Donnez votre avis sur le projet de charte des journalistes
Les médias sont en crise, chacun le sait. Mais cette crise n'est pas seulement économique, comme semblent le croire nombre d'élus ou de dirigeants du secteur. Elle est aussi éditoriale. Dans ce contexte, l'élaboration d'un nouveau code de déontologie est un signe d'autant plus positif que le public est invité à y participer.
Réalisé par un « comité des sages » dans la foulée des Etats généraux de la presse écrite de l'an dernier, ce projet de code vise à compléter et à imposer plus fortement les principes applicables en vertu des deux chartes des journalistes actuellement en vigueur : la charte des devoirs professionnels des journalistes français, adoptée en 1918 et révisée en 1938, et la déclaration des devoirs et des droits des journalistes, signée à Munich en 1971.
Le comité appelle explicitement les partenaires sociaux à « amender » puis à « adopter » ce code, et demande aux différents médias de le diffuser auprès du public, afin que celui-ci donne son avis.
Pour le journaliste Jérôme Bouvier, président de l'association Journalisme et Citoyenneté, la grande question est celle-ci :
« Est-ce que des éditeurs et patrons de médias accepteront d'entrer dans la discussion ? Ce qui les forcerait à bouger, c'est que cette question devienne un débat public. »
Rue89 publie ci-dessous l'intégralité de ce projet de code. Vos propositions d'amendement seront transmises au comité.
Projet de code de déontologie des journalistes
(Synthèse du 20 octobre 2009)
1. Le métier de journaliste
1-1 Le journaliste a pour fonction de rechercher, pour le public, des informations, de les vérifier, de les situer dans un contexte, de les hiérarchiser, de les mettre en forme, et éventuellement de les commenter, afin de les diffuser, sous toute forme et sur tout support.
1-2 Il le fait, au sein d'une équipe rédactionnelle, sous l'autorité de la direction de la rédaction et la responsabilité du directeur de la publication, dans le cadre d'une politique éditoriale définie.
1-3 Les journalistes et les responsables éditoriaux placent au cœur de leur métier le droit du public à une information de qualité. A cette fin, ils veillent avec la même exigence au respect des règles déontologiques énoncées dans ce code.
1-4 L'indépendance du journaliste, condition essentielle d'une information libre, honnête et pluraliste, va de pair avec sa responsabilité. Le journaliste doit toujours avoir conscience des conséquences, positives ou négatives, des informations qu'il diffuse.
2. - Le recueil et le traitement de l'information
2-1 Le journaliste doit s'attacher avant tout à l'exactitude des faits, des actes, des propos qu'il révèle ou dont il rend compte.
2-2 Le journaliste examine avec rigueur et une vigilance critique les informations, documents, images ou sons qui lui parviennent. Le souci d'assurer au plus vite la diffusion d'une information ne dispense pas d'une vérification préalable de la crédibilité des sources.
Le journaliste est attentif aux critiques et suggestions du public. Il les prend en compte dans sa réflexion et sa pratique journalistique.
2-3 Le journaliste s'assure que les textes, documents, images qu'il présente n'ont fait l'objet d'aucune altération ou falsification de nature à déformer la réalité des faits. Toute modification volontaire d'une image doit être portée à la connaissance du public.
2-4 L'origine des informations publiées doit être clairement identifiée afin d'en assurer la traçabilité. Le recours à l'anonymat n'est acceptable que lorsqu'il sert le droit à l'information ; dans ce cas, le journaliste en avertit le public après avoir informé son supérieur hiérarchique de la nature de ses sources.
2-5 Le journaliste s'interdit tout plagiat. Il cite les confrères dont il reprend les informations.
2-6 Le journaliste rectifie dans les meilleurs délais et de la façon la plus visible les erreurs qu'il a pu commettre. Il doit avertir le public des manipulations dont il a pu être victime.
2-7 Le journaliste s'interdit d'utiliser des moyens déloyaux pour obtenir des informations. Dans les cas où le recueil d'informations ne peut être obtenu qu'en cachant soit sa qualité de journaliste soit son activité journalistique, il en informe préalablement sa hiérarchie, s'en explique auprès du public et donne la parole aux personnes mises en cause.
2-8 Le journaliste veille à ne faire preuve d'aucune complaisance dans la représentation de la violence et dans l'exploitation des émotions.
3. - La protection du droit des personnes
3-1 Le journaliste respecte la dignité des personnes et la présomption d'innocence. Il veille à ne pas mettre en cause, sans information crédible sur les faits allégués, la réputation et l'honneur d'autrui. Il n'abuse pas de l'état de faiblesse ou de détresse de personnes vivant des événements dramatiques pour obtenir d'elles des informations ou des documents.
3-2 Le journaliste respecte la vie privée des personnes et ne diffuse d'informations dans ce domaine que si elles apparaissent nécessaires à la compréhension d'événements ou de situations de la vie publique.
3-3 Le journaliste veille à ne pas nourrir la haine, les discriminations ou les préjugés à l'égard de personnes ou de groupes. Il ne relaie pas des réactions de lecteurs, d'auditeurs, de téléspectateurs ou d'internautes qui risquent d'entretenir ces mêmes sentiments.
4. - L'indépendance du journaliste
4-1 Le journaliste garde recul et distance avec toutes les sources d'information et les services de communication, publics ou privés. Il se méfie de toute démarche susceptible d'instaurer entre lui-même et ses sources un rapport de dépendance, de connivence, de séduction ou de gratitude.
4-2 Le journaliste ne confond pas son métier avec celui de policier ou de juge. Il n'est pas un agent de renseignements. Il refuse toute confusion entre information et promotion ou publicité.
4-3 Le journaliste s'interdit toute activité lucrative, extérieure à l'exercice de son métier, pouvant porter atteinte à sa crédibilité et à son indépendance.
Participaient au « comité des sages » : Marie-Laure Augry, médiatrice de France 3 ; maître Basile Ader, avocat spécialisé dans le droit de la communication, défenseur de plusieurs journaux, collaborateur de Légipresse ; Alain Boulonne, président du CNDI, ancien président de la FNPF, ancien DG de l'Yonne républicaine ; Jérôme Bouvier, président de Journalisme et Citoyenneté, créateur des Assises Internationales du Journalisme et de l'Information ; Jean-Pierre Caffin, DG de Prisma Presse ; Olivier Da Lage, ancien président de la Commisision de la carte de presse ; Jean-Marie Dupont, président du Clemi ; Bruno Frappat, président honoraire de Bayard Presse ; Pascal Guénée, directeur de l'Institut pratique de journalisme ; Catherine Vincent, rédactrice en chef du site E24 ; Lorenzo Virgili, photojournaliste, Association Freelens.
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De Duc du Granlac
Républicain | 16H39 | 31/10/2009 |
Vous voulez dire qu'avec cette charte Pernaud fera du journalisme ?
Et si la charte était une fausse bonne idée ?
Ce qui compte c'est la vérité,c'est notre but à nous les journalistes et la déontologie doit s'adapter à cette exigence et pas l'inverse.
à Duc du Granlac
De La mouche du coche
diptère | 17H14 | 31/10/2009 |
;
.
Oui bon la vérité si elle existait, cela se saurait.
.
.
à La mouche du coche
De pablico
17H58 | 31/10/2009 |
exact!
il n'y a pas une vérité, mais des vérités, à nous de choisir laquelle nous convient..
cela se saurait si la vérité seule et unique existait..
ce qui existe, ou a existé ce sont les faits....après la vérité n'est que habillage et interprétation des faits suivant sa sensibilité, son prisme, sa burqa morale et le peu de renseignements qu'on connait ou nous fait connaître.
à pablico
De Iv
Roboticien utopiste | 18H01 | 31/10/2009 |
Triste époque pour la science et les scientifiques que celle où l'on dit que la vérité est une question purement humaine qui n'a aucune réalité objective.
Les faits sont la vérité. Si vous les habillés ou les interprétez cela devient une opinion, et faire passer une opinion pour une vérité, c'est objectivement... un mensonge !
à Iv
De pablico
18H20 | 31/10/2009 |
un scientifique digne de ce nom, ne dira jamais que c'est la vérité, il dira que c'est une hypothèse, une théorie à vérifier...tout est là..
il est des vérités qui ont perduré longtemps, qui se sont avérées des mensonges...
ex:
- la terre plate (on savait depuis l'antiquité quelle était ronde)
Au VIe siècle av. J.-C., Anaximandre de Milet
- la naissance de l'homme, des dinosaures, etc il y a 6 000 ans..(certains le croient encore) etc etc
à Iv
De Sethtes
Mega Culpa | 18H37 | 31/10/2009 |
Les faits sont... les faits. La vérité se situe autre part. Un fait n'est jamais seul car il dépend de la manière dont on en a connaissance, dont on le voit. Et c'est là que l'interprétation devient inévitable.
L'opinion est la vérité dans le sens d'une vérité individuelle et propre à chacun. J'imagine que nous avons tous notre vérité, accessible par nous seuls et inaccessible par les autres puisque soumise à l'interprétation et donc une vérité bien différente.
Pour aller plus loin, je pense que nous incarnons notre propre vérité sans qu'elle ne puisse être transmise à qui que ce soit d'autre que nous-mêmes.
à Sethtes
De kkadim
service public rhone alpes | 07H38 | 01/11/2009 |
exact les faits sont les faits, mais...
d'une part quels faits présente t on, et quels faits laissons nous dans l'arriére boutique ( ex. des suicides en entreprises, qui sont dénoncés depuis plus de dix ans par les médecins du travail et qui n'apparaissent qu'aujourd'hui.... ou encore les "journaux télévisés" qui ne sont plus qu'une longue suite de faits divers : un meurtre par ci, un accident de la route par là ).
il y a donc un choix, et ce chois n'est jamais mis en avant.
enfin un fait n'est rien en lui même, il faut le contextualiser, c'est à dire lui donner sens. or force est de constater que bien souvent les faits sont utiliser comme simple illustration d'un discours qu'ils viennent renforcer. en d'autres termes le chemin est inverse de celui qui devrait être celui de l'linformation : c'est l'explication (que l'on veut donner du monde ) qui appelle le fait.
enfin pour moi contextualisation implique du parti pris, mais n'empéche pas une certaine neutralité. il faut expliquer les faits, les mettre en perspective pour simplement nous les faire comprendre : pour moi si trucmuche remplace tartempion dans le bas Bousistan oriental, me le dire ne m'avance pas beaucoup, il faut m'expliquer en quoi ce changement importe et necessite information.
toutes chose qui font qu'aujourd'hui je ne regarde pratiquement plus les médias français, car je n'y voit que domesticité.
à kkadim
De Sethtes
Mega Culpa | 13H53 | 01/11/2009 |
Entièrement d'accord avec vous.
A mes yeux, le travail d'un journaliste doit être d'éclairer par son point de vue un thème, un fait. Là où le professionnalisme de ce métier doit venir apparaître, c'est quand il s'agit de faire des recherches, de recouper des multitudes d'informations, de temporalités, d'avis, d'histoires... Chose quasi inexistante aujourd'hui dans nos médias. On prend la chose, on l'expose, de préférence le plus vite possible, avant tout le monde, sans rien d'autre qu'une description très linéaire et decontextualisée.
C'est là que j'aime beaucoup Courrier International par exemple, car ils n'hésitent pas à donner plusieurs points de vue sur une situation, avec des recherches dignes de ce nom. C'est là que notre esprit critique peut se construire, par exemple, dans l'antagonisme, la différence d'opinion.
Mais là aussi où nous sommes tous responsables de l'état actuel de nos médias, c'est que nous avons le pouvoir de ne pas les regarder tels quels. et, en même temps, nous avons la possibilité, en particulier via internet, de croiser différentes informations sur le même sujet pour en avoir une perspective plus profonde.
Une autre chose m'interroge beaucoup actuellement : la peur terrible du jugement. On nous assène que le journaliste ne doit pas juger mais être critique voir "scientifique". Seulement, l'homme est jugement, cela fait partie intégrante de sa construction. Le jugement peut, d'ailleurs, être moteur dans un débat. Le problème se pose autrement, à mes yeux : avec le jugement, préserve-t-on tout de même un droit de réponse, un espace de débat, les arguments sont-ils construits ou bien balancés à la va-vite ?
Je pense qu'il ne faut pas avoir peur de juger mais, en contrepartie, de laisser la place à l'autre de faire le sien aussi et que toute discussion vient "bouger", "construire" notre vérité, que ce soit dans le consensus, le contrepoids, le désaccord, l'accord, l'engueulade et le vin rouge...
Bref, le journalisme construit, qui ne soit pas qualifiable de people et/ou standardisé par les "élites auto-proclamées à qui on donne cette place d'ailleurs" ne sont plus légion...
à Sethtes
De Sissi des bois
... | 10H05 | 02/11/2009 |
Vous devriez remplacer le terme vérité par autre chose. La vérité c'est ce qui est vrai et donc, extérieure à nous même. C'est ce qui nous est imposé par le réel et que nous sommes obligé de voir même si nous n'en avons pas envi.
Partant de là, ce que vous appelez "vérité individuelle" "incarné en une personne" c'est une opinion, une croyance ou la conclusion d'un raisonnement mais cela n'a rien à voir avec une vérité. Le penser comme tel, même au sens personnel, est le début de l'égarement.
Cela ne signifie pas qu'il n'existe pour vérité que des faits. D'autant plus que les faits dépendant de l'observation ne sont pas toujours vrai dans le sens ou leurs "matérialités" n'existent pas forcément dans le réel. Une vérité est quelque chose qui s'impose à tous. Elle réclame un esprit sain mais c'est tout. La malhonnêteté ne peut exister face à une vérité parce que la nier c'est afficher sa folie devant tous les autres. La conclusion d'un raisonnement peut donc être une vérité pour peu que ce raisonnement ne nécessite que des constructions qui s'imposent à tous et qui sont donc elles même des vérités.
Les mathématiques en sont le meilleurs exemple évidemment, les axiomes constituant le cadre du réel et le fondement de toute construction ultérieure. De la même manière une philosophie aux prémisses et aux mécanismes indiscutables serait le point de départ d'un cheminement vers des vérités.
Notez que je suis passé au conditionnel en glissant des mathématique à la philosophie, c'est justement tout le problème.
à Sissi des bois
De Sethtes
Mega Culpa | 21H29 | 02/11/2009 |
Je suis à la fois en total accord et désaccord avec vous. Pour moi, rien ne s'impose à tous, rien n'existe qui s'impose à tous. Rien que le principe de réalité est soumis à l'interprétation de chacun et, devant les faits, nous avons chacun notre vérité (c'est ce que j'essayais de dire précédemment).
Les mathématiques sont pour moi un mauvais exemple car ils ne sont pas la réalité. J'essaie de m'expliquer. Les "vérités mathématiques" ne sont valables que pour elle-même, dans leur système (1+1=2 par exemple) mais cette vérité dans ce système diffère dans bien d'autres circonstances (1+1=1 en biologie, dans la reproduction, parfois, et c'est aussi une vérité mais dans le système de cette autre science). Je pense que l'histoire de vérité individuelle réapparaît ici quand les vérités mathématiques ne le sont que dans le système mathématique mais bien loin de la réalité.
La réalité est pour moi totalement inatteignable pour l'homme et l'esprit humain. La seule chose qui devient vraie, à mes yeux, est la perception individuelle et propre de cette réalité. Et les sciences ne sont que des sytèmes d'explications dont l'esprit humain a besoin pour s'expliquer le monde, se le comprendre, se le représenter, mais elles ne touchent qu'une vérité : la leur.
Il existe des multiples exemples d'interprétation d'une situation, dont un avis majoritaire va s'extirper, laissant les autres en place de marge, de fous. Or, il s'agit ni plus ni moins que des vérités, individuelles, sur une situation de la réalité qui nous échappe. Ca rassure d'avoir une vérité unique à laquelle se fier, histoire de bien vérifier qu'on est dans le droit chemin, le conventionnel. Je trouve l'idée d'une vérité multiple et variée pour un fait bien plus poétique et pleine d'incertitudes sur les autres : excitante quoi !
à Iv
De Crepitus
Retraité | 18H49 | 31/10/2009 |
D'accord pour les sciences dites dures, mais pour les diverses sciences humaines, je pense particulièrement à l'histoire, la vérité ne peut-être que relative, non seulement selon l'époque, mais aussi selon la sensibilité propre de l'historien. Ceci n'étant qu'un exemple parmi beaucoup d'autres possibles.
à Crepitus
De boumideschoux
19H15 | 31/10/2009 |
je vais plagier ramakhrisna:
la verité, c'est unpeu comme une montagne, selon l'endroit ou on se trouve, on ne voit pas la meme chose, pourtant c'est la meme montagne
à boumideschoux
De puma curieux
journaliste à Paris | 09H56 | 01/11/2009 |
C'est pour cela qu'il faut enchaîner les journalistes avec un code bidon pour être sûr qu'ils resteront les pieds dans le goudron.
à Crepitus
De Sissi des bois
... | 15H51 | 02/11/2009 |
Parce qu'il faut séparer le travail de l'historien en deux étapes. La recherche des faits historiques indiscutables, et l'analyse dans leur contexte des faits découverts pour tenter d'en extraire les mécanismes. Il n'en ressort donc pas des "vérités relatives" mais des interprétations.
Comme de surcroit les faits eux-mêmes prêtent parfois à discussion car ils ne se recoupent souvent que par leurs conséquences il en résulte un joyeux bordel qui conduit les historiens à s'étriper par livres interposés. Sachant cela, la seule erreur possible est de chercher à en extraire une vérité qui par définition ne peut exister que dans des situations extrêmement circonscrites et précises.
C'est d'ailleurs pour cela que l'on accole "humaine" à ces "sciences", c'est pour souligner le fait qu'elles n'en sont pas.
à Iv
De observeur
Libre penseur chez les ch'tis | 13H56 | 01/11/2009 |
Vous avez raisons La vérité ce sont les faits, certains relativisent cela en la confondant avec la justice, la morale et la légalité, qui elles nécessitent des lois et inversement!
à Duc du Granlac
De Mélanie.D
Chercheuse d'or | 02H44 | 01/11/2009 |
Quand on voit comment le 11/9 a été traité chez Durand, on peut se dire que la déontologie...
Voir cette excellente analyse :
11 septembre : 5 Objets du Scandale
Anatomie d'un traitement médiatique du 11 septembre
11 Septembre : 5 Objets du Scandale
De lavoine
région parisienne | 16H41 | 31/10/2009 |
Après l'adoption de cette charte, il vous faudra, peut-être, créer un" Ordre National des Journalistes" pour la faire respecter et veiller à la déontologie...sinon quel intérêt ?
De Glasgo
Etudiant | 16H48 | 31/10/2009 |
Sinistre époque...
le journalisme pert sa valeur moral, celle d'informer sans tabous, sans concessions, sans être rendu muet par le pouvoir mis en place...
trop tard..Bouygues, Bolloré,lagardere sont arrivés...
A quoi bon une charte ? elle sera jamais respecté, c'est juste pour donner bonne conscience, grotesque.
à Glasgo
De pablico
18H07 | 31/10/2009 |
cette déontologie s'applique-t-elle:
- aux journalistes pople?
-aux journalistes politiques encartés dans un parti et payés par lui?
-aux journalistes financiers payés par les financiers?
quid des journalistes "sous-marins" qui bossent pour un lobbie (financier, industriel , politique , moral, religieux) ?
la jungle existe, le tout est de savoir qu'on se ballade dedans....
à Glasgo
De desbois
commerçant | 21H33 | 31/10/2009 |
D'accord avec Glasgo;mais qu'en sera-t-il de l'indépendance du "journal"?face aux annonçeurs publiçitaires qui font vivre le "journal"?meme si le journaliste salarié respecte la charte,les décisions stratégiques seront prises par la direction qui est aussi composées de commerçants.J'y croirait le jour ou le journal de tf1 critiquera bouygues entreprises.
à Glasgo
De Mina
sur mon canapé | 02H00 | 01/11/2009 |
http://www.lepost.fr/article/2009/10/29/1764735_stephane-guillon-et-yann...
à Mina
De sorry
panseuse | 09H55 | 01/11/2009 |
Excellent, je vais faire suivre aux copains. A part cela , c'est con-sternant !
C'est un vrai guignol, voila le boulot des vrais journalistes : dénoncer, dénoncer, dénoncer la médiocrité, la bêtise.
Il faudrait aussi davantage parler de ceux qui agissent, aident, réussissent dans leurs campagnes, villes et villages, un peu plus de positif, que diable !
à Glasgo
De amatxo
10H06 | 01/11/2009 |
Tout-à-fait d'accord! Comment penser que les journalistes respecteront cette charte de déontologie alors qu'ils dépendent pour la plupart économiquement soit de patrons de feuilles de choux multiples(ce qui exclue en cas de renvoi de l'une un emploi dans une autre!)soit d'un directeur de chaîne(radio ou TV)nommé par le Président (bravo la Démocratie!)
De spleenlancien
manant, de passage sous le soleil. | 16H54 | 31/10/2009 |
Vous dites que le métier de journaliste connait une crise éditoriale. Soit.
Cette charte ne concerne que les journalistes et non ceux qui les font vivre.
Pourquoi ne pas s'interesser de plus près à l'extraordinaire concentration de capital dans la presse française où une poignée d'hommes posséde toute la presse écrite, radio, tv.
Et si la crise éditoriale trouvait là son origine.
à spleenlancien
De Crepitus
Retraité | 18H54 | 31/10/2009 |
Ce n'est pas nouveau, avant la guerre de 1914-1918 la presse française, ou du moins une grande partie était arrosée par la Russie tsariste ; après celle-ci la plus grande partie de la presse, dite nationale, appartenait à de grands capitalistes. Pivert (celui des parfums) s'était offert un journal (était-ce Je suis partout?) pour faire de la propagande fasciste et anticommuniste. Alors ? quod novo solis ?
De Troll-en-folie
Parano chronique | 16H54 | 31/10/2009 |
La grande majorité des médias est la propriété de grands groupes financiers qui dictent la ligne éditoriale, et si ça ne suffisait pas, ils sont sous la coupe des publicitaires avec la menace de la coupure pub en cas de "mauvais" reportage.
Franchement, je ne vois pas comment avoir envie de payer pour ce genre d'information qui donne plus dans la désinformation, voir la propagande.
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 16H59 | 31/10/2009 |
"3-3 Le journaliste veille à ne pas nourrir la haine, les discriminations ou les préjugés à l'égard de personnes ou de groupes. Il ne relaie pas des réactions de lecteurs, d'auditeurs, de téléspectateurs ou d'internautes qui risquent d'entretenir ces mêmes sentiments."
A mettre en gros, en gras, en souligné...
Parce que de plus en plus cette partie n'est pas respectée !!
Pour le reste, la charte ferait bien de reprendre et de faire respecter le paragraphe 1 :
"1-1 Le journaliste a pour fonction de rechercher, pour le public, des informations, de les vérifier, de les situer dans un contexte, de les hiérarchiser, de les mettre en forme, et éventuellement de les commenter, afin de les diffuser, sous toute forme et sur tout support."
Mais où est donc l'investigation ??
à eelisa
De lavoine
région parisienne | 17H05 | 31/10/2009 |
surtout aussi en ce qui concerne la haine anti-français et anti-blanc.
à lavoine
De Connard le Barban
fonctionnaire nanti comme il y en a... | 18H01 | 31/10/2009 |
Vous employez le terme de haine presque à chacun de vos courriels. Je vous serais reconnaissant de bien vouloir développer le concept. L'anathème comme argumentaire, c'est un peu juste, me semble-t-il.
à Connard le Barban
De lavoine
région parisienne | 18H10 | 31/10/2009 |
Je ne fais que reprendre l'argument d'Eelisa. A mon avis, vous faîtes une obsession sur un mot qui ne figure pas dans la majorité de mes posts..donc ne me prêtez pas ce qui appartient à d'autres. Mais pour vous être agréable j'utiliserais le terme de "détestation" qui me semble en effet plus conforme...à ce que cultivent beaucoup d'internautes ici.