La députée UMP Edwige Antier veut interdire la fessée
La pédiatre et députée UMP Edwige Antier a déposé mercredi dernier une proposition de loi visant à interdire les châtiments corporels, dont la fessée. C'est ce qu'elle annonce dans Le Parisien/Aujourd'hui en France de ce dimanche :
« On ne peut plus laisser entendre que ce n'est pas grave ou, même pire, que ça a une vertu éducative alors que c'est exactement le contraire. Plus on lève la main sur un enfant, plus il devient sournois, menteur et agressif. »
Un argument qu'elle détaille sur son site :
« Le pédiatre que je suis a vu, en 30 ans, augmenter les morsures à la crèche, les rixes dès la maternelle, les jeux cruels à l'école primaire, les petits caïds qui font régner la terreur au collège, et les bandes à la sortie qui violent les filles… Mais c'est la violence faite à l'enfant qui les rend violents à leur tour ! »
En juin 2008, le Conseil de l'Europe avait lancé une campagne de sensibilisation contre les châtiments corporels des enfants, dont le slogan était : « Levez la main contre la fessée. » L'institution avait alors argumenté :
« Aucune religion, situation économique ou méthode d'éducation ne saurait justifier de frapper un enfant, de le gifler, de lui donner la fessée, de le maltraiter, de l'humilier ou de recourir à toute pratique qui porte atteinte à sa dignité. »
Le Conseil de l'Europe avait appelé ses Etats membres à interdire la fessée. Selon Edwige Antier :
« Dix-huit Etats l'ont déjà fait. Certains, comme les pays scandinaves, depuis longtemps, mais aussi des pays latins comme l'Italie ou l'Espagne, et même Chypre, dès 1994, la Croatie, la Roumanie… La France est à la traîne ! »
L'élue de Paris préconise une interdiction dans le Code civil,
« comme en Allemagne », et non dans le Code pénal : « Il ne s'agit pas
d'envoyer les parents en prison ni de les en menacer » :
« L'article serait lu aux parents lors du mariage. Une loi, c'est dire que l'Etat pose une interdiction. Et la faire connaître, c'est changer les mentalités. Quand la Suède l'a interdite, en 1979, 70% des parents étaient opposés à l'interdiction. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 10%. »
Une fois sa proposition de loi officiellement déposée sur le bureau de l'Assemblée nationale, rien ne garantit qu'elle soit débattue en séance publique. Il faut en effet que le texte soit inscrit à l'ordre du jour par le groupe UMP ou le gouvernement.
En France, la question reste controversée. D'un côté, l'association Ni claques ni fessées milite pour cette interdiction, de l'autre l'Union des familles en Europe revendique ce droit. Refusant de se prononcer pour ou contre les fessées, elle demande que les choix éducatifs des parents soient respectés.
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De Pierrolasti
Travailleur dans le monde réel | 10H37 | 17/11/2009 |
Que de réactions sur un sujet relativement futile et pourtant très proche de nous, plus proche que l'Afghanistan.
Cette député semble avoir oublié ce que c'est que d'avoir des enfants ou alors elle a une conception de l'éducation atypique.
Peut être atypique comme la famille Neill en Angleterre qui a créé une école qui bouleverse l'idée traditionnelle de l'école.
Par contre, qu'est ce qu'on entend par fessé ?
S'il s'agit de déculotter l'enfant pour lui mettre une série de claque sur les fesses nues, là, effectivement ce n'est pas de l'éducation mais une brimade humiliante qui se rapproche plus du dressage et du défouloir parental.
Pour moi fessée veut dire tape sur les fesses pour montrer à l'enfant qu'il a dépassé les limites, sans douleur physique.
Chacun éduque ses enfants comme il le peut, mais les douleurs et traumatismes des enfants ne sont pas physiques mais psychologiques.
De jma14
10H52 | 17/11/2009 |
J'ai reçu des fessées quand j'étais gamins, j'ai même reçu des coups de martinet. Et je ne suis pas devenu sournois, menteur et agressif. Je n'ai mordu personne, fait aucune rixe, fait aucun jeu cruel, créer la terreur ou violer les filles
Pourquoi suis-je passé au travers?
L'éducation est un ensemble. Punition ou pas, l'explication et le dialogue sont les meilleurs principes. Se focaliser sur la fessée, c'est oublier d'expliquer aux parents qu'il faut parler et expliquer.
Quitte à faire une loi qui ne servira à rien (comme temps d'autres) autant mettre dans une loi qu'il faut communiquer un maximum avec son enfant et lui donner de l'amour. C'est cucu la praline, mais le message sera plus pédagogique.
Il faudrait peut-être expliquer à edwige antier les vertus de la pédagogie!!!!!!!!!!!!!!!!!!
De amicnaz
cadre | 12H49 | 17/11/2009 |
Que de démagogie!
Je suis atterrée par ce projet de loi. Son auteur, drapée dans ses diplomes a visiblement la ferme intention de diriger les parents dans leurs metodes éducatives.
Enfant tres turbulente et insolente, les mots etaient souvent vains pour me faire obeir. J'ai donc recu bon nombre de féssées qui ont contribué à faire de moi ce que je suis. Grace à cette éducation, j'ai perceveré dans mes etudes et profite aujourd'hui d'une vie paisible, dans l'attente de mon premier enfant.
je souhaiterai reagir à quelques commentaires de cette page:
- l'éducation est fonction de l'enfant. Deux de mes soeurs n'ont jamais recu de fessées car les simples mots suffisaient à leur "faire baisser les yeux" et à les faire obéir. Des parents qui ont eu des enfants pour qui cela suffisait ne peuvent pas juger ceux qui sont obligés d'y avoir recour.
- la fessée n'est par forcement synonyme de douleur. Pour les petits enfants, on constate qu'une legere tape sur la main (quasiment indolore) suffit à les faire pleurer. Non parcequ'ils ont mal, ils pleurent de honte, pour manifester leur mecontentement d'avoir recu une limite. idem pour une legere fessée par dessus une couche. Le chatiment qui fait mal doit etre employé avec beaucoup de mesure, en tout ternier recours.
- nous avons pu lire un commentaire argumentant que la fessée contribuait à instaurer un rapport de force néfaste au developement de l'enfant. J'aimerai savoir si son auteur a deja applaudi son enfant l'ayant traité de pute ou lui ayant fait un doigt d'honneur pour avoir user de sa liberté d'expression... heureusement que l'apprentissage de la vie en société comprend un rapport de force, et il est essentiel: la liberté individuelle trouve sa limite dans le bien de la communauté. Le respect de l'autre est un rapport de force que l'enfant doit assimiler. Sans limite, un enfant pourra pensé que tout lui est permis, qu'il n'a que des droits et aucun devoir.
- une telle loi serait un massacre de l'autorité parentale. Dés qu'un parent serait contraint d'infliger une fessée à son enfant, celui ci serait en mesure d'aller le denoncer à la police ou à sa maitresse. Les enfants surveilleraient donc leur parents et se sentiraient en mesure de les menacer...
J'espere que je n'aurai jamais à taper l'enfant que je porte mais soyez surs que si c'est nécéssaire, je le ferai sans hésiter, dans son propre interet.
Je vous livre deux conseils de ma grand mere pour l'education des enfants: ne jamais taper un enfant sous le coup de sa propre colère et toujours expliquer à l'enfant en quoi il a fauté... cela me parait sage.
Pour finir, je suis totalement d'accord avec un des commentaires postés: attachons nous dabord à defendre et proteger les enfants victimes de violences sevères.
à amicnaz
De barbouille
surfeuse | 15H18 | 17/11/2009 |
Tiens prends ça c'est pour ton bien !
à amicnaz
De Jerome_B
Chercheur | 16H43 | 17/11/2009 |
La démagogie dans la France d'aujourd'hui serait plutôt de proner le fouet pour les enfants turbulents et la prison ferme pour les gamins qui voleraient des bonbons chez l'épicier que l'interdiction de la fessée ..... en ce sens, je trouve que cette député UMP va bien à l'encontre de ce que pratique habituellement son camps politique et j'en suis surpris
De bidule
13H00 | 17/11/2009 |
J'écrivais par ailleurs qu'avec Eric Raoult les Cons avaient trouvé leur Roi ; ça y est désormais avec Edwige Antier on a le couple Royal .
Décidemment à l'UMP ils les sélectionnent !
De CX2
producteur | 16H41 | 17/11/2009 |
Et voilà que le marronnier ressort de terre. Il nous manquait celui là !
La fessée est naturelle et normale. C'est un moyen de faire comprendre à l'enfant le sens des responsabilités : transgresser l'interdit entraine une réaction immédiate de ceux qui représentent l'autorité. La fessé, ou la tape sur la main, n'a pas besoin de faire mal, au contraire, elle doit juste intervenir aussitôt. Par la suite sa simple évocation suffira pour que la majorité des enfants s'arrêtent avant de faire la bêtise.
Même les animaux le font. Vous n'avez jamais vue une chatte donner un coup de patte (griffes rentrées) à son chaton quand celui-ci désobéit ?
à CX2
De Jerome_B
Chercheur | 16H47 | 17/11/2009 |
On n'est pas des chats, on a quand même dans notre panoplie d'humains tout un éventail de moyens éducatifs autres que les coups ......
à Jerome_B
De CX2
producteur | 16H54 | 17/11/2009 |
Les coups...
Il n'est pas question de coups. Une fessée n'est pas de la maltraitance. La réaction de l'autorité parentale à une action négative est logique. Un enfant, surtout en bas age a besoin de comprendre concrètement les limites de ses actions. Mais bien entendu, dès qu'il a l'age, la punition doit être accompagnée d'explications. La question "pourquoi as-tu été puni" par exemple, poussera l'enfant à réfléchir sur son action et il comprendra la légitimité de la punition.
à CX2
De Strawman
Darwiniste | 17H13 | 17/11/2009 |
Je partage cette opinion.
D'une part il est simpliste et manichéen d'opposer les parents "gentils-qui-ne-lèvent-jamais-la-main-sur-les-enfants" et les "bourreaux-qui-dressent-uniquement-par-la-violence". Certes, il existe d'autres moyens d'éducation que la fessée, mais ce n'est pas pour autant qu'il faut la proscrire. On privilégie au maximum la diplomatie entres pays, mais quand un pays dépasse les bornes, on ne se contente pas de dire "c'est très vilain, vous faites souffrir votre peuple" (enfin si, c'est ce que fait l'ONU, avec les résultats qu'on connaît...). Il faut des sanctions diplomatiques, économiques, un embargo...
D'autre part, les humains sont des mammifères, et les quelques millénaires de civilisations ne sont qu'un battement de cils comparés aux milliards d'années d'évolution qui nous ont formés. Et les enfants en bas âge n'ont pas une capacité de raisonnement et de réflexion d'adultes. Ils doivent apprendre à réagir à un stimulus simple qui symbolise une interdiction, en l'occurence une fessée, une tape sur le front, sans douleur et sans séquelle, pour le principe.
à Strawman
De Jerome_B
Chercheur | 17H52 | 17/11/2009 |
Je ne suis absolument pas d'accord avec vous sur les capacités de raisonnement des enfants en bas âge, ils comprennent les choses très rapidement et je ne crois pas qu'il faille agir de manière "animale" avec eux, ce sont des être baignés dans la culture (par oppostion à la nature) dès le départ et ils en sont imprégnés très rapidement. Pour ma part, passé l'âge de nourisson (environ 6 mois), ce sont des êtres cultivés (c'est à dire extirpés de leur état de nature) et donc capables de raisonnements (certes simples) et non plus soumis uniquement à l'instinct ..... et si vous me dites que vous donnez des fessées à un enfant de moins de 6 mois, je pense qu'il y a un souci ...... Il me semble que l'éducation des petits n'est pas du ressort du réflexe ou de l'inné mais d'une culture humaine et l'évolution de cette culture tend vers la supression des coups (avec des hauts et des bas) ......
Petite précision: l'Homme est issu au plus de 2 millions d'années d'évolution (premiers hominidés). Les milliards d'années me semblent excessifs, les être unicellulaires ont assez peu de comportements sociaux identifiables ........
à Jerome_B
De Strawman
Darwiniste | 18H44 | 17/11/2009 |
Un ethnologue s'y connaitraît mieux que moi en la matière, mais les singes existent depuis bien plus longtemps que l'homme de Néanderthal, et on retrouve des similitudes étonnantes avec les comportements humains. Mais c'est un tout autre débat...
En effet, un enfant de 6 mois peut raisonner... tout comme un chien ou un chat adulte. De là à lui prêter une intelligence supérieure, il faut savoir rester humble vis à vis de notre espèce...
Par exemple, on peut juger qu'un enfant doit se brûler (modérément) en jouant avec des allumettes pour qu'il retienne la leçon de lui-même. Mais le cheminement logique est exactement le même qu'avec une fessée: ça fait mal -> j'arrête de le faire. Si il est dans une position plus dangereuse, par exemple avec un couteau tranchant, on ne va pas attendre qu'il s'éborgne ou pire... on lui enlève le couteau, et on lui met une fessée en "substitut" de la brûlûre.
à Strawman
De Badgud
Athée | 19H17 | 17/11/2009 |
Voilà l'avis d'un spécialiste sur les capacités de raisonnement d'un bébé humain:
http://books.google.fr/books?id=l2Swh5CGQPwC&pg=PA44&lpg=PA44&dq=b%C3%A9...
Ca sera toujours mieux que l'avis d'un ethnologue.
à Strawman
De Jerome_B
Chercheur | 09H41 | 18/11/2009 |
2 millions d'années environ, ce sont les premiers hominidés (grands singes sur 2 pattes). Pour les premiers primates, je pense qu'on peut revenir 500 000 ans en arrière environ (mais je ne suis pas spécialiste).
Néanderthal est beaucoup plus récent, il s'agissait une espèce d'Homme qui fut d'ailleurs contemporain de l'Homme moderne (Cro Magnon) et a disparu pour une raison indéterminée (massacre ? Maladie ? Accouplements préférentiels mais stériles avec Cro Magnon ???) ...... ça, c'est pour la petite histoire .....
Au delà de celà, se pose effectivement la question des rapports à notre propre animalité ...... pour ma part, bien que grand amoureux de la nature et pronant un respect total pour la nature et le monde animal, je pense qu'on ne peut pas justifier une attitude sociale par un atavisme instinctif. Le propre d'une attitude sociale est justement de s'extirper de l'état de nature et d'agir en être social et non plus sauvage. Ce n'est d'ailleurs pas propre à l'Homme puisque de nombreux animaux ont des comportements sociaux .....
Développer une réaction pavlovienne chez l'enfant du type: tu touches quelque chose qui peut faire mal donc je te tape pour te faire mal et tu retiendras la leçon me semble effectivement pouvoir fonctionner mais c'est aussi faire peu de cas des capacités de compréhension de l'enfant qui, dès l'âge de toucher à tout, peut parfaitement comprendre ces choses là ..... à un moment donné d'ailleurs, il transgressera volontairement les interdits pour trouver les limites de l'autorité de ses parents et là, fessées ou pas, ça n'y changera rien ..... plus tard, par contre, il aura peut être compris qu'il ne doit pas se mettre en danger avant tout pour lui même plutôt que par peur de la sanction (dont il cherchera à nouveau sans doute la limite .... et là, attention danger ....).
à Strawman
De groucho2613
Consultant | 10H35 | 20/11/2009 |
Ben non ce n'est pas du tout la même chose!
Quand l'enfant se brule, il associe la douleur avec l'allumette elle même, ce qui est le but recherché (Le feu ça fait mal).
Si vous lui donnez une donnée une fessée, il va associer la douleur avec l'interdiction d'utiliser l'allumette par ses parents, et non pas avec le feu lui même.
La différence? Dans le deuxième cas, quand vous aurez le dos tourné et qu'il pensera que vous ne pouvez pas l'attraper, il ira de nouveau jouer avec les allumettes, et, de surcroit, mentira sur le fait d'avoir joué avec les allumettes de peur de recevoir un punition.
à CX2
De Jerome_B
Chercheur | 17H39 | 17/11/2009 |
Mettre au coin, disputer, envoyer l'enfant se calmer dans sa chambre sont des choses qui fonctionnent très bien aussi même chez les plus petits (expérience perso ....). Donner une fessée ou une tape, même si elle ne fait pas mal reste un geste qui consiste à frapper ....... ce n'est évidemment pas de la maltraitance mais c'est en mon sens un mauvais exemple donné à l'enfant et quelque chose, qui plus est, de complètement inutile ......
à Jerome_B
De pmithrandir
Developpeur | 21H03 | 17/11/2009 |
Et que faites vous quand votre enfant refuse d'obéir quand vous le punissez ?
Quand il ne reste pas au coin, quand il hurle des heures dans sa chambre en cassant tout, quand il n'écoute pas quand vous le disputez, quand il vous insulte, quand il vient devant tout un groupe d'adulte en se sentant invincible parce que vous n'oseriez jamais faire quelque chose devant les autres...
Un enfant n'est parfois pas sage, parfois ils sont difficiles et il ne sert à rien d'enlever des variante de punitions compréhensible par le coté animal qu'on a tous en nous.
Mes parents m'ont mis la fessée, et j'ai même été privé de manger certains soirs parce que je devais resté dans ma chambre. Physiquement, aucune conséquence. Même une fessée qui fait mal laisse peu de trace après 5 minutes.(contrairement aux claques qui volent plus vite et ne sont pas amorties par la graisse des fesses)
De toute façon, essayez d'épargner votre enfant des violences et il comprendra bien vite les limites quand les flics le plaqueront sans retenue sur le capot d'une voiture, quand il se fera racketté parce qu'il sera le faible ou qu'il se laissera marcher sur les pied toute sa vie.
La vie est un combat et vouloir limer ses crocs va a l'encontre de l'évolution.(le plus fort survit, le plus faible meurt)
à pmithrandir
De Badgud
Athée | 23H16 | 17/11/2009 |
Les crocs dont vous parlez, c'est surtout l'intelligence et la confiance en soi dans notre monde et la fessée n'arrange ni l'un ni l'autre.
à pmithrandir
De Jerome_B
Chercheur | 09H24 | 18/11/2009 |
Donc si je veux un enfant fort et qui réussisse dans la vie, il faut que je le forme à la violence, que je lui apprenne les coups ...... et quoi encore ???? peut être lui apprendre à se servir d'une arme ?????
Je pense que ce n'est pas comme ça qu'on éduque un enfant, pour qu'il ne se fasse pas racketter ou qu'il sache se débrouiller dans la vie, le mieux est quand même de lui donner confiance en lui d'une part et confiance dans les autres (qui ne sont pas tous des ennemis, faut-il le rappeler) d'autre part, et notamment confiance en ses parents ...... le jour où il se fera racketter (si celà arrive, ce n'est pas non plus une fatalité), il saura au moins ce qu'il doit faire et à qui s'adresser en confiance ........ je ne crois pas utile de former ses enfants aux techniques de combat rapproché pour qu'ils sachent se défendre ...... par ailleurs, ils apprennent très vite à se défendre face à leurs copains et ce n'est en aucun cas aux parents de faire cet apprentissage ...... la violence sociale ou physique s'apprend au contact des copains mais en aucun cas, me semble-t-il, ne doit franchir la sphère familliale.
Bien entendu, face à des enfants très difficiles, je comprends très bien qu'on puisse céder à la facilité de la fessée (qui n'aura d'ailleurs rapidement plus aucun effet sur l'enfant) mais ce n'est pas la solution ultime et ça ne fonctionenra jamais à long terme. On peut tout à fait faire obéir un enfant autrement, l'expérience des éducateurs spécialisés pour enfants très difficiles le montre mai c'est un travail délicat et complexe ....... à ce titre, on peut sans doute regretter que les parents ne soient pas suffisament aidés et formés quand leurs enfants posent problème ......
De Bidibulina
Traductrice audiovisuelle | 19H28 | 17/11/2009 |
Ah la fessée, vaste sujet. Cependant, je trouve dommage qu'on mélange châtiments corporels et enfants battus à la simple tape sur les fesses qui vexe plus qu'elle ne fait mal. Je trouve ça insultant pour les enfants qui souffrent réellement de sévices corporels. Comparer leur souffrance à la chance d'enfants qui reçoivent une éducation de la part de parents aimants mais présents est vraiment très grave de mon point de vue. J'ai reçu des fessées étant petite, quand aucune argumentation raisonnée ne parvenait à me faire céder. Comme le disent certains, je n'en suis pas morte. Et mieux encore, ça n'a pas fait de moi une enfant violente, ni une adulte incapable de se plier aux lois. J'étais une bonne élève, calme et appliquée et je suis diplômée. Je vis dans la société sans problème, je respecte les règles de sécurité routière, je paye mes impôts, je ne vole pas, je suis normale en somme. Je trouve ces allégations dramatiquement ridicules, ce serait drôle si ce n'était pas tragique. Les enfants sont peut-être moins tenables qu'avant, mais l'ancestrale fessée n'en est pas la cause, c'est la démission des parents, la politique de l'enfant roi, les "ne les brimons pas, laissons-les s'exprimer les pauvres petits, même s'ils doivent pour ça hurler des grossièretés ou dessiner sur les murs" qui sont coupables !! J'ai autour de moi des parents (non, je n'ai pas d'enfants, ça n'empêche pas d'avoir un avis, ni qu'il soit valable...) aux méthodes d'éducation quasi-opposées. Et je vois bien les ravages de l'immobilisme de certains... C'est l'absence de marques d'autorités qui fait que les enfants se croient le droit de tout faire. Nous restons des animaux, nos enfants sont nos petits et comme les animaux le font dans la nature, on peut parfois accompagner une leçon d'une punition sous forme de fessée (comme la morsure de la mère à son chiot pour lui apprendre à na pas mordiller et qui permet de socialiser le chien en lui faisant comprendre qu'on ne mort pas dans le cadre d'un jeu) afin qu'il se passe quelque chose quand l'enfant dépasse les bornes. Comme on apprend à un enfant à dire merci et s'il te plaît, vous croyez réellement qu'un enfant saisit à 2 ans le concept de politesse ??!! Non, il apprend des automatismes, qui vont s'installer peu à peu, s'ancrer en lui et existeront donc quand il comprendra le concept et saura faire le choix d'être poli ou pas. Bien sûr, nous sommes tous d'accords pour dire que la fessée vient en dernier recours (et donc que son usage n'est en aucun cas un mode de vie ni une réponse universelle), qui permet de faire comprendre, par sa rareté et par son impact que la bêtise était là vraiment grosse. C'est la gradation raisonnée des punitions qui permet d'utiliser la fessée à bon escient. Inutile en effet de frapper un enfant juste parce qu'on en a vraiment marre si l'on a rien dit avant quand il était encore temps de faire cesser l'attitude insolente ou la bêtise de manière "pacifique". Et je trouve vraiment dangereux d'en faire une loi, l'éducation ne regarde pas l'état, car je le répète, on ne parle pas de "BATTRE" un enfant quand on parle de la fessée telle qu'elle est administrée par les parents aimants et soucieux du bien-être de leurs enfants. Ce débat est ridicule...
à Bidibulina
De raph2c
salarié | 20H30 | 17/11/2009 |
Je suis tout a fait d'accord avec vous, je suis père de 3 enfants et je n'ai eu recours à la fessée que très peu souvent et c'est justement cette rareté qui en fait l'efficacité, mais au-delà du débat pour ou contre ce qui me choque le plus c'est que dans notre pays maintenant, on écrit une loi pour tout est n'importe quoi, pour que les gens soient tous formatés, pour que les assurances puissent se soustraire à leurs obligations en se réfugiant derrière un texte de loi et je ne sait quoi encore. C'est triste de connaitre ça dans un pays ou une des devises est la liberté.
De LienRag
13H54 | 19/11/2009 |
674 commentaires dont beaucoup partisans me découragent de tout lire...
Le principal problème de la proposition de cette députée, outre son juridisme, est qu'il s'inscrit finalement bien plus dans une tendance civilisationnelle désastreuse à l'évacuation du corps que dans une volonté de diminuer le niveau de violence envers les enfants.
La question de l'interdiction des châtiments corporels, en elle-même, n'est pas celle qui détermine le sadisme parental - qui, en effet, fait partie de la vie, et dont on ne meurt pas toujours, loin de là.
Et forcer ce sadisme parental (qu'il serait peut-être plus pertinent de corréler avec la brutalité générale de la société, notamment économique, qu'avec l'autorisation ou l'interdiction de la fessée) à prendre d'autres voies que celles de la violence physique a peu de chances d'être réellement dans l'intérêt de l'enfant: que je sache, aucun des suicidés de France Télécom n'a été physiquement frappé par ses supérieurs.
De raph2c
salarié | 20H18 | 17/11/2009 |
Pendant que l'on parle de fessée, on vote une loi pour fiscaliser les indemnités journalières dûes à un accident de travail, je constate que malgré l'importance de la loi pour des salariés qui ont déja bien la tête sous l'eau, l'hémicycle était loin de faire le plein plus particulièrement à gauche, morale de cette histoire c'est que le salarié n'intéresse ni la droite et encore moins la gauche sauf au moment des élections. Une autre info qui reste à vérifié, il parait que dorénavant l'année de service militaire ne compte plus que pour 2 trimestres pour la retraite, encore une injustice on a pas demandé a y aller mais par contre ceux qui s'engagent et qui font des campagnes à l'étranger eux peuvent partir plus tôt, on habite un pays merveilleux non.............. mais ce qui est important c'est de ne plus donner de fessée, je pense qu'on nous prend un tout petit peu pour des cons.
à raph2c
De barbouille
surfeuse | 21H02 | 17/11/2009 |
justement. A force d'avoir été éduqué en prenant des torgnoles , il est logique que l'on se laisse maltraiter par un gouvernement débile.
De Danielle29
22H00 | 17/11/2009 |
Pour en rajouter sur le sujet, j'ai regardé hier sur LCP E. Antier parler de la fessée : durant tout le temps où elle dénonçait "la main levée" des parents, elle avait en permanence les deux mains levées. Pour qui sait que l'inconscient existe, et qu'il parle malgré soi, c'est exemplaire.