à lire sur lemonde.fr 05/11/2009 à 14h23

A quoi servent les prix littéraires inconnus ?

Oubliez le Goncourt : une dizaine de nouveaux prix sont créés chaque année. Souvent, les lecteurs et même les libraires en ignorent l'existence. Pourtant, les grands éditeurs se battent pour les obtenir et, de la Fnac à Orange, les entreprises veulent toutes créer leur prix.

Lire sur lemonde.fr
  • 1536 visites
  • 3 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Dave Feng
    • Posté à 16h06 le 05/11/2009
    • Internaute

    Un bénéfice de la création d'un prix n'est pas évoqué dans l'article - et qui me semble expliquer la profusion des tous petites prix : la possibilité d'avoir des exemplaires gratuits.

    Eh oui, il y a plein d'associations de professeurs de collège ou lycée qui créent des rpix car cela permet d'obtenir de l'éditeur des exemplaires gratuits.

    Sur les 2100 prix littéraires ( ! ), un bon nombre servent à cela.

    (pourquoi pas, après tout ? c'est une façon de punir la vanité des éditeurs... mais il n'est pas certain qu'ils soient toujours dupes ! ).

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 22h05 le 05/11/2009
    • Internaute
      Littéral

    Les prix littéraires sont un particularisme de l'économie française.

    Malheureusement, à cause d'une grande opacité, d'un manque d'information érigé en système, c'est difficile de chiffrer en détail ce phénomène.

    Il est probable que, comme dans toute activité marchande sévèrement règlementée, l'intervention financière des collectivités et de l'état et une fiscalité de type niche fiscale chacun y trouve un intérêt certain.

    Le premier, aisément identifiable, c'est que les dotations de ces prix beurrent les épinards assez peu gras des auteurs.

    On ne dira jamais assez à quel point la législation française du droit des auteurs pénalise leurs revenus !

    Le second, tout aussi facile à inférer, c'est que l'éditeur est ravi, ce complément de rémunération des auteurs dont il s'attribue abusivement d'en faire profiter son auteur ne lui coutent que peu de frais :
    quelques coups de téléphone mobile et deux ou trois notes de restaurant, tous cela passés dans les charges courantes d'activités et d'exploitation.

    Pour le reste, lire ou relire Balzac. Ce qui se passait à Saumur il y a 150 ans est pour la plus grande part valable encore aujourd'hui.
    La notabilité a de ces snobismes !
    Au frais de la République.
    Bonne fille va !

  • albin
    • Posté à 12h40 le 06/11/2009

    En Belgique, il y a le Prix Gros Sel qui décerne depuis 5 ans des prix littéraires à des livres moins connus. C'est un prix très drôle qui offre aux gagnants du gros sel. Il est décerné le même jour que le Prix Victor Rossel.... : -)

    Lien