiscer partout. »
- Sur Rue89Intérim et sans-papiers : la vidéo de la RATP relance le débat
- Sur Rue89Le casse-tête des intérimaires sans-papiers
- Sur Rue89La CGT prend-elle les sans-papiers pour des pantins ?
- Sur leparisien.frL'interview de Xavier Darcos au Parisien sur le travail illégal
- Sur lejdd.frUne interview d'Eric Besson dans le Journal du dimanche
- Sur gouv.frLe dossier sur le travail illégal sur le site du ministère du Travail
- Sur rue89.comA Paris, des travailleurs sans-papiers occupent leur restaurant
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fumiste
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Monsieur Darcos devrait consulter le site de son ministère, toutes les sanctions qu’il annonce existent déjà dans les lois. Excepté la fermeture administrative par le préfet alors que jusque là c’est un juge qui pouvait dissoudre ou interdire d’activité une personne morale.
Les sanctions existantes sont déjà largement dissuasives à condition d’être appliquées. Les 1161 PV dressés en 2008 pour emploi irrégulier d’étrangers ont donné lieu à quelles sanctions ?
Y a pas de chiffres là-dessus ?




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