Alors que la loi pénitentiaire vient d'être adoptée, bilan avec Jean-Marie Bockel des ambitions pénitentiaires du gouvernement.
Les parlementaires ont entériné définitivement le texte de la loi pénitentiaire dans la nuit du mardi au mercredi 14 octobre. Une bataille s'achève qui durait depuis juillet 2008, au cours de laquelle les parlementaires UMP ont même réussi à hérisser deux gardes des Sceaux successifs. Mais, à bien des égards, ce vote tue aussi pas mal d'espoirs.
Depuis longtemps la France se promettait une grande loi pénitentiaire censée faire le ménage dans les pratiques et rehausser les standards en vigueur.
Une résolution d'autant plus pressante que les procédures se multiplient, devant la justice européenne mais aussi le juge administratif français, pour faire condamner l'administration pour « l'indignité des conditions carcérales ». Cet été, Rue89 interrogeait ainsi un avocat de Rouen, Me Etienne Noël, qui a ainsi lancé avec succès plusieurs procès sur la base d'expertises calamiteuses.
Personne au gouvernement n'a pris la peine de se prononcer sur ces condamnations pourtant historiques, donnant un peu plus de grain à moudre aux Cassandre qui annonçaient que les grandes ambitions affichées par l'Exécutif tourneraient court.
Un secrétariat d'Etat pour pas grand chose ?
Outre le texte de la loi pénitentiaire, l'Elysée avait pourtant semblé donner un signal fort en nommant Jean-Marie Bockel secrétaire d'Etat à la Justice, au détour du remaniement de juin 2009.
Lorsque Claude Guéant dévoile la composition du nouveau gouvernement le 23 juin 2009, il annonce explicitement que l'ex-socialiste (tendance libérale) écope du dossier des prisons. Autant dire que l'enjeu carcéral semblait encore bien servi, à une époque où il était déjà beaucoup question des suicides de détenus. Et puis ? Et puis, ça a fait pschitt, dénoncent bon nombre d'acteurs du monde judiciaire.
Jean-Marie Bockel a reçu Rue89 le 8 octobre dans son bureau de la place Vendôme, qu'il occupe avec une équipe qui n'excède pas huit collaborateurs. Lorsque ce rendez-vous a lieu, députés et sénateurs en sont aux derniers allers et retours du texte de la loi pénitentiaire.
Or, durant toute la discussion de ce qui s'annonçait pourtant comme sa partition, Jean-Marie Bockel aura été peu médiatisé, même s'il précise qu'il se trouvait aux côtés de la ministre d'Etat lorsqu'il s'agissait de défendre la mouture gouvernementale.
N'empêche : en trois mois et malgré un calendrier idéal, celui qui reste « secrétaire d'Etat auprès de la ministre de la Justice » (l'étiquette « prison » disparaissant au passage) n'aura pas réussi à médiatiser son action dans l'ombre de Michèle Alliot-Marie. Chez les magistrats, par exemple, la ministre reste d'autant plus l'interlocutrice privilégiée qu'elle a contribué à rassurer le monde judiciaire en remplaçant Rachida Dati.
Jean-Marie Bockel lui-même ne conteste pas un déficit d'image bien réel. Même s'il assure que, dans le giron de MAM, « il y a, largement assez [de travail] pour deux » et qu'il se sent « épanoui et utile ». (Voir la vidéo.)
Fronde UMP au Parlement
Au final, les grandes ambitions gouvernementales ont déçu. A cause de la réalité de l'équilibre gouvernemental. Mais aussi à cause de la frilosité de l'exécutif durant le travail parlementaire. Car MAM et Bockel ont agacé jusque sur les bancs de la majorité en cherchant à contrer les sénateurs UMP sur la question de l'encellulement individuel.
Lorsque Rue89 rencontre Jean-Marie Bockel, les députés viennent de braver la place Vendôme en rétablissant cette mesure que MAM avait supprimée à son arrivée au ministère. Camouflet ou malentendu ? Jean-Marie Bockel balaie cette lecture pourtant très largement partagée chez les parlementaires de tous bords. (Voir la vidéo.)
En dehors de cette mesure moins spectaculaire qu'il n'y parait puisqu'elle est assortie d'un moratoire, la loi pénitentiaire a déçu. A la sortie du vote, des voix sceptiques n'ont pas manqué de se faire entendre. Ainsi, le communiste Patrick Braouzec, pour qui « une fois de plus le grand rendez-vous de la France avec ses prisons n'a pas eu lieu ». Ou encore le socialiste Patrick Roy, dénonçant « le discours de bonimenteurs » du gouvernement sur une « petite loi [qui] n'apportera rien ».
« Mauvaise foi », répond Bockel
Bockel refuse d'entendre que « la montagne a accouché d'une souris ». Etrangement, ce n'est pas l'une des rares avancées un peu saillantes du texte qu'il met en avant (par exemple l'élargissement des aménagements de peine et du bracelet électronique aux détenus écopant de moins de deux ans, hors récidivistes). Mais plutôt une liste de domaines un peu vagues qu'il déroule en interview pour donner des gages de progrès :
- la détention provisoire ;
- l'extension des droits en prison ;
- le choc carcéral ;
- les suicides en prison ;
- la santé mentale ;
- le travail en prison.
Pour Bockel, cette loi reste une grande victoire au sens où elle « met la loi en prison ». Au passage, l'ancien socialiste appelle Robert Badinter à la rescousse, soulignant que « même lui l'a reconnu ». (Voir la vidéo.)
Une semaine après avoir rencontré le secrétaire d'Etat et au lendemain du vote de la loi, retour vers Etienne Noël. Pour lui, Jean-Marie Bockel -qu'il n'a jamais rencontré- s'avance beaucoup en vantant des progrès sur cette série de terrains. L'avocat de Rouen fait plutôt partie de ceux qui voient dans la loi pénitentiaire 2009 un rendez-vous manqué :
« Il ne s'est rien passé hormis l'encellulement individuel, même s'il est assorti d'un moratoire, et l'élargissement des peines alternatives aux détenus condamnés à deux ans, soit une énorme proportion de la population carcérale. »
« Rendez-vous manqué », disent les détracteurs
Plusieurs points alertent Me Noël : pour lui, la loi est « une occasion manquée » dans la mesure où elle renforce le pouvoir souverain de l'administration pénitentiaire, notamment parce qu'elle ne permet pas au détenu :
- de faire un recours sur ce qu'on appelle les « régimes différenciés », par exemple quand le directeur de la prison décide de laisser les portes d'une cellule ouverte ;
- de faire un recours si l'administration éconduit un détenu qui réclame d'être placé à l'isolement (par exemple pour refuser une cellule collective) ;
- de faire un recours contre le transfèrement d'un établissement pénitentiaire à un autre (hors maison d'arrêt), qui risque de casser la logique de soins, de réinsertion ou de travail.
Etienne Noël doute également beaucoup des avancées vantées par Jean-Marie Bockel en matière de santé mentale et de prévention des suicides. D'abord parce que la santé est, depuis une loi de 1994, directement sous la houlette du ministère de la Santé et plus du ressort de la Justice. Ensuite parce que cette loi pénitentiaire n'affiche aucune ambition en termes d'effectifs médicaux derrière les barreaux.
Tous les déçus de la loi ne sont pas aussi définitifs : la députée du Finistère Marylise Lebranchu (PS), ex-ministre de la Justice, y voit bien « un rendez-vous manqué par rapport au travail fait par la gauche en 2001 avec de nombreux partenaires d'opposition ». Mais plutôt parce qu'il s'agit « pour l'essentiel de petits pas et non d'une grande ambition de créer du sens à destination de la populaion ».
L'ancienne garde des Sceaux regrette surtout « les treize ou quatorze lois intervenues depuis 2001 » qui ont durci le code pénal, coupant court le débat sur les conditions pénitentiaires et renforçant mécaniquement la surpopulation carcérale (63 000 détenus aujourd'hui).
Mercredi matin, plusieurs députés s'agaçaient de la double absence de Michèle Alliot-Marie et de Jean-Marie Bockel à l'Assemblée pour l'adoption définitive du texte. Comme un ultime signe du désengagement de l'Exécutif sur les prisons.




















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De lepalabre
chômeur | 11H24 | 16/10/2009 |
Pourquoi la prison est la deuxième maison du peuple, pourquoi quand on est le fils de… on évite la justice ? et donc la prison !
stage de slam avec des enfants
envoyé par lejardindesproses. - Regardez la dernière sélection musicale.
à lepalabre
De ALLAIN JULES C@MMUNICATION
13H32 | 16/10/2009 |
Si le Gouvernement prenait à bras le corps la situation détériorée de nos prisons, ça se saurait.
Puisque leurs enfants n'y sont pas, c'est le dernier de leur souci.
http://allainjules.wordpress.com/
De ecor1
sur le fil | 12H02 | 16/10/2009 |
Les détenus vivent dans des conditions indignes et c'est inacceptable. La prison n'a pas besoin d'une enième loi mais de pognon. Or du pognon on en pas, du coup on imagine bien ce qui va suivre. Les prisons vont rester dégeulasses et surpeuplées.
à ecor1
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 12H12 | 16/10/2009 |
je suis tout a fait d'accord. C'est un problème qui dépasse largement les couleurs politiques, c'est pourquoi je déplore la teneur de cet article dans lequel, en fifligrane, on ne retient que des idées puériles du type : la droite c'est mal, la gauche c'est bien.
à Jess Feuillie
De ecor1
sur le fil | 12H26 | 16/10/2009 |
Je ne trouve pas l'article partisan, juste ca souligne que, une fois encore, cette loi ne conduira pas bien loin et n'aidera pas a améliorer les conditions de détention, alors que le vrai problème il est là.
Que ce soit un gouvernement de droite qui soit porteur du projet est anecdotique, la gauche n'a su faire mieux, c'est vrai. De facon générale on constate bien le desintéressement de la société pour la prison.
à ecor1
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 12H59 | 16/10/2009 |
Oui, tt le monde s'en tape, a mon avis parce que les caisses sont vides et que par conséquent un parti qui mettrait bcp sur la table risquerait de subir la démagogie d'autres partis (genre FN qui dirait « et les pauvres gens honnetes alors ? »), ce qui se révèlerait risqué électoralement.
Mais tt de même, vu les la position de la france dans ces classements, il serait tant de faire quelque chose, de vraiment mettre du fric sur la table, de construire de nouvelles prisons.
à Jess Feuillie
De Terence
07H44 | 17/10/2009 |
Et quand un innocent est en prison, que la cour de cassation refuse de répondre à une demande de suspension de peinse suite à une requête en révision parfaitement argumentée c'est encore plus insupportable.
La République de M. Bockel est-elle encore la nôtre ?
www.presume-coupable.com
à ecor1
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 18H45 | 16/10/2009 |
Ce sont les concepts de prison, de liberté surveillée, de châtiment, de réparation, de prévention, de récidive, de responsabilité de l'État pour l'indemnisation des victimes… et tout le reste, qui sont a revoir.
Il n'y a pas une seule idée intéressante significative qui soit proposée pour la problématique carcérale. Pour autant que je sache, c'est l'amnistie générale ou ramener le bagne qui serait la solution !
On ressasse les mêmes vieilles solutions pour les mêmes vieux problèmes. Il n'y a ni imagination, ni intelligence dans ce débat. La gouvernance est sans projets. Nous avons une gouvernance « sans desseins ».
http://nouvellesociete.wordpress.com/2007/10/15/23-peches-veniels/
http://nouvellesociete.wordpress.com/2007/10/15/24-la-cure-fermee/
Pierre JC Allard
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 12H07 | 16/10/2009 |
Il y a un moment de votre article que je trouve particulièrement comique, c'est celui où sous sous-entendez que la venue de Bockel (gauche) suscita des espoirs dans l'absolu, un peu comme si quand on est de droite, il est évident qu'on est pas humaniste, qu'on se tape des prisons :
« Lorsque Claude Guéant dévoile la composition du nouveau gouvernement le 23 juin 2009, il annonce explicitement que l'ex-socialiste (tendance libérale) écope du dossier des prisons. Autant dire que l'enjeu carcéral semblait encore bien servi, à une époque où il était déjà beaucoup question des suicides de détenus. »
A mon sens, c'est un peu dur certes, mais ces 5 lignes ne servent qu'à remplir du blanc. En quoi le fait que Bockel soit de gauche constitue t-il un gage de résolution du problème ? C'est tt de même dramatiquement caricatural non ?
De p.
12H13 | 16/10/2009 |
Ah Bockel, on l'avait oublié celui là !
Dur de garder l'affiche aux côtés du magistral Besson..
De BA
- | 12H27 | 16/10/2009 |
Prisons françaises : ceux qui devraient y être et qui n'y sont pas. Dans l'hebdomadaire Bakchich, mercredi 7 octobre 2009, page 4, Nicolas Beau écrit :
« L'affaire qui hante les nuits de Sarko.
Bakchich a consulté les cahiers de Gérard-Philippe Menayas, ancien directeur financier de la DCNI (Direction des Constructions Navales Internationales). Nous en publions des extraits. Pour l'instant, le Parquet de Paris fait tout pour que ces éléments extrêmement sensibles soient exclus du périmètre de l'information judiciaire.
Rédigés jusqu'en mars 2008, ces écrits ne constituent que des “ allégations non vérifiées ”, comme le constate une note de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), dont Bakchich a pu prendre connaissance. Reste qu'à l'Elysée, mais aussi chez les socialistes, on suit comme le lait sur le feu l'évolution de ce dossier judiciaire explosif.
Passionnants à décrypter, les cahiers Menayas comportent de nombreuses initiales : NS pour Nicolas Sarkozy, JPP pour Jean-Paul Perrier, président de Thales International. Des codes apparaissent également : BACCHUS pour Jean-Marie Boivin, grand manitou des commissions ; DD pour Andrew Wang, l'intermédiaire flamboyant qui reçut près d'un demi milliard de dollars pour le contrat des frégates.
1- Balladur et Guigou mis en cause.
A propos du contrat des frégates, les cahiers Menayas révèlent que “ l'un des principaux bénéficiaires serait Edouard Balladur. L'autre, Elisabeth Guigou, grâce à un système élaboré de prêts adossés. ”
Toujours d'après les cahiers Menayas, “ les masses financières dont Andrew Wang assurait la circulation occulte étaient destinées à la France et, pour une part substantielle, à l'Allemagne. Pour notre pays, elles devaient revenir au Parti Socialiste, à des membres du Parti Républicain, et à des balladuriens, via Charles Pasqua. ”
Notons qu'une des rares traces de rétro-commission retrouvée par le juge suisse Paul Perraudin concernait Etienne Leandri qui, jusqu'à son décès en 1995, fut le grand argentier de Charles Pasqua.
Ailleurs, Gérard Menayas note : “ Les rétros JMP / Bravo (nom de code du procès des frégates) ont été rétrocédées à J.Y. Le Drian ”, ancien maire de Lorient.
Enfin, “ JPP (Jean-Paul Perrier) a utilisé la société Lobbying Transasia Developpement, présidée par Jean-Marie Cambacérès. ” Jean-Marie Cambacérès, ancien député socialiste, était un spécialiste de l'Asie.
2- L'Elysée suit le dossier de près.
“ Les autorités luxembourgeoises auraient découvert que NS aurait été intéressé à SW2 (le contrat de ventes de frégates à l'Arabie Saoudite) avec le concours de Nicolas Bazire, voire de Jean-Luc Lagardère, dont il a fréquenté les haras ” note Menayas.
Le nom de Nicolas Bazire, à l'époque directeur de cabinet d'Edouard Balladur, n'apparaît pas par hasard. Un rapport de la DNIF (Division Nationale des Investigations Financières), daté du 5 mars 2007, et versé au dossier des juges Hullin et Desset, revenait sur la création de Heine, une des officines luxembourgeoises créées par la DCNI : “ Une chronologie fait apparaître que la création de la société Heine, au deuxième semestre 1994, s'est faite après accord de Nicolas Bazire et du ministre Nicolas Sarkozy ”, notait le rapport des flics financiers.
D'après les cahiers Menayas, Nicolas Sarkozy aurait envoyé deux émissaires rencontrer Bacchus (Jean-Marie Boivin), l'homme-clé des commissions des constructions navales. Cette initiative, pouvons-nous préciser à Bakchich, date de l'époque où Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur. L'enquête préliminaire qui devait aboutir à l'ouverture d'une instruction judiciaire était engagée. Il y avait le feu au lac apparemment.
Par ailleurs, Bacchus aurait reçu plus tard un courrier à l'en-tête de la présidence de la République, de Claude Guéant, bras droit de Sarkozy, “ s'excusant que le numéro 1 n'ait pas le temps de recevoir Bacchus ”, mais s'engageant “ sur un RV avec Hervé Morin ”, ministre de la Défense.
3- Un procureur de Paris prudent.
Dans un courrier interne daté du 22 novembre 2007 et que le site Bakchich Info avait publié, le procureur Jean-Claude Marin avait effectivement averti sa hiérarchie qu'il allait “ circonscrire ” l'enquête aux éléments les moins sensibles…
“ JC Marin, petit frère, pilote l'instruction, dont il a sérieusement réduit le périmètre. Il y a malgré cela affecté deux magistrats de premier plan. C'est un opportuniste, balladurien reconverti à NS ”, note enfin Gérard Menayas.
Nicolas Beau.
à BA
De tweesty
Né 1jour ferié | 14H04 | 16/10/2009 |
A la lecture de votre papier, on comprend mieux les vrais enjeux de l'affaire Clearstream et son procès ultra-médiatique…
Merci
De caro
délinquante avérée | 12H37 | 16/10/2009 |
Bravo ! langue de bois, mensonges et approximations, la panoplie du parfait secrétaire d'état qui a bien mérité de sa ministre et du bon maitre à tous.
Le nombre de personnes incarcérées ne cesse d'augmenter, il n'a pas diminué comme l'affirme M. Bockel. Il y a encore 12000 prisonniers de trop par rapport au nombre de place. Avec la construction de nouvelles prisons et avec la possibilité d'encellulement individuel, en 2012, il n'y en aura plus que 10000 ! Quel progrès !
La surpopulation est surtout dans les maisons d'arrêt, en grande partie due aux peines plancher que M. Bockel justifie. Les peines alternatives sont trop peu employées, il est plus facile de mettre en prison que de mettre une peine alternative en route.
Quant aux suivis psychiatriques … pas assez de médecins, ni de places. La loi n'en prévoit pas l'augmentation.
Comme le dit la présidente de l'Association nationale des juges d'application des peines, Martine Lebrun : « Le meilleur moyen de désengorger les prisons, c'est d'arrêter de faire des lois qui mettent de plus en plus de gens au trou ! »
En complément, des articles sur l'OIP
http://www.oip.org/observatoire_international_des_prisons/
De Lola48
créateur | 12H58 | 16/10/2009 |
Pourquoi les avocats qui vont visiter leurs clients en prisons, ne portent ils pas plainte, tous ensemble, pour conditions dégradantes et non respect de la dignité des personnes. Les détenus et leurs familles ont peur de porter plainte, et on peut comprendre, car c'est le pot de terre contre le pot de fer, sans parler des représailles à peine dissimulées et insidieuses. Alors Messieurs les Avocats bougez vous, vos clients ont peur, mais l'union ne fait-elle pas la force. Alliez vous, et à coup de procédures , gageons que le gouvenement trouvera les fonds nécesaires pour rétablir la dignité de nos prisonniers.
De chonchounet
| 13H14 | 16/10/2009 |
Une petite suggestion à part du débat, monsieur le secrétaire d'état, avant de parler de n'importe quoi dans les médias :
Commencez par le numérus clausus, une place, un détenu, pas plus. Nos prisons sont déjà assez sordides, commençons par ne par les surpeupler
Si vous tenez vraiment à enfermer plus de monde, construisez de nouvelles geôles
De char23
Salarié du privé | 13H25 | 16/10/2009 |
Pas du tout convaincant Bockel sur ce coup là. Après avoir été viré de la Coopération, placardisé aux Anciens combattants, il sert désormais de vague porte parole d'Alliot Marie.
La loi pénitentiaire ne changera rien dans les prisons et dans la vie quotidienne. Martine Herzog Evans l'explique bien dans libération http://www.liberation.fr/societe/0101597346-le-principe-d-un-detenu-par-…
Depuis 2000 on en est au troisième report de l'encellulement individuel. Depuis juin 2008 il est meme inscrit dans la loi… et que s'est il passé : RIEN
En 25 ans nous avons doublé le nombre de détenus, et doublé le nombre de places de prison sans résoudre ni la surpopulation carcérale, ni la criminalité. Le gouvernement annonce 5000 places supplémentaires quand il n'y a pas assez d'argent pour embaucher des travailleurs sociaux. Va t on continuer à courir derrière le modèle carcéral américain ?
Et si on arrêtait cette course en arrière ?
à char23
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 18H57 | 16/10/2009 |
L'État est un bateau ivre. La gouvernance est entre les mains d'un gang de petits copains qui ne s'intéressent meme pas a gouverner.
Question de temps avant que ce site ne devienne Rue 93… et je ne pleurerai pas. TAiwan, KArachi, Clearwater, Mitterand… Y a-t-il un Sanson au chômage ?
p : //nouvellesociete.wordpress.com/2009/06/27/il-a-raison-le-president/
http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/12/900-les-objectifs-ns/
Pierre JC Allard
De the chronic
oisif | 13H26 | 16/10/2009 |
ce serait bien qu'un jour on se pose des question du type :
-est-ce que des sans-papiers on quelque chose à foutre en taule ?
-est-ce que des fumeurs de pétards ont quelque chose à foutre en taule ?
-est-ce que des délinquants économiques (du tappeur de portable au gros bonnet) ont quelque chose à foutre en taule ?
-est-ce que des gens mentalement perturbés (entre 25 et 30% de la population carcérale selon l'AP elle-même) ont quelque chose à foutre en taule ?
-etc.
si on enlève toutes ses personnes qui ne sont pas directement dangereuses pour autrui (au sens d'une atteinte physique immédiate), combien reste t'il de réels psychopathes irrécupérables devant à tout prix être écartés de la société ? 1, 2, 3% plus ? moins ?
Par ailleurs, avec la taule, nous ne sommes même pas dans une idéologie du sécuritaire préventive, mais juste répressive.
Exemple : un conducteur de bus se prend une torgnole tard le soir, le lendemain, avec les bandes de caméras, on retrouve le mec, il part en zonzon… qui se préoccupe du conducteur de bus ? Est-on sûr que le conducteur éprouvera un quelconque soulagement ? En la matière, il y a des adeptes du très religieux « oeil pour oeil, dent pour dent », il y en à d'autres (dont je fais partie) qui considèrent qu'on ne pourra JAMAIS changer de société sans revoir l'idéologie pénitentiaire.
On ne construit rien sur de l'exclusion et de la répression, si ce n'est des récidivistes.
en gros, la prison sert à quoi ? si ce n'est à rassurer les bonnes âmes ayant peur qu'on ne s'occupe pas d'elles ? Et puis, à ces chères bonnes âmes si prompte à lâcher le fameux : « j'ai rien à me reprocher », je voulais juste signifier qu'avant la LSI (loi sécurité intérieure de Sarko) trois jeunes en bas d'un immeuble c'était… trois jeunes en bas d'un immeuble. Aujourd'hui, ce sont des délinquants.
Qui crée le crime et le délit ? et pourquoi ?
De Yvon le Zébulon
Retraité | 15H51 | 16/10/2009 |
Ce sujet sur les prisons me fait penser au sujet précédemment mis en ligne sur la GALE dont seraient victimes les Gardes Républicains locataires d'un dortoir à l'Elysée.
¤ Il n'y pas de cas déclarés de « gale » en prison, malgré la promiscuité et la très probable médiocrité de l'hygiène…
….et vous savez pourquoi ?
° En fait, la Gale humaine (car il existe aussi celle des végétaux) est due à une infestation d'un parasite appelé :
* LA SARCOPTE….mais que vous pouvez aussi écrire « SARKOPTE » !
- On comprend dès lors pourquoi l'Elysée est le premier site touché !
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 13H32 | 16/10/2009 |
A
comme
Amara
Allègre
B
comme
Bockel
Besson
C
comme
D
comme Dray
ah
le
PS
à leo s
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 13H33 | 16/10/2009 |
Quel
vivier !
De tweesty
Né 1jour ferié | 14H24 | 16/10/2009 |
Encore une loi pour rien.
Bockel est peut être animé de bonnes intentions et défend son bilan comme il peut. Il aurait pourtant dû comprendre que le bien être de la population carcérale n'est pas un objectif prioritaire pour ce gouvernement (qui se soucie à peine plus de la population « en liberté », à part quand il s'agit de la foutre en prison).
Au-delà de réformes indispensables, il faut admettre l'idée que le condamné a des droits et l'administration qui l'embastille, des devoirs vis à vis de lui (il leur confie sa vie).
Il faut également admettre l'idée que les dérives sécuritaires criminalisent la population pour mieux contrôler les comportements « déviants ».
On peut aujourd'hui aller en taule pour un chèque en bois ou « fumage » de joints ». Pire, si un flic jure ses grands dieux qu'il vous a vu casser une vitrine à une manif, c'est comparution immédiate avec la « dose gouvernementale » de respect pour vos droits.
Une dernière chose : Comment se fait-il qu'une prison comme celle de Nanterre est occupée à 80% par des Maghrébins ou des Africains ?
Le fait d'être noir fait-il systématiquement d'un individu un récidiviste, meme à sa première condamnation ?
De hellea
moi | 14H45 | 16/10/2009 |
La déclaration des droits de l'homme.
Où est-elle ?
Les êtres coupables de délit doivent être sanctionnés.
Privés de liberté, certes. Etre condamnés au viol, non !
Ce qui se passe dans les prisons de notre pays est insoutenable.
De Aengus
étoile filante | 15H18 | 16/10/2009 |
LDM3 - La Chute - Daniel Massé
envoyé par Rue89Video. - L'actualité du moment en vidéo.
Daniel Massé a percu 585€ de prime pour l'emploi en prison après de multiples démarches : On lui a retenu 234€ sur ce montant…
http://www.presume-coupable.com
http://www.facebook.com/group.php ? gid=54970026909
à Aengus
De Aengus
étoile filante | 15H20 | 16/10/2009 |
..et il se pourvoi en cassation du refus des remises de peine par le JAP au motif que les remises de peine seraient reservées « aux plus méritants » sans dire quels sont leurs mystérieux mérites..
http://www.presume-coupable.Com
De Bon Scott
15H20 | 16/10/2009 |
DES INNOCENTS CONDAMNÉS A 1 MOIS DE PRISON FERME
Les évènements violents de samedi après-midi à Poitiers ont entraîné l'arrestation et la condamnation de plusieurs personnes dont deux étudiants poitevins de 20 ans. Or, Samuel Bastard et Jean-Salvy Compte n'ont absolument pas pris part aux débordements qui ont eu lieu en Centre-ville. S'ils ont participé à la manifestation, parce qu'elle était autorisée, ils s'en sont vite mis en marge dès que les violences ont commencé.
Explications…
Des casseurs infiltrent une manifestation pacifiste…
Samedi 10 Octobre, en début d'après-midi, parallèlement au Festival « Les Expressifs », une manifestation était organisée dans le centre-ville de Poitiers. Les participants voulaient s'opposer pacifiquement à l'ouverture de la Maison d'arrêt de Vivonne et plus généralement aux dérives du système carcéral. Rapidement, des individus organisés ont pris en main le rythme de cette manifestation. Par la suite les affrontements avec la police ont eu lieu ainsi que des dégradations, semant la panique dans la foule et mettant un terme à la manifestation initiale qui se voulait réellement pacifique et festive.
Deux étudiants…
Débordés par les évènements, les policiers ne sont pas parvenus à arrêter les casseurs ; et lorsque le calme est revenu, les responsables étaient déjà loin. Samuel Bastard et Jean-Salvy Compte étaient au départ de la manifestation mais ils s'en sont rapidement éloignés en voyant la tournure que prenaient les évènements. Ecœurés par la violence de ceux-ci, ils ont même choisi de se réfugier chez des amis. Tous les témoignages concordent : les deux étudiants n'ont absolument pas pris part aux affrontements.
Il fallait des coupables…
A 20h30, ils sont allés à l'Espace culturel N°23 où des concerts étaient prévus, suite à la manifestation. C'est là qu'ils ont été arrêtés en compagnie d'un autre ami. Pourquoi eux ? « C'est les trois débiles qu'on voit toujours en manif. Y en a marre de voir vos gueules de cons », déclare un des policiers, devant des témoins. Après plus de 20 heures de garde à vue, sous la pression, ils signent la déposition présentée par les policiers. Celle-ci précise que Samuel a jeté un projectile en direction d'un officier se trouvant dans une voiture de police banalisée sur le Pont neuf. Jean-Salvy a été accusé d'avoir jeté un briquet ou un petit objet en métal en direction de policiers se trouvant sur le pont neuf dans une première déposition et devant l'Espace Mendès-France dans une deuxième. Alors que Jean-Salvy se trouvait en réalité sur le parking en bas de la rue Jean Jaurès.
Leur garde à vue sera reconduite de 24h00. Ils seront jugés en comparution immédiate.
Un procès expédié…
Durant le procès, quatre témoins attestent de la non-participation de Samuel et Jean-Salvy aux événements. On montre même une photo prise dans la manifestation sur laquelle on les voit regarder de loin les affrontements. Mais ces preuves ne suffisent pas face à la déclaration d'un officier assermenté…
Ils sont déclarés coupables et condamnés à 6 mois de prison dont 5 avec sursis.
Plusieurs témoignages visuels, ainsi qu'une vidéo qui les montre clairement dans le public des Expressifs, à distance des actes de dégradations, ont été recueillis depuis.
La violence poitevine avait été fortement médiatisée et sans doute fallait-il trouver rapidement des coupables. Or, les personnes qui sont aujourd'hui enfermées, abattues et loin de leurs proches, sont innocents. Nous pensons également aux personnes inculpées particulièrement à la troisième personne incarcérée, Patrick, condamné à 4 mois de prison ferme et 4 mois de sursis pour avoir jeter une pile sur les forces de l'ordre.
Jean-Salvy et Samuel ont souvent participé aux manifestations étudiantes. Ce sont des militants, c'est vrai. Ils étaient sans doute repérés depuis longtemps en tant que tels. Mais ils défendent des idéaux absolument non-violents. Ce sont des humanistes, des gens qui croient en un monde juste et solidaire.
Ce sont nos amis et toutes les preuves montrent qu'ils sont innocents. ça pourrait être n'importe qui.
A tous ceux qui veulent se mobiliser, agir ou dénoncer cette injustice, nous proposons :
· Un rassemblement de soutien à Samuel et Jean-Salvy,
samedi 17 octobre à 14h00,
devant le Palais justice, place Alphonse Lepetit à Poitiers.
· Un comité permettant à chacun de témoigner de leur soutien à Samuel et Jean-Salvy, de prendre connaissance du détail des faits, de soutenir financièrement, …
Mail : soutiensametjeansalvy@gmail.com
Blog : http://soutiensametjeansalvy.over-blog.org
Texte rédigé et publié par des amis de Jean-Salvy et Samuel, avec l'accord de membres de leur famille.
à Bon Scott
De pat.k
médiatrice scolaire, formatrice | 21H21 | 16/10/2009 |
Le problème sérieux des prisons et des conditions d'incarcération sont l'exemple flagrant de la » publipropagande » axée sur l'idée que ce gouvernement pense rassurer en sortant moultes statistiques et chiffres qui permettent aux inquiets de dormir dans une soi-disante paix.
Mais puisque Papa Sarko , petit père du peuple s'est échiné avec ce motto de l'insécurité, n'a-t-il pas fondé son projet d'hygiène sociale en donnant des moyens correspondant à ses aspirations ?
Parce qu'il ne se souci guère des prisons, son but : le chiffre car ça marche ! Ca fait de sibelles émissions !
Ne pas oublier que pouvoir lui a été donné, hélas !
Faudra-t-il suicides, révoltes pour que les français voient enfin clair ?
Librement vôtre.
Pat.K
De Compte supprimé le 17 octobre
Informateur. | 11H39 | 17/10/2009 |
Futurs stagiaires….
http://www.youtube.com/watch ? v=XtKP34qXAB0&hl=fr
que fait le gouvernement ? ? ?
A quand le retour de la double peine ….
De alberte
Sage-femme retraitée | 17H06 | 17/10/2009 |
Encore une fois, le baratin a remplacé le concret. Malgrè la
» grande loi » de Mr Bockel, rien ne changera dans les prisons françaises, et nous continuerons à être montrés du doigt dans toute l » Europe. Après, comment voulez - vous que nous soyons crédibles lorsque nous prônons les droits de l » homme aux autres. Avant, il faut balayer devant sa porte. L » état de nos prisons est une honte.
De jmarycn
Humain de la planète Terre | 21H54 | 20/10/2009 |
Mais on marche sur la tête !!! C'est quoi ces délires consistants à vouloir rendre la prison plus humaine ? Il ne faut oublier que pas mal de types qui s'y trouvent se comportent comme des sauvages.
Au vu du fait que certains sont des abonnés des courtes peines, il est clair que la prison ne leur fait pas peur. Or si l'une de ses fonctions est de soustraire les criminels et délinquants de la société, une autre est d'être fortement dissuadé de vouloir s'y retrouver.
On ne peut pas d'un côté dire que l'on souhaite lutter contre la délinquance multirécidiviste et d'autre part transformer les prisons en hôtel 3 étoiles. A en écouter certains, le débat s'orientera un jour sur l'heure à laquelle le thé et les petit gâteaux doivent être servis.
C'est tout un système à revoir, et on ne parle jamais de la fonction de centre de ré-éducation et réhabilitation des prisons. C'est un lieu oùu les paumés de la société, incapables de trouver un travail parce complètement vrillés devraient se trouver forcer à réussir une formation supérieure leur donnant des chances d'insertion à la sortie. Donc pas de télé : Des bouquins, du papier, des stylos et étude surveillée 10 heures/jour. Le premier qui moufte il se prend une volée de première.
La violence à l'intérieur, les viols, tout cela doit être traité avec la plus grande sévérité. C'est inadmissible. Le débat c'est pas de savoir si les cellules sont surpeuplées ou pas, c'est de savoir à quoi doit servir la prison.