
« Paris, ville mortuaire », « ville soumise ». Sur la page Facebook de « Quand la nuit meurt en silence », les comments se déchaînent : en quelques jours, cette pétition lancée par certains acteurs des musique actuelles et des professionnels de la nuit (les associations Plaqué Or et Technopol, le disquaire Electro Kitchen) a recueilli plus de 6 000 signatures.
Des professionnels, anonyme, clubbeurs mais aussi des artistes, DJ ou chanteurs (dont Izia Higelin) qui partagent le même constat : asphyxiée par une « loi du silence généralisée », la ville lumière, serait sur le point d'être « reléguée au rang de capitale européenne du sommeil », loin à la traîne derrière les Londres, Barcelone ou Berlin.
Offre réduite, rétrécissement des lieux de nuit (La Loco à Pigalle est sur le point de fermer ses portes), le bilan de la capitale est morose.
La loi antitabac chasse les fumeurs dans la rue et les voisins râlent
Les causes invoquées sont structurelles (une urbanisation hypercentralisée qui rend extrêmement difficile la création de nouveaux lieux et l'insonorisation de bâtiments anciens), économiques (les coûts très élevés de la capitale) et surtout législatives.
Les signataires pointent en effet des « pressions » grandissantes de la préfecture et des services de police dans la gestion des problèmes de nuisance et de voisinage, qui auraient explosé depuis la loi anti-tabac de janvier 2008.
Contactée par nos soins, la préfecture de police a dit préférer ne pas s'exprimer sur le sujet. Eric Labbé d'ElectroKitchen explique :
« On a tous trouvé cette loi intéressante d'un point de vue de la santé publique. Mais personne n'avait prévu que les clients allaient se retrouver dans la rue pour s'en griller une. Les flics ont du gérer avec les moyens du bord. »
Sans licence « club », un bar ne peut passer de la musique pour danser
Benoît Rousseau, programmateur du Point Ephémère (qui vient de fêter ses cinq ans), et Rémi Bonin de Technopol, dénoncent ainsi une augmentation sensible de la répression sur les lieux de vie nocturne -répression qui va de la fermeture administrative aux amendes, en passant par l'imposition de travaux d'insonorisation hors de prix, et la mise en application de règlements un peu bêtes et méchants.
« Un bar qui ne dispose pas de licence “ club ” ne peut par exemple théoriquement pas passer de la musique qui incite à faire danser les gens, c'est une aberration », explique ainsi Rima Abdul Malak, de la direction culturelle de la mairie de Paris, qui dit comprendre et soutenir les doléances formulées dans la lettre.
En forme de soutien, la mairie lance d'ailleurs un site, Nightlife, censé fournir aux parisiens et aux touristes les bons plans de la nuit parisienne.
Les licences de nuit, qui permettent à des salles d'ouvrir jusqu'à quatre heures du matin au lieu des deux heures réglementaires seraient elles aussi de plus en plus rares et délivrées au compte-goutte depuis janvier 2008.
Les patrons sont également tenus pour responsables de ce qui se passe à l'extérieur de leur établissement. Le Batofar a ainsi écopé d'une fermeture de six mois (au final ramené à quelques semaines après un lobbying acharné de la mairie et des associations) pour une bagarre à l'arme blanche qui a eu lieu à 150 mètres de l'établissement.
« Plus pratique que les gens soient chez eux plutôt que dans la rue »
« Faudra me citer une autre profession où l'on est responsable du client jusqu'à ce qu'il rentre chez lui », s'exclame Eric Labbe de Electro Kitchen. Pour lui, ce durcissement s'inscrit dans un climat sécuritaire général :
« On est dans une logique sécuritaire globale, pas uniquement dans des problèmes d'acoustique ou de nuisances. Tranquilité, sécurité. Il est plus pratique que les gens soient chez eux plutôt que dans la rue. »
D'autres, à l'instar de Christophe Vix Gras, (un des associés du Rosa Bonheur, ce bar restaurant situé dans les Buttes Chaumont, haut lieu de la vie nocturne cet été à Paris) plus modérés, y voient une conséquence de la « boboïsation » de la capitale et de la société française :
« On veut la tranquilité et la fête. On a de plus en plus de mal à supporter l'autre, à accepter le bruit, le compromis. Nous sommes dans un pays de normes, on a une nuit à l'image de notre pays. »
Avec leur pétition, qu'ils comptent adresser dans les jours qui viennent au ministère de la Culture, de l'Intérieur, à la région et à la mairie de Paris, les signataires espèrent obtenir des états généraux de la nuit. Ils demandent une clarification de la législation, une aide accrue des autorités, proposent que soit accordé un nouveau statut juridique aux quartiers reconnus comme « festifs ».
Surtout, tous demandent la réaffirmation « en actes, et non seulement en paroles, de l'importance pour la culture des lieux de diffusion de proximité » :
« Dans la situation actuelle, on détruit la scène locale, explique le DJ Dan Ghenacia, qui a préféré s'expatrier à Berlin. Ca fait des années que je ne travaille plus à Paris. Et les artistes de mon label partent vivre à Berlin, ou dans les autres capitales culturelles européennes. »
A en croire le nombre de signataires de la pétition hors région parisienne, il n'y a pas qu'à Paris qu'on a du mal à danser : la France entière semble être sur le point de s'endormir.
En partenariat avec LesInrocks.com

Photo : dans une boite de nuit parisienne (Tillinka/Flickr)


















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De Iv
Roboticien utopiste | 17H26 | 02/11/2009 |
Berlin est une ville où la densité est bien plus faible qu'à Paris, le clubbing s'y fait dans des endroits gigantesques sans déranger le moindre voisin. Le problème de Paris est son coté ville historique : si on faisait sauter l'interdiction de construire des bâtiments de plus de 5 étages, la vie nocturne se créerait de nouveaux endroits où l'on pourrait fumer en extérieur et faire du bruit. Le problème de Paris est qu'on y danse au rez-de-chaussée et qu'on y dort au deuxième étage dans des bâtiments "historiques" donc souvent mal insonorisés. Paris doit assumer soit son statut de ville-musée soit accepter d'évoluer pour continuer à vivre.
A Tokyo, les boites sont souvent à un troisième ou quatrième étage. On prend l'ascenceur pour y aller. Des immeubles de dix étages sont réservés à une vie commerciale et clubbing nocturne. L'immeuble résidentiel est à deux rues de là.
Je sais que Paris est une ville belle et historique, mais que ceux qui veulent la préserver ainsi se rendent compte de la sclérose que cela implique. Les nouveaux lieux intéressants ouvrent de plus en plus loin du centre ville. Moi j'ai fini par déménager....
à Iv
De Tyb
(par ici, par là) | 17H40 | 02/11/2009 |
Berlin bénéficie surtout d'une scène musicale bouillonnante qu'on serait bien en peine de trouver à Paris, même si celle ci est peut être effectivement en partie le résultat d'une géographie urbaine plus tolérante. (et de l'histoire parce que on peut au moins reconnaitre à la France des talents particulièrement pointus lorsqu'il s'agit de réussir de rester à l'écart de presque toutes les évolutions récentes de la musique...)
Je crois effectivement que l'un des problèmes principaux de Paris c'est le mauvais état des appartements, particulièrement en ce qui concerne l'isolation sonore et cet espèce de fixation de l'architecture dans un passé mal conservé.
Sinon par principe je ne signerais pas cette pétition, car pour ma part le vrai problème de la dégradation de la vie nocturne à Paris tiens en quelques autres facteurs que les créateurs de cette pétition évitent "bizarrement" :
- des programmations en partie frileuses et pas assez pointues, même si ça s'est largement amélioré ces 4/5 dernières années.
- la politique d'entrée dans certains clubs qui a pris un virage "select" assez ridicule et totalement hors de propos, je ne citerais pas de nom mais c'est facile à trouver.
- et enfin le principal : les tarifs ahurissants et plus qu'abusés des entrées et surtout des consommations, et oui le principal problème de la vie nocturne à Paris messieurs les vendeurs de bière c'est de prendre les consommateurs pour des vaches à lait, surtout quand ceux ci sont de moins en moins fortunés....
même pour les prix d'entrées il est facile de trouver les mêmes programmations en belgique qu'à paris pour 15-20 euros dans notre belle capitale et là bas... 5 ou 10 euros...
à Tyb
De Iv
Roboticien utopiste | 17H59 | 02/11/2009 |
Mettez plus de lieux, il y aura plus de musiciens et des prix plus bas. ce qui est rare est cher et à Paris, la place est extrêmement rare et il est interdit d'en créer.
à Iv
De Le-Hurleur
Manutention-Artiste musicien | 19H17 | 02/11/2009 |
+10
à Tyb
De Gabeuh
Rêveur expatrié | 18H37 | 02/11/2009 |
Absolument d'accord. Mais ça me semble pas gagné pour faire de Paris une ville "pauvre, mais sexy".
à Tyb
De Sierra
citoyen | 19H45 | 02/11/2009 |
Rappelez vous, nos parents dansaient dans des bals gratuits en extérieur.
Question : Pourquoi ce n'est plus possible aujourd'hui ? ?
à Sierra
De amirella
en CDD chez chomage.com | 14H38 | 03/11/2009 |
Tu ne crois pas si bien dire, il y a beaucoup de choses qui disparaissent en ce moment pour danser.
Les bals populaires se perdent dans les calendriers, et les meilleurs plans pour danser ne sont plus les discothèques, non seulement parce que l'entrée est hors de prix mais aussi à cause de l'ambiance méga-drague qui fait qu'une femme seule ne peut pas y aller si elle n'a pas envie de se faire brancher...
Du coup, le phénomène est massif, les gens dansent de moins en moins, et à la place on assiste à une codification à l'extrême avec une représentation officielle de la danse en mode hyper élitiste : on ne voit plus, dans les clips ou les plateaux télé, que de la danse ultra chorégraphiée (le but du jeu étant que le spectateur se dise : 'waw, c'est baleze', et pas : 'cool, ça me donne envie de danser') . je sais pas si c'est une conséquence, mais je remarque que dans de plus en plus de boites de nuits, il y a des moments où tout le monde se met à danser pareil, ça devient affligeant de voir à quel point il ne reste que peu de place à l'expression libre, gratuite, festive, déconneuse.
La danse est à tout le monde, il faut nous la réapproprier, vous trouvez pas?
Pour moi c'est clair qu'il n'y a plus moyen de danser autant que je voudrais, surtout depuis que je suis au chomage.
Alors pour pas me retrouver enfermée chez moi, je me suis mise à danser dans la rue... en rollers! c'est vrai que ça fait moins 'mais qui c'est cette folle' (un bon exemple d'une fille que j'admire énormément :)
http://www.youtube.com/watch?v=LLYLKWIbClk
, et comme j'ai mon casque sur les oreilles quand je danse dans la rue, ma musique "n'agresse" personne, et c'est clairement super agréable de sortir les gens de leur train train en leur donnant à voir quelqu'un à fond dans son trip dancefloor... beaucoup de gens que j'ai croisés n'ont jamais mis les pieds en boite, et pourtant certains viennent me voir pour me dire qu'ils trouvent ça très beau!
Du coup, on a créé avec des potes des roller dance party, avec le meme son pour tout le monde et une initiation au rollerdance tout simplement en se lançant sur de la bonne zique... ben oui, si vous vous débrouillez en roller et que vous savez danser, je peux vous assurer que vous savez danser en roller...
Voilà pour l'instant je fais ça sur marseille mais si d'autres personnes en france sont intéressées pour faire ça dans leur ville, seul ou en groupe, n'hésitez pas à me contacter sur internet!
des bises à roulettes
Amirella
à Sierra
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 16H21 | 03/11/2009 |
C'est bien l'origine du nom de la station de métro... Gaité !
à Iv
De Deamon7
| 17H55 | 02/11/2009 |
A Bangkok, mieux, il y a une boite au 64ème (et dernier) étage.
à Deamon7
De pablico
18H59 | 02/11/2009 |
en cas d'incendie, ou d'effet de foule..ça doit être mortel.
pour fumer sa clope faut-il descendre 64 étages ou aller sur le toit?
qui dit que c'est la place qui manque?
qui dit qu'on ne peut pas faire de bruit?
il y a des endroits déserts, des endroits insonorisés...il suffit d'aménager les catacombes par exemple... cela ne dérangera personne.. et il y a de la place et pas de voisins souterrains.
à Iv
De s3b
sofa surfeur | 22H17 | 02/11/2009 |
C'est clair qu'on est super loin de trouver un lan kwai fong (quartier chaud sur Hong Kong) sur Paris. Bon ok il y a des trucs à redire, mais c'est quand même bien sympa.
Bon nombre d'artistes assez pointu (notamment electro) passent de temps à autre sur Paris et c'est la foire d'empoigne car tout le monde veut y aller, la salle est trop petite etc.
Paris ville musée arrêtée au 19e siècle. On nous parle d'exception culturelle française, enfin là ça commence à ressembler à un guetho culturel !
à Iv
De La Crapule.
médecin | 20H48 | 04/11/2009 |
A Tokyo, on trouve des bars qui passent une musique pointu et expérimentale au 50 ième étage comme le Madoo Lounge à Roppongi.
A Tokyo, les vigiles s'assurent juste que tu as l'âge requis pour entrer. Il n' y a pas de délit de sale gueule à Tokyo. Il n' y a pas de guest-list à Tokyo ni ce culte de la peopolisation qui sévit à Paris et qui veut que tout le monde se prend pour une starlette une fois franchi la porte d'une boite de nuit.( Bling bling quand tu nous tiens)
A Tokyo, contrairement à Paris, les gens y vont pour s'amuser et non pour se montrer. Il n' y a pas de culte de la bouteille de champagne à Tokyo car ils n'ont pas besoin de parader pour se sentir exister. Le son y est mille fois meilleur et leur programmation audacieuse.
Les consommations en club sont entre 500 et 1000 yens. Généralement, la deuxième consommation y est gratuite.
Alors Paris se meurt la nuit, je dis: c'est bien mérité.
De sigismund
17H27 | 02/11/2009 |
"...mais aussi des artistes, DJ ou chanteurs (dont Izia Higelin )" Waouuuuh dont Izia Higelin !!! :D
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 17H29 | 02/11/2009 |
« On veut la tranquilité et la fête. On a de plus en plus de mal à supporter l'autre, à accepter le bruit, le compromis. Nous sommes dans un pays de normes, on a une nuit à l'image de notre pays. »
C'est exactement cela : des petits vélos , des crèches , des trottoirs pour les poussettes géantes, la rue réservées le vendredi soir et le dimanche aux patins à roulettes , des bars sans fumées : les parisiens ont été infantilisés .
9H , les enfants . On va se laver les dents et après au lit ...
à Numerosix
De youngtree
J'ai rien fait | 17H42 | 02/11/2009 |
La majorité de ceux qui tiennent ce discours n'habitent pas en face d'un bar. Le manque de civilité flagrant des fêtards qui prennent la rue pour terrain de jeu y est pour beaucoup dans ce "rejet de l'autre". Le bruit aussi est une pollution, et qui peut mener à bien des extrêmes.
Tout le monde n'as pas une vie idyllique de fêtard beurré à 23h... et c'est pas pour autant que tout le monde à une vie chiante !
à youngtree
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 17H56 | 02/11/2009 |
Je n'ai jamais prétendu que les enfants s'ennuyaient dans les nurseries et les jardins d'enfants sécurisées ...
Amusez vous bien ..
à Numerosix
De Tyb
(par ici, par là) | 18H00 | 02/11/2009 |
Il a tout a fait raison ceci dit.
Enfin c'est plus facile de répondre par le mépris que par reconnaitre les failles de son propre comportement.
Et puis c'est vrai que c'est tellement dégueulasse de la part d'un père de famille qui se lève tôt pour aller nourrir ses gamins de le prendre mal d'être réveillé à 3h du mat toutes les deux nuits par des fétards qui s'amusent...
à Tyb
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 18H09 | 02/11/2009 |
Allez vivre dans les cités dortoir, c''est pas ce qui manque ...
à Numerosix
De Ubu Trodvers
Glisseur d'instant | 18H37 | 02/11/2009 |
D'accord avec Numerosix,
"Et puis c'est vrai que c'est tellement dégueulasse de la part d'un père de famille qui se lève tôt pour aller nourrir ses gamins de le prendre mal d'être réveillé à 3h du mat toutes les deux nuits par des fétards qui s'amusent..."
Ubuesque c'est d'une facilité :
"C'est vrai que c'est tellement dégueulasse de la part d'un jeune qui trime toute la semaine pour son loyer de le prendre mal quand on l'empeche de faire la fête pour éviter suicide et dépression..."
A croire qu'en France on aime se plaindre au lieu d'aimer vivre.
Si on a du mal a dormir, on prends des boules quies ou on change d'appart, je pense que le père de famille qui se plaint d'habiter en plein chatelet parce qu'il se fait réveiller toutes les nuits à 3h du mat il devrait aller faire un tour près des lignes de chemin de fer ou des centaines d'apparts se couchent et se lèvent au rythme des trains.
à Ubu Trodvers
De Tyb
(par ici, par là) | 20H34 | 02/11/2009 |
ouais c'est comme les victimes d'abus policier ils devraient pas se plaindre au maroc ou en tunisie ça serait pire
vous avez d'autres pseudo arguments débiles comme ça en stock ?
bon bref je vois que je suis tombé sur un repaire de jeunes branleurs hédonistes de merde qui trouveraient ça tout à fait normal que les prolétaires aillent habiter en banlieue à 2h de trajet aller/retour pour aller bosser au supermarché du coin plutôt que de les voir éventuellement demander aux jeunes fétards un peu plus fortunés de respecter les autres ouh là là c'est vraiment trop fasciste...
et puis c'est vrai que c'est tellement facile de changer d'appart à paris quand on a pas 4 fois le salaire qui va bien, c'est bien connu.
c'est tellement difficile d'accepter qu'aimer vivre ne se résume pas forcément à gueuler complètement bourré dans la rue à quatre heures du mat en réveillant la moitié du quartier ?
et que ce genre de comportement individuel est aussi en grande partie responsable du durcissement législatif et policier ?
que d'autres personnes n'ont pas la même vie que vous, ne veulent pas plus de la votre que vous ne voulez de la leur et demandent cependant un minimum de respect de votre part au moins égal à celui qu'ils vous accordent ?
que le droit à un sommeil reposant est fondamental surtout dans les horaires de nuit normaux ?
bref je ne vous souhaite qu'une chose : que les mecs en question qui d'après vous "aiment se plaindre au lieu de vivre" viennent systématiquement vous réveiller à 9h en gueulant en bas de votre immeuble tous les matins, weekend inclus, et surtout le lendemain de vos meilleures soirées.
parce que ça c'est juste avant le stade bien plus violent qui commence à apparaitre dans le coin des riverains excédés qui balancent par les fenêtres des bassines d'eau ou des œufs. avant de passer aux enclumes...
à Tyb
De Emmanuel M
Commentateur | 01H30 | 03/11/2009 |
Qu'ils aillent se reposer en banlieue ou dans le XVIe
Sérieux ces connards de riverains veulent habiter le centre ville,a voir tout à coté (bar, transports, sortie, travail, ...) sans en avoir les inconvénients.
Si vous voulez pas de votre appartement à bastille, quelqu'un d'autre en voudra. Le père de famille
Les bourgeois c'est comme les cochons, plus ca devient vieux, plus ca devient bête,
Les bourgeois c'est comme les cochons, plus ca devient vieux plus ca devient con.
à Emmanuel M
De Tyb
(par ici, par là) | 10H07 | 03/11/2009 |
vous avez lu mon commentaire ou vous vous contentez de ressasser les mêmes conneries ?
mon ex voisine de 88 ans qui habite là depuis plus de 50 ans elle devrait partir pour vous faire plaisir ? quand bien même elle ne pourrait pas se payer d'autre appart avec sa retraite ?
la mère célibataire avec deux enfants de l'appart d'à coté qui bossait au supermarché comme caissière plus loin dans la rue elle devrait se taper une heure de transport aller tous les matins juste pour vous faire plaisir ?
celui qui habite juste au dessus d'un bar bruyant c'est un bourgeois ou bien justement généralement quelqu'un qui n'a pas les moyens de déménager ailleurs ou dans un appart plus confortable ?
bref vous me foutez tous la gerbe collectivement, non seulement faire la fête est un luxe qu'une large part de la population ne peut pas se permettre mais en plus il vous semble absolument normal d'empêcher ces gens là de vivre correctement.
vous êtes puants. si on voulait avoir un exemple concret des ravages de la gentryfication, ce sujet serait parfait.
enfin bon vous êtes ce qu'on appelle des idiots utiles, vous permettez de justifier le durcissement légal et policier en ce qui concerne la vie nocturne parisienne, et en lisant ce genre de commentaires, je ne peux que donner raison aux riverains.
en tout cas cher emmanuel m, bourgeois qui s'ignore puisqu'assez fortuné tout de même pour claquer de l'argent dans les bars et autres, apparemment tu n'a pas besoin d'attendre d'être vieux pour être con.
à Tyb
De khom
Etudiant | 12H54 | 03/11/2009 |
Je suis plutôt du genre à geuler beuré dans la rue. Et pourtant je suis totalement d'accord avec toi. Je regrette ces actes, personnellement je déteste être réveillé par des fêtards en pleine nuit une veille d'examen.
Ces commentaires sont débiles. Que les bourgeois aillent vivre ailleurs pour laisser les autres faire du bruit ... nan mais sérieux vous vous entendez ? On peut faire la fête en tâchant de ne pas réveiller tout le quartier. Dire que Paris n'est ni Berlin ni Londres car des bourgeois refusent que les jeunes s'amusent, c'est caricatural.
S'amuser est en effet un luxe, entre celui qui se la colle le soir sans se soucier du lendemain et celui qui doit dormir pour aller bosser histoire de payer son loyer, je me demande bien qui est privilégié.
Je suis pourtant un grand fêtard gauchisant.
à Emmanuel M
De San-A
16H05 | 03/11/2009 |
TOI Coco, tu mérites une dance ... mais pas celle que tu crois. J'ose espérer que tu l'as déjà reçue.
à Tyb
De Network 23
identité perdue dans mes papiers | 16H26 | 03/11/2009 |
Oui, enfin bon, ce que vous décriez ce sont les gars beurrés qui gueulent à 4 h du mat dans la rue.
Pour cela, une bouteille de whisky tapée à la maison, ajoutée à un pétage de plomb ou/et de l'immaturité (à quelque âge que ce soit), suffit amplement.
La plupart des gens qui vont faire la fête ne s'amusent pas à réveiller le quartier une fois qu'ils sont dans la rue. Et ceux qui le font sont passibles d'un procès-verbal qui leur fera réfléchir la prochaine fois...
à Tyb
De Ubu Trodvers
Glisseur d'instant | 17H18 | 03/11/2009 |
"bref je ne vous souhaite qu'une chose : que les mecs en question qui d'après vous "aiment se plaindre au lieu de vivre" viennent systématiquement vous réveiller à 9h en gueulant en bas de votre immeuble tous les matins, weekend inclus, et surtout le lendemain de vos meilleures soirées."
(déjà sympa le gars!)
Tout les matins, y compris les we, vers 7h, je me fais réveiller par mes voisins du dessus qui ont un parquet de merde et une gamine qui crie plus fort que la castafiore sous exta et qui chiale 3h par jour. En plus ce doit être une zidane en herbe parce que j'entends des coups de ballons dans tous les murs. Tous mes amis ayant eu la joie de dormir chez moi, m'ont demander si c'est ça tous les jours. Oui c'est ça tous les jours.
J'ai aussi une cage d'escalier derrière le mur de ma piaule, donc les nuits où l'immeuble derrière moi s'agite j'entends les marches trembler, je serais curieux de voir le squat au dernier étage...
Je me plains pas, je fais avec, je vais pas les empecher d'élever leur gamine, je vais pas les empecher de monter des escaliers, je vais pas imposer à une copropriété de refaire les murs juste pour moi.
Moi quand je fais une soirée je pousse les potards à fond. Mes voisins m'ont encore rien dit, un petit mot de leur part et je baisserai le son avec le sourire, la prochaine fois j'irais les prévenir pour voir si ca gêne.
Avant j'avait un appart a Nantes a côté d'un alcoolique de 40ans fan de johny qui s'engueulait avec son labrador quand il rentrait dans son 20m² A 3h du mat...pauvre chien.
Je suis aussi passé 2 mois dans un foyer avec 5 chambres dans le même appart, en pleine campagne présidentiel. Pas de chance un membre de l'ump à ma gauche et un fan de Segolene à ma droite (positionnement qui m'a toujours paru bizarre!). Je me souviens de leur prise de bec le soir, et des discours en boucle de Sego toute la journée pendant que je redigeais mon mémoire...
"que d'autres personnes n'ont pas la même vie que vous, ne veulent pas plus de la votre que vous ne voulez de la leur et demandent cependant un minimum de respect de votre part au moins égal à celui qu'ils vous accordent ?"
t'as pas tellement l'air de nous accorder beaucoup de respect, ou en tout cas il ne m'a pas l'air d'être égal à celui que l'on t'accorde.... mais la cause est pas dur à trouver :
"que le droit à un sommeil reposant est fondamental surtout dans les horaires de nuit normaux ?"
-Merdre, par ma chandelle verte des horaires normaux? mais la pologne ne serait donc pas un pays plat où le soleil frappe toujours la tête du roi?
"un repaire de jeunes branleurs hédonistes de merde"
ce serait pas un épiménide qui se cacherait derrière? Comment peux tu nous adjectiver hédoniste alors que tu veux rompre la discussion par cette même phrase?
ou alors on ne dit pas "merde" mais "merdre" ;)
bon chahut!
à Tyb
De tlaloc
Retraité | 19H19 | 03/11/2009 |
Je n'osais pas le dire, bien répondu
à youngtree
De geff
18H43 | 02/11/2009 |
bien triste celui dont le bonheur se confond à de la musique à donf sur un lit de vodka !
à youngtree
De shillom
19H15 | 02/11/2009 |
Oui enfin quand on veut du calme logiquement on ne choisit pas de vivre en ville, encore moins dans la ville la plus chère de France, à côté d'un bar qui plus est.
à youngtree
De Le-Hurleur
Manutention-Artiste musicien | 19H25 | 02/11/2009 |
Ca me fait bien marrer ça.
Le bruit des véhicules est bien plus important au niveau des décibels que les noctambules.
Ce qui me fait le plus péter les plombs, ce sont les travaux incessants et les klaxons.
Non, il s'agit d'intolérance. On tolère le rythme effréné de nos vies, mais quand il s'agit d'entendre le son de la déviance (car la vie nocturne est une déviance) ou plutôt, de la délivrance, on ne supporte pas ça. C'est une époque aigre que la nôtre.