La peur du « jeune » est-elle de retour dans les chaumières frissonnantes ? Les médias font en tous cas un usage intensif du terme -en général plutôt pour annoncer une décision judiciaire, des violences ou un attroupement.
Exemple : mardi soir, la dépêche AFP sur les peines de prison prononcées après les heurts en marge du match OM-PSG annulé est titrée « Trois jeunes condamnés à trois mois ferme pour violences ».
Nouveau jugement ce mercredi, cette fois après les affrontements entre fonctionnaires de police et « jeunes des quartiers », le week-end dernier, à Fréjus (Var). Six mois ferme et 1 500 euros d'amende en comparution immédiate pour le prévenu, âgé de 24 ans. Un autre interpellé, âgé de 16 ans, a été déféré devant le juge des enfants, comme la mineure de 14 ans poursuivie pour « rébellion » après les heurts du 10 octobre à Poitiers.
Cette série de condamnations témoigne de la fermeté du juge envers cette tranche d'âge, même si sociologues et gouvernants s'affrontent quant à une réelle progression de sa délinquance.
En 1907 déjà, les « apaches » « pullulent et foisonnent » à Paris et font peur
Mais la prose et les commentaires journalistiques qui l'accompagnent sont plus saisissants encore. Notamment parce qu'on agite assez promptement les vieilles lunes d'une jeunesse ingérable, délinquante et créatrice de conflits.
Or ce discours n'est pas nouveau, comme le montrent par exemple Laurent Mucchielli et Véronique Le Goaziou, respectivement sociologue et philosophe, qui publient justement « La violence des jeunes en question ». Dans un premier chapitre édifiant, ils ont exhumé le discours médiatique sur le sujet à plusieurs périodes.
Voici par exemple ce que disait en 1907 Le Petit Journal au sujet des « apaches », dont l'état-civil tournerait entre 16 et 25 ans :
« Leur nombre croît sans cesse. Ils pullulent, ils foisonnent ; leurs bandes sont partout, du centre à la périphérie ; et Paris est, à présent, aux mains d'une vaste organisation criminelle. »
En 1960, brrrr, les blousons noirs débarquent
Cinquante ans plus tard, c'est autour de ce qu'on a appelé le phénomène des « blousons noirs » que s'articulait le gros du discours sécuritaire anti-jeunes. En images d'archives, voilà à quoi ressemblait les casseurs en 1960. (Voir la vidéo)
Quelque temps plus tard, le débat sur la loi anti-casseurs, précurseur de notre arsenal anti-bandes actuel, gagnait la sphère politique. François Mitterrand, leader de l'opposition dénonçait alors le miroir déformant qu'on tendait vers la jeunesse à des fins sécuritaires. Pour lui, il n'y avait alors, en 1970, « rien de nouveau sous le soleil ». (Voir la vidéo)
Dans cette interview télé, François Mitterrand fustige « la mauvaise foi » du gouvernement Pompidou. C'est-à-dire exactement ce que dénoncent aujourd'hui ceux qui soupçonnent pouvoirs judiciaire et politique de surfer sur un climat médiatique anxiogène pour mieux épingler « sauvageons » ou « racailles ».
En 2008, « ces 222 bandes qui défient la loi » dans Le Figaro
Pour mémoire, c'est la recrudescence du phénomène des bandes, qu'on présente un peu vite comme inédite, qui a justifié la préparation d'une loi sur les bandes et la publication au Journal Officiel d'un décret avalisant le fichage des mineurs dès 13 ans.
Petit rappel au passage : à l'époque où l'Elysée et la direction des affaires criminelles et des grâces planchaient sur la création d'un nouveau délit dit d'« appartenance à un groupement » (passible de trois ans de prison) pour des jeunes dès lors qu'ils appartiendraient à une « bande », un fait divers d'importance toute relative venait déjà de se produire.
C'était en mars 2008 et il s'agissait à l'origine d'une bagarre dans le lycée de Gagny (Seine-Saint-Denis), qui avait fait douze blessés légers.
A la même période, le Figaro faisait état de « ces 222 bandes qui défient la loi dans les banlieues ». On attend avec impatience le grand come back du terme « apaches »…





















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à Cosette
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 03H21 | 29/10/2009 |
et il y a une erreur de lien concernant les "222 bandes", qui de toutes façons viennent directement de ce communiqué de presse :
http://www.interieur.gouv.fr/sections/espace-presse/porte-parole-ministe...
servant à la création de Edvige-bis
et dont MAM avait fait état lors de l'inauguration du commissariat du 20e arrondissement :
http://menilmontant.numeriblog.fr/mon_weblog/2009/03/dans-le-20e-mam-cib...
Rue89 n'a toujours pas travaillé sur le rapport remis au procureur de Paris en février :
http://menilmontant.numeriblog.fr/mon_weblog/2009/02/un-rapport-dcor.htm...
Quand on parle de "bandes"…
à Cosette
De marie 75
09H44 | 29/10/2009 |
slt cosette!
au début du 2Oème ... c'était la peur des "apaches"....
au début du 2Oème ... les bandes .... Velpo .... pour cacher le cancer économique de la France, la montée du chômage et le ratage UMP.
De Pictulo 23785
19H57 | 28/10/2009 |
Que le pouvoir politique cherche à surfer sur "les bandes de jeunes", c'est évident. Il faut bien un bouc émissaire, sinon comment expliquer que la délinquance augmente ? Sarkozy est arrivé place Beauvau en 2002 (si ma mémoire est bonne). On allait voir ce qu'on allait voir. Haussements de mentons (aux flics: "vous n'êtes pas là pour jouer au foot avec les jeunes"), insultes (aux habitants des quartiers: "Vous voulez qu'on vous débarrasse de cette racaille?").
On a vu. Le vide, le néant, zéro résultat, la délinquance augmente, le président n'ose plus aller dans le 93. Il se terre dans les beaux quartiers.
Pourquoi alors continuer à haranguer les français sur le thème de l'insécurité ? En toute logique, il devrait craindre qu'on lui réponde "vos résultats sont nuls". Sauf que personne ne le lui dit.
Alors il continue. Il dénigre les jeunes et leurs bandes. En espérant refaire le coup de 2007.
N'oublions pas qu'en matière de sécurité, les français ont 8 années de recul pour juger l'action de Sarkozy.
De Le Yéti
yetiblog.org | 20H28 | 28/10/2009 |
LA PEUR DU (JEUNE) LOUP
Moi, je trouve plutôt sain que les vieux croutons assis et figés aient la trouille des jeunes. Ça prouve que ceux-là commencent (enfin !) à se remuer. Qu'ils cassent les débris de leur vieux monde crapoteux et malsain ne me gêne pas. Bien au contraire.
BOUUUHHH !
De psych0Dad
sociopathe | 20H37 | 28/10/2009 |
Le documentaire de 1960 sur les "blousons noirs" demontre que finalement les arguments bien pensants sur la "detresse sociale" qu'on nous sert pour expliquer la delinquance actuelle ne valent pas grand chose. Les annees 60, c'etait le plein emploi, et dans ce reportage on voit bien que presque tous les jeunes de cette bande ont un job (plombier, tireur de plans, ...). Ils disent eux memes qu'ils se retrouvent au square, "apres le boulot".
De Pierre Serisier
Journaliste | 20H40 | 28/10/2009 |
Et dans le même temps, la justice ne protège pas les jeunes. Quand un policiers fauche mortellement un adolescent de 14 ans à Marseille, il est condamné à un an de prison avec sursis. L'accusation était d'homicide involontaire aggravé.
L'enfant traversait sur un passager protégé et le policier roulait à 73 km/h dans une zone limitée à 50 km/h.
De Perceval-legallois
Etudiant | 21H06 | 28/10/2009 |
C'est vrai que ces jeunes délinquants sont un problème, récemment un jeune de 22 ans, multiredoublant, a fait croire aux français que leur président privilégiait sa famille, alors qu'il avait fait un discours en faveur de l'égalité des chances quelques temps plus tôt!
Sale gosse!
De spartak-millau
(comité libertaire lyophilisé) | 22H02 | 28/10/2009 |
Il y a un prolongement évident à faire à partir de cette peur des jeunes, de leur violence à leur inculture dont se lamentent tous les enseignants syndiqués : ils sont agressifs, et ils ne savent pas aligner trois mots en français, ça se tient.
Là aussi, le discours est vieux comme le monde.
Ce qu'il signale aujourd'hui de spécifique, peut-être, c'est le déclin (interminable) de la verticalité des structures sociales et culturelles (économiques, même, un jour...).
Le respect de ceux qui savent et possèdent n'est plus un dû : ceux qui savent et possèdent s'en émeuvent, les autres sont disponibles pour autre chose.
http://spartak-millau.over-blog.com/pages/dialectique-de-la-hierarchie-1...
De shaba
etudiant | 22H18 | 28/10/2009 |
Super ce reportage sur les blousons noirs!!! De tres gentils garçons.
De VinceDeg
étudiant | vincedeg.nolizard.org | 22H21 | 28/10/2009 |
Petit jeu. Qui a dit :
1 - « Notre jeunesse (..) est mal élevée, elle se moque de l’autorité et n’a aucune espèce de respect pour les anciens. Nos enfants d’aujourd’hui (…) ne se lèvent plus quand un vieillard rentre dans une pièce, ils répondent à leurs parents et bavardent au lieu de travailler. Ils sont tout simplement mauvais » et
« Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour l’âge »
2) « Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leur parole, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux, l’autorité de rien et de personne, alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie »
3) « Je n’ai plus aucun espoir pour l’avenir de notre pays si la jeunesse d’aujourd’hui prend le commandement demain, parce que cette jeunesse est insupportable, sans retenue, simplement terrible ».
4 ) « Les jeunes sont malfaisants et paresseux. Ils ne seront jamais comme la jeunesse d’autrefois. Ceux d’aujourd’hui ne seront pas capables de maintenir notre culture. »
Et les réponses à trouver étaient bien sûr :
1) Socrate, philosophe grec (470 avant J.-C. – 399 av. J.-C)
2) Platon (disciple du précédent
3) Hésiode, 720 av. J.C.
4) Citation découverte sur une poterie d’argile de Babylone
Oui, vraiment rien de nouveau.
à VinceDeg
De psych0Dad
sociopathe | 23H52 | 28/10/2009 |
Et ils avaient tous raison. Allez faire un tour en Grece ou a Babylone, vous verrez ce que ces civilisations sont devenues.
De nahera
22H37 | 28/10/2009 |
Et les blousons noirs des années 60 sont sans doute devenus des vieux ronchons applaudissant quand le gouvernement multiplie les lois anti-jeunes !!!!
De beuhrète
parent désenfanté par l'irresponsab... | 22H47 | 28/10/2009 |
La jeunesse française se particularise par un profond pessimisme sur son avenir professionnel et celui de la société en général. Seule la jeunesse japonaise semble plus pessimiste que la jeunesse française.
http://life-in-the-dead.over-blog.com/article-36795940.html
Comme dans les autres pays, les individus sont toujours plus pessimistes pour leur société que pour leur propre situation, preuve de la disjonction entre la perception subjective et la réalité objective de la société, mais preuve aussi qu’il existe une composante sociale dans ce sentiment collectif.
De BrunoC
( ° ) ( ° ) | 22H58 | 28/10/2009 |
Les apaches sont hélas de retour... c'est le nom que se sont donné les identitaires parisiens (si si ça existe)
à BrunoC
De la panthère verte
16H40 | 30/10/2009 |
C'est en effet très surprenant, la première fois que j'ai vu leurs autocollants, je m'attendais à un truc punk à la Berurier ou autres Exploited...je fus déçu et passablement agacé quand je compris mon erreur.
De max-frerot
artificier | 23H16 | 28/10/2009 |
jeunesse se passe.... c'est vraiment degeulasse !!!
De padiran
Chroniqueur mondain | 00H00 | 29/10/2009 |
Il est plus facile de taper sur les armateurs, les patrons, les traders, les jeunes, tous "voyous" que sur les conséquences de sa propre politique
Diminuons les fonctionnaires qui controlent et préviennent les dérives du système
Laissons faire le marché et sa pseudo régulation
Mettons en place des moyens de rétortion et de répression envers ceux qui manisfestent leurs désaccords avec les mesures mises en place
Désignons les "coupables" Jeunes, émigrés, et dans le langage fleuri des libéraux de RU89, les socialos-anarcho-communistes et autres associaux.
C'est plus facile de désigner à la vindicte populaire telle, population que de tenter de régler les problèmes.
à padiran
De M. de Wolmar
explorateur | 10H19 | 29/10/2009 |
"les socialos-anarcho-communistes et autres associaux."
Non, maintenant, le terme à la mode, c'est ultra gauchistes.
"C'est plus facile de désigner à la vindicte populaire telle, population que de tenter de régler les problèmes."
Régler le problème impliquerait une révolution du système économique, une réappropriation des outils de production par le peuple (c'est ça la vraie démocratie) mais ça, c'est pas demain qu'ils prendront cette route (ça équivaudrait à creuser le trou qui les enterrera)
De lifka
00H35 | 29/10/2009 |
Article ridicule. Ce ne sont pas "les jeunes" qui font peur, ce sont les voyous et ceux qui commettent des violences. Le problème, c'est la peur de nommer.
Là où autrefois on parlait de voyous ou d'Apaches ou de blousons noirs, on emploie aujourd'hui le doux euphémisme de "jeunes", terme générique qui prend du coup la valeur de "voyous", impliquant que toute une génération serait dangereuse, tandis que celui qui ose prononcer le terme de "racaille" - qui limite pourtant la réprobation au petit nombre de ceux qui commettent des actes répréhensifs et pourrissent tout un quartier - se fait traiter de raciste (ce qui est le comble) comme si il avait ainsi insulté tous les jeunes ou tous les habitants de la Cité....
Du coup, évidemment, on confond le réflexe sécuritaire anti-violence avec un prétendu réflexe sécuritaire "anti-jeune".
On est dans un système d'inversion totale des représentations. Mais peu importe comment on les nomme. Le fait est qu'il s'agit bel et bien de réagir contre une certaine forme de violence et que cette violence existe bel et bien et fait dans certains endroits pas mal de dégâts que les habitants vivent au quotidien. Vouloir en faire un simple argument politique est se mettre la tête dans le sable. Et la gauche devrait se rappeler que pour avoir refusé de prendre en considération ce problème qui touche surtout les petites gens, elle a déjà une fois perdu leurs votes.
De JmlB
00H38 | 29/10/2009 |
À la différence près qu'auparavant "les jeunes" désignait une classe d'âge alors que maintenant ça désigne une minorité ethnique.
On voit régulièrement les médias parler de "jeunes" à propos de délinquants ayant dépassé la quarantaine.
à JmlB
De psych0Dad
sociopathe | 01H55 | 29/10/2009 |
Certains frequentent bien des ephebes de 40 ans...
De -Antigone-
étudiante | 00H40 | 29/10/2009 |
La vidéo sur les blousons noirs est très intéressante: si les discours, politiques et médiatiques, sur les jeunes n'ont pas changé, cette vidéo montre surtout que le discours des jeunes eux-mêmes est lui aussi peu différent... Preuve s'il en est qu'il est inutile de chercher d'improbables causes à de fallacieux nouveaux problèmes (qu'on relie beaucoup trop souvent à des questions d'ethnicité, aujourd'hui), quand les véritables difficultés sont sous nos yeux depuis des dizaines d'années.
De Pharisien
Pas bien situé | 05H45 | 29/10/2009 |
"La peur du « jeune » est-elle de retour dans les chaumières frissonnantes ?"
Rien de nouveau sous le soleil.
Ce n'était pas mieux avant.
Je n'ai pas vu le sentiment d'insécurité, simple oubli sans doute.
...
Ça, c'est du solide, de vrais sujets pour le bac.
Bonne journée, quand même.
De jmc06
retraite | 07H39 | 29/10/2009 |
paris et ses banlieues, ici on l'appelle le ghetto parisien
De alberich
fumiste | 07H52 | 29/10/2009 |
A propos des apaches, cette perle délicieuse de Wikipédia :
"Certains sont d'ailleurs particulièrement violents, n'hésitant pas à aller jusqu'au vol de bicyclette."
Mais où va-t-on !!!
De aimable
plasticien | 08H04 | 29/10/2009 |
On ne que l'âge de ses artères, Voyez Pasqua; un vrai jeune celui-là, un authentique voyou...allez 1 mois ( qu'il ne fera d'ailleurs surement pas).
Et n'oubliez pas camarades qu'il y a jeunes et jeunes dans les médias, observez bien la couleur, marrant à la télé par exemple sont toujours très basanés, à croire qu'au montage on vire les autres de l'image. De là à penser que les médias sont une incitation au racisme, ( anti-jeunes, anti-vieux, anti-...) je serais hélas tenté de le penser,
De marie 75
09H41 | 29/10/2009 |
Un zapping de chaîne en chaîne (cablée ou non) à partir de 23H est pertinent : on n'échappe plus à l'image police héroïque et jeunes dangereux.
faites le test!
Par contre, trp de mayonnaise écoeure et mène au zapping immédiat!!!!!
La rupture des téléspectateurs et du sujet s'affirme chque jour un peu plus!
Un rideau de fumée pour cacher le chômage et le ratage économique du système SarkoL'UMP.
De MichelK
sans paroisse | 09H42 | 29/10/2009 |
Ridicule !
Vous avez tellement envie d'aimer ces "jeunes" que vous n'osez même pas regarder le réalité en face.
Vous espérez tellement qu'ils accompliront la "révolution" que vous ne voyez pas qu'ils ne font que baver devant l'ordre répugnant de la marchandise.
Plutôt que d'applaudir lorsqu'il brûlent un bus de plus, vous feriez mieux de vous renseigner sur les vrais problèmes de notre monde. Si vous êtes en mal de grandes causes, elles ne manquent pas !
à MichelK
De SuperAlAmAs
homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 12H27 | 29/10/2009 |
"Si vous êtes en mal de grandes causes, elles ne manquent pas !" d'ailleurs je viens d'en trouver une nouvelle ^^
De rodikol
dindon de la force | 09H42 | 29/10/2009 |
Un jeune, ma brave dame, de travers m’a toisé
En veut-il à mon sac ou à ma chasteté ?
Un bon coup de ceinture pour le remettre au pas
Ou aux autorités...Chic, un commissariat !
Pâle de peur, porter plainte pour immoralité :
Ce jeune avait l’air louche, voire plutôt basané...
Il écoutait du rap, vous y croyez à cela ?
Cette musique de sauvages bonne pour les cancres las...