Débat sur l'identité nationale : des textes d'internautes censurés
De nombreux internautes, qui critiquaient le gouvernement sur le site lancé par Eric Besson, ont vu leur contribution censurée.

Ça commence mal pour le débat sur l'identité nationale. Vingt-quatre heures après le lancement du volet online de la consultation, des internautes se plaignent de censure sur le site dédié par le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale. En fin de matinée, ce mardi, deux riverains, frustrés, ont alerté Rue89.
La première s'appelle Agnès Lenoire, elle est enseignante et tient Doutagogo, un blog que je cite régulièrement. Ce matin, sur le coup de 9h30, elle a fait plusieurs tentatives pour poster un commentaire sur ce que le gouvernement valorise comme son « outil participatif ».
Raté : à 13 heures, toujours pas l'ombre du message sur le site. Alors que sa contribution n'avait pas grand chose de diffamatoire qui justifierait quelque modération à la hâche :
« Bonjour,
Réfléchir à une identité nationale hypothétique, c'est faire le lit du nationalisme, en douceur, l'air de rien. Notre identité est toute personnelle, toute intérieure, et si elle devait s'apparenter à autre chose qu'à l'intime, ce serait à l'Europe.
Ce débat-là s'oppose à l'idée de l'Europe qu'on a essayé de faire passer au moment de voter sa constitution. Maintenant que c'est acquis, on nous organise un joli petit repli sur nous-mêmes. On n'est plus à une contradiction près dans ce pays.
Cordialement,
Agnès. »
« Pour moi, être français c'est avoir honte de la politique d'immigration »
Quoique poli et en bon français, le message sera donc passé à la trappe. Idem pour quatre messages successivement envoyés par un autre lecteur de Rue89, Vincent. Ses tentatives infructueuses remontent à hier, lundi 2 novembre. Il a passé l'après-midi sur le site, et tenté plusieurs envois entre 16 et 18 heures, le jour du lancement du site. En vain également.
J'ai pu consulter son tout premier message, qui racontait l'histoire de sa copine, thésarde étrangère en proie aux galères administratives. Qui s'élevait aussi contre la récupération politique de l'idée d'identité nationale. Deux extraits pour vous laisser mesure que son texte, même s'il est peu flatteur, était sobrement troussé :
« Je me souviens que lorsque j'étais à l'école primaire, on nous apprenait ce que c'était que l'Europe et que d'être européen aujourd'hui.
Je pense que cette question est beaucoup plus pertinente que la question de l'identité de la France, qui même en matière de politique d'immigration, la raison d'être du charmant ministère à l'origine de ce pataquès, n'a aucune suffisance aujourd'hui en soi par rapport à l'Europe. »
« Tout d'abord je pense que ce “débat” n'en ait pas un et n'a aucune raison d'être au delà d'une stratégie pré-électoraliste de manipulation de l'opinion. J'espère que le nombre de messages formulant cet avis sera communiqué en plus du nombre de message postés afin de ne pas détourner l'opinion de chacun.
Pour moi, être français c'est avant tout avoir honte de la politique en matière d'immigration de mon pays. Cette politique me fait honte, au delà du traitement extrêmement choquant réservé aux réfugiés et immigrés en transit ou en attente de régularisation. »
« Cinquième message, merci de ne pas le “modérer” »
Raté aussi pour Vincent : nulle mention de son message et des tentatives suivantes sur le site dans lequel comme vous pourrez le constater vous-même. C'est seulement à sa cinquième tentative, et après avoir largement expurgé son texte que notre riverain finit par se trouver en ligne. Le voici pour info :
« Cinquième message, merci de ne pas le “modérer”… Trouvez-vous normal que les messages de modérer les messages ainsi ? Je souhaite simplement apporter mon opinion.
Je souhaitais dire que je trouve très effrayante cette question de l'identité nationale et que cela me renvoie aux difficultés régulièrement éprouvées par ma copine coréenne et étudiante en thèse pour obtenir le renouvellement de son titre de séjour.
Le traitement des étrangers en France me choque et je pense qu'aucune idée de la nation ne peut justifier cela.
Sinon, je me souviens que lorsque j'étais à l'école primaire, on nous apprenait ce que c'était que l'Europe et que d'être européen aujourd'hui. Je pense que cette question est beaucoup plus pertinente que la question de l'identité de la France, qui même en matière de politique d'immigration, la raison d'être du ministère à l'origine de ce “débat”, n'a aucune suffisance aujourd'hui en soi par rapport à l'Europe. »
Vous pourrez certes me dire que son ultime message a bien été publié, malgré sa tonalité plutôt sceptique. Mais il n'empêche que Vincent a bien l'impression d'avoir été blacklisté tant qu'il était plus critique.
« Serais-je encore français si je n'adhère pas à la définition “
Etrangement, plusieurs messages figurent sur le site, qui racontent des histoires de censure du même accabit. Exemple avec Kamik59, à 16h51 mardi 2 novembre :
‘Dixième tentative pour exprimer mon point de vue sur ce débat… l'espérance et la persévérance française (merci au ministère pour ses modérations).
Oui je suis français… comme 62 millions de personnes. Oui je me sens français mais je ne sais pas le définir. Ai-je envie de définir l'identité nationale française ? Non. Pourquoi ? Parce que cela reste un sentiment, une sensation et je ne veux pas qu'une définition de l'identité nationale m'enlève ce sentiment.
Serais-je encore français si je n'adhère pas à la définition ? Aura-t-on le droit de m'enlever mon identité française si je vais à l'encontre de cette définition ? Un débat c'est bien, son utilisation politique c'est dangereux.’
Rue89 a contacté les services d'Eric Besson pour leur proposer de répondre aux critiques qui se multiplient sur la modération. Sans réponse pour le moment. Dans l'intervalle, la conseillère presse du ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale envoyait un communiqué pour se féliciter de la fréquentation du site. Entre autres chiffres, elle cite notamment :
- 59 207 visites la première journée dont 88% de visiteurs nouveaux
- 5 minutes passées sur le site en moyenne par internaute
- Plus de 7 000 contributions en 24 heures le 2 novembre
Photo : cérémonie en l'honneur de la Résistance au mont Valérien le 18 juin 2009 (Charles Platiau/Reuters)
► Mis à jour le 3/11 à 1h34. Avec le communiqué de presse du ministère.
- 79946 visites
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De pablico
14H52 | 03/11/2009 |
constatation et moralité:
- la censure fait partie de l'identité nationale.
on a déjà un point bien identifié, on avance...
(ironie)
à pablico
De oberon
17H21 | 03/11/2009 |
Oui Pablico,
Notre identité nationale revient trop souvent à censurer ceux qui ne nous plaisent pas ou ceux qui ne sont pas d'accord avec nous!
L'Identité Nationale, ressemble beaucoup au plus petit dénominateur commun que l'on peut trouver entre nous tous:
LA BEAUFITUDE!!!
Notre ministre de la Beaufitude Nationale n'était pas pour rien un ancien camarade de la Bravitude Nationale!!
à oberon
De Sierra
citoyen | 18H18 | 03/11/2009 |
« L’apport de l’immigration à l’identité française » : tel est l’un des sujets de réflexion imposés au « débat » sur l’identité nationale organisé par Eric Besson.
Une première remarque s’impose : l’identité d’une nation ne se modèle pas à la guise d’un pouvoir provisoire ; l’identité d’une nation s’inscrit dans le temps long.
« La France vient du fond des âges », disait le général De Gaulle.
Le socle humain gallo-romain
Selon l’Histoire de la population française de Jacques Dupâquier (PUF, 1988), le peuplement français remonte pour l’essentiel à la période gallo-romaine. En ce sens, il n’est pas faux de parler de « nos ancêtres les Gaulois ». Car c’est vrai, aujourd’hui encore, pour l’immense majorité des Français.
Les « grandes invasions » : une immigration numériquement bien modeste
Les « grandes invasions » ont duré du IVe au IXe siècle. Mais l’entrée des « Barbares » dans l’Empire romain n’a porté que sur un petit nombre de personnes ; le peuplement d’origine de la France, à quelques pour cent près, n’a pas été modifié.
L’apport des « grandes invasions » n’a cependant pas été sans importance dans la constitution de l’identité nationale : la France y a trouvé son nom et certaines de ses institutions féodales et royales les plus anciennes ; la langue romane s’est enrichie de noms francs, alamans, visigoths ou vikings ; et la toponymie de bien des régions - la Bretagne, la Normandie notamment - s’est transformée. Mais globalement les « Barbares » se sont romanisés et christianisés. L’assimilation gallo-romaine a fonctionné.
De Charlemagne à la Révolution : peu de changement dans le socle de population
A partir de la fin du haut Moyen Age le peuplement français ne subit plus que des modifications limitées. Ainsi les guerres de religion et la révocation de l’Edit de Nantes privent la France d’une partie de ses élites nobles protestantes ; et l’Alsace sera repeuplée de Suisses et d’Alamans venus combler les pertes de la guerre de Trente Ans.
A ces exceptions près, le socle de la population française à la veille de la Révolution reste le même qu’au temps de Charlemagne. Et le restera jusqu’à la fin du XIXe siècle.
1885/1970 : un courant d’immigration européenne
Plusieurs courants d’immigration arrivent en France, à partir de 1885 : polonaise, italienne et belge d’abord ; espagnole et portugaise durant les « trente glorieuses ».
Ces immigrations de race blanche, de culture européenne et de religion catholique s’assimileront très rapidement ; et leur apport à l’identité française paraît somme toute modeste.
Certes, il reste dans la région Nord des particularismes polonais et en Lorraine ainsi que dans certaines villes du Midi des traditions italiennes mais celles-ci se sont intégrées à la culture française au même titre que les cultures régionales : on trouve trace de ces immigrations dans les chants, les habitudes culinaires ou certaines expressions.
Mais, fondamentalement, l’identité française n’a pas été modifiée.
Les vagues d’immigration maghrébine et africaine
Les immigrations maghrébines et africaines des quarante dernières années changent radicalement la donne.
D’abord, elles sont beaucoup plus massives que les précédentes : 80.000 à 100.000 personnes par an dans les années 1980/1990, 150.000 à 200.000 personnes par an depuis 2000.
Ensuite, elles concernent des hommes et des femmes venus de civilisations profondément différentes de la civilisation française : civilisation arabo-musulmane pour les uns ; civilisation africaine pour les autres.
Et ces immigrations ne sont pas en cours d’assimilation ; bien au contraire, les problèmes d’intégration qu’elles posent s’aggravent année après année.
Le recul de la civilité française
La présence d’une abondante immigration noire et africaine dans certaines régions est même un élément destructeur de l’identité nationale.
En effet, la transmission de la langue, de l’histoire et de la culture françaises, à travers l’école, devient difficile sinon quasi impossible là où les enfants d’origine française sont dramatiquement minoritaires. Dans certains quartiers on assiste même à une assimilation à l’envers : par défrancisation générale.
Les paysages urbains sont eux-mêmes modifiés par la destruction du tissu commercial traditionnel au profit des commerces ethniques et des enseignes déracinantes. Le bazar et le bidonville s’imposent comme nouvelle forme urbaine dans des pans entiers de plusieurs départements jusqu’ici français.
La perte des repères débouche souvent sur une dégradation des comportements : agressivité gratuite, violence camouflée sous capuche ou simples crachats devenus une pratique courante ; des signes indiscutables d’un recul de la civilité et de la civilisation.
La progression de l’islam dans les banlieues – et la crainte de toute attitude susceptible d’être qualifiée « d’islamophobe » – remet en cause les valeurs mêmes de notre civilisation : la liberté de penser par soi-même, l’esprit de libre examen, le respect de la personne, y compris de la femme.
Dans ces conditions, parler « d’apport de l’immigration à l’identité française » relève, intellectuellement, de la novlangue et, politiquement, de l’imposture.
Jean-Yves Ménébrez
03/10/2009
Polémia
à Sierra
De Sierra
citoyen | 18H22 | 03/11/2009 |
Nicolas Sarkozy s’est fait élire président de la République sur le thème de « l’identité nationale ». A quelques mois des élections régionales de 2010, il remet le sujet sur le devant de l’actualité et charge Eric Besson d’organiser un « débat national sur l’identité nationale ».
Or dès l’origine du débat, Eric Besson définit son objectif final en rappelant la « commande » qu’il a reçue du président de la République pour lequel : « notre nation est métissée. L’immigration constitue une source d’enrichissement permanent de notre identité nationale ». Et Eric Besson de rappeler : « On a un président de la République qui a dit : “Je suis un homme de sang mêlé à la tête d’une nation métissée”. »
Lancer ainsi un débat sur l’identité nationale c’est une imposture : « Etre français » ne se réinvente pas tous les jours. Au contraire, c’est s’inscrire dans une continuité, non dans une rupture !
Voici le point de vue charnel de Polémia.
1/ Etre français, c’est appartenir à une lignée ; une lignée « qui vient du fond des âges » (Charles De Gaulle). Parler de « nos ancêtres les Gaulois » est globalement vrai ; car c’est reconnaître que le peuple français demeure l’héritier des Gallo-Romains ; sa composition ethnique est restée quasiment inchangée jusqu’au début des années 1970 : blanche et européenne. Dans sa monumentale Histoire de la population française, le démographe Jacques Dupâquier le rappelle aux ignorants et aux malveillants.
2/ Etre français, c’est appartenir à une civilisation : la civilisation européenne et chrétienne. L’héritage spirituel et culturel prolonge ici l’héritage ethnique. Etre français, c’est partager des croyances communes et un imaginaire commun. Etre français, c’est partager la mémoire des poèmes homériques, des légendes celtes, de l’héritage romain, de l’imaginaire médiéval, de l’amour courtois. Etre français, c’est, qu’on soit chrétien pratiquant ou non, participer de la vision et des valeurs chrétiennes du monde car le catholicisme est un élément de l’identité française.
3/ Etre français, c’est être de langue française ; « la langue française notre mère » qui façonne notre esprit et est le merveilleux outil d’exercice de notre intelligence et de découverte des « humanités ». Un Français, c’est un Européen d’expression française.
4/ Etre français, c’est partager une histoire, une mémoire, c’est avoir en commun « un riche legs de souvenirs » (Renan) ; car « La nation, comme l’individu, est l’aboutissement d’un long passé d’efforts, de sacrifices et de dévouements. Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime » (Renan). Etre français, c’est partager la fierté de la grande épopée nationale de la Monarchie, de l’Empire et de la République. « La patrie, c’est la terre et les morts » (Barrès). Etre français, c’est avoir son patronyme inscrit, dans un village, sur un monument aux morts commémorant la grande ordalie de 1914. Et c’est s’interroger sur le sens de ce sacrifice et sur les exigences qu’il nous impose aujourd’hui.
5/ Etre français, c’est partager l’amour d’un territoire : de ses terroirs, de ses paysages, de ses hauts lieux. Etre français, c’est aimer la France, ses rivages, ses vallons et ses sommets, ses vignes et ses prairies, ses champs et ses forêts, ses chênaies, ses châtaigneraies, ses oliveraies, ses villages, ses bourgs, ses collines inspirées, ses cathédrales, ses églises, ses chapelles, ses sources, ses halles au grain, ses maisons de maître et ses fermes fortifiées, ses châteaux, ses palais et ses villes. Etre français, c’est aimer le Mont Saint-Michel, Saint-Émilion et Camembert.
6/ Etre français, c’est partager des musiques et des sons, ceux de la lyre et de la cornemuse, du piano et de la guitare, de l’accordéon ou de l’orchestre symphonique. Etre français, c’est avoir le sens du travail bien fait, c’est rechercher une certaine perfection dans le métier. C’est aussi, pour les meilleurs des artisans d’art, le sens de ce qui relie l’esprit à la main.
7/ Etre français, c’est partager des goûts et des odeurs. Etre français, c’est partager à table des moments de bonheur. Etre français, c’est manger du cochon, de l’andouillette, du petit-salé, du cassoulet et du saucisson. Etre français, c’est partager la baguette et le fromage, l’époisses et le maroilles, le brie de Meaux et le coulommiers, le reblochon et le roquefort, le cantal et le laguiole. Etre français, c’est goûter la Blonde d’Aquitaine et le Charolais, l’Aubrac et la Limousine. Etre français, c’est boire du vin de Loire ou de Bordeaux, d’Alsace ou de Bourgogne. Etre français, c’est déguster de vieux alcools, du cognac, de l’armagnac, du calvados et de la mirabelle.
8/ Etre français, c’est partager « Le désir de vivre ensemble », « la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. (…) Avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple. (…) Le chant spartiate : “Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes” est dans sa simplicité l’hymne abrégé de toute patrie » (Renan).
Epilogue
Les mosquées et les tam-tams, le ramadan et les gris-gris, les minarets et les boubous, la charia et la sorcellerie africaine, la langue arabe ou l’ouolof, la arica et le manioc, le palmier et le baobab ne sont nullement méprisables ; seulement voilà : ils ne font pas partie de la civilisation française.
Bien sûr, les hommes et les femmes qui viennent d’autres mondes peuvent devenir français – au sens culturel, pas seulement administratif et social du terme – s’ils veulent et parviennent à s’assimiler. Mais ce n’est évidemment pas à eux de changer l’identité nationale !
Il faut ici citer le sage propos de Charles De Gaulle : « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne » (Cité dans Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, t. 1, éditions de Fallois/Fayard, 1994, p. 52).
CES DEUX MESSAGES ONT ETE CENSURES EUX AUSSI
à Sierra
De pablico
19H01 | 03/11/2009 |
beau passage historique.
Mais cela était dans le passé.
Mais comme on vit dans le présent, et qu'on espère vivre un peu d'avenir, il va falloir faire avec.
on vieillit, même si l'on regrette sa jeunesse, il faut assumer sa vieillesse...et s'adapter quitte à renier certains principes de jeunesses..
il est des problèmes qu'on ne peut pas résoudre, il faut s'adapter aux problèmes surtout quand ces problèmes sont des idées.
le temps à vivre .. c'est là et devant pas derrière..
c'est cela se projeter dans l'avenir.
à pablico
De Sierra
citoyen | 19H28 | 03/11/2009 |
Marine le pen avait déjà prévu cette censure :
http://www.dailymotion.com/video/xb0tb1_debat-sur-lidentite-nationale-ma...
D'ailleurs, que l'on soit d'accord ou pas avec elle, je trouve ça étonnant qu'elle ne soit pas invitée à débattre sur un thème National....
Au fait, les dictateurs, les censeurs, dignes d'un régime nazi, ce sont toujours les gens d'extrème-droite bien sûr...?
à Sierra
De pablico
19H55 | 03/11/2009 |
très belle votre burqa idéologique.
-----------------------------------------------------------------------------------------------
l'identité nationale c'est restrictif., on se recroqueville sur nous même, on se regarde le nombril.
le rêve Français...cela c'est l'avenir.
le Parti Socialiste devrait ouvrir ce débat : Le rêve Français...
à pablico
De I.P
Flat4 | 23H39 | 03/11/2009 |
l'identité nationale c'est restrictif., on se recroqueville sur nous même, on se regarde le nombril.
C'est très anti-français ces propos mon cher monsieur...
à pablico
De paulcool
12H24 | 07/11/2009 |
lisez tout ce qu' a écrit Sierra.. on veut bien des noirs, des beurs, des juifs et des chinois (j'ai meme des potes venant de ces ethnies).... mais eux non plus n'aiment pas ceux qui 'nik la France'....
à Sierra
De NuklearCocroach
ex GeneralSubverciòn | 21H06 | 03/11/2009 |
Pierre Laval,président du conseil sous Pétain était comme Besson et Bockel un ancien socialiste....comme Mussolini était un ancien communiste...on sait comment ils ont fini ...On sait que l'histoire à parfois des hoquets de résurgence nauséabonde...espérons qu'elle hoquètera jusqu'au bout,NO PASARAN!!!
à Sierra
De C est fait ....le 9 nov 09
en instance de désinscription... | 21H33 | 03/11/2009 |
"Marine le pen avait déjà prévu cette censure :
[...]
D'ailleurs, que l'on soit d'accord ou pas avec elle, je trouve ça étonnant qu'elle ne soit pas invitée à débattre sur un thème National...."
Ouais, on pourrait également demander l'avis de Marc Dutroux sur les rythmes scolaires ?
à Sierra
De pipolino
. | 22H04 | 03/11/2009 |
Les deux mon capitaine.
La différence entre la dictature de l'extrême droite et celle de l'extrême gauche vous la connaissez je suppose.
à Sierra
De kdb
01H55 | 04/11/2009 |
exacte je suis passer sur leur forum:
http://www.identitenationale.net/
et la?!! j ai pas été censuré !
à kdb
De paulcool
12H26 | 07/11/2009 |
ben moi, je l'ai été...
pas vous ?
donc nos idées ne sont pas le mêmes, that's all folks...
tirez en les conclusions que vous voulez...
à pablico
De LETSGONICE1
() | 22H45 | 03/11/2009 |
"Mais comme on vit dans le présent, et qu'on espère vivre un peu d'avenir, il va falloir faire avec."
Justement, bien d'accord avec vous, je pense qu'il est plus que temps de vivre le Présent et donc qu'on cesse avec ce genre de débat plutôt débile quand on sait ce que l'on enseigne de l'histoire de France aux enfants de 8 ans et plus...
Quant à ce fameux "hymne" soi-disant national, il serait grand temps pour ceux qui le chantent encore, d'en changer les paroles ; je ne connais pour ma part, point de "sang impur"!
Qu'on se le dise
à LETSGONICE1
De Gibert Because-Youno
Kaléïdoscopique | 01H51 | 04/11/2009 |
Oui, ce serait un bon de départ, se débarrasser de cet hymne, sorte de contradiction vivante.
A moins de revenir à son sens original : révolutionnaire. Le sang impur étaient celui des nobles qui opprimaient le peuple.
Si il veulent nous le faire chanter, bien, mais qu'ils assument son sens jusqu'au bout. Aux armes citoyens !
ça n'est pas rien tout de même...
Y a des petits rois qui pourraient tomber de leur chaise.
à Gibert Because-Youno
De Chibani 55
retraité | 08H43 | 04/11/2009 |
Je ne suis pas sûr que cela soit le sens original. En fait, à la création, c'était un chant de guerre contre "l'étranger", Le chant de marche des volontaires de l'armée du Rhin", ou quelque chose comme ça. Ensuite, les insurgés Marseillais l'ont adopté et en ont fait "la Marseillaise", mais qu'importe, on peut l'adapter à tous les ennemis imaginables. On a aujourd'hui d'autres possibilités pour résoudre les conflits que de saigner ses adversaires.
Par contre je suis d'accord avec vous sur le fond et j'ai eu l'occasion de le dire lors de précédents débats: Je refuse de chanter de telles paroles, je trouve monstrueux que des sportifs les chantent avant un match et je n'admets pas qu'on conditionne l'acquisition de la nationalité française à un tel apprentissage. Bref, je ne suis pas digne d'être Français et j'en suis fier...
De amonhumbleavis 93168
I'm the captain of my soul | 19H12 | 04/11/2009 |
Mimi Pinson, toujours à côté de la plaque ...
1. Le Coran n'est pas un hymne national mais un livre religieux, vous êtes donc hors sujet
2. L'Islam n'a pas le monopole de la notion pureté-impureté bien au contraire, l'immaculée conception ça ne vous dit rien, le mariage voilée de blanc? la dame à la licorne...?
3. La femme musulmane a le droit en sa religion de ne plus être vierge au mariage, car contrairement à la femme chrétienne elle peut divorcer et se remarier... ce qui est condamné par le Coran est également condamné par la Bible (ancien testament) c'est la fornication!!
De paulcool
12H29 | 07/11/2009 |
il n'y a pas que le mot 'impur' que l'Islam met à toutes les sauces... Il y a aussi le mot 'respect'.... mais lui, il est a sens unique...
à Sierra
De Warung Kopi
Jalan 89 | 20H46 | 03/11/2009 |
Finalement, encore heureux que vos contributions n'aient pas été publiées... Votre démonstration "historique" m'apparaît en effet un tantinet biaisée.
D'abord, l'Empire romain avait provoqué de grands brassages de population dont, certes, on ne doit pas exagérer l'ampleur, mais qui ont tout de même eu lieu sur plusieurs siècles, tant et si bien qu'à l'époque mérovingienne, on trouvait encore des communautés de Syri, c'est-à-dire des commerçants originaires de Méditerranée orientale (Grecs, Levantins, Juifs...) dans toutes les vieilles cités gallo-romaines.
Ensuite, sachez que si les Carolingiens ont donné un sérieux coup d'arrêt aux incursions des Arabes et Maures sur le territoire français actuel (et il y eut plusieurs autres incursions après celle de 732, qui s'apparentait d'ailleurs plus à un raid trop éloigné de la base qui a mal tourné qu'à une opération de conquête), beaucoup d'entre eux ont fait souche au sud de la Loire. Du reste, la Septimanie, l'actuel Languedoc, est demeurée plusieurs décennies dans la mouvance de l'Espagne musulmane avant d'être annexée au Regnum Francorum... Bref, vous oubliez là aussi, j'imagine à dessein, un autre apport démographique, peut-être pas décisif, mais tout de même important.
De même, pour la période moderne, vous omettez, je suppose encore délibérément, dans la mesure où vous traitez des catholiques fuyant les états protestants, les migrations de réfugiés de la péninsule Ibérique: Marranes portugais qui ont essaimé dans les ports marchands de l'Atlantique et de la Méditerranée ainsi que dans le Comtat Venaissin, formant le substrat des communautés juives actuelles, ou encore Morisques espagnols, crypto-musulmans qui traversèrent les Pyrénées, notamment après la dernière vague de persécutions au début du XVIIe siècle, pour s'implanter entre autres dans le Béarn, où ils s'agrégèrent aux communautés huguenotes.
Enfin, votre comparaison entre les vagues d'immigration de l'Entre-deux-guerres et des Trente Glorieuses ne tient nullement la route: le phénomène a au moins été aussi massif, sinon plus au cours de la première période. Au début des années 1920, la France, qui avait besoin de bras pour son industrie et son agriculture après les ravages de la Grande Guerre, dépassa même brièvement les Etats-Unis (après l'instauration des quotas) en nombre d'immigrés accueillis. Main d'oeuvre italienne, polonaise ou belge, mais aussi Russes blancs, réfugiés arméniens puis républicains espagnols, sans parler des ouvriers kabyles et autres "coloniaux" étroitement surveillés...
Et comme on avait besoin également de conscrits face à l'Allemagne, on naturalisa aussi un million d'étrangers dans les années 1920! Cependant, l'opinion de l'époque les trouva tout aussi inassimilables (en dépit de multiples quotas) que les actuels immigrés d'Afrique subsaharienne ou du Maghreb qui vous effraient tant (quid des Asiatiques au fait?): les Italiens (800.000 en 1931) et les Polonais (500.000) étaient bien trop catholiques pour se fondre dans une France laïque, les Espagnols (350.000) perçus comme de détestables rouges quand ils étaient républicains, les Arméniens n'étaient pas spécialement accueillis à bras ouverts... Le souvenir des sanglantes émeutes d'Aigues-Mortes contre les ouvriers italiens et grecs n'était pas si lointain...
Dans ce tableau, j'oubliais aussi l'apport des vagues d'immigration juive, Ashkénazes d'Europe centrale et orientale à partir des années 1880 et Séfarades du Maghreb à partir des années 1950... Mais c'est vrai, où avais-je la tête? Selon vos dires, il faut manger du porc pour être français! Et écouter de la lyre (!), du biniou ou de l'accordéon (d'ailleurs apporté par les immigrants italiens si je ne m'abuse), au diable donc la clarinette du klezmer ou le shofar du Kippour. Encore un oubli de ma part, à vos yeux, la France reste la fille aînée de l'Eglise... Bon, soit, 1905 passe à la trappe, de même que les protestants ou les autres minorités religieuses (dommage pour les quelques millions de musulmans et les quelques centaines de milliers de juifs et de bouddhistes)...
En somme, à vous lire, l'identité française, c'est ce qui se décline tous les midis dans le JT de Pernaut! Effectivement, rien de tel pour casser tout désir migratoire vers l'Hexagone, même pour les Français de l'étranger comme moi... Et rester entre soi dans une France des terroirs fantasmée! Ben oui, si vous croyez que les paysans en ont quelque chose à secouer du terroir... Ils font dans leur très grande majorité ce que Bruxelles subventionne, point. Allez donc faire un tour au pays du chabichou et essayez de trouver une biquette qui paît tranquillement dans un champ!
à Warung Kopi
De oberon
21H12 | 03/11/2009 |
YES
et sans argument supplémentaire :)
à Warung Kopi
De chengyang
21H13 | 03/11/2009 |
Jolie contribution!
Vous auriez pu ajouter que le plat favori des français est le couscous et que les Français adorent la fréquentation des bistrots (un mot apporté par les Russes lorsqu'ils occupèrent Paris en 1815).
Voilà la France que nous aimons, celle de Manouchian et de Hugo, pas celle de Maurras et de Guaino!
à Warung Kopi
De gaeldo
cool | 21H29 | 03/11/2009 |
Message pour facebook a faire passer au RG qui feront passé a leur mere !
Dehors ,les jeunes attendent un CDI , pour prendre un credit et acheté un logement de la taille d'un placard ! Autan dire un cerceuil sans la concéssion !
à Warung Kopi
De Chibani 55
retraité | 09H20 | 04/11/2009 |
Impeccable, un récit qui donne envie...
Si vous permettez, je vous offre une illustration. A la fin de la guerre de 39-45, un légionnaire originaire d'Europe centrale (peu importe de quelle armée) est libéré ou se libère lui même, en France, à la frontière Luxembourgeoise.
C'est un secteur sidérurgique et minier et il trouve rapidement du travail et une "cantine" pour se loger. Il ne parle pas un mot de Français mais se promet d'apprendre rapidement sur le tas. Il parle beaucoup avec ses copains de chambrée et de travail et acquiert rapidement assez de notions de bases pour être dans son environnement comme un poisson dans l'eau: Il parle couramment...l'italien!
Dans ce petit coin de Lorraine - où les "Français de souche" ne sont pas majoritaires - on a longtemps échangé les chocolats de Pâques, les gâteaux de l'Aïd, la brioche de la Pâque Russe, le Panetone de Noël, les bonbons de la Befana. Si les difficultés économiques ont un peu rétréci les échanges au fil du temps, on peut évoquer cette époque comme un modèle, pas un modèle écrit de force sur un canevas tracé à l'avance, une petite société qui s'est faite elle-même avec générosité et humanité.
à Chibani 55
De C-dâv
09H44 | 04/11/2009 |
sans oublier la polenta au lard fumé et le couscous à la saucisse fumée arrosé de blanc d'Alsace ,des beignets polonais et autres délices de mon adolescence.........tout le monde se retrouvais au bistrot; le Kasimir , le Titi, le Victor et l'Abdel et tous buvaient de la bière de Champigneulles ou de St Nicolas.
C'est un petit moment d'histoire que certains voudraient oublier .........
à C-dâv
De Chibani 55
retraité | 10H50 | 04/11/2009 |
Pour ceux qui veulent les images, un ouvrage de référence: la BD "Quéquette blues" de Baru - alias Hervé Barulea...c'est tout dire!
à Chibani 55
De C-dâv
11H17 | 04/11/2009 |
Plus récent,y'a aussi la série "les années-spoutnick" du même auteur , en plus c'est en couleur ^^
à Chibani 55
De paulcool
12H31 | 07/11/2009 |
aujourd'hui, ce serait plutot 'je prends' , et 'tu donnes', dans l'esprit de certains...
à Warung Kopi
De antonvoyl
gestionnaire administratif | 10H39 | 04/11/2009 |
Je vous rappelle que pour un facho, un marrane c'est un juif qui a oublié sa juiverie. En gros, ça n'existe pas l'histoire juive chez ces gens là. Mais ce n'est pas tout! Ils nous l'expliquent comme des maitres de conférence...
Sierra est ce que j'appelle un raciste pédagogue. Mais moi c'est la présence même de ce débat qui me choque, surtout qu'il est "commandité" par une bande d'atlantistes apatrides qui ont vendu le pays comme un magasin.
En ce qui concerne Marine Lepen, on est tous très au fait de l'idéologie... Une ganache reste une ganache, surtout quand elle fait passer son ultra nationalisme pour de l'internationalisme. Un comble!!
à Sierra
De fimboyantembe
architecte | 21H53 | 03/11/2009 |
sincèrement touché par votre vibrant plaidoyer de la langue française, celle des papilles bien sûr. Et pourtant, c'est grâce aux Anglois que le vin de Saint-Emilion fut reconnu durant la domination des Plantagenêts,... et qu'à cette époque le vin de Bordeaux, plus léger certes, se disait "clairet" en français comme en anglais.
Dans votre liste des vins, vous avez eu raison d'écarter ceux de la vallée du Rhône, souillés par le cépage syrah d'origine douteuse car peut-être persane (de la province de Chiraz).
Je ne peux cependant pas en dire autant de votre choix de races de vaches. Eh oui, l'Aubrac est sournoise car sous ses hautes cornes se cache une race plus ancienne venue d'Afrique du Nord.
Quand au cochon, nous devrons en partager l'exclusivité avec le milliard de Chinois... Mais je crois que nous pouvons nous entendre avec ceux là qui rivalisent avec nous pour le premier mondial en matière de cuisine.
Si je suis votre raisonnement que devraient dire les Africains du manioc... puisqu'il fut importé sur le continent noir d'Amérique centrale par les Européens au 16e siècle. Et nous rejetterons nous la frite sous prétexte que la pomme de terre fut également rapportée d'Amérique par Parmentier... un beau hachis tout cela.
Heureusement nous attendons avec vous les hommes et les femmes d'autres mondes... probablement un endroit où la terre serait ronde comme le chantait un de nos chanteurs bien français.