Le combat judiciaire de Dray contre l'« hallali » médiatique

Hasard du calendrier : alors que la majorité crie « haro » sur les journalistes accusés d'avoir fait enfler les récentes polémiques, le député socialiste Julien Dray fustige au prétoire l'« hallali » des mêmes, dont il dit avoir été victime dans l'affaire qui porte désormais son nom. Après les condamnations de L'Est Républicain et du Point (qui a fait appel), Le Monde et Libération comparaissaient ces jours-ci pour diffamation.
Les polémiques ne sont pas comparables et l'ex-porte parole du PS ne met pas tous les journalistes dans le même sac. « Certains médias et journalistes respectent les règles déontologiques, mais il y a des dérives, c'est sûr », dit-il à Rue89 pendant une suspension de l'audience contre Libération, vendredi :
« D'ailleurs, c'est en partie à cause de vous : l'existence de sites comme le vôtre pousse les autres médias dans une fuite en avant. Au lieu de se remettre en cause, ils sortent des infos sans même prendre le temps de les vérifier. »
Face au tribunal, le député de l'Essonne et ses avocats sont beaucoup plus directs. Le Monde, puis Libération : deux procès très singuliers, face à des publics clairsemés.
L'avocat de Dray donne des leçons de déontologie aux futurs journalistes
Jeudi, un article du Monde titré « Julien Dray (PS) est soupçonné d'abus de confiance » est jugé en présence des seuls avocats. Il a été publié d'abord sur Internet alors que la perquisition chez le député était toujours en cours, le 19 décembre 2008 (dépublié depuis), puis dans le journal.
Occupé par un seul journaliste, le banc de la presse est ensuite complété par une vingtaine d'étudiants de l'Institut français de presse, ce qui permet à l'avocat de Julien Dray de donner plusieurs leçons de « déontologie » à ces futurs confrères. Aux juges, il déclare :
« Cet article est vraiment l'article fondateur, c'est le début de la chasse à courre, avec l'espoir de l'hallali. »
Principal grief plaidé par l'avocat, outre les imputations contre son client : le journaliste n'aurait pas vraiment cherché à contacter le mis en cause. L'avocate du Monde ne produit d'ailleurs pas de listings prouvant les appels, ce qui est pourtant fréquent dans les affaires de presse. Mais « le journaliste a été parfaitement loyal » en traitant cette affaire, plaide-t-elle.
Le procureur rendra une décision « début novembre » sur l'affaire Dray
Pour la subsitut du procureur, si son but -informer- « paraît légitime », l'article « porte atteinte » à la réputation de Julien Dray, « l'offre de preuve n'est pas satisfaisante », et « la bonne foi ne peut être retenue ». Le Monde n'ayant fait citer aucun témoin, l'audience est courte. Jugement fin novembre.
Le lendemain, l'audience Dray contre Libération dure plus de six heures. En plus de l'auteur de l'article, le journal a fait citer de nombreux témoins, dans le but implicite de porter le procès sur l'affaire Dray elle-même plutôt que sur l'article visé. Stratégie osée, qui se révèlera désastreuse pour le quotidien.
Cette audience fournit deux « scoops » aux trois journalistes présents -il y a aussi des photographes venus pour « shooter » Julien Dray à l'entrée de la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris. D'abord, la substitut du procureur annonce que le parquet rendra « début novembre » une décision « sur le dossier principal ». L'affaire Dray, donc.
Le patron de Tracfin dit que ses recherches ne doivent pas fonder une conviction
Autre information intéressante, une déclaration du patron de Tracfin. Cité par Libération comme Pierre Bergé ou Nathalie Fortis et Thomas Persuy, deux proches de Julien Dray placés en garde à vue dans cette affaire, il est absent, comme eux. Il s'en excuse dans un courrier qui laisse songeur quant au crédit accordé par les médias au rapport Tracfin début 2009 :
« Par leur nature, [les recherches de Tracfin] ne sauraient suffire à elles seules à fonder une conviction mais ont vocation à être complétées par des investigations jugées utiles par l'autorité judiciaire saisie. »
Avant que le Monde et Mediapart ne révèlent des éléments issus des « investigations jugées utiles » par le parquet, des dizaines d'articles basés sur le seul rapport sont parus.
Libération : à stratégie osée, effet boomerang
Pendant que Julien Dray caresse son bracelet-montre en croco noir, l'un des trois témoins cités par Libération, un horloger, fait une déposition calamiteuse pour le journal. A l'avocat de Libé qui l'interroge sur ses propos contenus dans l'article, il répond par deux fois :
« Je n'ai pas tenu exactement ces propos […]. Non, ce n'est pas exactement ce que j'ai dit. »
Ce témoignage, ajouté à l'anonymat de plusieurs citations, jette le doute sur l'article, un portrait enquêté paru le 23 janvier sous le titre « Julien Dray, apparat chic ». L'effet boomerang est légèrement moindre avec les deux autres témoins. L'ensemble fait écho aux déclarations de Julien Dray, qui fustigeait plus tôt « les journalistes d'investigation » marchant « aux tuyaux » parfois « anonymes ».
Reste que la rhétorique du député PS ressemble parfois à une rage trop recuite. Il évoque « M. Mouchard, Laurent Joffrin », le prévenu (en tant que directeur de la publication) absent à l'audience. Il accuse l'auteur de l'article d'attaques personnelles, sa qualité de syndicaliste SUD l'ayant supposément poussé à la vengeance contre l'ex-trotskyste Dray.
La subsitut a requis la condamnation de Libération ; jugement dans un mois. Prochain adversaire de Julien Dray : Mediapart.
Photo : Julien Dray au Congrès du PS à Reims en novembre 2008 (Benoit Tessier/Reuters).
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De ALLAIN JULES C@MMUNICATION
14H08 | 24/10/2009 |
Le porte parole de l'UMP dit qu'il fut le premier homme politique à défendre julien Dray.
C'est vrai que quand ça vient du loser chevelu dont j'ai oublié le nom, on comprend tout de suite qu'il peut s'accrocher à un serpent pour sortir de sa noyade. Quoi de plus normal donc ?
Quant Julien Dray, il y a quand même quelque chose de pas très net avec ces transferts d'argent (prêts) qui ne servent jamais à grand chose si ce n'est de s'acheter des produits de luxe. Pour un homme de gauche, c'est limite.
Quand les journalistes ne font pas leur travail, surtout en ce qui concerne le Gouvernement, la Gauche crie au scandale. Lorsqu'un le Gouvernement est secoué par les médias, ces derniers sont accusés.
Il est donc grand temps pour que les journalistes sont plus impartiaux dans le traitement de l'information et que la presse donne enfin dans la déontologie en acceptant les droits de réponse de ceux qu'elle lynche habituellement. Je parle du petit de la société qui n'a pas la possibilité de se défendre.
http://allainjules.wordpress.com/
à ALLAIN JULES C@MMUNICATION
De DBL8
Retraité | 05H54 | 25/10/2009 |
"des produits de luxe. Pour un homme de gauche, c'est limite"
Vous connaissez beaucoup d'homme de "gauche" qui sont resté simple ? (pas simplet)
Très peu !
L'odeur du fric fait tourner bien des têtes, voyez où ils vivent, "rarement" dans les quartiers populaire, quand à vivre dans une cité... je n'en connais que très peu ET ils paient des surloyer.
Lorsque la gauche est au gouvernement, elle s'empresse de s'en mette plein les poches ! Rappelez-vous les R25.
à DBL8
De Pas lolo
fasciné | 16H00 | 25/10/2009 |
"Rappelez-vous les R25."
On parlait du gang des Safranes.
De Green-Sky
Citoyen social-démocrate à Paris | 14H19 | 24/10/2009 |
L'hallali, l'hallala, tra lala lalère...
C'est toujours la même musique. C'est toujours de la faute des autres.
à Green-Sky
De Sierra
citoyen | 20H37 | 24/10/2009 |
On donne encore la parole à ce collectionneur de Rolex.. ??
Pour un procès exemplaire, car on ne rigole pas avec l'argent de sos racisme..
à Sierra
De freesia
privé | 00H04 | 26/10/2009 |
A cejour, les seuls faits répréhensibles par la justiceà l'égard de Julien Dray se sont des diffamations à son encontre, jugées et condamnées en attendant les prochaines.
Que je sache aimer les Rollex n'est pas interdit.
Arretez de fumer la moquette.
De Giorgio
14H26 | 24/10/2009 |
Passé cinquante ans, quand tu est obsédé par les Rolex comme les gamines par leur poupées Barbie... tu peux dire que tu as raté ta vie...
De Giorgio
14H29 | 24/10/2009 |
A Julien Dray
C'est un mec de Gôche qui te le dit...
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 14H30 | 24/10/2009 |
Je ne trouve rien de scandaleux dans ces procès à répétition. Dray se défend bec et ongles, et il ira jusqu'au bout, ce qu'il avait affirmé dès le départ. Grand bien lui en fasse si les accusations (ou plutôt les "soupçons") s'avèrent infondées!
Je n'aime pas trop la posture mi-figue mi-raisin d'Augustin, tout en reconnaissant que Rue89 parle de cette affaire alors que le reste de la presse lambine, pour être poli..Pourquoi un avocat devrait-il s'abstenir de donner une "leçon de déontologie" à des étudiants en journalisme s'il ne divague pas complètement? Il existe une éthique du plus grand nombre qui s'impose à chacun, même si cela tend à ne plus être à la mode. Doit-on considérer que les journalistes sont libres de fixer leurs règles de travail eux-mêmes tout en contestant aux banquiers le droit de faire de même? Il y a donc comme un parfum de corporatisme dans le ton adopté dans l'article que je ne prise guère. [Ce que je dis ici n'a rien à voir avec les menaces de "prise en main" de la profession émanant de Sarkozy.] La liberté de la presse doit être totale, mais pas pour dire n'importe quoi. On a bien vu ce que la presse (pas Rue89, God forbid!) a pu faire au sujet des gens de Tarnac. A mes yeux, quoi qu'on puisse penser du bonhomme, le cas de Dray ne diffère guère, juridiquement et (j'ose dire) moralement, de celui de Julien Coupat.
L'hostilité mal déguisée à l'endroit de Julien Dray se traduit par un ou deux détails qu'il aurait été judicieux d'omettre, tel que celui des caresses dont le plaignant couvre sa montre bracelet en croco durant l'audience. Qu'est-ce que cela veut dire, sinon une vengeance à la petite semaine contre un homme qui a osé poursuivre des organes de presse en justice? Les faits, rien que les faits, SVP, pas des broutilles.
à Jaycib
De Augustin Scalbert
(auteur)
Rue89 | 14H44 | 24/10/2009 |
Bonjour Jaycib
moi non plus je ne trouve rien de scandaleux dans ces procès à répétition, où avez-vous vu que je pensais ça?
De même, rien ne me gêne dans le fait que l'avocat donne une leçon de déontologie aux futurs journalistes... Je le raconte, c'est tout.
Enfin, pour ce qui est du bracelet-montre, c'est "un fait", "rien qu'un fait": il le caressait au moment de la déposition de ce témoin. La chronique judiciaire est un exercice où l'on décrit les procès et leurs protagonistes.
Je ne vois vraiment pas ce qui vous permet de soupçonner chez moi un but de "vengeance à la petite semaine" contre un homme qui a attaqué la presse. Suis-je tendre avec mes confrères? Non. Suis-je tendre avec Dray? Non plus. Pour les uns comme pour les autres, je m'efforce de ne pas être méchant non plus, et de faire un récit le plus équilibré possible.
à Augustin Scalbert
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 17H15 | 24/10/2009 |
Je vous donne volontiers acte de votre réponse, Augustin. J'ai effectivement peut-être poussé le bouchon trop loin. Mais vous admettrez que certains articles antérieurs publiés par Rue89, l'un de Rue89 Confidentiel, et deux de Laurent Léger, pouvaient m'inciter à la méfiance. Dans ces trois cas, la présomption d'innocence ne me paraissait pas bénéficier à l'"accusé", qui n'en était même pas un!
Ai-je tort de croire que l'amour dispendieux des montres de prix -- si je dois me fonder sur ce que j'ai pu lire, surtout sur Rue89, d'où ma remarque concernant les "caresses" du bracelet montre -- est plus ou moins considéré comme un délit, ou au moins une faute monstrueuse de goût, pour un homme qui se dit de gauche? Etant de nature plutôt frugale et ayant horreur du luxe, qui va de pair avec l'envie selon mon expérience, je n'approuve pas cette hypothétique tendance de Julien Dray (si elle est avérée), mais le dégoût que je pourrais éventuellement en ressentir n'est pas équivalent à une preuve de culpabilité. Et je ne voudrais surtout pas que les riverains de Rue89 prennent l'un pour l'autre.
De même que, dans le cas de Nicolas Sarkozy, ce qui est à condamner n'est pas son penchant pour le bling-bling, mais ses efforts répétés de mettre la main sur tous les leviers et tous les pouvoirs de la République, y compris à vos dépens, vous, journalistes.
De nilauclr
Âne à la retraite | 15H01 | 24/10/2009 |
Sacré Juju , je ne l'aimais pas trop avant , et à ce jour ça ne s'arrange pas .
allez encore un petit effort , rejoint ton ami Besson , tu en meurs d'envie .
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 15H16 | 24/10/2009 |
Julien Dray : ( candidature de Jean Sarkozy à la présidence de La Défense.) «Je n'aime pas ces curées-là, parce que j'en ai été victime et quand on est victime de cela on se rend compte de ce que cela veut dire».
hallalli, curée,
Des éléments de langage montrent que J D est obsédé par la métaphore de la chasse à courre.
Pauvre biche.
De moravagine
Observateur désabusé | 15H20 | 24/10/2009 |
Julien DRAY, il finit par me faire vomir ! Je n'ai rien contre lui personnellement, j'ai même dans ma jeunesse été assez proche du mouvement "touche pas à mon pote" mais là ça fait beaucoup ! Je suis tout à fait prêt à accepter qu'il n'a pas mis les doigts dans le pot de confiture, mais quand même, ça me gêne un peu que ce lascar se présente comme un porte-drapeau de la pauvreté !
Oui, il a le droit d'avoir de l'artiche, mais il devrait se demander s'il n'y a pas comme un malaise à l'entendre se justifier sur les médias de sommes plus que faramineuses qui transitent sur ses comptes !
Moi, pauvre con de prof, je suis heureux quand je vois arriver en fin de mois mes 2000 euros, d'autres potes eux, ne voient que 1400 euros arriver en fin de mois ! Certains encore moins !
Et ce brave monsieur, vient nous expliquer qu'il est la cible privilégiée de la gauche ! Tout le monde l'attaque, à droite, à gauche ! Et tout ça c'est pas gentil vu qu'il est un homme exceptionnel, étendard des pauvres et des moins-que-rien !
Je trouve que cela suffit !
On ne lui demande pas de faire vœu de pauvreté, mais un peu de bienséance ne saurait nuire !
Tous les pauvres qui vivotent ont-ils autant de bienveillance de la part des médias ? Non, ils sont purement et simplement ignorés !
En clair, si monsieur Dray disparaissait du champ politique, cela ferait du mal à son Ego mais beaucoup moins au débat démocratique !
Finalement, je me demande si la rollex, ce n'est pas un ornement incompatible avec la démocratie ! Le Solex serait beaucoup plus pertinent et éco-compatible !
à moravagine
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 15H29 | 24/10/2009 |
ne soit pas amer
imagine toi ce soir le pauvre julien en train de régler toutes ses montres à l'heure d'hiver
à jyeden
De moravagine
Observateur désabusé | 18H50 | 24/10/2009 |
Je te le concède, ça doit pas être évident d'être à la tête d'autant de montres !
Cela dit, tu ne m'enlèveras pas de l'esprit que c'est une passion on ne peut plus spéciale !
Imagine par exemple que ma passion soit de remettre en état de marche des 4L !
Je vois tout de suite les riverains de la rue me tomber sur le rable !
Finalement, vaut mieux bricoler des Rolex que des 4L !
à jyeden
De DBL8
Retraité | 05H59 | 25/10/2009 |
Ce ne sont pas de montres qui ce mette à l'heure toutes seules ?
C'est de la MERDE ses toquantes !
Je vais continuer de regarder l'heure sur mon téléphone portable, OU avec le soleil. ;))
à moravagine
De christobal0094
citoyen du monde | 16H01 | 24/10/2009 |
je ne sais pass si l'accuse est coupable ( je ne suis pas Prez de la bananeraie)....
mais je sais qu'il n'est pas socialiste.
il sindigne mais il a encore mis sa culotte a l'envers.
De Chamaco
Dans l'ombre | 15H30 | 24/10/2009 |
Pour se refaire une "virginté", il va falloir qu'il rame ce M. Dray.
Qu'il y ait mise en accusation ou non, la révélation des us et coutumes de son petit cercle d'intimes, des "prêts" entre copains et du train de vie vont peser lourd sur son futur.
en plus il a du travail devant lui, à commencer par ce soir : on passe à l'horaire d'hiver...l
à Chamaco
De mauser
16H25 | 24/10/2009 |
Bof la MNEF vous vous en souvenez ? Dès cette époque les autres socialistes auraient du l'écarte c'est vrai aussi qu'a cette aune il ne resterait plus grand monde nulle part
De tweesty
Apeupriste radical | 15H41 | 24/10/2009 |
Dray utilse à son avantage le "syndrome Sarkozy" ("J'ai été sali, regardez comme je souffre, pauvre innocent que je suis...").
Dans d'autres pays, les hommes politiques sont parfois coupables. Chez nous, ils sont toujours victimes.
Je n'ai ni sympathie ni animosité contre M. Dray, mais sa défense larmoyante manque de panache.
De onaissi
Yo! | 15H48 | 24/10/2009 |
On voudrais nous convaincre que rien de tout cela n'est justifié? Que les médias font des efforts démesurés pour rester objectifs et rigoureux par rapport à l'information qu'ils diffusent?
Mon oeil! J'aimerais bien qu'on me donne le nom d'un média, quelque soit sa forme, que l'on puisse lire (ou voir ou écouter) en toute confiance, et croire aveuglément. Rien. Aucun média en France (même pas ailleurs) ne peut prétendre à un tel niveau de fiabilité. Aucun média ne cherche même à se vendre sous une telle étiquette, c'est dire à quel point ils d'en tapent...
Je n'ai pas besoin d'un journal "qui dérange" mais d'un journal qui me donne toutes les informations nécessaires à la compréhension d'une situation donnée, pas seulement celles qui permettent au journaliste de mettre en avant son opinion politique.
C'est hallucinant, la vitesse avec laquelle les personnes faisant l'objet d'enquêtes se transforment en coupables dès que les médias en parlent. Très longtemps avant d'avoir été jugés, ils sont condamnés et détruits. Il faut être capable de beaucoup de discernement pour rester en contact avec la réalité.
A croire que les journalistes, souvent, disent ce qu'on leur dit de dire. L'information est diffusée avant d'être vérifiée, analysée, digérée, voire comprise. On fait feu de tout bois. On diffuse des informations qu'on ne comprend pas, on prend parti sur des sujet qu'on ne maîtrise pas. Ce n'est pas permis.
Peut-être que le problème est autrement plus important: comment ne pas exagérer la réalité, dans un monde où les médias vivent de leurs audiences, et où l'audience est d'autant plus grande que le contenu est sensationnel?
J'aimerais bien voir un journal vide, le jour où il ne se passe rien...
à onaissi
De moravagine
Observateur désabusé | 18H58 | 24/10/2009 |
Dans ce que je viens de lire, personne n'a demandé la tête de Monsieur Dray !
Tout au plus, certains intervenants se sont posés des questions
Est-ce vraiment devenu malséant de remettre en cause la légitimité de M. DRAY ? Comme la légitimité du Prince Jean peut être remise en cause, il me semble nécessaire de remettre en cause celle de notre bon DRAY !
à onaissi
De Alfary
Ronchon | 01H39 | 25/10/2009 |
Votre propos général est si pertinent qu'il est difficile de ne pas y abonder.
Cela dit, à part entraineur de l'équipe de France (de foot), journaliste est un des métiers les plus compliqués qui soit: chaque lecteur, auditeur, téléspectateur (le genre n'y fait rien à l'affaire) à son idée de ce qu'est un "bon journaliste" et un "bon" vecteur d'information.
C'est un réel malentendu. Le public attend constamment un positionnement institutionnel (ce qui relève du genre éditorial) alors que le rédacteur "de base" procède presque toujours d'une position de technicité. En France (contrairement aux USA) le métier de journaliste est si fragile que je suis d'avis qu'il convient d'être toujours bienveillant à leur égard. Par principe.
La couverture de "l'affaire Dray", à titre personnel, m'a semblé excessive, disproportionnée, voire cavalière. Pour autant, je désapprouve que M. Dray traine devant les juridictions Libé, Médiapart et consort pour réparation. Julien Dray pouvait se faire entendre par d'autres voies plus discrètes et néanmoins efficaces.
à onaissi
De jma14
15H34 | 26/10/2009 |
"Je n'ai pas besoin d'un journal "qui dérange" mais d'un journal qui me donne toutes les informations nécessaires à la compréhension d'une situation donnée, pas seulement celles qui permettent au journaliste de mettre en avant son opinion politique.
Comment un journal "partisan" peut-il vous donner une information nécessaires à la compréhension. Le language est fait de telle sorte qu'il est presque impossible de différencier le fait de l'opinion. Le seul moyen d'avoir une information a peu prêt viable c'est de lire plusieurs supports de partisaneries différentes. Combien de personne le font?
Il est plus agréable le soir dans ces pantoufles de lire une presse bien lissée dans le sens de ces idées.
Dommage que le grenelle des médias n'est pas remis en cause cette "presse partisans".
De Servais-Jean
alpha-béta | 16H59 | 24/10/2009 |
" D'ailleurs, c'est en partie à cause de vous : l'existence de sites comme le vôtre pousse les autres médias dans une fuite en avant."
Bel hommage à Rue 89.
En reconnaissant ainsi le rôle d'éclaireur dans la qualité du journalisme qui fait la réputation de ce site Julien Dray ne pouvait pas dire autre chose.
Et comme disait l'autre, "Ils peuvent toujours courir pour nous rattraper".
à Servais-Jean
De vecchia
ouvrier | 18H04 | 24/10/2009 |
"En reconnaissant ainsi le rôle d'éclaireur "
Raconter des anneries c est etre un eclaireur ?
De anaïs.motif
webdesigner | 17H24 | 24/10/2009 |
Moi je voudrais faire une remarque qui n'a mais alors rien à voir avec le sujet ni le propos mais bon, ici comme ailleurs sur ce site, qui est aussi notre maison, la parole est libre.
Bon voilà.
Il s'agit de langue écrite. Il me semble, et ce depuis mon lointain apprentissage du secrétariat de rédaction, que l'on ne met pas de guillemets après une apostrophe. Je sais tout le monde le fait et c'est d'autant plus irritant. Mais en fait, ça ne se fait pas, enfin je crois. Et ce parce que l'apostrophe contracterait en quelque sorte deux mots en un seul. Comme "aujourd'hui" par exemple. En plus visuellement c'est assez moche. Donc on devrait écrire : "Le combat judiciaire de Dray contre « l'hallali » médiatique", ou si on veut absolument isoler le mot "hallali" : "Le combat judiciaire de Dray contre le « hallali » médiatique" ("hallali" est bien masculin, rassurez-moi ?). Car enfin, comment traduite ces guillemets à l'oral sinon ?
Qu'en pensez-vous, éminents journalistes qui faites nos jours et surtout nos nuits insomniaques ?
(ça me démangeait depuis longtemps de demander des comptes sur ce détail éditorial.)
à anaïs.motif
De General Subverciòn
viva Makhnovchtchina | 22H31 | 24/10/2009 |
il te répondront que c'est dans la "spontanéïtude"que naissent les erreurs...
à anaïs.motif
De DBL8
Retraité | 06H06 | 25/10/2009 |
Il y a bien longtemps que les médias (écrit, parlé et visuel) ne sont plus une référence du parlé Français.
Les "j'le" s'pas" et autres joyeusetés sont légions lors des émissions.
C'est à ce demander OU ils ont appris à parler, dans une école de journaliste ? Il est bien bas cet enseignement.