Suicides, Mitterrand, Jean Sarkozy : le « coup média permanent » parasité

Vous l'aurez sans doute remarqué, la belle et bonne entreprise Carrefour, dans sa chasse au chaland permanente, nous a recyclé il y a quelques mois sa vieille rengaine « Avec Carrefour, je positive ».

Soit une campagne TV mettait en scène, entre autres, un moins que trentenaire dont le visage s'illumine à mesure qu'on lui explique toutes les merveilleuses choses que Carrefour a inventées pour lui permettre de consommer davantage, donc d'être plus heureux, tout chômedu qu'il puisse être éventuellement par ailleurs.

Pas de quoi en déféquer un Panzer, m'objectera-t-on : un épicier, même gonflé aux hormones comme Carrefour, fera n'importe quoi pour améliorer sa condition d'épicier, il se contrefout du ridicule comme de l'indécence éventuelle de son propos.

Il y avait cependant quelque chose de symptomatique dans cette campagne.

En ces temps de crise, où les chiffres du chômage en France s'incrémentent de dizaines de milliers de personnes par mois, non seulement il convient de ne pas alimenter la désespérance sociale, mais également il sera bon de la noyer sous un déluge de messages dérivatifs (fussent-ils, comme dans le cas de Carrefour, implicitement situés dans le registre : « à quelque chose, malheur est bon ») afin, in fine, de la nier.

Le présumé fauché de la pub Carrefour, par le grâce de magasins dont l'assortiment est proposé à des prix adéquats, ne devient pas plus riche : il y a que ni sa pauvreté ni bien sûr les causes de sa pauvreté ne sont des questions dignes d'intérêt. Sic transit le fait social, donc. Rien d'étonnant à cela, cependant, dans l'univers du spectacle publicitaire.

Affaire Jean S. (Le Point)Mais cet escamotage du social, c'est également en définitive la nouvelle finalité du Sarkozysme « hyper-communicant » : cette obsession de quotidiennement « nourrir la bête » médiatique visait naguère à gagner l'élection présidentielle puis à en prolonger l'état de grâce indéfiniment (jusqu'à 2012, au moins).

En ces temps de crise, elle a pour but désormais de désamorcer par avance toute forme possible de cristallisation des mécontentements.

Le fait est que l'objectif est atteint : les syndicats ne savent plus quoi faire de leurs grèves ni de leurs manifestations (si tant est qu'elles aient quelque consistance) et le PS est bien trop occupé à se gratter l'eczéma pour produire et exprimer une quelconque alternative économique et sociale cohérente.

Et nonobstant les gesticulations des lagôchedelagôche sic transit, là encore, le fait social, mais cette fois dans un monde bien moins virtuel, quoiqu'on en dise, que celui de la publicité : celui de la politique et du débat d'idées.

Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des Sarkolands possibles si, crotte de crotte, ne surgissaient des parasites infiniment plus dévastateurs que les communiqués de presse du PS ou les élucubrations ségoléniennes : des « affaires » qui, par leur côté spectaculaire et/ou emblématiques, produisent un « bruit » compliquant sérieusement, voire annihilant le « coup média permanent » du Président et de ses acolytes.

Et ces temps-ci, elles s'accumulent.

  • On vient d'annoncer, ce jour, le 25e suicide chez France Telecom en dix-huit mois. Passons sur la pathétique « communication » des dirigeants du groupe, passant, en quelques semaines, du déni au cynisme, puis du cynisme à la compassion hypocrite et stérile.

    On retiendra ici l'ombre sérieuse que l'accumulation de ces drames jette sur le discours de droite selon lequel la mutation de salariés protégés en soutiers vivant dans une « saine incertitude » (comme disait Lindsay Owen-Jones, ancien PDG de l'Oréal) est non seulement possible, mais souhaitable

  • « Oyez, oyez, braves gens : en cet an de grâce Deux-mil-neuf, le roi Nicolas 1er a décidé que son fils le prince Jean serait doté de la riche seigneurie des terres de l'EPAD ». Les braves gens, à droite tout autant qu'à gauche, sont d'abord pris d'une crise de fou rire : « Elle est bonne, celle-là. »

    Puis leur rire se fige, car il ne s'agit manifestement pas d'une blague. Du coup, les grandes tirades Sarkozyennes sur le « mérite républicain » et l'« effort individuel » perdent un tantinet de leur capacité mobilisatrice

  • Mitterrand ministre de Sarkozy, c'était un bon coup, ça, coco. Las : ledit ministre s'est trouvé embarqué dans un sordide « débat » autour des cabrioles tarifées qu'il confessa (il y quatre ans) avoir naguère pratiqué en Thaïlande avec des garçons. Et « on » se demande si lesdits garçons avaient franchement passé l'âge de la Nintendo DS.

On connaît la séquence : Marine Le Pen, en mal de reconquête des cathos-ratapoil du FN, lance le bazar, puis Benoît Hamon, porte-parole du PS, estime judicieux d'en remettre une louche. Au final, le sentiment d'un acharnement opportuniste.

Mais aussi, à droite, un malaise palpable : il y a belle lurette qu'un dandysme à la Gabriel Matzneff ne passe plus la rampe, alors défendre un Mitterrand sur une histoire pareille - aussi injustes puissent-être les accusations dont il est l'objet - le député et le militant UMP se disent qu'ils ont mieux à faire

Affaire Mitterrand (l'Express)Le Sarkozysme, par sa frénésie à produire de l« actualité » au quotidien, a réussi à évacuer la question sociale du débat politique - aidé dans cette tâche par un PS auto-destructeur.

Il y a substitué un continuum « people et faits-divers » quasi-exclusivement centré sur la personne même du Président.

Mais quand, dans le champ médiatique omniprésent, off- et on-line, les « bruits » successifs sont…

  • les drames humains d'un « champion économique » visiblement mortifère
  • l'affichage désinvolte d'un népotisme outrancier
  • l'agitation autour de la vie privée d'un ministre qui, quoi qu'il en soit, ne « parle pas » au coeur d'électorat UMP…

… on se dit sans doute, à droite, que ça commence à faire beaucoup.

Car quand les faits-divers la foutent mal, somme toute on préfère les faits tout court. Eh oui, mais il aurait fallu y penser avant.

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Portrait de pablico

De pablico

16H06 | 17/10/2009 | Permalien

des scandales il en restera toujours quelque chose dans la conscience collective.

Mais les chômeurs sont chômeurs..
leur désespoir s'incrémente aussi par dizaines de millier (par mois) qu'on ne doit pas oublier de multiplier par le nombre des membres de sa famille dont il est responsable et soutient financier..

l'addition devient lourde…très très lourde.. rien à voir avec le bling bling et l'insouciance du début de règne..

on risque de se manger un mur collectivement…même si l'on agite des scandales comme des chiffons rouges, le mur est là…bien réel.

Portrait de Jonas2

De Jonas2

Les mouches ne me trouveront pas as... | 16H04 | 17/10/2009 | Permalien

Le plus gros danger pour Son Importance 1er vient paradoxalement de ceux qui sont à l'origine de son accession au trône ; j'ai nommé la bonne droite de tradition dont les agriculteurs qui ont voté pour lui à 67% en 2007.

Ce soutien est en train de vaciller sérieusement. La cabane va peut-être finir par tomber sur le chien.

Portrait de alejandro

De alejandro

chorégraphe | 16H28 | 17/10/2009 | Permalien

Nous apprendre à nous taire

Polanski fait un film en 1975 où il dénonce la corruption ce film s'appelle CHINATOWN
La dénonciation en règle de la corruption ça se punit !
Ceux qui se sont aventurés à dénoncer une telle « machinerie » ont été chaque fois laminés !
Polanski doit être laminé pour ça ! Pour le laminer la meilleure façon de le punir est de lui coller un coup tordu !
Ce cinéaste a dépassé la quarantaine. Jusqu'à cette date il ne s'est jamais fait remarquer par des actes de pédophilie. Ni après : Les experts psychiatres dépêchés par les tribunaux disent la même chose : il n'est pas déviant, il n'est pas malade, il n'est pas dangereux

Et voilà qu'en 1977 il est accusé de « rapports sexuels illégaux » avec une mineure. Et que 32 ans après il est toujours dangereux !
Analysons pas à pas :
QUESTION 1 : Comment cette fillette a-t-elle été mise en contact avec ce cinéaste ?
C'est la mère de cette fillette qui a demandé un rendez-vous à ce sulfureux Polanski pour que sa fille fasse des essais pour des photos pour un magazine, où la nudité est de règle. Tiens ! Une mère juge « utile » que sa fillette de13 ans –mineure- fasse ces photos ? Mineure, ça pose un problème ? Alors la mère déclare la fillette majeure ! (ou c'est la fillette qui fait cette déclaration ? ) Oui elle a 18 ans !
Puis il y a un deuxième rendez-vous où un mélange de drogues…etc
Puis se passent 3 jours et c'est à ce moment que l'on va à la police ! Trois jours après ? Sans preuves biologiques ?
REPRENONS : Une mère qui demande un rendez-vous pour sa fillette de 13 ans, à un sulfureux personnage dont sa femme s'est fait assassiner 8 ans auparavant, puis s'arrange pour cette histoire de majorité, et le jour du tournage elle la laisse aller seule ? …
QUESTION 2 : la fillette en question est mineure, donc elle n'a pas de permis de conduire ! ! !
Personne ne s'est posé la question la plus simple : est-ce que la mère l'a accompagnée ?
Si oui, a-t-elle été dans la pièce d'à côté ? (Cela devrait être logique, l'on accompagne sa fille ! ).
Si non ce devrait être elle qui revienne chercher sa fille !
Quel laps de temps cette mère à considéré comme suffisante pour ces prises de photos ?
Et cette mère ne se doute de rien ?
Ou bien c'est un taxi qui va la chercher ?
Trouvez-vous « normal » qu'une fillette aille seule à une séance des photos dénudées, puis qu'elle rentre seule ?
QUESTION 3 :
Comment ces photos allaient être rétribuées ?
Qui a signé le « contrat » pour ces photos ?

Il est peu vraisemblable qu'une mineure signe un tel « contrat » !
Trouvez vous que cette mère agit de façon comme vous-même réagirez en des pareilles circonstances ?
Laisserais-vous aller seule votre fillette de 13 ans ?
Par-dessus le marché cette mère n'est pas inquiète que sa fille fût le seul modèle présent à cette séance des photos ?

Pouvez-vous me dire si cette façon de faire vous semble « logique » ?
Il n'y pas là quelque chose qui est comme un coup tordu ?
Ne serait-ce que l'un et l'autre aient été drogués ?
L'un pour que se souvienne de rien ?
La petite pour que « dise » ce qu'il « faut » dire ?
Et nous pour nos « apprendre » à nous taire ?
Et à ne pas nous mêler des affaires de corruption ?

Portrait de Numerosix

à alejandro Portrait de alejandro De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 17H39 | 17/10/2009 | Permalien

Et jack Nicholson , qui avait prêté sa maison , il serait dans le coup aussi ?
Indice supplémentaire , il a tourné un an plus tard « Shining » avec Stanley Kubrick , qui dix ans auparavant , en 1969 , avait filmé la manipulation du faux atterrissage de l'homme sur la lune..
Et comme par hasard, 24 ans plus tard, c'est l'attaque contre le world trade center …Alors la, c'est le bouquet !

Vous avez raison , les indices d'une manipulation terrible s'accumulent ..

Portrait de padiran

à Numerosix Portrait de Numerosix De padiran

Chroniqueur mondain | 17H46 | 17/10/2009 | Permalien

« Vous avez raison , les indices d'une manipulation terrible s'accumulent .. “ ; Le prochain attentat aura lieu
‘Le 27 janvier 2010 à 19h27 . c'est un mercredi .’
A la prochaine N6

Portrait de poppa

à alejandro Portrait de alejandro De poppa

qui?dam-un pékin | 19H13 | 17/10/2009 | Permalien

C'est fort ! C'est très fort ! C'est vraiment très fort !
Mais la ficelle du complot elle aussi elle est forte ….. et récurrente.
Je ne sais pas quoi en déduire.

Portrait de Saba

à alejandro Portrait de alejandro De Saba

09H15 | 18/10/2009 | Permalien

Ce que vous dites sur la mère est juste elle est pour le moins ambiguë et on peut même aller jusqu'à supposer qu'elle cherchait de l'argent .
On pourrait ajouter que l'époque était plus permissive
Oui Polanski est un grand cinéaste et j'ai pensé comme vous au départ que trop c'était trop…..

Mais :

J'ai changé d'avis quand j'ai lu des extraits des minutes du procés : Polanski demandant à la fille si elle prenait la pillule , devant sa réponse négative , il dit alors qu'il la prendra par derrière. Si vous trouvez que sodomiser une fille de 13 ans ,ce n'est rien ou comme dirait Mitterrand « c'est une affaire qui n'a pas de sens “ c'est grave .
Je ne jette pas la pierre à Polanski , tout le monde peut faire des erreurs dans sa vie mais il faudrait les assumer et non les minimiser .
Et les soutiens inconditionnels de Polanski seraient bien inspirés de baser leur argumentation sur la manière peu élégante de l'arrestation plutôt que de minimiser la faute ou d'affirmer qu'un homme qui a vécu des drames doit être excusé pour le drame dont il est responsable .

Portrait de padiran

De padiran

Chroniqueur mondain | 16H54 | 17/10/2009 | Permalien

Je crains fort, Riwal Ferry, que malgré ta belle démonstration pleine de bon sens et à laquelle je souscris, ces effets dévastateurs dues au fait que Sarkozy ne maitrise plus l'espace médiatique, ne soit qu'un feu de paille.
Les « faits » que tu dénonces ont été « traité » au fur et à mesure par La Pravda (Le Figaro), LCI et autres organes officiels du parti. Si ces faits ne sont pas repris régulièrement par les médias non « alignés », ils ne feront, bientôt parti que du bruit de fond médiatique.
Le quotidien ronronnant des annonces ronflantes et émollientes du pouvoir reprendra son cours dans Glagla, Moisi, Paris Moche, Le Livaro et LCI

Portrait de Corum Jhaelen Irsei

à padiran Portrait de padiran De Corum Jhaelen Irsei

Quadra désabusé | 08H34 | 18/10/2009 | Permalien

C'est pourquoi je propose la mise en place d'une compilation accessible en permanence des meilleurs morceaux du règne du mini-tsar, avec un chti lien quelquepart sur la page d'accueil de Rue 89, que tout un chacun pourra utiliser sur son site, son blog, son facebook ou que sais-je.

Une mémoire.

Ca servirait…

PS : il faudrait faire le meme avec les types d'en face (la gauche ca s'appelle), pour ne pas etre taxé de favoristisme.

Portrait de NKN

De NKN

| 18H05 | 17/10/2009 | Permalien

Ayant vécu à Londres à la fin des années 90, début des années 2000, votre article me rappelle les débats médiatiques sous Tony Blair. Il a pourtant été réélu et ça c'est fini piteusement (plus aucune crédibilité) et par une guerre (malgré l'opposition de la population).

Les conservateurs y jouaient à l'époque le rôle dévolu ici au socialistes : inaudibles car submergés par le travail des « spin doctors » de Tony Blair. En France on dit communiquant mais leur dénomination anglaise est savoureuse car le spin c'est la rotation mais aussi la chute en vrille d'un avion. C'est désormais pour tous synonyme de manipulation.

Portrait de ON M RSA2012

De ON M RSA2012

Bientôt au RSA Enfin le bonheur ! | 18H17 | 17/10/2009 | Permalien

J'ai l'impression d'avoir lu le texte d'un pote quand il a trop …
Il est le seul à se comprendre alors qu'il y a une bonne intention et quelques bonnes idées.
Mais il s'étonne que peu de monde s'en souvienne.
Il est vrai que les quelques contre-vérités qui sont distillés nuisent à la portée de son message

Peut mieux faire

Portrait de obey

De obey

:| | 22H04 | 17/10/2009 | Permalien

Interessant mais vous habitez en suisse ?

Hummm.

Portrait de Liger

De Liger

liger.amsud.net | 23H19 | 17/10/2009 | Permalien

Bel article, mais qui prête le flan à cette critique :

Lorsqu'on oppose à des coups médiatiques d'autres coups médiatiques, on ne fait que gonfler le phénomène. Autrement dit, même le mauvais sort pour le pouvoir « fait du Sarkozy »…

La seule manière de résister, c'est au contraire de se raccrocher au durable, pas au pipeau médiatique éphémère. Et donc ne pas jouer sur le terrain des annonces.

Exemple : rappeler le programme de Nicolas Sarkozy lui-même.

1. Mettre fin à l'impuissance publique
2. Une démocratie irréprochable
3. Vaincre le chômage
4. Réhabiliter le travail
5. Augmenter le pouvoir d'achat
6. L'Europe doit protéger dans la mondialisation
7. Répondre à l'urgence du développement durable
8. Permettre à tous les Français d'être propriétaires de leur logement
9. Transmettre les repères de l'autorité, du respect et du mérite
10. Une école qui garantit la réussite de tous les élèves
11. Mettre l'enseignement supérieur et la recherche au niveau des meilleurs mondiaux
12. Sortir les quartiers difficiles de l'engrenage de la violence et de la relégation
13. Maîtriser l'immigration
14. De grandes politiques de solidarité, fraternelles et responsables
15. Fiers d'être français

La simple lecture de son programme est devenue un acte très subversif, non ?

Portrait de worst04

De worst04

pôv' conne | 06H40 | 18/10/2009 | Permalien

Et pendant ce temps là des millions d'électeurs fidèles aux urnes gobent les oeufs pourris de Jean-Pierre Pernault , loin de l'agitation hystérique du microcosme parisien .

Portrait de marie 75

De marie 75 3563

09H21 | 18/10/2009 | Permalien

L'affaire Mitterand n'est pas close.
Une assoc. de portée internationale a déposé plainte en belgique.
Un clou ne chasse pas l'autre.
Les clous s'accumulent sur la planche UMP.
Ca flotte encore… mais ca s'enfonce !

Portrait de marie 75

De marie 75 3563

09H24 | 18/10/2009 | Permalien

Jean Sarkozy est déjà un sacré cumulard ! #jeansarkozypartout
Elu en mars 2008
(il y a 1 an et demi et pas 2 ans, comme il le dit)
dans le canton de Neuilly-Sud, Jean Sarkozy, qui ambitionne aujourd'hui de devenir président de l'EPAD, est déjà un grand cumulard, malgré son jeune age. Son journal perso (et oui, il a son propre journal ! ) distribué sur Neuilly nous le révèle dans son 1er numéro sorti en octobre 2008 :

« Jean Sarkozy a été élu Conseiller général UMP des Hauts-de-Seine dans le canton sud de Neuilly-sur-Seine lors des dernières élections cantonales de mars 2008.

Le 16 juin 2008, il est élu président du groupe UMP-Nouveau Centre et apparentés au Conseil général.

Au Conseil général des Hauts-de-Seine :

• Président de la commission des transports, de la voirie, de la circulation, de l'environnement, de la qualité de la vie et de l'assainissement.
• Membre suppléant de la commission de l'enseignement, de la formation et du développement économique

Il est aussi titulaire :
• A Neuilly, au conseil d'administration du collège Théophile Gautier, du lycée Pasteur, du collège Notre-Dame de Sainte-Croix et du collège Saint-Dominique
• Du comité de pilotage du Syelom, le syndicat mixte des Hauts-de-Seine pour l'élimination des ordures ménagères
• De la maison de retraite de la rue de Soyer à Neuilly
• Du conseil d'administration des établissements publics de santé départementaux, au centre hospitalier spécialisé “ Roger Prévot ” de Moisselles, et des centres hospitaliers de Courbevoie et de Neuilly.
• Au conseil d'administration du Centre Régional de Paris pour l'Enfance et l'Adolescence Inadaptées
• Au conseil d'administration de l'institut pour les personnes handicapées “ Gustave Baguer ”
• A la commission départementale des bourses d'étude de l'enseignement du second degré et technique
• Au conseil départemental de l'Education Nationale du département des Hauts-de-Seine
• Au conseil inter-académique de l'Ile-de-France
• Au conseil académique de Versailles
• A la maison de l'emploi Rives de Seine
• Au comité départemental de la formation professionnelle de la Promotion Sociale et de l'Emploi
• Au conseil d'administration du syndicat des départements de Paris et des Hauts-de-Seine pour la gestion des parcs de sports de Puteaux et d'Antony
• Au conseil départemental de la jeunesse, des sports et de la vie associative ».

Mais tout cela ne lui suffit pas. Il en veut toujours et encore plus… Il est peut-être jeune, mais il est comme les vieux politiciens : un cumulard.

cf monputeaux.com
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Des clous ! ! ! ! ! ! ? ? ? ? ? ? ?

Portrait de marie 75

De marie 75 3563

09H56 | 18/10/2009 | Permalien

Semaine sociale : SNCF et Pôle Emploi en grève, mobilisation pour l'industrie

afp via le matin ch

La semaine sociale sera ponctuée par plusieurs journées de mobilisation sectorielle, mardi à la SNCF et à Pôle emploi, puis jeudi dans l'industrie à l'appel de la CGT, tandis que se poursuivront à France Télécom les négociations sur le stress au travail.
le 18 octobre 2009, 10h31

Trois syndicats de cheminots - CGT, Fgaac-CFDT et Sud Rail - ont appelé à une grève non reconductible mardi pour protester contre la réforme du fret et ses conséquences en termes d'emplois, ainsi qu'au sujet des salaires et des « facilités de transport ».

A la suite de l'annonce fin septembre d'un « plan de développement du fret » par la SNCF, les syndicats redoutent 6.000 « suppressions d'emplois » dans cette branche et la filialisation de certaines activités. L'Unsa a renoncé à faire grève avec la décision de tester jusqu'à l'été 2010 des entités spécialisées (charbon-acier, automobile, produits agricoles, etc.) et non de créer des filiales.

Le préavis court de lundi 20H00 à mardi minuit. Des prévisions de trafic seront disponibles dimanche.

Le même jour, les salariés de Pôle Emploi sont également appelés à faire grève par l'ensemble des syndicats, Sud appelant à poursuivre le mouvement mercredi.

Selon FO, deuxième syndicat, le mouvement sera « très suivi vu le ras-le-bol, y compris parmi des gens n'ayant pas l'habitude de faire grève ». La colère porte sur les « services dégradés » rendus aux chômeurs, alors que la fusion ANPE-Assedic était censée améliorer leur accueil.

L'appel à la grève intervient alors que le nombre de demandeurs d'emploi venant s'inscrire ne cesse d'augmenter depuis l'été 2008 et que la négociation de la convention collective du personnel, issue de l'ANPE et des Assedic, 46.000 au total, est dans la dernière ligne droite.

Chez France Télécom, les salariés sont invités mardi à « agir sous toutes les formes, et notamment des assemblées générales », pour protester une nouvelle fois contre la souffrance au travail et les suicides de salariés. Le même jour, les négociations sur le stress au travail doivent se poursuivre.

Après un nouveau suicide de salarié jeudi à Lannion, le 25e en moins de deux ans, cet appel « pour que soient prises en compte les mesures susceptibles de modifier durablement et en profondeur l'organisation, le contenu et les conditions de travail », devrait être particulièrement suivi.

Jeudi, plusieurs fédérations CGT (métallurgie, plasturgie, verre, etc.), ainsi que la CGT retraités, et Sud appellent à une mobilisation pour « le développement et l'emploi industriels » alors que les suppressions d'emplois se sont amplifiées dans ces secteurs depuis le début de la crise.

Une manifestation nationale est prévue jeudi à Paris. Les Etats généraux de l'Industrie ont été lancés jeudi dernier par le ministre Christian Estrosi et une « grande convention nationale » doit les clore en février.

Chez l'équipementier nucléaire Areva, la CGT organise le même jour un rassemblement à Paris, auquel participeront des salariés du site de Mâcon, pour affirmer leur attachement à ce qu'Areva « reste un groupe nucléaire intégré », et s'opposer à la cession de la filiale T et D (Transmission et distribution).

Dans le secteur de la santé, une intersyndicale CGT, CFDT, CFTC, FO, FSU,Sud Santé et Unsa des infirmiers appelle mardi à une nouvelle journée d'actions contre la mise en place d'un Ordre infirmier.

Enfin, le patronat et les syndicats reprendront lundi le dossier des institutions représentatives du personnel (IRP) et de la gouvernance des entreprises pour poursuivre « l'état des lieux ».

Portrait de sumac le vrai

De sumac le vrai

11H11 | 18/10/2009 | Permalien

Très bon article, dans un style décoiffant au demeurant tout en nuances.

S'agissant de France Telecom il faut tout de même ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain.
En gros « La mutation de salariés protégés » devait se faire plutôt en employés de société de service soucieux de la qualité à apporter à ses clients qu'en « soutiers vivant dans une saine incertitude ».

Je souhaitais dire que c'est ce qui s'est produit dans un premier temps, avant que la conjoncture économique ne vienne bouleverser cette évolution plutôt tranquille. En effet, la transformation de « ce champion économique » ne date pas d'hier, elle a été amorcée il y a bientôt 20 ans. Au début des années 2000 la grande majorité du personnel avait changé de métier et ce de façon acceptable avec un management plutôt correct de cette nécessaire mutation.

En octobre 2002, après l'éclatement de la bulle Internet dans laquelle France Telecom a fait naufrage au moins autant par l'ambiguïté de son statut que par les erreurs du « top management » dans la conduite de sa croissance externe, les polytechniciens reprennent en main l'entreprise et pour la sauver entament, entre autres, un programme draconien d'économies internes et de recentralisation. Ce programme ayant tellement bien réussi, ils nomment alors numéro deux de l'opérateur et directeur exécutif pour la France Louis-Pierre Wenès, le « cost killer » en chef.

Le hic est que l'on ne manage pas une entreprise avec des techniciens aimant les chiffres et un champion des économies logistiques , l'homme n'étant ni une variable d'ajustement ni du matériel.

Portrait de Soscerveau

De Soscerveau

je m'interroge | 11H31 | 18/10/2009 | Permalien

Le coup média permanent, c'est aussi la terrible manipulation orchestrée par notre cher président avec la basse complicité des journalistes pour détruire la gauche depuis la campagne présidentielle.
Exemple dans votre article, la qualification incongrue et gratuite des « élucubrations » de SR. On entend à la radio ou à la télé vos collègues interroger systématiquement les socialistes sur leurs divisions et user de ce jeu pervers pour les pousser à taper dans leur camp…
Ou encore l'analyse inexistante d'une seule des propositions de la gauche, balayées d'un sentencieux et méprisant « il n'y en a pas »…
A travers ces « affaires », je bois à un léger réveil des journalistes en France.

Portrait de marie 75

De marie 75 3563

11H50 | 18/10/2009 | Permalien

Portrait de marie 75

De marie 75 3563

13H30 | 18/10/2009 | Permalien

une carte postale par jour….

Nicolas Sarkozy. Pourquoi ça marche encore ?

La confiance règne encore et toujours, malgré un bilan face à la crise jugé peu positif… Nicolas Sarkozy a beau éradiquer les acquis sociaux et respirer le mépris, il continue de faire plutôt belle figure. Est-ce son art d'user les mouvements sociaux, de raconter des fables, de faire taire les dissonances au sein de son propre parti ? Quelques raisons d'un succès.

Depuis son arrivée à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy impose son rythme, sa marque, ses contre-réformes. Il allie des mesures clairement libérales sur le plan économique, avec son lot de remises en cause des acquis sociaux, et une bonne dose de contrôle social. Très tôt, le paquet fiscal fut l'emblème d'une politique au service des vainqueurs du système. Et pourtant… Nicolas Sarkozy est toujours là et bien là. Même si ses courbes de popularité ont connu de vrais moments de faiblesse et si les Français jugeaient dans un récent sondage son bilan face à la crise peu positif (58 % d'opinions négatives), près d'une moitié de Français continuerait à lui faire confiance et son image reste peu écornée. Pire, face à la crise du capitalisme qui aurait dû invalider tous ses présupposés idéologiques, l'animal politique arrive à adapter son discours, à tourner à son avantage ce moment difficile. Voici le champion de la dérégulation qui se mobilise pour une « moralisation du capitalisme » ! Fini le Fouquet's et les montres en or, l'heure est à la chasse au bonus et à la valorisation du rapport Stiglitz. Au total, non seulement il donne le sentiment qu'il y a un pilote dans l'avion quand la gauche est atone, mais il réussit à reprendre l'avantage, quitte à puiser quelques recettes, quelques formules à gauche pour donner le change. Les Verts cartonnent aux européennes ? Sarkozy dégaine la taxe carbone. Il y a à la fois une cohérence dans son projet politique, qui ne change pas de cap, et de la souplesse pour convaincre, séduire, s'adapter. « Changer pour que rien ne change », on connaît la formule. Pourquoi ça marche (encore) ? Regards vous soumet quatre clés d'explication.

L'ART DE RACONTER DES HISTOIRES

Pour être président de la République, sans doute faut-il savoir raconter des histoires… Nicolas Sarkozy l'a compris très tôt. Occuper l'espace, donner à voir des sentiments, des succès et des échecs, des romances : le Président excelle dans cet « art ». Christian Salmon a parfaitement décrit, dans Storytelling, ce phénomène qui consiste pour les politiques à endormir l'esprit critique public en mettant en scène leurs propres histoires. Cette méthode, qui se pratique dans la publicité ou le management et fut progressivement importée en politique par la Maison Blanche depuis Reagan, tente d'instrumentaliser l'art du récit. Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, a parfaitement retenu la leçon américaine : « La politique, a-t-il déclaré au Monde, c'est écrire une histoire partagée par ceux qui la font et ceux à qui elle est destinée. On ne transforme pas un pays sans être capable d'écrire et de raconter une histoire. » Car il doit toujours se passer quelque chose, le Président doit contrôler l'agenda pour capter l'attention des médias et de l'opinion. Il s'agit non pas de faire appel aux convictions ou à la raison mais de capter et de synchroniser les émotions. C'est ainsi que nous passons doucement mais sûrement de l'opinion publique à l'émotion publique. Ce climat est gravissime pour la démocratie et contribue à dissoudre la politique. Mais en attendant, il profite au pouvoir en place.

Sarkozy a mis en scène son destin : c'est l'histoire d'un pauvre enfant de Neuilly, brimé, qui rêvait d'être président. Il a mis en scène son couple avec Cécilia, son divorce, sa rencontre sous forme de conte de Noël avec une nouvelle mannequin. Une vie privée faite de joies et de souffrances, pleine de rebondissements : une vraie série à l'américaine. Des personnages comme Rachida Dati, Fadela Amara ou Rama Yade font le miel du storytelling. Dans un autre registre, Bernard Kouchner fait partie des profils bien utiles. Sarkozy en use et en abuse. Il s'est aussi payé le luxe de se réapproprier des pans de l'histoire de France délaissés par la gauche, de lui piquer en quelque sorte ses emblèmes, ses référents tels que Guy Môquet, Léon Blum ou Jaurès. Là où l'imaginaire de gauche s'est essoufflé, asséché, la droite sait occuper l'espace. Même face à la crise du capitalisme, Sarkozy se donne des airs de justicier – façon Disney ! – au combat contre les méchants du G20, en guerre contre les bonus et les paradis fiscaux. La fable !

La parole de Sarkozy se veut performative et l'homme ne manque jamais une occasion d'aller lui-même au « front » – soutenir telle entreprise en faillite, rencontrer une association de victimes, serrer la main aux services de police. Comme l'actualité bouge sans cesse, nous suivons le zapping orchestré par le Président. Que ses paroles soient sans effet, que les actions ne suivent pas, que les promesses d'un jour soient oubliées le lendemain, importe moins que la capacité du Président à être réactif et à sembler toujours à l'endroit où il faut, au moment où il faut. Et il n'hésite pas à dire tout et son contraire. Or, comme l'explique fort bien Bertrand Méheust dans La politique de l'oxymore. Comment ceux qui nous gouvernent nous masquent la réalité du monde, cette utilisation des oxymores, cynique et à grande échelle, peut conduire à la destruction des esprits et devenir un outil de mensonges. Des termes tels que « flexisécurité », « moralisation du capitalisme » ou « vidéo protection » visent à brouiller nos repères. Nicolas Sarkozy recourt également aux oxymores dans les faits : souvenez-vous de sa visite au Vatican avec… Jean-Marie Bigard ! La promotion de la libre circulation des capitaux mais pas des êtres humains, la lutte contre le chômage comme priorité dans un système qui a besoin d'un taux de chômage pour fonctionner, etc., sont autant de façons de masquer les actes politiques, dans un contexte où la contestation sociale grandit.

Sa force est d'avoir su « moderniser » la droite et le style présidentiel. Le footing comme l'omniprésence du Président impriment sa marque, l'installent comme un homme de son temps. Il se veut l'homme de l'action, du mouvement. Et Sarkozy sait s'adapter au contexte, évoluer en fonction des rapports de force dès lors qu'il ne s'agit pas de remettre en cause les fondements de son projet libéral et autoritaire. Récemment, la taxe carbone ou le renoncement à recourir aux tests ADN pour les immigrés montrent qu'il ne veut céder aucun espace à ses adversaires, qu'il est capable de petits arrangements politiques pour séduire au-delà de son électorat acquis.

LE ROULEAU COMPRESSEUR COMME MÉTHODE

La droite cultive son triste adage selon lequel « la rue ne gouverne pas ». Il est arrivé ces dernières années qu'elle le fasse à ses dépens. En 1995, le plan Juppé a dû être enterré devant l'ampleur de la mobilisation. En 2006, les jeunes ont obligé Dominique de Villepin à retirer son CPE. Pour le reste, et singulièrement depuis que Nicolas Sarkozy est président, force est de constater que les luttes sociales peinent à engranger les victoires. Au-delà des interrogations sur la stratégie des confédérations syndicales et sur le manque de perspective politique qui pèse négativement sur la combativité sociale et l'issue des conflits, il y a bien cette manière de la droite d'avancer frontalement, brutalement, en désignant des ennemis, en opposant les uns aux autres, qui possède une part d'efficacité. Le passage en force est devenu une méthode, comme une habitude. La ligne de conduite, c'est un gouvernement qui ne cède pas, en tout cas pas de manière significative, devant les manifestations unitaires ou les durs conflits sociaux. Il poursuit sa feuille de route, sûr de ses choix comme de sa capacité à vaincre le mouvement. Et Sarkozy a même osé l'arrogance suprême, en juillet 2008 : « Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit ». Le refus de la discussion, la provocation, l'humiliation et la détermination à imposer nombre de contre-réformes sont déstabilisants et permettent de contenir une révolte plus grande encore. Finalement, le gouvernement nous aurait-il à l'usure ? Emblématique, l'université s'est mobilisée comme jamais, la ronde s'est obstinée la nuit et le jour, mais n'a pas réussi à avoir la peau de la loi Pécresse. Au diable le mouvement de résistance des soignants, les hôpitaux doivent s'avaler le projet Bachelot qui importe les logiques du marché. Le monde de la justice fut vent debout ? Qu'importe, les juges d'instruction risquent bel et bien d'être supprimés, la mainmise du parquet d'augmenter. Quant au « pouvoir d'achat », il restera en l'état (pas d'augmentation des salaires et minima sociaux), malgré les grands rendez-vous de l'hiver et du printemps derniers qui, dans l'unité syndicale, avaient porté cette revendication. De La Poste aux Molex, les foyers de contestation ne manquent pas mais la capacité à gagner reste faible. Assommant. Accablant aussi. Car, à force de ne rien arracher, de prendre des jours et des jours de grève – qui signifient du salaire en moins – sans obtenir d'avancées, le peuple se désespère et se demande à quoi bon. Par la convergence des luttes – unité syndicale, « Appel des appels » –, d'aucuns pensaient que les mouvements gagneraient en efficacité. Ce ne fut pas suffisant. Pour l'heure, seul le LKP en Guadeloupe a réussi à atteindre une alchimie et un niveau de contestation porteurs d'espoir et de victoire. A méditer.

LA MACHINE UMP UNIFICATRICE DES DROITES

Le pari n'était pas gagné d'avance mais le résultat est là : la création de l'UMP a permis d'unifier solidement les différents courants de la droite. Créée en 2002 pour les besoins de Jacques Chirac, candidat à l'élection présidentielle, le sigle signifiait au départ : Union pour la majorité présidentielle. Il regroupait alors le RPR, Démocratie libérale et une bonne partie des députés de l'UDF. Rebaptisé Union pour un mouvement populaire, ce grand parti réussit à rassembler différentes familles de la droite, des conservateurs libéraux aux gaullistes en passant par les chrétiens démocrates. En novembre 2004, Nicolas Sarkozy prend la tête de l'organisation, à l'occasion d'un vote interne où il obtient plus de 85 % des voix. Face à lui, les candidats déchus Nicolas Dupont-Aignan et Christine Boutin font pâle figure… Avec cette assise militante confortable travaillée de longue date par l'entretien de réseaux internes et la construction d'une identité politique médiatique, le leader a les mains libres. Objectif : la présidentielle de 2007. L'échéance est pour Nicolas Sarkozy une vraie réussite : il remporte l'élection, toutes les autres composantes de la droite s'affaissent et la disparition de l'UDF rebat une partie des cartes à droite. Ce n'est pas le tout de devenir président, encore faut-il le rester, convaincre durablement l'opinion et gagner les différentes échéances électorales qui émaillent le mandat. Autrement dit, la « machine UMP » doit être confortée et l'unité des droites renforcée.

En juin 2009, un Comité de liaison de la majorité présidentielle est lancé par Sarkozy pour coordonner les partis qui soutiennent son action. La feuille de route est claire : « Intensifier le travail en commun et préparer les futures échéances électorales ». Ce Comité est composé de représentants de l'UMP et de présidents des différentes organisations et clubs politiques de droite. On y trouve la gaulliste Michèle Alliot-Marie qui préside « Le Chêne », Jean-Louis Borloo pour le Parti radical, Christine Boutin avec son jeune Parti chrétien-démocrate ou encore les amis de Charles Pasqua (RPF-IE). S'y ajoutent les nouvelles recrues issues des rangs de la gauche : Jean-Marie Bockel pour La gauche moderne (LGM) et Les Progressistes autour d'Eric Besson. Le Nouveau Centre, cette fraction de centristes qui avaient fait la campagne de François Bayrou mais ont rejoint la majorité gouvernementale, siège également. Les chasseurs du CPNT sont aussi de la partie. Et, dernière recrue de poids (symboliquement en tout cas) en vue des régionales, le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers a rejoint la dynamique de rassemblement.

Cette large unité, la droite en a rêvé au XXe siècle, elle y est parvenue en ce début de XXIe siècle. Certains pensaient la structure UMP éphémère, bâtie pour les circonstances. Elle se révèle une vraie usine à unité, une machine à gagner. Elle est le fruit d'un effacement relatif des divergences fondamentales entre les courants de la droite – les clivages hérités du gaullisme se sont estompés – et d'une adhésion large – plus ou moins forcée mais globalement acceptée – à un chef, Nicolas Sarkozy. L'efficacité est là : un parti en ordre, où les dissonances apparaissent moins fortes que les capacités de rassemblement. Reste, bien sûr, Dominique de Villepin, qui se pose en homme de l'alternative à Sarkozy – sait-on jamais ! Mais ses réseaux et sa popularité, entachée par l'affaire Clearstream, ne lui permettent pas de jouer réellement dans la « cour des grands ». Il semble ne faire aucun doute que Nicolas Sarkozy sera le candidat unique de la droite en 2012. Jean-François Copé tente bien également de faire entendre sa voix, une petite musique qui se veut différente du sarkozysme. Mais chacun sait que la « jeune garde » se prépare surtout pour 2017. Tous ont un intérêt commun : réussir aux régionales de mars prochain. L'UMP entend devancer significativement la gauche au premier tour pour enclencher une dynamique suffisante au second. La force des scores de l'UMP aux premiers tours peut d'ailleurs créer une interprétation un peu erronée des résultats, comme nous l'avons vu aux élections européennes : la gauche était majoritaire en voix, le seul parti soutenant la majorité présidentielle ne recueillait « que » 28 % des voix mais le camp du Président est sorti vainqueur de l'échéance, devant un PS en peine avec ses 16,8 %.

UNE OPPOSITION EN BERNE

Le dira-t-on assez ? L'une des clés de la réussite de Nicolas Sarkozy, c'est la faiblesse de la gauche. Une opposition qui n'arrive pas à s'opposer efficacement, c'est vraiment du pain béni… La critique efficace est celle qui réussit à donner à voir une autre manière d'appréhender les problèmes, une logique alternative pour l'action publique. Or, pour l'essentiel, la gauche et le Modem concentrent les attaques sur le style, la méthode, le manque de moyens et plus rarement sur le sens et les finalités de la politique de la droite – et sur le terrain du style, c'est finalement François Bayrou qui apparaît le plus radical, toujours prompt à dénoncer la connivence avec les médias ou la présidence « bling-bling » ! La droitisation d'une bonne partie de la « gauche » et la baisse de la conflictualité politique sont passées par là. En cette rentrée politique encore, le Parti socialiste reste embourbé dans ses querelles internes et peine à dégager une ligne alternative audible. Quant à l'autre gauche, si elle parlait d'une seule voix – de manière polyphonique mais cohérente –, si elle faisait durablement cause commune, si elle n'avait plus peur de gagner, Nicolas Sarkozy aurait enfin un adversaire digne de ce nom.

C.A.

Paru dans Regards n° 65, octobre 2009

1er octobre 2009 - Clémentine Autain

Portrait de zénon denon 84

De zénon denon 84

Bonne | 15H05 | 18/10/2009 | Permalien

Comme disait le Grand Jacques :
T'a voulu voir Vesoul …

Et on a vu Tarnac !

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