Au procès de Duch (1/2) : un espoir pour la mémoire

(De Phnom Penh) Après six mois d'audiences du premier procès des génocidaires cambodgiens, qui ont pris fin dans la frustration des parties civiles, les plaidoiries débutent le 23 novembre à Phnom Penh. Retour sur un procès controversé.
Vann Nath, 64 ans, est peintre, originaire de Battambang, il est surtout l'un des sept rescapés (ils sont trois encore vivants) du terrible centre de torture S21 à Phnom Penh, où 15 000 à 17 000 Cambodgiens, dont 2 000 enfants, ont été torturés et exécutés entre 1975 et 1979. Duch, l'accusé du procès, en était le directeur. Il y était surnommé « frère de l'Est » :
« Je suis tellement déçu. J'attendais ce procès depuis si longtemps ! Je voulais que le monde sache et que tous ceux qui sont morts obtiennent justice.
Duch est tellement hautain, méprisant, sa bouche demande pardon mais tout en lui dit le contraire. Il dissimule beaucoup de choses. Ce n'est pas l'attitude de quelqu'un qui veut se laver de ses fautes. »
C'était il y a trente ans. A présent, l'heure des comptes semble arriver, avec l'ouverture, le 17 février, des Chambres extraordinaires des tribunaux cambodgiens (CETC).
Depuis un an, les manuels scolaires évoquent enfin la période
Cette juridiction mixte -fruit d'un long bras de fer entre l'ONU et le gouvernement du premier ministre Hun Sen (un ancien cadre khmer rouge ayant fui le régime avant sa chute)- pour juger les leaders khmers rouges réunit des magistrats cambodgiens et occidentaux.
Sur le banc des accusés, Duch -Kaing Guek Eav de son vrai nom- est le premier responsable khmer rouge à être jugé pour « crimes contre l'humanité et violations graves des Conventions de Genève de 1949, ainsi que pour les crimes d'homicide et de torture relevant du droit national », selon l'acte d'accusation.
Ce procès, inédit sur le plan du droit international, devrait aussi permettre au Cambodge d'écrire enfin les pages sombres de son passé.
Depuis un an, les manuels scolaires comblent les pages jusque-là vides sur ces trois ans, huit mois et vingt jours, durant lesquels Pol Pot et ses hommes ont isolé le Cambodge pour réaliser leur idéal communiste. Un rêve devenu cauchemar et qui a coûté la vie à près de 2 millions de Khmers.
Duch est le seul cadre du régime de Pol Pot à plaider coupable
Duch, converti depuis 1996 au christianisme, est le seul cadre du régime de Pol Pot à reconnaître sa culpabilité. Les leaders encore vivants -Nuon Chea, Khieu Samphan, Ieng Sary et son épouse Ieng Thirit -qui doivent être jugés dans un second temps, nient tous leurs responsabilités.
Durant six mois, témoins, experts, victimes, mais aussi bourreaux -des anciens subordonnés de Duch- se sont succédé à la barre.
Malade et affaibli, Vann Nath n'a pas voulu se porter partie civile. Il a comparu en tant que témoin en juin dernier. Une journée entière, il a raconté sans fléchir les traitements et tortures subis par les prisonniers à S21.
Sa vie sauve, il la doit à ses talents de peintre. Arrêté en décembre 1977 pour des raisons qu'il n'a jamais sues, alors qu'il travaillait dans les rizières, il a été sauvagement torturé avant d'être transféré à S21.
Une année de cauchemar qu'il raconte dans son livre « A Cambodian Prison Portrait, One Year in the Khmer Rouge's S-21 ». Vann Nath est aussi le fil conducteur du fameux documentaire de Rithy Panh maintes fois primé, S21, la machine de mort khmère rouge. Il confronte ses anciens geôliers à leurs responsabilités.
Pendant le procès, son côté maître d'école exaspéré les victimes
Dans la salle du tribunal, une immense vitre blindée sépare l'auditoire (environ 500 places) des magistrats et de l'accusé. Durant les audiences, Duch, flanqué de deux policiers, est assis sur la droite derrière ses défenseurs. Posé devant lui, un paquet de paperasses, son propre dossier.
Au fait de chaque détail, il ne rate pas une occasion de rectifier, préciser, reformuler les déclarations des témoins, tout en posant une appréciation sur leur témoignage, allant jusqu'à en féliciter certains.
Ce côté maître d'école, ajouté à un ton tantôt obséquieux tantôt cassant, exaspère les parties civiles -94 personnes représentées par quatre groupes d'avocats.
Insupportable aussi le salut quotidien, mains jointes selon la tradition khmère, que l'accusé leur adresse chaque matin en arrivant dans la salle. Un cérémonial déplacé dont les parties civiles ont obtenu l'arrêt.
« Que fout-il là s'il ne sait plus rien ? »
Côté public, la colère gronde aussi parfois : citadins vieux ou jeunes, moines, étudiants, Occidentaux et de très nombreux paysans venus chaque jour de tout le pays, grâce aux cars affrétés par le tribunal.
Réputés pour leur franc-parler, les paysans cambodgiens ne manquent pas de faire leurs commentaires à voix haute. Duch fait-il la leçon, un grand-père, tout de blanc vêtu, lâche : « Il se croit toujours à Toul Sleng [autre nom du centre S21, ndlr] ! »
L'ancien chef des interrogateurs, Mam Nay, appelé à la barre, se trouve-il frappé d'une soudaine amnésie, une femme lançe : « Que fout-il là s'il ne sait plus rien ? »
Mais lorsque Him Houy, l'ex-chef des gardiens de S21, raconte par le menu l'acheminement des prisonniers vers les fosses communes de Choeung Ek (à 15 km de Phnom Penh) et leur exécution, ou que Prak Khân, ancien interrogateur, détaille les techniques de torture enseignées par Duch, le silence s'abat sur l'auditoire.
Les parties civiles ont essuyé désillusion sur désillusion
Le corps figé en avant, les paysans aux visages émaciés se laissent pénétrer par chaque mot. Dans ces moments, comme lorsque les parents des victimes racontent la descente aux enfers de leurs aimés, les montres semblent s'arrêter pour laisser place au passé.
Pendant ces six mois d'audiences, tous les foyers et les bureaux du Cambodge ont gardé leurs écrans allumés, le procès étant retransmis à la TV nationale. Il devait être exemplaire en favorisant la réconciliation nationale. Car pour la première fois de l'histoire de la justice internationale, les parties civiles ont pu prendre la parole devant le Tribunal.
Malheureusement, la réalité s'avère moins idyllique. Les victimes ont essuyé désillusion après désillusion, pour atteindre un paroxysme fin août lorsque les avocats des parties civiles se sont vu refuser la possibilité de poser des questions sur la personnalité de Duch et de commenter sa peine.
(A suivre)
Photo : devant un temple de Phnom Batheay où sont entassés les crânes de victimes du génocide khmer (C. Sokunthea/Reuters)
- 6381 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque




















57
(Pour réagir, connectez-vous)
De Altermedia
Citoyen français, webmaster | 15H35 | 22/11/2009 |
Malheureusement, le fait que le génocide cambodgien soit étouffé, que les médias se taisent (d'ailleurs, en a t-on parlé en France ?) et que la propagande fasse son travail de lavage de cerveau, n'est pas un cas isolé !
On peut notamment rappeler l'amnésie soudaine des chinois sur les crimes de Mao Zedong... De même que le couvercle de plomb (qui commence à s'ouvrir) sur les massacres communistes en URSS (par exemple le film Katyn), ainsi que le silence sur les meurtres commis par Suharto en Indonésie, Hô Chi Minh au Vietnam, etc...
Merci à Rue89 qui est le seul (à ma connaissance) média à parler de ce procès qui en appelle bien d'autres....
à Altermedia
De Bardamu
difficile | 19H53 | 22/11/2009 |
Rappelons que le film "Katyn", sur l'extermination par les Russes de dizaines de milliers de Polonais coupables de faire partie de l'"élite" n'a même pas été distribué décemment en France.
Quand il s'agit des crimes du communisme, bizarrement, nos grands humanistes de gauche s'empressent de se cacher derrière leur petit doigt.
On les comprend.
De Atlantis
Etudiant apolitique | 15H40 | 22/11/2009 |
J'ai quand même du mal à comprendre comment on a pu faire preuve d'autant d'aveuglement, tant du coté des communistes de tout le globe que des américains qui ont soutenu indirectement ce régime sanguinaire. Sinon, je sent bien le débats sur "les crimes ignobles du communisme" qui va démarrer, à grands coups de mensonges, d'exemples sortis de leur contexte et de mauvaise foi^^
à Atlantis
De jmax
16H08 | 22/11/2009 |
"américains qui ont soutenu indirectement ce régime sanguinaire" ?
l'indirection n'est pas flagrante ou bien alors notre lycéen ne maitrise pas tous les ressorts de cette affaire complexe
à jmax
De Atlantis
Etudiant apolitique | 16H30 | 22/11/2009 |
Ah, je vous le jure, ils ont mis les batons dans les roues du VIetnam qui voulait intervenir pour faire cesser les tueries de Pol Pot!
à jmax
De kidu
22H37 | 22/11/2009 |
et si! les USA ont soutenus, entrainés et armés les kmers rouges, après l'arrivée des vietnamiens; tout ceci pour faire c. ces mêmes viet.
Ce qui fait que la situation a continué à pourrir de longues années,
tardant donc la remise sur pied du Cambodge.
à kidu
De Compte supprimé le 4 janvier 3
| 00H13 | 23/11/2009 |
Et ils ont même envahi le Nord du Vietnam en guise de rétorsion... ah non, pardon, c'est la Chine...
Les Américains coupables des crimes du communisme, elle est bonne. Et les Juifs, vous êtes sûrs qu'ils n'y sont pour rien ?
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De Merak
pré retraité | 01H41 | 23/11/2009 |
C'est pas une armée communiste qui a mis fin au règne des Khmers rouges ? avec l'aide de l'URSS en plus ...
Suis je bête , toutes ces preuves et tous ces rapport sur la formation des Khmers rouges par la CIA, des faux sûrement. Déclassifiés en plus. Le GRUNC ? Une invention.
Je suis économe de l'ironie facile, elle cache souvent une vacuité sur papier glacé.
Quant aux juifs, chacun fait ce qu'il veut et Jacob Rosenfeld fut un très bon ministre de la santé de Mao, et toujours un héros aujourd'hui..
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De Pas–glop
pas glop du tout | 02H24 | 23/11/2009 |
non non, les americains ne sont coupables que de leurs propres crimes, et c'est deja beaucoup... comme au cambodge dans les provinces tenues par les khmers rouges avant la chute de Lon nol, lui meme mis en place et soutenu par les americains contre le communiste Sianouk, ou le long de la piste Ho chi Min au Laos ou les bombies de Nixon continuent leurs degats enfantins;
ou encore, gendarmes du monde et promoteurs d'une economie mondiale financiarisee par wall street qui tue un enfant de faim toutes les six secondes. Pas eu le temps de recevoir de fessees ceux-la...
Les communistes sont rouges, le capitalisme est blanc...
à Pas–glop
De Bobus Trucus Bidulus Maximus
Gros con de droite | 02H26 | 23/11/2009 |
Et le blanc, c'est plus salissant... c'est son problème au capitalisme, dès qu'il pète de travers, ça se voit.
à Bobus Trucus Bidulus Maximus
De Pas–glop
pas glop du tout | 04H27 | 23/11/2009 |
tiens tiens... :-)
à Pas–glop
De Compte supprimé le 4 janvier 3
| 13H20 | 23/11/2009 |
Le "communiste" Sianouk ! Elle est excellente...
Enfin, encore une fois, tout est de la faute de l'"axe américano-sioniste"... C'est pratique et pas trop fatiguant comme analyse. Rien sur le fait que tous les dirigeants khmers rouges avaient été formés dans les universités françaises et par le PCF, qui fut longtemps leur plus fidèle soutien.
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De Pas–glop
pas glop du tout | 16H14 | 23/11/2009 |
Ben oui Sihanouk, communiste: d'abord pote avec les sovietiques, puis avec Pekin... Z'etiez pas au courant? M'etonne pas.
Pour le reste: comme d'hab...
à Pas–glop
De Compte supprimé le 4 janvier 3
| 18H30 | 23/11/2009 |
Avec qui Sianouk n'a-t-il pas été pote ??? Comme d'hab, 'fectivement.
à Pas–glop
De Pas–glop
pas glop du tout | 01H24 | 24/11/2009 |
Un truc que vous ignorez, c'etait un grand fan de Yul Bruner, et il a produit des films ou il tenait lui meme le role de tarzan...
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De Pas–glop
pas glop du tout | 16H40 | 23/11/2009 |
au fait, les momes qui sautent encore sur les bombies de Nixon au laos, ca ne vous fait rien? C'est encore une attaque contre l'axe americano-sioniste? C'est la faute de l'axe russo-pcf?
à Pas–glop
De tilou_
Chat de garde | 16H42 | 23/11/2009 |
Mais ce sont des gentilles mines, forcément!
http://www.humanrights-geneva.info/Au-Laos-l-heritage-mortel-des,3239
à tilou_
De Pas–glop
pas glop du tout | 17H14 | 23/11/2009 |
moins dangereuses qu'une fessee.
à Pas–glop
De Compte supprimé le 4 janvier 3
| 18H33 | 23/11/2009 |
Ben si, ça me fait autant que ceux qui sautent sur les mines russes en Tchétchénie ou en Georgie, entre autres... Mais c'est moins facile et moins pratique que de désigner UN bouc émissaire universel.
Je rappelle à toutes fins utiles, que le fil a pour sujet les massacres génocidaires perpétrés par les Khmers Rouges, dont l'idéologie - si mes souvenirs sont bons - était communiste. Il fallait bien entendu que ça dérape immédiatement sur le Grand Satan méchant...
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De Pas–glop
pas glop du tout | 01H32 | 24/11/2009 |
Ah non! C'est vous qui chargez a chaque fois la mule communiste! Les gens de gauche, pas les socials-traitres, hein, ont depuis longtemps accepte ce que l'histoire du communisme enseigne, et en ont tire les lecons bien mieux que vous ne semblez vouloir le croire. On n'est pas oblige pour autant d'en renier l'essentiel pour sauter les pieds joints dans la soupe mediatico-neo-liberale des socialos a l'eau de rose...
à Pas–glop
De Bobus Trucus Bidulus Maximus
Gros con de droite | 01H41 | 24/11/2009 |
Ouais, mais en tout cas, COCO TÊTE DE VEAU !
Hum... mouais, bon. C'était une maxime Vogon.
à Bobus Trucus Bidulus Maximus
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 02H07 | 24/11/2009 |
Ça c'est encore la bile noire de l'anticommunisme ..
à Pas–glop
De tilou_
Chat de garde | 09H43 | 24/11/2009 |
Oui, je pense que tu as aussi lu l'article du Canard de la semaine dernière, sur les armes à sous-munitions au Laos.
200 morts par an, pour les restes d'une guerre qui ne les concernait pas, officiellement!
Mais, c'est pas grave, ce n'est pas en Tchétchénie, ce sont des gentilles mines US, 80 millions qui restent, excusez du peu!
1% du territoire déminé, le reste, faut faire gaffe!
Et les pays qui aidaient au déminage restreignent les aides!
Mais, bon, c'est moins grave que les pays pourris par des armes russes -même pas communistes- et l'Afghanistan, où on a le choix entre les vieilles sous-munitions soviétiques, et les plus modernes, étasuniennes, on y est partis pour 100 ans aussi de déminage!
à tilou_
De Pas–glop
pas glop du tout | 12H52 | 25/11/2009 |
Non Tilou, pas lu le Canard, toujours aussi introuvable, mais j'ai passe 5 ans au Laos, de 89 a 94, et j'ai vu les bombes de la Plaine des Jarres... une guerre oubliee. A l'epoque, seul Handicap International etait sur le terrain.
à Pas–glop
De tilou_
Chat de garde | 21H49 | 25/11/2009 |
Ben, là, je t'ai résumé à peu près l'article, mais moi à l'inverse de certaines, je ne trouve pas que certaines bombes à sous munitions sont pires que d'autres!
à Pas–glop
De Compte supprimé le 4 janvier 3
| 01H28 | 25/11/2009 |
Ils ont tiré les leçons de l'histoire ? Sans blague ! Ils ont pourtant toujours pour héros le dictateur Fidel...
"On n'est pas oblige pour autant d'en renier l'essentiel"
C'est bien ce que je dis : ils n'en ont pas renié l'essentiel qui est le règne du parti unique, l'emprisonnement des opposants et la suppression de toutes les libertés fondamentales : tout ce que vous considérez comme de "l'eau de rose", du haut de votre petit confort bien bourgeois...
Au fait, Fidel avait interdit internet et les ordinateurs, ainsi que les téléphones portables... Son frangin "libéralise" le régime : il a autorisé les Cubains à acheter des ordinateurs et des portables - internet est bien entendu sous très très haute surveillance - mais comme les Cubains n'en ont pas les moyens, étant donné la misère noire dans laquelle ce foutu régime les a plongés, ça leur fait une belle jambe. Mais bon, tout ça n'est qu'"eau de rose"...
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De tilou_
Chat de garde | 09H19 | 25/11/2009 |
Juste un peu avant, vous nous disiez qu'on parlait là du Cambodge, auriez-vous changé d'avis?
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De kk
star malgré elle | 09H31 | 25/11/2009 |
"! Ils ont pourtant toujours pour héros le dictateur Fidel..."
Ils qui?
"ils n'en ont pas renié l'essentiel qui est le règne du parti unique, l'emprisonnement des opposants et la suppression de toutes les libertés fondamentales : tout ce que vous considérez comme de "l'eau de rose", du haut de votre petit confort bien bourgeois..."
Vous parlez du Maroc d'Hassan 2 là ou je me trompe?
à Compte supprimé le 4 janvier 3
De Pas–glop
pas glop du tout | 13H14 | 25/11/2009 |
Et en France sans un PCF fort de 15 a 20% des votes, on est dans la pannade actuelle, grace aux sociaux traitres qui firent copain copain avec les cocos en 81 par hypocrite necessite... fossoyeurs des luttes ouvrieres, voila la legion d'honneur de la gauche sociale-traitre-liberale, dont vous etes.
à Pas–glop
De Compte supprimé le 4 janvier 3
| 15H16 | 25/11/2009 |
En France, c'est à cause d'un PCF fort qu'on a été très en retard sur les droits sociaux par rapport à la majorité des pays d'Europe occidentale, qui eux n'avaient pas de PC, ou si peu... en tout cas personne pour vouloir imposer le système mortifère qu'ils soutenaient sans réserves et donc pour servir de repoussoir.
Un PCF a 15 ou 20% des votes, c'est aussi "utile" qu'un FN à 15 ou 20% des votes... Ca pourrit tout l'échiquier politique.
Je suis de la vraie gauche : celle qui garantit les droits fondamentaux qu'elle a inventés. Pas de cette caricature totalitaire qui n'a de cesse que de les supprimer pour imposer par la terreur l'uniformisation dans la misère.
La gauche est censée vouloir l'amélioration du sort des populations, pas leur oppression ni leur aliénation.
C'est un honneur pour moi d'être traitée de "social traître" par un totalitaire nostalgique des tyrans sanguinaires.