A debattre 26/10/2009 à 18h52

Les femmes, toujours des exceptions dans le CAC40



Cathy Kopp est la seule femme du conseil de surveillance de Schneider Electric (DR)

Jean-François Copé, chef de file des députés UMP, a annoncé ce dimanche 25 octobre dans une interview au JDD que l’UMP déposera bientôt une proposition de loi visant à rehausser la place des femmes dans le monde de l’entreprise. Pour y parvenir, il annonce un texte qui pourrait être débattu début 2010 et qui instaurera des quotas.

La chose s’annonce polémique comme à chaque fois qu’on prononce le mot « quota » en France. Les élus UMP adoptent d’ailleurs une approche graduée toute prudente : la mesure concerne d’abord les conseils d’administration des grandes entreprises, à raison d’un premier palier de 40% de femmes, avant de passer à une parité totale à hauteur de 50% (les échéances ne sont pas précisées).

Copé se dit « indigné de voir que nous stagnons dans ce combat » :

« Les salaires, les déroulements de carrière, la conciliation de la vie familiale et professionnelle... Tout cela avance trop peu. Il faut accélérer et agir comme nous l’avons fait pour les conseils municipaux. »

Ci dessous, en pourcentages, la part par pays, en 2008, des femmes dans les conseils
d’administration des plus grandes entreprises européennes cotées :


Source : Commission européenne

Cheveux gris et testostérone dans les trombinoscopes

Pour donner du grain au débat, Rue89 a épluché le casting du conseils d’administration des entreprises du CAC40. Bilan : pas franchement de révolution par rapport à la tendance qui se dessinait dans une étude publiée en mars 2008 à l’occasion de la Journée de la femme.

A l’époque, les auteurs avaient listé 40 femmes occupant 46 postes sur les 602 mandats d’administrateurs de l’échantillon. Autant dire très peu, même si le ratio de femmes dans les conseils d’administration du CAC40 venait de passer de 3,2% à 7,6% en l’espace de onze ans.

Un an et demi plus tard, on constate que la diversité n’est pas beaucoup plus de mise. Les noms de Patricia Barbizet (par ailleurs directrice générale d’Artemis) et Laurence Parisot reviennent à plusieurs reprises, ainsi que, moins souvent, celui de Claudie Haigneré.

Pour le reste, il y a donc les bons et les mauvais élèves, et une majorité de trombinoscopes qui fleurent bon la testostérone (et les cheveux gris).

Les six cancres : zéro femme au conseil

Six grandes entreprises françaises du CAC 40 n’ont pas une seule femme au conseil d’administration ou de surveillance :

Les femmes dans le CAC40 : les cancres
Société Nombre
Axa 0
Capgemini 0
EADS 0
STMicroelectronics 0
Vallourec 0
Veolia Envirnnoement 0

Les huit « bons » élèves : plus de 18%

Parmi ceux qui ont fourni le plus d’efforts, sans pour autant égaler la Norvège, souvent citée en exemple dans ce domaine, on trouve a contrario huit entreprises moins hermétiques.

Au sommet de ce top 8, la BNP-Paribas, avec 28% de femmes au conseil d’administration, suivi, moyennement viril, de Michelin.

Les femmes dANS LE CAC40 : les « bons élèves »
Société Part Nombre
BNP Paribas 28% quatre sur quatorze
Michelin 25% deux femmes sur huit au conseil de surveillance, dont Laurence Parisot, la patronne du Medef
Société générale 21,5% trois femmes sur quatorze
Pernod Ricard 21.5% trois femmes sur quatorze
L’Oréal 21% trois femmes sur quatorze
GDF Suez 19% trois sur seize au conseil d’administration
Saint-Gobain 19% trois femmes sur seize
Air liquide 18% deux femmes sur onze au conseil d’administration

Le ventre mou, de 5 à 14% de femmes

Si l’on quitte les extrêmes, reste le ventre mou. Ou l’entreprise à la française, c’est-à-dire l’élève médiocre qui se fait tirer l’oreille pour faire monter des femmes à des postes clé, mais sans avoir le culot d’en rester à une écurie 100% masculine.

Soyons cruels, commençons par le bas du classement. Rien de glorieux pour les sociétés dont l’Etat reste actionnaire puisque, sur les trois dernières, EDF et Air France stagnent respectivement à 5.5% et 6.5%, tandis que LVMH, 5,5% également, compte dans son casting l’ex-ministre socialiste Hubert Védrine, mais seulement une femme sur dix-huit représentants.

Danone, pour sa part ne dépasse pas 7%, talonné ensuite par une petite brochette d’entreprises où les femmes ne représentent pas plus de 8% des sièges au conseil d’administration.

Dans le détail, voici le classement :

Les femmes dANS LE CAC40 : le ventre mou
Société Part Nombre
EDF 5.5% une sur dix-huit, la représentante des salariés, « parrainée par les salariés », précise le site
Suez Environnement 5.5% une femme sur dix-huit au conseil de surveillance
LVMH 5.5% une seule femme sur dix-huit
Lafarge 5.5% une femme sur dix-huit
Sanofi 6% une femme sur seize
Air France 7% une femme sur quinze au conseil d’administration
Danone 7% une femme sur quatorze
PSA 7% une femme sur quatorze au conseil de surveillance
Vinci 7.5% une sur treize au conseil d’administration
Alcatel Lucent 8% une femme sur douze au CA
Astom 8% une femme sur douze au CA
Carrefour 8% une seule femme sur douze
Accord 8% une femme sur douze au conseil d’administration
Unibail Rodamco 8% une femme sur douze au conseil de surveillance
Schneider Electric 8% une femme sur douze
Vivendi 8% une sur douze au Conseil de surveillance
Arcelor Mittal 9% une femme sur onze, en l’occurence l’héritière Mittal
PPR 9% une femme sur onze, encore Patricia Barbizet
Bouygues 11% deux sur dix-huit au CA, dont « Madame Francis Bouygues » (son prénom n’est pas mentionné sur le site)
Dexia 11% deux femmes sur dix-sept
Renault 11% deux femmes sur dix-huit
Essilor international 13% deux sur quinze
France Telecom 13% deux sur quinze
Lagardere 13% deux sur quinze au conseil de surveillance
Total 13% deux femmes sur quinze dont des noms présents ailleurs - ceux de Anne Lauvergeon et de Patricia Barbizet

Pour mémoire, le rôle d’un conseil d’administration est stratégique en termes de politique de rémunération et de gestion de carrière. Or on sait depuis qu’a été pointé du doigt le phénomène du plafond de verre que sans volontarisme en la matière, les chances que ça bouge concrètement sont minimes.

  • 12497 visites
  • 28 réactions
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  • La mouche du coche-
    • Posté à 19h05 le 26/10/2009
    • Internaute 45466
      diptère

    .
    .
    Les femmes ne sont pas au CAC 40. C’est une preuve d’intelligence, non ?
    .
    .

    • Iv
      Iv répond à La mouche du coche-
      Roboticien utopiste
      • Posté à 23h53 le 26/10/2009
      • Internaute 39192
        Roboticien utopiste

      Ca a été ma première réflexion. Et si le fait de se retrouver au conseil d’administration d’une entreprise du CAC40 demandait un genre de psychopathie typiquement masculine ? Il faut pour cela écraser les autres, magnifier le pouvoir, être un éternel insatisfait, un dépendant au stress et réussir à stresser même avec plusieurs millions d’euros sur le compte en banque.

      Ca demande un détachement d’avec la réalité assez important. On sait que certains troubles psychologiques sont plus prédominants chez les hommes ou chez les femmes. Et si cette volonté anormale de puissance ne touchait que les hommes ?

    • ysengrimus
      • Posté à 11h45 le 27/10/2009
      • Internaute 12674

      Sauf que, globalement, elles luttent pour y figurer, c’est surtout une preuve de configurstion idéologique. Il est, de fait, de plus en plus observable qu’il existe un féminisme de droite

      Lien

      Nier cette sorte de « consécration » sociale du féminisme, c’est quand même un peu se mentir…
      Paul Laurendeau

  • tvargentine-
    • Posté à 19h16 le 26/10/2009
    • Internaute 17486

    Encore un article qui vient « vendre » le communautarisme et les quotats

    Pourquoi voulez vous imposer des femmes qui n’auront pas les compétences nécessaires à ces postes de responsabilités qui nécessite un planning de travail 7/7 et presque 24/24

    Il existe en France des milliers de femmes à la tête d’entreprises et elles ne font pas autant de pataquesses dans « les médias » sous pretextes que des bobos instrumentalisent la presse pour rentrer dans des sociétés du CAC40 et toucher le jackpoot

    Et demain,vous viendrez nous vendre des quotats de bouriquots ?

    Lien

    • Guillemette Faure
      Guillemette Faure répond à tvargentine-
      Journaliste
      • Posté à 21h51 le 26/10/2009
        rédacteur
      • Journaliste 34
        Journaliste

      En l’occurrence, ce n’est pas l’article qui cherche à vendre les quotas, mais Coppé.

    • Esgalduin
      Esgalduin répond à tvargentine-
      tapoteur de clavier
      • Posté à 09h41 le 27/10/2009
      • Internaute 49952
        tapoteur de clavier

      Le plus drôle, c’est que notre JFC critique le sexisme dans le CAC40 alors qu’il s’apprête à voter une loi qui va réduire la représentation féminine en politique. Ben oui, les conseillers territoriaux seront élus sur un scrutin majoritaire à un tour, sans aucune idée de quotat... sachant que al très grande majorité des conseiller généraux sortant sont des hommes et que la moitié des cantons vont sauter, vous coryez quand même aops que la représentation féminine politique va en sortir améliorée...
      Comme quoi, on peut tenter de redorer son image à la sauvette...

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 20h31 le 26/10/2009
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    ► he, oh, faut pas déconner, le CAC 40, c’est sérieux quand même....

  • KDC35
    • Posté à 20h57 le 26/10/2009
    • Internaute 94135

    Il n’y a rien d’étonnant à ces chiffres...

    Si on regarde la parité dans les écoles qui « fournissent » et forment nos dirigeants de demain, on ne peux s’étonner de ces chiffres.
    L’X avec environ 14% et l’ENA avec moins de 30% de femmes en sont les plus gros représentants.

    Vouloir instaurer un quota de 40 ou 50 % de femmes dans les C.A. serait en fait de la discrimination contre les hommes ! !

  • palmer
    palmer
    passant
    • Posté à 20h58 le 26/10/2009
    • Internaute 51482
      passant

    Rehausser la place des femmes dans le monde de l’entreprise ? Passionnant.

    Pour le moment ils ont déjà réussi à rehausser la place des femmes dans le monde du chômage.

  • tweesty
    tweesty
    Gaucher et contrarié
    • Posté à 21h42 le 26/10/2009
    • Internaute 83901
      Gaucher et contrarié

    Non mais qu’est-ce qui lui prend à Coppé, bordel ?
    Il veut changer de sexe ?
    Vous croyez que ça lui irait bien le tailleur chanel ?

  • heinpasdeux-
    heinpasdeux-
    Trollé par la modération...
    • Posté à 22h35 le 26/10/2009
    • Internaute 94001
      Trollé par la modération...

    Un petit quota ?
    Oui mais juste un doigt

  • maxhno
    maxhno
    Intérimaire Bac+5
    • Posté à 00h31 le 27/10/2009
    • Internaute 49425
      Intérimaire Bac+5

    Encore un scandale courageusement défendu par notre cher Jean-François !
    Par contre le quota pour les fils d’ouvrier, je l’attends toujours...

  • Deamon7
    Deamon7
    Petit agité
    • Posté à 04h05 le 27/10/2009
    • 49273
      Petit agité

    Les hommes sont sous-representes dans les ecoles d’infirmieres, il faudrait un quota la aussi.

    Encore une idee tres con et bien demago.

  • huck
    huck
    Riendutoutiste
    • Posté à 06h17 le 27/10/2009
    • Internaute 55856
      Riendutoutiste

    Copé se dit « indigné de voir que nous stagnons dans ce combat » :

    « Les salaires, les déroulements de carrière, la conciliation de la vie familiale et professionnelle… Tout cela avance trop peu. Il faut accélérer et agir comme nous l’avons fait pour les conseils municipaux. »

    Il oublie juste de dire que sur les autres listes que les municipales, sont parti préfère payer l’amende plutôt que de présenter des listes équilibrées pour les deux sexes. Aaaah, la démocratie bananière....

  • Badgud
    Badgud
    Athée
    • Posté à 08h54 le 27/10/2009
    • Internaute 75022
      Athée

    Autant je suis contre la politique du chiffre, autant là je pense que c’est une bonne idée.

    Le système des entreprises favorise l’ascension des hommes et c’est pour cela que ces derniers occupent les meilleurs places. Et ce n’est pas à cause des diplômes acquis, les femmes sont aussi diplômés que les hommes.
    Pour contrer ce phénomène, je ne vois pas d’autres moyens pour changer les choses que d’imposer par la force ce changement.
    Alors bien sure, si on ne fait rien, les femmes arriveront bien à rentrer dans ces conseils d’administration, mais ça risque d’être extrêmement long, dans 50 ans, on aura probablement pas dépassé les 20%.

    La Norvège a imposé des règles similaires et ça a très bien marché. De plus, ils ont pu s’apercevoir que la présence des femmes dans les conseils d’administration a été très bénéfique.

    Des extraits d’un article donnant une vision plus globale, ça date de 2007 :

    « Selon une étude d’Egon Zehnder International1, dans les conseils d’administration des 200 plus grandes entreprises industrielles, des 20 plus grandes banques, des 20 plus grandes compagnies d’assurance et dans des firmes plus modestes de 14 petits pays européens, la représentation moyenne des femmes est de 8 %2.
    Le classement par pays montre bien sûr des différences : 22 % en Norvège et 2 % en Italie, la Suisse précédant les Pays-Bas, l’Autriche et la France avec ses petits 9 %. La Norvège, la Suède (20 %), la Finlande (14 %), la Grande-Bretagne et l’Allemagne (10 %) se classent en tête, »

    « Pourquoi ? Au niveau individuel, les différences entre homme et femme influencent leur comportement. Ces différences sont d’ordre socioculturel (dès l’enfance, les filles sont l’objet d’un traitement différent de celui des garçons), biologique (hommes et femmes ont un système chimique différent, ce qui affecte leurs motivations et leurs besoins) et neurologique (les connexions dans le cerveau sont différentes et déterminent les modes de pensée : pensée parallèle et langage pour les femmes, pensée linéaire et relations spatiales pour les hommes)5. Les femmes privilégient la vue d’ensemble, l’organisation, la relation, les hommes se calent sur l’objectif, l’indépendance et la compétition. Hormis les tâches familiales qui leur incombent le plus souvent, (si ce n’est les tâches elles-mêmes, du moins leur organisation), les femmes renoncent souvent à mener une carrière parce que c’est un monde qui leur est étranger et qu’elles ne se sentent ni le goût ni la capacité de se lancer dans la compétition.
    En plus de leurs compétences professionnelles, les femmes dans les conseils d’administration représentent une réelle valeur ajoutée supplémentaire grâce à leur manière différente de penser et d’agir : plus confiantes dans leur intuition, plus courageuses dans leurs prises de position, elles abordent souvent les propositions de décisions avec une perspective plus large. Quand les hommes se laissent fasciner par une nouvelle technologie, les femmes réfléchiront à l’impact social de son utilisation ; quand les hommes se laissent attirer par un projet bien ficelé sur le plan financier, les femmes poseront des questions de principe sur son utilité… »

    « La Confédération norvégienne du commerce et de l’industrie (NHO) a lancé en automne 2002 une enquête dans les entreprises qui se sont montrées en général favorables à l’idée d’accroître le nombre de femmes dans les organes de direction et les conseils d’administration mais se plaignaient de ne pas trouver suffisamment de candidates à ces postes. En mars 2003, la NHO a lancé un programme dit “ L’avenir des femmes ” pour trouver et former des candidates à ces postes d’administratrices. Aujourd’hui, 700 femmes, choisies par leur entreprise, ont reçu une formation les préparant aux tâches dirigeantes. Un quart environ ont rejoint des conseils d’administration. C’est la preuve de l’utilité d’une bonne formation, pas du système des quotas. »

    Lien

    • cunégonde
      cunégonde répond à Badgud
      • Posté à 16h52 le 27/10/2009
      • Internaute 23400

      d’accord avec vous Badgud, et merci pour cet article !

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 09h22 le 27/10/2009
    • Internaute 7659
      oiseau

    L’effet « plafond de verre » nous dit que plus on monte dans la hiérarchie, moins il y a de femme.
    Il est probable en effet que dans les mêmes entreprises du CAC-40, le pourcentage de femmes soit plus élevé dans les catégories secrétaires que dans la catégorie CA.

    Il n’en demeure pas moins que les études plus qualitatives montrent aussi un effet « falaise de verre ». Quand une femme parvient à un poste de responsabilité, c’est souvent mission impossible : le travail exigé est plus difficile et plus risqué. Ainsi, si ça échoue, on ne vire qu’une simple femme. « Ce n’est qu’une femme ».

    De fait, même avec une politique de « volontarisme en la matière », des femmes en poste de responsabilité ne signifierait pas nécessairement une grande avancée. Il faut changer les mentalités plus que l’exigence de quotas qui cachent parfois de belles falaises de verre.

  • inuit
    inuit
    grand nord
    • Posté à 10h30 le 27/10/2009
    • Internaute 82484
      grand nord

    La Norvège est citée en exemple, soit, mais y a-t-il des quotas en Norvège ? si non, une raison de plus pour chercher la solution ailleurs, non ?
    Il faut observer le pourcentage à la sortie des écoles aussi : si on a actuellement 68/32 d’homme/femme qui sortent des grandes écoles, on peut difficilement imposer du 50/50.
    Il faut plutôt enlever les freins à cette parité plutôt que la solution de facilité qui consiste à ne rien faire : les quotas, c’est ne rien faire. Par exemple, avoir des enfants est un obstacle important dans la vie professionnelle d’une femme et dans sa progression.Et c’est effectivement plus compliquer et ça demande plus de courage pour les députés de se lancer vers une politique plus sociale (aie, va de retro) pour régler ce problème et enlever ce frein.

    • Badgud
      Badgud répond à inuit
      Athée
      • Posté à 13h31 le 27/10/2009
      • Internaute 75022
        Athée

      « La Norvège est citée en exemple, soit, mais y a-t-il des quotas en Norvège ? »

      Oui, il y a des quotas.

      « La députée a donc remis le couvert hier. Et elle a désormais un exemple : la Norvège, qui a instauré un quota de 40 % de femmes dans les CA. “Les chefs d’entreprise norvégiens sont très contents de la mesure, rapporte Marie-Jo Zimmermann à Libération”

      Lien

      • inuit
        inuit répond à Badgud
        grand nord
        • Posté à 16h38 le 28/10/2009
        • Internaute 82484
          grand nord

        ok
        ça n’enlève rien à mon propos : le quotas, c’est se déresponsabiliser, ne rien faire, ne rien décider, une non politique.
        « société du CAC 40 cherche femme entre 35 et 45 ans, arabe visiblement et de nom, venant d’un milieu social défavorisé. Poste d’encadrement à pourvoir immédiatement »

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 11h28 le 27/10/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    [ « Les femmes, toujours des exceptions dans le CAC40 » ]

    ° Ce débat proposé par Chloé - inspiré par la politique des Quotas - ne m’inspire pas outre mesure, mais peut-être me permettra-t-il au fil des posts, de déterminer le genre (Masculin / Féminin) des internautes dont le pseudo ne laissent rien deviner à ce sujet, parfois même volontairement trompeur.

    ° Quoi qu’il en soit, Vive les femmes....à l’usine comme à la cuisine !

  • Ciencien
    Ciencien
    Étudiant (en pharmacie)
    • Posté à 12h36 le 27/10/2009
    • Internaute 43695
      Étudiant (en pharmacie)

    Elles ont surtout 30% de bonus de moins que les hommes, et ça c’est dégueulasse.

  • Ray62
    Ray62
    Retraité actif
    • Posté à 15h14 le 27/10/2009
    • Internaute 86230
      Retraité actif

    Simplement , déjà les femmes au gouvernement Sarko , ne sont pas des « lumières “ et peu compétentes , alors , pour le reste , il faut resté très méfiant sur ce sujet

    • Badgud
      Badgud répond à Ray62
      Athée
      • Posté à 15h21 le 27/10/2009
      • Internaute 75022
        Athée

      Parce qu’il y a des personnes compétentes dans le gouvernement, peut être !

  • said sellali
    said sellali
    cadre à nantes
    • Posté à 15h52 le 27/10/2009
    • Internaute 25979
      cadre à nantes

    Tiens tiens, la discrimination positive pour les femmes, il semblerait que cela soit oui pour Copé et consorts mais pour les minorités ethniques de ce pays, on peut toujours se brosser.. Ce double discours et ce un poids deux mesures me laisse à tout le moins perplexe.
    HYPOCRISIE, j’écris ton nom en lettres majuscules.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 16h25 le 27/10/2009
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    ♫ ♪ toutes ensembles..♪ toutensembles...♫ ♪ Wou...Wou ! ♫

    • Seahorse
      Seahorse répond à Yvon le Zébulon
      -
      • Posté à 14h53 le 28/10/2009
      • Internaute 94306
        -

      dessin très juste : femmes doivent être dans l’égalite de principe et de traitement, c’est-à-dire pouvoir choisir et réussir dans leur choix de vie de la même façon que leurs homologues masculins. Ce qui ne veut pas forcément dire souscrire à l’ensemble des valeurs que la société attribue et « donne » aux individus classés comme appartenant au sexe masculin. C’est plutô mieux rééquilbrer ses valeurs et comportements, par exemple, que l’écoute, un aspect plus sensible ne soient plus majoritairement transmis aux individus de sexe féminin....

      Décloisonner les choses et ne plus distribuer de façon tendantielle les valeurs et comportements en fonction principalement de la varialbe sexe....

  • jean breton
    • Posté à 04h32 le 28/10/2009
    • Internaute 51943

    C’est certain.
    Il nous faut 50% de femmes au minimum chez les dictacteurs.
    La moitiè de femmes dans les sectes.
    La parité parmi les criminels, les escrocs et les menteurs de tout poil.
    Et aussi chez les flics. Et dans l’armée.
    Un curé sur deux doit être une femme.
    Au minimum.
    Il faut au moins tout ça avant de dire qu’un capitaliste sur deux doit être femme.
    A moins que les capitalistes ne soient plus tout à la fois menteurs, escrocs, criminels, manipulateurs, répressifs et antidémocrates.
    Ce serait nouveau.
    Ou alors c’est ce que pense Chloe ?

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