Il aura fallu attendre près de vingt ans pour que la vérité éclate. La fameuse crinière du champion de tennis Andre Agassi au début des années 90 était une perruque. (Voir la vidéo)
Cette nouvelle révélation est contenue dans son livre « Open : An autobiography » qui doit sortir le 9 novembre et dont People Magazine a publié des extraits vendredi. Mercredi dernier, le Times avait dévoilé d'autres extraits dans lesquels le champion avouait avoir pris de la méthamphétamine en 1997.
Agassi raconte qu'avant la finale de Roland Garros en 1990, il avait prié « non pour la victoire, mais pour que [sa] perruque ne tombe pas ». A la veille du match, « c'est le fiasco ».
« Je prenais ma douche et j'ai soudain senti ma perruque tomber. »
Agassi appelle son frère à la rescousse :
« Nous avons utilisé vingt clips. “Tu penses que ça va tenir”, lui ai-je demandé. “Oui, si tu ne bouges pas trop”, répondit-il. »
Pas forcément pratique quand il s'agit de disputer sa première finale d'un tournoi du Grand Chelem. Agassi pense que ses soucis de perruque ne sont pas pour rien dans sa défaite contre Andrés Gómez :
« A chaque bond, je l'imaginais tombant dans la terre. Je voyais des millions de téléspectateurs se rapprocher de leurs écrans, les yeux écarquillés, se demandant, dans des dizaines de dialectes et de langues, comment les cheveux d'Andre Agassi étaient tombés de sa tête. »
On s'en doute rétrospectivement, à la lumière de son changement de coiffure : sa perruque avait pour but de masquer sa calvitie. C'est l'actrice Brooke Shields, qu'il épousera en 1997, qui l'a persuadé de couper ses cheveux restants :
« Elle m'a dit que je ferais mieux de raser mon crâne. C'était comme suggérer de m'arracher toutes mes dents. Néanmoins, j'y ai réfléchi pendant plusieurs jours, j'ai pensé aux angoisses que cela provoquait, à l'hypocrisie et aux mensonges. »
A la différence de la révélation sur l'usage de drogues, Agassi n'encourt vraisemblablement pas de sanctions pour celui d'une perruque.



















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De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 12H52 | 01/11/2009 |
Demain Rocco Siffredi expliquera comment il a surmonté son angoisse de perdre sa prothèse en plein gang bang.
De Chamaco
Dans l'ombre | 13H09 | 01/11/2009 |
c'est avec ce genre d'article propulsé en Une qu'on se rend compte du vide abyssal qu'offre la presse.
De Bartabasco
Lisse et un. | 13H20 | 01/11/2009 |
Un seul truc est.... choquant dans cet article.
" à la une "
Le reste est plutôt mignon.
De gelatrik
Psychopathe | 13H30 | 01/11/2009 |
C'est le genre d'info qui fait mal... Je vais avoir du mal à m'en remettre.
De Pierre Serisier
Journaliste | 14H37 | 01/11/2009 |
De mémoire, je crois qu'Agassi a perdu cette finale et la suivante contre son compatriote Jim Courier en 1991 parce qu'il ne les a pas vraiment jouées. Il s'est plutôt regardé taper dans la balle que chercher à conquérir un titre qui lui reviendra en 1999.
Ce qui est vraiment intéressant dans cette autobiographie (que l'on nous vend bien depuis plusieurs jours), ce sont les relations avec le père. Bien sûr, c'est destiné à faire pleurer dans les chaumières américaines et à faire écouler des piles de bouquins. Pas seulement aux abords du camp retranché de Nick Bollettieri où Agassi a passé quelques temps.
Il n'en reste pas moins vrai que le paternel Agassi appartenait à cette engeance de parents comme Father Williams, Fater Graf ou Père Pierce, voire Mutti Hingis. Des géniteurs qui vivent par procuration la gloire qui s'est toujours refusée à eux. Quand Agassi remporte Wimbledon, la première remarque de son père est: "tu n'aurais pas dû perdre ce quatrième set".
Quant à Andre, perruque ou pas, il est le joueur le plus complet de sa génération. Plus complet encore que Pete Sampras, mais sans doute aussi moins docile.
De Laurent Mauriac (auteur)
Rue89 | 14H47 | 01/11/2009 |
@Chamaco. Si c'est ce que vous pensez, pourquoi avoir cliqué dessus? J'espère que ça n'est pas pour sombrer dans ce vide abyssal.
N'est-ce pas plutôt pour prendre une petite bouffée de légèreté?
Je pense que vous avez eu raison de ne pas vous en priver.