Que ce serait-il passé si les gouvernements n'avaient pas soutenu les banques ? N'aurait il pas mieux valu ?
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Topic piloté par Pascal Riché
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Non... Il est probable que votre crédit soit racheté par une autre banque... En fait votre crédit est une créance sur vous.
Les créances ne disparaissent pas... Par contre votre créance sur la banque en cas de liquidation judiciaire peut tout à fait disparaitre si en cas de difficulté on ne la soutient pas.
Oui, il fallait soutenir les banques, mais pas à n'importe quelles conditions.
Le fait d'injecter de l'argent public dans ce système monétaire aurait du induire un transfert du capital du privé au public. On nous bassine avec la régulation, mais le pouvoir politique avait l'occasion rêvée pour reprendre la main afin de ne plus subir le diktat de la finance.
Toutes les banques ne vont pas aussi mal que ca...
Il y a les banques qui sont faiblement affectées par la crise (BNP Paribas, Crédit Mutuel, etc.).
Certaines banques ont des fonds propres suffisant pour y faire face, dont celles qui fonctionnent sur le système mutuel (sociétaires au lieu d'actionnaires, avec placement de parts sociales - Crédit Mutuel, Banque Populaire, etc.).
Si l'ensemble des banques françaises ont accepté les aides de l'Etat, c'était d'un commun accord pour éviter que les banques en ayant besoin ne s'effondrent suite à l'acceptation du prêt, là où les banques le refusant se seraient consolidées (comme cela s'est passé à l'étranger). Ca évite pour aussi pour les grandes banques se portant bien un remodelage rapide du marché avec acquisition des marchés des banques en difficulté par un gros concurrent (comme ce fut le cas pour le Crédit Lyonnais, des banques se sont développées sur ses secteurs géographiques).
Mais celui qui a le plus à perdre quand une banque se casse la figure c'est le client, entreprises (pme-pmi, artisants) et particuliers...
Nos banques françaises ne sont peut-être pas au top question placements, avantages, intérêts, prêts, mais elles sont mieux que d'autres établissement qui sont à la base de la crise financière internationnale.
Si les banques françaises s'étaient écroulées, ce sont ces établissements du même type, qui seraient venus se développer en France. Essentiellement des établissements financiers anglo-américains (banques, compagnies d'assurances) dont certains ont été nationalisés pour survivre. Le marché est vorace et quand des compagnies s'effondrent dans un pays, celles qui sont fortes dans un autre pays cherchent à mettre la main sur le marché.
Je ne sais pas dans quelle banque vous possédez votre propre compte, mais... imaginez simplement la situation suivante :
- vous avez un compte en banque où est domicilié votre salaire et autres sources de revenus (allocations etc.).
- cette banque est en difficulté. Bon ok, c'est pas de votre faute !
- elle n'est pas soutenu, et VOUS approuvez. OK c'est votre droit, surtout si vous payez des impôts.
- pas soutenu + difficultés... elle dépose le bilan (imaginez seulement car en France cette situation est simplement impossible).
- immédiatement, si elle dépose le bilan, elle perd son agrément qui lui serait retiré de facto par la Commission Bancaire.
- puisqu'elle perd son agrément, elle n'est plus une banque par définition (Art L. 511-1 du Code Monétaire et financier).
- puisqu'elle n'est plus une banque, elle devient « simple » entreprise commerciale (elle conserve tjs son RC) mais donc perd le droit de pouvoir effectuer des opérations de banque au sens de l'article L. 311-1 du Code Monétaire et financier).
- si elle perd le droit d'effectuer des opérations de banque, elle ne peut plus recevoir des fonds du public et n'a plus le droit de gérer ou de mettre à la disposition de la clientèle des moyens de paiement (chèque, Carte bancaire etc.). Elle ne peut non plus effectuer des opérations de crédit. Art. L511-5 du Code Monétaire et Financier sur le monopole bancaire.
Conclusion : elle ne peut plus ouvrir ses agences, ni recevoir des clients ni recevoir des fonds, ni les rendre, ni délivrer des moyens de paiement etc. Bref, elle existe en tant qu'entreprise commerciale mais ne peut plus exercer son métier de « banque » puisqu'elle n'a plus d'agrément. OK ? Vous me suivez tjs ?
Alors maintenant questions :
1 / comment faites vous pour récupérer l'argent que vous lui avez confié et qui ne couvrent plus le passif exigible ?
2 / comment faites vous vos courses maintenant que votre Carte bancaire fait « biiiiip » et que le voyant rouge clignote comme une guirlande de noel en folie dans tous les magasins ?
3 / Vous vous dite, tant pis pour mon compte à vue, essayons de récupérer mon Livret A. Mais suis-je bête, je l'ai transféré à cette « banque » il y a deux mois... Si vous aviez confié quelques modestes économie à cette « banque » qui n'en est plus une... comment les récupérer ?
Manque de pot, une filiale spécialisé de cette banque gérait les fonds de retraites et de mutuelle complémentaire de votre employeur, la participation etc. C'est idiot, mais cela aussi est devenu inaccessible. Pas « disparu », j'ai dit simplement « inaccessible »... Mais c'est pas cette différence sémantique qui va vous donner à manger ce soir !
Alors oui bien sûr, on peut laisser couler une banque qui possède les comptes à vues de ses clients, leurs épargnes, leurs moyens de paiement. Et eux avec ! Après tout on s'en fout des clients, z'avaient qu'à mieux choisir leur établissement de crédit. Bien fait pour eux ces cons ! ! ! !
Ah mince, mais c'est de MA banque que je parle là, et le « con », c'est moi ! Je viens de m'en rendre compte mais... trop tard.
D'un autre côté, à la banque, je n'ai que des crédits. Une fois le loyer, l'électricité, le téléphone, les remboursements, les impôts payés, il ne me reste presque plus rien.
Si je comprend bien votre raisonnement, cela signifie t'il aussi que ceux qui avaient des crédits en seraient du coup débarrassés ?
Si c'est bien le cas, je pense qu'une grande majorité de personnes auraient appréciée cette remise à 0 !
Non bien au contraire, vous n'avez pas bien lu.
Vous le dites vous-même :
« une fois le loyer, l'electricité, le téléphone, les remboursements, les impots payés etc... »
Oui, justement PAYÉS !
Mais payés comment et avec quoi ?
N'oubliez pas que si un Établissement de Crédit perd son agrément, il ne s'agit plus d'un Établissement de Crédit.
Donc, du jour au lendemain vous ne disposez plus d'aucun moyen de paiement. Et le peu d'avoir que vous avez, puisque vous pouvez payer loyer, téléphone, impôts etc. c'est que vous avez des avoirs, donc, eux aussi sont indisponibles.
Question, toujours la même, essayez seulement d'imaginer NE PLUS AVOIR ACCÈS À VOTRE BANQUE et voir tous vos moyens de paiement refusé.
Prélèvement de votre loyer refusé ? >> Dossier d'expulsion mis en place.
Prélèvement de vos impots refusé ? >> Commandement d'huissier.
Plus de Carte Bancaire ni chèque ? Comment faire mes courses ? etc. etc. etc.
Imaginez devoir vivre uniquement avec ce que vous avez en espèce en poche aujourd'hui. Faite l'inventaire de vos avoirs liquides au moment où vous lirez ces lignes et dites moi combien de temps vous allez pouvoir vivre avec sans aucune possibilité d'en obtenir de nouveau... Combien ? 2, 4 jours maxi ?
Je ne pense pas que quiconque ait quoique ce soit à y gagner. Sans compter les faillites en cascade par le simple fait de blocage, même temporaire et meme circonscrit à un seul établissement de crédit, mais là nous parlons des 6 plus importants de France, de la circulation monétaire.
Alors, ce n'est pas tout à fait exact !
Techniquement, si une banque devait faire faillite, des administrateurs provisoires seraient nommés. Leur but premier serait de recouvrer les créances de la banque. Théoriquement, les emprunteurs pourraient être tenus de rembourser leurs prêts immédiatement. En pratique, c'est évidemment impossible, donc on peut penser que vous pourriez continuer à rembourser tous les mois.
Par contre, pour récupérer votre épargne, là ce serait difficile. Car la banque a des créanciers privilégiés par rapport à vous, et ils seraient payés avant vous. Vous ne seriez donc pas certains de pouvoir récupérer votre argent.
Mais en pratique, la faillite d'une banque en France est quasi impossible, solidarité de place oblige.
Non... Il est probable que votre crédit soit racheté par une autre banque... En fait votre crédit est une créance sur vous.
Les créances ne disparaissent pas... Par contre votre créance sur la banque en cas de liquidation judiciaire peut tout à fait disparaitre si en cas de difficulté on ne la soutient pas.
Est ce que les clients de Lehman brothers ont eu les problèmes que vous décrivez ?
Je demande, car j'ai vu des images montrant les employés emportant toutes leurs affaires. Mais pour les clients et leurs problèmes, je n'en ai pas du tout entendu parler.
Lehman Brothers n'était pas une banque de détail mais une banque d'investissement. Ils n'avaient pas de clients particuliers (en tous cas, pas des gens qui auraient des problèmes à payer leur(s) loyer(s) : -)).
Leurs activités ont été reprises par des concurrents, j'imagine que les créanciers n'ont pas été lésés.
avis intéressants mais quelque peu limités au carré que l'on s'impose, nous impose (vous connaissez le jeu des 9 points à relier en un seul coup de crayon ? ). En fait, je cherche juste à aller un peu plus loin, ne pas s'en tenir aux premières conséquences individuelles (d'ailleurs, ma gueule ne m'intéresse pas, le groupe, le collectif un peu plus ! ). Évidemment, les banques dans leur ensemble sont affectées du même mal, du coup, un nombre important se trouveraient dans la même situation : plus d'argent. Alors, on fait quoi et comment ?
C'est à partir de là que l'affaire commence à être intéressante. Imaginez ! ! ! ! et faites m'en part.
Oui, il fallait soutenir les banques, mais pas à n'importe quelles conditions.
Le fait d'injecter de l'argent public dans ce système monétaire aurait du induire un transfert du capital du privé au public. On nous bassine avec la régulation, mais le pouvoir politique avait l'occasion rêvée pour reprendre la main afin de ne plus subir le diktat de la finance.
Toutes les banques ne vont pas aussi mal que ca...
Il y a les banques qui sont faiblement affectées par la crise (BNP Paribas, Crédit Mutuel, etc.).
Certaines banques ont des fonds propres suffisant pour y faire face, dont celles qui fonctionnent sur le système mutuel (sociétaires au lieu d'actionnaires, avec placement de parts sociales - Crédit Mutuel, Banque Populaire, etc.).
Si l'ensemble des banques françaises ont accepté les aides de l'Etat, c'était d'un commun accord pour éviter que les banques en ayant besoin ne s'effondrent suite à l'acceptation du prêt, là où les banques le refusant se seraient consolidées (comme cela s'est passé à l'étranger). Ca évite pour aussi pour les grandes banques se portant bien un remodelage rapide du marché avec acquisition des marchés des banques en difficulté par un gros concurrent (comme ce fut le cas pour le Crédit Lyonnais, des banques se sont développées sur ses secteurs géographiques).
Mais celui qui a le plus à perdre quand une banque se casse la figure c'est le client, entreprises (pme-pmi, artisants) et particuliers...
Nos banques françaises ne sont peut-être pas au top question placements, avantages, intérêts, prêts, mais elles sont mieux que d'autres établissement qui sont à la base de la crise financière internationnale.
Si les banques françaises s'étaient écroulées, ce sont ces établissements du même type, qui seraient venus se développer en France. Essentiellement des établissements financiers anglo-américains (banques, compagnies d'assurances) dont certains ont été nationalisés pour survivre. Le marché est vorace et quand des compagnies s'effondrent dans un pays, celles qui sont fortes dans un autre pays cherchent à mettre la main sur le marché.
En soutenant les banques (alors même que la plupart, sans doute, n'en avaient pas forcément besoin), l'État a voulu éviter une crise de confiance, qui avait en fait déjà commencé : fin 2007, les banques ne se prêtaient presque plus d'argent les unes aux autres.
Si les clients d'une banque de détail perdent confiance dans la solidité de leur établissement, la banque peut être victime d'un « bank run » : tous les clients paniquent et demandent à retirer leurs dépôts en même temps (c'est ce qui est arrivé à Northern Rock, je crois).
Un bank run peut mettre à genoux une banque même saine, surtout en l'absence de crédit interbancaire.
Donc la défiance envers les banques aurait pu créer des difficultés (même pour une banque en bonne santé), qui s'ajoutent à celles liées à la crise de liquidités.
En plus, si une banque est victime d'un run, le risque pour ses concurrentes augmentent. Si les clients de la Caisse d'Épargne ne pouvaient subitement plus retirer leur argent, on peut supposer que ceux du Crédit Mutuel (ou de Société Générale, ou..) seraient tentés de garder leur argent chez eux plutôt que sur leur compte.
Ceci dit, il y a plusieurs manières de sauver les banques. Promettre des garanties ne coûte rien à l'État –tant que les banques ne font effectivement pas faillite. Prêter de l'argent aux banques peut même rapporter de l'argent à l'État (ça a été le cas en France je crois) –là encore, si les banques remboursent. Mais dans tous les cas, l'État a supporté un risque.
Enfin, l'État peut sauver une banque sans sauver ses actionnaires, en les évinçant. C'est ce qui se passe parfois avec les entreprises en faillite, lorsque les dettes sont transformées en actions.
“Individualiste, sournoise. Des résultats, s'éparpille beaucoup. Proche des syndicats.”
Selon un sondage, 31% des Français jugent qu'au-delà de ce seuil, une personne peut être considérée comme riche.
La France, un pays de riches qui s'ignorent
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Alors, ce n'est pas tout à fait exact !
Techniquement, si une banque devait faire faillite, des administrateurs provisoires seraient nommés. Leur but premier serait de recouvrer les créances de la banque. Théoriquement, les emprunteurs pourraient être tenus de rembourser leurs prêts immédiatement. En pratique, c'est évidemment impossible, donc on peut penser que vous pourriez continuer à rembourser tous les mois.
Par contre, pour récupérer votre épargne, là ce serait difficile. Car la banque a des créanciers privilégiés par rapport à vous, et ils seraient payés avant vous. Vous ne seriez donc pas certains de pouvoir récupérer votre argent.
Mais en pratique, la faillite d'une banque en France est quasi impossible, solidarité de place oblige.




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