Identité nationale figée ou Nation ouverte et généreuse ?

Sur cette question, ne convient-il pas de commencer par le commencement, c'est-à-dire par une généalogie ; bref : par l'histoire. D'aussi loin que l'on remonte dans l'existence de la France, au regnum francorum (le royaume des francs), on a un pays composite. Composite ethniquement ; composite linguistiquement ; composite culturellement.
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Composite ethniquement. Avec des Celtes, des Latins, des Germains, leurs sous-groupes et leurs mixtes (Gallo-romains et Francs) et ce, depuis déjà quelques siècles, mais aussi avec des « petits nouveaux », comme les Vikings (les Normands) au Xe siècle. Sans oublier quelques traces laissées par les incursions des Huns et des Arabes avant ce siècle.
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Composite linguistiquement. Au nord et à l'est du regnum francorum on parle des langues germaniques ; à l'ouest du celtique ; dans le grand sud l'occitan, la langue des francs, celle du roi et de son « administration », n'étant que celle du cœur franc du royaume, en gros entre Somme et Loire.
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Composite culturellement. Comme le montrent la cohabitation et la coexistence à l'intérieur du royaume de deux systèmes juridiques : celui du droit coutumier au nord de la Loire et celui du droit romain au sud. Les diverses hérésies du Moyen-Âge, cathare, vaudoise, le protestantisme au XVIe siècle et le judaïsme toujours confortent aussi ce composite culturel. Résultat : comme le dit Mirabeau, en 1789, « La France n'est qu'un agrégat de peuples désunis ».
Si donc on a l'idée que « l'identité nationale » est une donnée de base, fixée, pour ne pas dire figée dans son unité, alors, on peut dire que l'identité nationale de la France, c'est de ne pas en avoir ! Sa position géo-politique de finistère de l'immense Eurasie, avec autant de frontières ouvertes sur le grand large que de frontières terrestres, fait qu'elle ne peut pas faire autrement que d'être constamment et incessamment ouverte et accueillante aux autres.
Illustration : Nicolas Paul Stéphane Sarkozy de Nagy-Bocsa
Dernière preuve manifeste de cela : un fils d'immigré hongrois récent, Nicolas Paul Stéphane Sarkozy de Nagy-Bocsa devient Président de la République française. Qu'il veuille « défendre l'identité nationale » en dit long sur sa méconnaissance profonde de l'histoire de France, à moins que cela relève de cette vérité sociologique qui veut que ce sont toujours les derniers arrivés - les parvenus - dans un groupe social ou dans une nation qui veulent fermer la porte derrière eux !
Mais par-delà cet exemple très particulier de l'ouverture accueillante aux autres caractéristique de notre France, revenons à notre cheminement historique pour retrouver 1789 : la Révolution française.
Certes, ce n'est pas Elle qui fait la conscience nationale ; elle existait déjà depuis longtemps, elle était dans les réponses de Jeanne d'Arc à ses juges (« j'ai compris que mes voix étaient pour le roi de France »), mais c'est Elle qui fait la conception ouverte et donc laborieuse et difficile de la Nation, celle que Renan croira devoir encore expliciter en 1882 face à la conception allemande de la nation :
« Dans le passé, un héritage de gloire et de regrets à partager, dans l'avenir un même programme à réaliser ; avoir souffert, joui, espéré ensemble, voilà ce qui vaut mieux que des douanes communes et des frontières conformes aux idées stratégiques ; voilà ce que l'on comprend malgré les diversités de race et de langue. Je disais tout à l'heure “avoir souffert ensemble” ; oui, la souffrance en commun unit plus que la joie. En fait de souvenirs nationaux, les deuils valent mieux que les triomphes, car ils imposent des devoirs, ils commandent l'effort en commun.
Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu'on a faits et de ceux qu'on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé ; elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. »
Tout est dit et bien dit de ce qu'est et doit être la Nation française : « une grande solidarité », « malgré les diversités de race et de langue » et l'on peut ajouter « de religion ».
Les riches qui émigrent, plus étrangers à la Nation que les travailleurs immigrés
C'est dire que les industriels et autres riches capitalistes qui préfèrent habiter la Belgique ou ailleurs pour préserver leur cher fric sont bien plus étrangers à la Nation que les travailleurs immigrés - avec ou sans papiers - qui vendent pour pas cher leur force de travail pour contribuer à ce que ladite Nation perdure dans son développement.
Plus largement, c'est dire que la Nation, depuis 1789, est populaire, appartient au peuple, qui l'a toujours défendue, chaque fois qu'elle était menacée dans son existence-même, en 1815, en 1870/1, en 1914, dans la Résistance.
Le peuple, dans ses profondeurs, n'a jamais manqué à la Nation. On ne peut pas en dire autant de ce qu'il est convenu de nommer ses élites et ses dirigeants socio-économiques qui ont préféré la capitulation à la Commune, Hitler au Front populaire, la Collaboration à la Résistance.
La captation honteuse de l'héritage national par la droite
Oui ! Ce n'est que par une captation honteuse de l'héritage national que la droite se réclame et réclame l'exclusivité des valeurs de la Nation. C'est sans aucun doute à cause de cela que le pouvoir de droite veut imposer une conception figée de la Nation sous le nom d » « identité nationale », alors que la Nation, la vraie, celle issue de la volonté populaire de vivre ensemble, est toujours ouverte, pour ne pas dire généreuse, même si cela est et sera toujours difficile.
Car il est toujours très difficile d'accepter au quotidien que son concitoyen, présent ou futur, soit différent de soi, par sa couleur de peau, par ses mœurs, par sa culture, par sa religion. Mais c'est la grandeur historique et politique de la Nation-France que d'avoir fait et de continuer à faire que la peur individuelle et subjective de la différence de l'autre ne l'emporte pas définitivement sur la nécessité de la « grande solidarité » évoquée ci-dessus par Renan.
C'est pourquoi la gauche a tout à gagner à être fidèle à la logique nationale revivifiée par la Révolution française, celle de l'ouverture et de la construction indéfinies de la Nation présente sur les cinq continents, tout le contraire d'une « identité nationale » définie et donc définitivement figée. C'est cela aussi être progressiste !
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De A. Nonym
10H40 | 31/10/2009 |
Sarkozy ou l'art de détourner l'attention des braves gens des vraies questions : pouvoir d'achat, chômage, suicide au travail, népotisme, dilapidation des deniers publics, ...
Les médias sont complices en participant au relai de ce faux débat. Eric Besson, le social-traitre, dit "identité nationale" et tout le monde plonge la tête la première.
A tous ceux qui se disent français ou qui s'interrogent, posez-vous la bonne question :"A qui profite le crime ?"
à A. Nonym
De La mouche du coche
diptère | 12H22 | 31/10/2009 |
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Plutôt que cet article un peu convenu et caricatural sur l'identité national, l'auteur aurait mieux fait de faire un article sur LA DETESTATION NATIONALE.
Cela aurait été plus difficile, rapport à la paille et la poutre, mais autrement plus intéressant.
Osons les vraies questions : pourquoi méprisons nous les patriotes dès qu'ils sont français ?
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De La mouche du coche
diptère | 14H01 | 31/10/2009 |
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Commentaire un peu rapide et violent, mais qui a le parfum de la vérité.
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à La mouche du coche
De Danielle29
23H41 | 31/10/2009 |
La vérité ? Laquelle ? La vôtre, qui tiendrait lieu de vérité absolue ?
Non merci !
à Danielle29
De vieux grincheux
libre penseur | 06H26 | 01/11/2009 |
La vérité étant plurielle comme chacun devrait le savoir, en voici une qui risque de déranger:
Saviez-vous que les Berbères ont été Chrétiens pendant plus de 1 000 ans ? Que ce sont eux qui ont christianisé le bassin occidental méditerranéen ? Que leurs centaines de milliers d’adeptes, leurs milliers de martyrs et de Saints catholiques, leurs centaines d’évêques, et leurs 4 Papes, ont converti plus de la moitié de la Gaule au christianisme ?
Cette conversion a été possible d’autant mieux que c’est par dizaines de milliers qu’ils ont colonisé le sud de la Gaule à l’époque romaine, soit sous forme de population déplacée, soit comme vétérans-fermiers, venus avec femme et enfants faire fructifier les terres octroyées par Rome. Les villes qu’ils y ont fondées se comptent par centaines...
Alors, comment cela a-t-il pu passer inaperçu dans notre histoire. et la leur ? Par une simple raison de langue !
-http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=7406&rech=10706#10706
Votre dévoué Vieux Grincheux
à vieux grincheux
De La mouche du coche
diptère | 09H57 | 01/11/2009 |
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Mais oui ! Saint Augustin était "algérien".
La mise en perspective historique fait toujours du bien. On respire mieux. Merci de votre commentaire.
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à vieux grincheux
De amonhumbleavis
I'm the captain of my soul | 00H52 | 02/11/2009 |
un peu rapide, mais vrai une grande partie des berbères a été chrétiens, mais aussi juifs et surtout anémiste... avant l'invasion arabe
De wamsaya
bête à poils | 10H02 | 01/11/2009 |
Pour les autres je ne sais pas, mais vous vous auriez besoin d'une bonne régénération, madame l'endroit de l'envers. Si les autres sont une bande de co.s, vous l'êtes aussi, à vous seule. Prouesse démographique s'il en fut.
Bonne régénération donc. Et veillez à bien astiquer cette identité qui vous est si chère, dès fois qu'elle s'empoussière.
à La mouche du coche
De Crainquebille
12H43 | 31/10/2009 |
« Osons les vraies questions : pourquoi méprisons nous les patriotes dès qu'ils sont français ? »
Ah... parce que, en revanche, nous admirons les patriotes américains, ou de n'importe quel autre pays ?....
à Crainquebille
De La mouche du coche
diptère | 13H18 | 31/10/2009 |
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Vous, vous n'aimez rien, même pas vous-même. Vous ne comptez pas.
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à La mouche du coche
De Crainquebille
13H38 | 31/10/2009 |
« Vous, vous n'aimez rien, même pas vous-même. Vous ne comptez pas. »
Ah bon, on se connaît ? Sérieusement, vous, vous devriez essayer de répondre à des objections fondées au lieu de recourir à des insultes risibles... Vous pouvez essayer de me nier, malheureusement pour vous votre recourt à la pensée magique ne fait pas disparaître l'objection.
à Crainquebille
De La mouche du coche
diptère | 13H48 | 31/10/2009 |
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Vous êtes encore là ?
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à La mouche du coche
De Crainquebille
13H56 | 31/10/2009 |
Essayez de fermer les yeux, peut-être que cela me fera disparaître...
à La mouche du coche
De wamsaya
bête à poils | 09H58 | 01/11/2009 |
Elle s'est calmée la couche du moche? parce qu'elle pue un peu du bec. Pour éructer, un pas de côté svp, pour éviter les effluves...
bien à vous et à votre identité (on a bien compris que l'identité nationale c'est VOUS, sinon vous ne seriez pas si violent à la défendre).
à Crainquebille
De pablico
14H06 | 31/10/2009 |
il n'y a qu'à entendre les cororicos souvent ridicules, qui sont poussés à longueur de journée sur les médias, aux cafés du commerce, autour de nous (souvent avec un relent de racisme) pour comprendre qu'on a une identité nationale, très forte.
il ne faut pas que cette identité nationale tourne au narcissisme, à l'égocentrisme.
Il faut être fier, assumer les bonnes et les mauvaises choses, mais avec un œil critique..
souvent une identité nationale mal comprise, nous a jeté dans le mur, l'aventure, pas que nous.. les autres pays aussi..(ne soyons pas égocentriques)
nous faisons parti d'un tout, nous ne sommes qu'une branche. nous ne faisons pas parti du tronc qui est la terre.
un émigré devenu français c'est quoi ?
pour faire un parallèle avec le tronc et l'arbre:
Un émigré devenu français c'est une greffe qui doit prendre sur le tronc commun français.
Il va se nourrir du tronc, et donner des fruits qui lui seront spécifiques..
Comme nos ancêtres immigrés l'ont fait, ou nos ancêtres qui sont devenu français parce que le roi a annexé la province par mariage ou par la guerre..
à pablico
De Crainquebille
14H24 | 31/10/2009 |
« pour comprendre qu'on a une identité nationale, très forte. »
En fait, dans ce débat, je trouve que le mot « identité » est une idée trop forte pour désigner ce qui, au niveau de l'individu, relève du caractère ou de la personnalité. Mais, au niveau d'un pays, ce caractère (ou cette personnalité) n'est pas une identité, car, pour une entité morale, l'identité est liée à la conscience de soi et je ne pense pas qu'une nation ait une conscience propre.
En outre, « identité » est aussi un terme de logique et de métaphysique, et, à moins de soutenir qu'il existe une espèce de substrat national non-empirique, nécessairement en contradiction avec les caractéristiques contingentes d'un pays, il faut convenir que la notion de caractère, ou éventuellement de personnalité, rend mieux compte de ces contingences historiques, des contradictions qu'elles impliquent et de leurs changements continuels.
à Crainquebille
De pablico
14H41 | 31/10/2009 |
la notion d'identité évolue dans le temps..
un français sous louis XIV en avait une idée, que n'était pas la même sous l'empire, qui n'était pas la même sous la 3ème république, ni à la libération..
tout a changé, tout change et tout changera, l'identité est une idée, une conception, donc ce n'est pas coulé dans le bronze..
et si on ajoute l'idée européenne, et mondiale...cela va encore changer et évoluer.
ce débat va faire une photo instantanée de l'idée du moment... sans plus
De Crainquebille
15H03 | 31/10/2009 |
Et est-ce que c'est le même sentiment, celui qui est éprouvé aujourd'hui, celui qui a été éprouvé il y 300 ans et celui qui le sera dans 3 siècles ?
à Crainquebille
De SuperAlAmAs
homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 23H33 | 31/10/2009 |
l'évolution n'empêche pas Une ou Des "identités", à travers le temps, la question se pose tout de même, après la suite c'est que l'idée d'"identité" peut se radicaliser, et d'avantage en temps de crise, "communautarisme" des français d'origines (appréhendées comme étrangères mais totalement liées au destin commun au peuple français) et revendications de la souche et/ou du sol pour les "élites" et les "bobos", nous amène vers des pertes de mémoire collective et des débats basés sur des erreurs de sémantique: parce que "le problème de l'immigration" est un problème depuis qu'on l'a appelé comme ça: ça n'existe pas, c'est un problème "inventé", la politique n'a plus rien à dire depuis longtemps mais ils aiment tellement leurs petites joutes verbales, leurs coups bas qu'ils se font et surtout être les larbins des banques et autres conseil d'administration: qu'ils brodent, pour rester à leurs places, mais ça fait longtemps qu'on se démerde seul croyez moi... "Ils sont grand parce que nous sommes à genoux..." pour Sarkozy nous nous sommes mit à plat ventre et pour le suivant, peut être le même, nous nous mettrons sans doute à quatre pattes...
Cet article me semble assez intelligent, il commence à nous rappeler que cette idée d'identité nationale n'existe absolument pas et que dans le fantasme le monde entier rêve d'être l'"image" de la France, l'image qu'elle s'est appropriée pour des buts diversement obscurs, même les français rêvent d'être français...
De Anabase
chti | 17H09 | 31/10/2009 |
à Mimi Pinson, bien nommée
une langue, le français, que parlent 160 millions de personnes dans le monde, alors en côte d'ivoire, on est bien un peu français, ou au Québec, en Belgique?
Tout ce rien pour vous détourner des véritables questions qui se posent : que faire pour endiguer la misère qui monte, l'exploitation toujours grandissante des salariés,l'enrichissement scandaleux de quelques parvenus, la casse des services publiques, et en premier lieu, celui qui vous a permis de bien vous exprimer, même quand vous n'avez pas tout compris, l'éducation nationale, qui permet qu'une nation, une culture partagée par tous existe et rassemble sans beaucoup de heurts des gens de toutes cultures.
De amatxo
20H12 | 31/10/2009 |
Je déteste cette idée de débat sur "l'identité nationale" lancée par un ministère dont j'abhorre le nom même" de l'identité ET de l'immigration"car il contient en germe les risques de dérives racistes.Mais comme vous je pense que l'idée de "France" renvoie à une culture commune,une langue commune car le savoir et le même outil de communication sont ce qui cimente les individus au-delà des différences d'origine géographique,ethnique ou autres.
L'école de la République doit donc retrouver les moyens matériels de transmettre cette culture(histoire,littérature,philosophie,matières si méprisées aujourd'hui et qui pourtant permettent d'apprendre à penser par soi-même et respecter l'autre).
De haiker
11H47 | 02/11/2009 |
Et depuis quand a-t-on le droit d'imposer d'avoir un sentiment particuliers aux gens !? Et comment vérifiez-vous qu'il est authentique ?!?
Y'a des choses qui ne se décrètent pas, ne s'imposent pas - et toutes les tentatives de le faire mènent à l'échec, systématiquement.
Certaines choses se méritent, se construisent toutes seules. Ou pas. Le respect. L'identité. La solidarité. L'unité. La fraternité.
Si ces "sentiments" sont si forts, ce n'est pas parce qu'on a décidé qu'ils doivent l'être, mais justement parce qu'ils existent en dépit de toute obligation voire, dans les pires moments de notre histoire commune, en dépit de leur interdiction.
Maintenant si l'hypocrisie de faux sentiments imposés (tacitement actuellement, par la loi demain ?) à tous vous rassure plus que ceux véritables, je vous invite à continuer à penser comme vous le faites...
à pablico
De Crainquebille
15H01 | 31/10/2009 |
« la notion d'identité évolue dans le temps.. »
Oui, c'est le sens de ce que je précise au niveau du vocabulaire. Cela a des conséquences importantes :
le passé, les traditions, les symboles, etc., ne sont pas consubstantiels à une définition de l'identité au sens d'un caractère varié et changeant que peut avoir un pays à un moment donné ;
il y a une forte dose d'arbitraire, à toute époque, dans ce que l'on appelle « être français », « se sentir français », etc.
chercher à définir l'identité nationale va à contre-courant de ces changements, et c'est donc une tentative artificielle d'imposer à un pays un certain caractère déterminé.
à Crainquebille
De pablico
15H44 | 31/10/2009 |
si l'on vous suit, celui qui veut ce débat est un conservateur, qui veut mettre l'idée du moment dans un formol démocratique..(cela ne marche jamais)...
à pablico
De Crainquebille
15H54 | 31/10/2009 |
Je ne pense pas que la question soit de me suivre moi ou un autre, mais de savoir si, étant posé que ce que l'on appelle « identité » est en fait une réalité changeante, il ne serait pas un peu contradictoire de vouloir en proposer une définition. Cela n'empêche pas du tout d'en parler (le contraire serait étonnant), mais cela rend suspect l'idée de proposer une description en disant : « voici l'identité nationale ».
De pablico
15H42 | 31/10/2009 |
c'est le destin d'une greffe...elle prend ou pas... on en est jamais sûr.
De haiker
11H51 | 02/11/2009 |
Aucune greffe ne "prend". Elle est juste tolérée par l'organisme, souvent à grand renfort de traitements anti-rejets.
à La mouche du coche
De ysengrimus
12H46 | 31/10/2009 |
En la parcelle de France dans les Amériques, la choses s'est jouée comme suit...
http://www.centpapiers.com/le-chene-et-le-roseau-pourquoi-l%E2%80%99epan...
Différent, inverse, inusité...
Paul Laurendeau
à La mouche du coche
De N.Ivanov
flamme de chambre | 15H29 | 31/10/2009 |
Le jour où les hommes seront solidaires malgré les frontières, ce jour où l'intérêt général de l'humanité deviendra l'impératif catégorique de tous, ce jour là, quand? Comment? Voilà les vraies questions.
Vos gesticulations anachroniques exaltant l'âme surfaite d'ensembles aussi mensongers que creux, "les nations", au service du marché,ne sont que le résultat de la propagande malsaine qui gangrène les cerveaux comme le vôtre, éructant de plaisir, quand une bande de clowns bariolés envoient un rond de cuir dans un filet.
à La mouche du coche
De Iv
Roboticien utopiste | 18H13 | 31/10/2009 |
Parce qu'il n'y a qu'un pas de la fierté d'appartenir à un pays à la détestation des étrangers. Ce n'est pas du mépris que j'ai envers les patriotes, c'est de la méfiance.
J'aime mon pays, je me sens Français, Européen et citoyen du monde. Je trouve que la France est une bonne idée et a une identité qui apporte réellement quelque chose à la face du monde, je suis fier d'en faire partie.
Pourtant le "patriote" qui crache sur les "étrangers qui salient notre beau pays" vaut à mes yeux beaucoup moins que le premier austro-hongrois venu.