EPR : Areva et EDF ont du plomb dans l'atome

Areva et EDF ont beau afficher la plus grande sérénité face aux demandes de l'Autorité de sûreté nucléaire sur la conception des réacteurs troisième génération (EPR), le fleuron technologique si bien vendu à l'étranger semble sérieusement mis en cause.
Fait sans précédent, les autorités de sûreté indépendantes de trois pays, Finlande, Grande-Bretagne et France, où des réacteurs nouvelle génération sont en projet, ont exigé, http://asset.rue89.com/files/Declarationcommune_HSESTUKASNtraduite__3_.p… 94« >dans un communiqué commun, des réponses précises à des questions techniques touchant la sûreté des systèmes de contrôle-commande, véritable cerveau du réacteur. Ils demandent aux exploitants et aux fabricants “d'améliorer la conception initiale de l'EPR”.
L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), rendue indépendante par la loi de 2006 qui garantit “le droit du public à une information fiable et
accessible en matière de sécurité nucléaire” est particulièrement sévère envers EDF, futur exploitant de l'EPR en construction à Flamanville, dans la Manche :
“La complexité de l'architecture proposée par EDF rend difficile l'élaboration d'une démonstration de sûreté satisfaisante. (…)
Compte tenu de l'ampleur et de la complexité des démonstrations restant à fournir pour justifier le respect de ces principes, l'ASN estime que la certitude d'aboutir in fine à une démonstration de sûreté acceptable fondée sur l'architecture actuellement prévue n'est pas acquise.”
Areva est “content”, les experts divisés
EDF, l'exploitant du futur site, comme Areva, qui fournit le réacteur, ne se disent ni surpris ni inquiets et jurent qu'ils feront le nécessaire. Areva précise à Rue89 :
“On est content que cette démarche se déroule entre les autorités de sûreté des trois pays, car ça va nous pousser à une standardisation de nos contrôles commande. Ça nous permet de prendre une longueur d'avance sur nos concurrents.”
Interrogé par Le Point, Jean Gassino, spécialiste des systèmes électriques et du “contrôle-commande” à l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire semble partager cet optimisme car :
“Le problème posé par le contrôle-commande sur l'EPR est similaire à celui posé pour les centrales de générations précédentes.”
Si Areva est forcé d'admettre des déboires sur la construction de l'EPR finlandais (livraison repoussée à 2012 et un probable doublement des coûts), l'entreprise tape sur son confrère français :
“Pour Flamanville, ça se passe très bien, et d'ailleurs c'est plus à EDF de répondre, nous ne fournissons que les réacteurs. Livrer comme prévu en 2012 n'est pas insurmontable du tout.”
Un avis que ne partage pas l'expert indépendant Yves Marignac interrogé sur France Info ce matin :
“Remettre à plat la conception et la démonstration de ce système n'est pas quelque chose qui pourra se régler en quelques mois… Si on y arrive un jour ! ”. (écouter le son)
Une autorité indépendante qui commence à montrer les dents
Areva reste de marbre tant face aux appels de Dominique Voynet à stopper le chantier et de Corinne Lepage d'un moratoire sur les constructions d'EPR que devant les rappels à l'ordre répétés de l'Autorité de sûreté nucléaire.
Récemment, on a découvert du plutonium non recensé dans les ateliers de Cadarache qu'Areva avait omis pendant plusieurs mois de signaler à l'ASN. Et un peu plus tôt, la sortie de l'enquête sur les déchets nucléaires français exportés en Sibérie a abouti à la saisine par Jean-Louis Borloo du Haut comité pour la Transparence et l'Information sur la Sécurité Nucléaire.
On asssiste là à une montée en puissance de l'Autorité de sûreté nucléaire, qui, pour asseoir sa récente indépendance montre des dents. Comme l'analyse Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire chez Greenpeace :
“L'ASN est gênée car elle avait donné un feu vert global sur la construction de l'EPR français, et se trouve à vérifier si ce qui se fait est conforme ou pas à ce qui était prévu. Là, elle s'aligne sur les Britanniques et les Finlandais pour ne pas avoir à se dédouaner de sa décision antérieure.
Le plus probable est qu'elle a laissé faire Flamanville pour ne pas gêner l'exportation des EPR partout dans le monde… aujourd'hui l'autorité aurait eu l'air bête si elle ne s'alignait pas.”
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à Salmon
De simao
(pfff) | 10H03 | 04/11/2009 |
Quels sont donc tous ces mensonges de "sortir du nucléaire" auxquels vous faites allusion"?
Sont ils aussi dangereux que ceux proférés par Areva ?
De A.V.
tamagotchi89 | 19H59 | 03/11/2009 |
"Une autorité indépendante qui commence à monter les dents."
L'autorité des prothésistes ?...
à A.V.
De Sophie Verney-Caillat
(auteur)
Rue89 | 11H50 | 04/11/2009 |
Merci de l'avoir vu, c'est corrigé, et merci de votre humour ;)
De deserteur
l'avenir,c'était mieux avant... | 20H11 | 03/11/2009 |
pas de trains sans déraillement
pas d avions sans crash
errare humanum est
donc pas de nucléaire sans.........
mais là tout le monde morfle
personne n est obligé de prendre le train ni l avion
par contrele rayonnement nucléaire.....
et c est si petit la france en km2.
bonne chance à tous.
à deserteur
De falibade
Sur la bade. | 21H23 | 03/11/2009 |
oui, gentil coquelicot
on peut se souhaiter tous bonne chance !
De lyoncaluire
retraité du privé | 21H28 | 03/11/2009 |
Qu'en pense l'ONUE ????
à lyoncaluire
De Jovan
Nouille Orquee | 01H38 | 04/11/2009 |
Elle est a poil devant des cas comme celui la.
:)
à lyoncaluire
De Sophie Verney-Caillat
(auteur)
Rue89 | 11H46 | 04/11/2009 |
L'ONU ne s'occupe pas de l'approvisionnement énergétique des Etats, qui est une prérogative nationale. Quand l'ONU s'inquiète du nucléaire, c'est sous l'angle de la prolifération militaire.
à Sophie Verney-Caillat
De umff
... | 18H50 | 04/11/2009 |
l'Agence internationale de l'énergie atomique est quand même une branche direct du conseil de sécurité. Et elle à aussi pour but de promouvoir les "usages pacifiques" de l'énergie nucléaire.
De stemp1962
Salarié | 21H33 | 03/11/2009 |
Je suis étonné des Buzz permanents générés par l'ASN sur AREVA ...
On voudrait en haut lieu "déglinguer" cette entreprise pour la donner à des industriels Français que l'on ne s'y prendrait pas autrement...
Concernant le Buzz pseudo écologique , il est regrettable que les industriels ne fassent pas plus de pédagogie vis à vis des populations afin d'expliquer et de démontrer pourquoi cette énergie est utile et pour mettre en lumière les contrôles et les précautions qui font que cette industrie est l'une des plus sûre au monde...
Quand à la radioactivité , il convient de rappeler que celle-ci existe naturellement. L'image d'épinal que véhicule le microcosme de l'écologie bien pensante , d'une nature qui se voudrait "vierge , immuable et invariante" est manichéenne et déformée par les "Ayatollahs de l'écologie" qui voudraient nous faire croire que l'industrie nucléaire serait aujourd'hui devenue "l'antéchrist de l'écologie"...
Le problème est que cette version des choses est FAUSSE. En effet sans l'énergie nucléaire dans la nature (la nature ne résume pas aux reportages aéroportés de Nicolas Hulot) , il n'y aurait pas de soleil et AUCUNE FORME DE VIE SUR TERRE N'EXISTERAIT...
Il n'existe dans la nature aucun lieu exempt de radioactivité , notre corps même contient des éléments radioactifs.
Par ailleurs qu'il s'agisse du soleil ou d'une centrale , de fission d'atome ou de réaction de fusion , ces réactions nucléaires émettent des particules et des rayonnements ionisants , et n'en sont pas moins naturelles qu'une vache dans les prés de Monsieur Bové...
Pourquoi depuis Kyoto le monde de l'écologie s'obstine t-il à refuser d'admettre les points positifs de ce moyen de production d'énergie , notamment à une époque où le risque CO2 est le risque majeur pour l'humanité.
à stemp1962
De falibade
Sur la bade. | 21H47 | 03/11/2009 |
mmmmmouais
N'empêche que quand cela éclatera, il n'y aura plus de CO2 c'est ça qu'est bien !
à stemp1962
De Corti
Onaniste Otaku | 10H47 | 04/11/2009 |
Heu oui, mais non.
Pour le côté sécurité, j'aurai tendance à vous rejoindre.
Pour le reste, c'est un peu du n'importe quoi. Certes, sans soleil, pas de vie sur terre, mais il n'y a pas de vie sur le soleil non plus et il est peu probable qu'il y en ait telle que nous la connaissons, ou alors ils ont des actions dans les tenues ignifugés.
Concernant la radioactivité, il faut savoir se mettre à l'échelle aussi. Ce que dégagent les déchets radioactifs sont sans aucune mesure avec les éléments radioactifs de notre corps. De la même manière que l'on peut consommer des quantités très minimes d'arsenic sans danger pour nous-même, cela n'enlève rien qu'à des doses légèrement plus hautes, c'est un poison mortel. C'est pareil pour la radioactivité.
Mettre un élément radioactif comme le plutonium quelque part, c'est bouleverser un équilibre écologique à court/moyen terme, équilibre qui s'est construit à long terme. Alors oui, à long terme, la radioactivité sera peut-être intégrée dans l'équilibre. Mais je ne préfère pas prendre ce genre de risque, surtout avec la durée de vie du plutonium entre autres.
La solution la plus intelligente actuellement à mon sens, serait de faire un plan sur 40 ans qui permette de sortir du nucléaire progressivement, en le remplaçant par des choses globalement plus propres. Pour les déchets, je les enverrais bien dans le soleil, mais c'est trop dangereux. La solution la plus simple et la plus sûre serait de les balancer dans le manteau de la terre, sous la croûte terrestre. Sauf que ce n'est pas trop à notre portée d'atteindre cet endroit. J'ose espérer que quelqu'un aura cette bonne idée dans un siècle ou deux, quand on aura amélioré notre technologie.
à stemp1962
De Sophie Verney-Caillat
(auteur)
Rue89 | 11H45 | 04/11/2009 |
Merci pour votre message, discours classique mais je ne fais pas un article idéologique qui dirait que le nucléaire est moins écologique qu'autres technologiques, je remarque simplement que les autorités de contrôle s'inquiètent et demande des précisions.
Après, oui la radioactivité est partout mais là on joue avec des quantités impressionnantes et il faudrait qu'on soit absolument sûrs de maîtriser la technologie !
à stemp1962
De tlaloc
Retraité | 18H21 | 04/11/2009 |
Le soleil est bien une énergie de fusion nucléaire mais vous vivez parceque la terre a un bouclier protecteur: champ magnétique et ceintures de Van Allen pour vous protéger des radiations .
à stemp1962
De toukostyle
trimard | 16H23 | 05/11/2009 |
ça c'est dans ton monde merveilleux,publicitaire et propagandiste d'areva avec ses jolies publicités en forme de dessins animés écolos,du genre"je l'aime ma centrale nucléaire écolo"!.
Désolé j'adhère pas,car la verité est bien différente,les chiffres officiels mesurant la radioactivité ambiante(naturelle+médicale+industrielle),ne sont que des moyennes mensuelles ou annuelles qui gomment les chiffres élevés provenant par exemple de rejets accidentels.De plus l'opri(l'Office de Protection contre les Rayonnements Ionisants remplace le Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI) depuis le 19 juillet 1994). C'est un établissement public de l'État, placé sous l'autorité des ministres de la santé et du travail;très proche des promoteurs de l'énergie nucléaire,contrôle les mesures des organismes producteurs,de fait,le "pollueur",qui augmente la radioactivité de l'environnement,mesure sa propre pollution!il est d'autant plus facile de rassurer les populations que les lieux de prélèvement ne sont pas rendus publics.
Pour les scientifiques indépendants(il y en a),affirmer comme le fait Areva,que les doses de radiations très inférieures aux limites réglementaires sont négligeables est une tromperie:
-C'est nier les effets des petites doses.
-nier les phénomènes cumulatifs des rejets radioactifs(provenant de différentes installations sur le même fleuve,par exemple).
-C'est nier le processus de la concentration biologique dans la chaîne alimentaire.
Enfin,les seuil d'exemption:définir une limite(toujours par l'orpi)au dessous de laquelle on considère qu'il n'y a plus de contamination radioactive.les déchets radioactifs situés en dessous de cette limite peuvent etre remis sans restriction dans le domaine public,quelle que soit leur quantité,puisqu'il n'y aura pas de limite d'activité totale.
Exemple,la déposante de Saint Aubin,le 20 septembre 1990,les journalistes du Parisien libéré prélèvent un échantillon de terre sur un terrain où le CEA avait deposé ds blocs de bétons contenant des déchets radioactifs entre 1961 et 1972.
Ce terrain a été rendu à l'usage public par le CEA en 1990.
L'échantillon analysé par la CRII-RAD(commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité),révèle la présence de césium 137 et de plutonium 239 en quantité 200 fois plus grande que dans le sol environnant,et 200000 fois plus que la valeur moyenne du sol Français.Des exemple y'en a en pagaille,j'arrête là,il faudrait la journée,aucune mais alors aucune confiance ne peut être accordée à l'information officielle en terme de nucléaire.C'est comme ça depuis toujours,et ça continuera encore longtemps.
De mamane
Ingénieur | 21H47 | 03/11/2009 |
pour avoir bosser qq temps en validation du contrôle commande des centrale EPR, je peux vous garantir qu'il n'y a rien de surprenant.
Sur des consieration uniquement technique, il est facile de conclure que c'est une véritable honte cet EPR ! Avec les méthodes de travail employées, il n'y a rien de surprenant à ce que les autorité de sureté montrent les crocs.
à mamane
De falibade
Sur la bade. | 21H54 | 03/11/2009 |
Ben ça n'est pas rassurant du tout votre post, mais utile !!!!!
De affreuxjojo
22H02 | 03/11/2009 |
L'inconvénient dans cette affaire, c'est que l'EPR a été vendu un peu partout avant d'être vraiment au point. L'idée étant sans doute, vendons d'abord et avant les concurrents, et on réglera les "détails" relatifs à la sécurité ensuite. Il semble que les clients reniflent de plus en plus l'arnaque.
Deux points sont très inquiétants.
-Tous les pays clients seront-ils aussi intransigeants que la Finlande et le Royaume-Uni en matière de sécurité?
-Qui assumera le coût des retards ou, plus coûteux encore, le coût de l'abandon de cette technologie?
De monOpinion
00H14 | 04/11/2009 |
Moi ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi faire tout ce raffut aujourd'hui, après avoir laissé couler le sujet pendant toutes ces années sans dire un mot.
Si effectivement le nucléaire est une technologie qui a besoin d'être surveillée et encadrée, alors commençons déjà par la surveiller régulièrement (et on se permettra de critiquer après) ! On ne peut pas se limiter à faire éclater un scandale tous les trois ans, et laisser l'industrie faire n'importe quoi le restant du temps !
Il serait bon d'investiguer car de nombreuses questions restent en suspens :
Pourquoi l'ASN ne s'aperçoit-elle qu'aujourd'hui qu'il y a un problème conceptuel dans le système de sécurité ? S'il s'agit d'une procédure de vérification, alors pourquoi intervient-elle si tard alors que les modifications sont maintenant difficiles à mettre en oeuvre ? (Et si il y avait un problème de plus grande envergure, comment Areva aurait fait ?)
Est-ce que ce soudain "sursaut" de l'ASN n'est pas une réponse au récent reportage diffusé sur Arte/Libération ? Si oui, qu'est-ce qui (ou qui est-ce qui ?) les a fait changer d'avis ? (Pourquoi se soucient-ils si brusquement du bien être des gens ?)
De Jovan
Nouille Orquee | 01H33 | 04/11/2009 |
Je ne sais pas pourquoi l'ASN reagit si tard, mais voila comment la construction de ce type de centrale s'oppere:
On fait d'abord une conception logique de la centrale (on definit les sytemes qui seront mis en oeuvre). Il existe pour l'EPR des "dessins" de principe qui definit quei fait quoi.
Quand les principes sont valides, on attaque la conception physique et la fabrication du gros oeuvre.
Oui on fait les deux en meme temps. Ca permet d'aller plus vite.
Donc la construction commence avant meme que tous les elements de la centrale soit concus (ne soyez pas choques, pour les avions c'est pareil).
Toutes les conceptions sont certifies par l'ASN des pays concernes. Il semblerais -c'est en tout cas ma comprehension- que dans ce cas, la solution technique retenue n'ai pas ete validee par les ASNs. Donc retour a l'envoyeur. l'ASN ne se soucie guere du bien etre des gens. Son but est de certifier qu'un systeme respecte les normes. SI ils valident quelque chose de dangereux leur responsabilite est engagee.
Je ne crois donc pas que les articles de Arte/Libe ont quoique ce soit a faire dans l'annonce de l'ASN. Par contre la cristalisation autour du nucleaire n'en est que plus grande.
PS: malgre ce que je peux ecrire je ne suis pas un grand defenseur du nucleaire. Je veux juste etre le plus objectif possible.
De Pas lolo
fasciné | 06H30 | 04/11/2009 |
Ça m'étonnerait que l'ASN se soit réveillée en juin. Ils viennent juste de siffler la fin de la récréation.
Si vous lisez le dernier paragraphe de leur lettre (avant les annexes), vous remarquerez un fait curieux. Deux phrases se suivent où ils disent exactement la même chose : "Préparez vous à revoir la copie".
Pour l'historique des faits. Les premiers à avoir prévenu Areva que la démonstration de sureté serait difficile, c'est Stuk. En cherchant sur le net, on trouve des articles parlant de ça, datant de plus de trois ans.
En googlant "Stuk epr i&c", le premier lien est un texte de Sortir du Nucléaire annexant des extraits de Nucleonics week (hebdomadaire en vente seulement sur abo., tarif trés élevé, plutôt reservé aux acteurs du secteur).
Ce qui rend par ailleurs risible l'affirmation que le problème a été découvert par le HSE début juillet. Faut relire ce qu'on a déjà écrit avant d'écrire de nouvelles âneries.
Dernier point. Le constructeur et concepteur du contrôle commande. Ca serait y pas Siemens? Le même qui était associé avec Areva et qui est sorti de Areva ANP en réclamant ses 2,4 milliards d'euros.
Le même qui est de ce fait en bisbille avec Areva qui ne veut pas lâcher l'oseille parce que Siemens s'associe avec Rosatom pour concurrencer l'EPR?
Sur que les modifications sur le CC vont se faire en douceur dans des relations idylliques client fournisseur.
Pour ce qui est de Areva, ils vont cracher un max en Finlande et en Chine. Pour Flamanville, ça dépendra exclusivement d'une décision du premier actionnaire des deux boîtes. Si NS veut, EDF paiera pour les approximations de Siemens ANP.
à Pas lolo
De Jean-Luc LUMEN
en invalidité | 10H41 | 04/11/2009 |
Que se soit EDF, Areva, Siemens ou truc chose, aucun n'a le droit de mettre la vie d'autrui et la Terre en danger, là est le seul et premier devoir de tout producteurs, inventeurs d'un produit etc.
le reste n'est que du pipeau digne des discutions de comptoir des bistrots ministériels et autres.
à Jean-Luc LUMEN
De Pas lolo
fasciné | 19H22 | 04/11/2009 |
discussion, avec 2 s pas un t.
Pour le reste, comment dire?
à Pas lolo
De Jean-Luc LUMEN
en invalidité | 22H12 | 04/11/2009 |
au moins un qui lit les textes
à Pas lolo
De Sophie Verney-Caillat
(auteur)
Rue89 | 11H28 | 04/11/2009 |
Merci pour ce complément d'info utile, oui Siemens est associé à Areva et oui ce dernier va banquer un max en Finlande, et oui la décision de payer les surcoûts pour Flamanville dépendra certainement in fine de l'Elysée.
à Sophie Verney-Caillat
De Pas lolo
fasciné | 20H35 | 04/11/2009 |
Autre complément d'info.
Interrogez donc l'IRSN.
Ca se trouve ils avaient déjà des questions précises là dessus en 2005, voire 2004.
Je répète. Après quelques années de discussion sur le sexe des anges, l'AS a sifflé la fin de la partie. Ils ont exigé le backup hard parce qu'ils en ont marre de dire qu'ils ont un doute certain qu'on puisse leur démontrer qu'un soft quelconque ne puisse pas partir en vrille. Idem pour les liaisons par bus terrain.
Le filaire c'est basique, archaïque et rétrograde, mais un fil coupé ne trompe pas plus que la Terre chère à notre président.
Vous n'avez pas les compétences techniques? Téléphonez à l'ASN. Il y a une loi qui s'appelle TSN avec un joli décret daté du 2 novembre 2007. Il se feront un plaisir de vous expliquer de quoi on parle.
Et, en l'occurrence, j'ai bien peur que l'on se fixe sur un symptôme mineur. La vision industrielle d'un Tchüruk alliée, au sens métallurgique du terme, à la doxa libre échangiste du village planétaire a créé un environnement propice à ce genre de performance industrielle.
Edit: explication de texte du dernier§: êtes vous sure que d'autre(s) problème(s) rendu(s) publique(s) depuis encore plus de temps ai(en)t été réglé(s). Du genre nettement plus chiant(s) et bloquant(s) pour la construction?
Comme quoi, SdN est vraiment une association de guignols qui n'ont jamais mis les pieds sur un chantier et ne pige pas grand chose à l'ingénierie.
à monOpinion
De Sophie Verney-Caillat
(auteur)
Rue89 | 11H26 | 04/11/2009 |
Merci de vos demandes d'approfondissement.
En effet l'ASN semble réagir un peu tard, c'est comme je l'explique en fin d'article parce qu'elle cherche à démontrer de plus en plus vivement son indépendance, et son directeur étant proche de la retraite, il n'a pas grand chose à perdre. Quant à savoir si c'est lié au reportage d'Arte je ne sais pas, ce qui est sûr c'est que ce dernier a fait réagir même le gouvernement, Borloo ayant demandé une enquête.
Enfin, l'ASN a approuvé le principe de l'EPR et ses grandes lignes, maintenant que Flamanville est en chantier, les vérifications se font au fur et à mesure sur des points plus précis. On affine en quelque sorte.Je ne sais pas jusqu'où ça ira mais trouve particulièrement intéressante la position de l'ASN, j'espère qu'ils ne se dégonflera pas!
De Jovan
Nouille Orquee | 01H24 | 04/11/2009 |
On entends souvent tout et n'importe quoi sur l'energie ce qui prouve a quel point ce dossier est sensible...
Mes deux cents au débats:
1 - Mme Voynet n'est pas écologiste. Non. Un écologiste est un scientifique qui fait de l'écologie, c'est a dire l'étude des écosystèmes. Mme Voynet fait de l'ecologisme qui est le pendant philosophique et politique de la défense de l'environnement.
2 - Le protocole de Kyoto impose aux états signataires de réduire leur production de gaz a effets de serre. En assumant que la production suive la demande il n'y a pas 36 voies: la filière nucléaire est la seule qui puisse produire la quantité d'énergie nécessaire sans produire de gaz a effet de serre.
3 - Les centrales a recyclage d'energie renouvelables ne peuvent assurer la continuité nécessaire de production d'energie. C'est un probleme electrique. Il doit y avoir une parfaite adequation entre l'offre et la demande d'electricite, sinon ca saute et coupure pour tout le monde. SI on avait que de l'eolien, ben une chute de vent et tout le monde dans le noir.
4 - Oui... mais les batteries... Ben les batteries sont polluante. Tres. Et pour améliorer les performances des batteries, on utilise des métaux rares. Dont l'exploitation détruit paysages et problèmes géopolitiques.
5 - La production d'éolienne est aussi très polluante, d'une pollution dont nous ne maîtrisons pas encore la chaîne: Les nano fibres. Ben oui les fibres de carbone sont totalement indigestes pour l'écosystème qui ne les recycle pas. Pourtant sans elles pas moyens de construire des éoliennes efficaces (légère et solides) .
6 - Les États unis ont des lobbies tres important qui militent pour le clean coal (charbon propre). Une technologie qui n'existe pas qui permettrais de rendre la combustion de charbon propre. On voit régulièrement des pubs a la tele. Les entreprises comme General Electrics qui produisent pourtant des éoliennes font parti de ces lobbies.
7 - Quoi que l'homme fasse, il aura une empreinte sur l'ecosysteme. Meme quand je pete je lache des gaz a effet de serre.
8 - Il est impossible par quelque moyen que ce soit d'avoir une source d'energie peu chere, rentable et sure a la fois qui soit en quantité illimitée.
Alors quoi faire? Quelle direction prendre si tous les chemins sont trop boueux pour nos chevaux?
A vrai dire il n'y en a pas. Il faudrais une volonte politique internationale pour avoir une economie basee sur la quantite d'energie depensee pour produire un objet que de sa quantite (plus j'achete moins c'est cher).
Repenser notre fiscalité pour induire des breches dans le capitalisme et rendre l'economie de marche eco compatible? Peut-etre. Mais je ne suis sur de rien.
Je ne dis pas que tous les efforts doivent etre abandonnes. Le meilleur moyens de ne pas avoir a construire des EPR c'est de ne pas en avoir besoin. Les solutions miracles n'existent pas.
à Jovan
De Ukkel
11H54 | 04/11/2009 |
La question est bien posée, l'énergie la moins chère et la moins polluante est bien celle que le consomme et donc que l'on ne produit pas.
Seulement les industriels Areva et EDF et Sarkozy aimeront toujours produire plus, exporter plus et construire plus et vendre plus de nucléaire (Heureusement le nucléaire ne faisait pas parti du Grenelle!).
Concernant l'intermittence des énergies renouvelables, intermittence souvent présentée comme frein à leur développement massif, premièrement c'est la même chose pour le nucléaire, les centrales ont du mal à fournir lors des pics (il faut plusieurs jours pour "allumer" une centrale nucléaire) et elles tournent la nuit alors que la demande est beaucoup plus faible. Pour cette différence entre production et consommation des centrales nucléaires, EDF a créé de nombreuses Stations de Transfert d’Energie par Pompage-turbinage (STEP) en France.
Pourquoi un avantage pour le nucléaire devient un inconveniant pour les énergies renouvelables ?
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce système (Lien sur un site d'anti) : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=revue...
à Ukkel
De clausius
13H41 | 04/11/2009 |
"Pourquoi un avantage pour le nucléaire devient un inconveniant pour les énergies renouvelables ?"
Vous avez raison, il est vrai que le stockage d'énergie peut se faire à partir des énergies renouvelables. Le problème des énergies renouvelables, c'est essentiellement leur faible production d'énergie. Il faut des milliers d'éoliennes pour remplacer une tranche nucléaire, cela prend une place considérable. L'éolien ne répondra sûrement pas dans l'avenir à la production d'énergie de masse, mais sera sûrement intéressant pour des consommations localisées. On pourrait par exemple imaginer des station service à hydrogène fournies par des éoliennes locales, produisant l'électricité nécessaire à la production d'hydrogène, en gérant les stock pour éviter la pénurie.