Son installation à la tête de l'Epad se déroule sur fond de simulacre d'élection, de fusion contrariée et de finances délabrées.

51% des sympathisants de droite estiment que la probable arrivée de Jean Sarkozy à la présidence du conseil d'administration de l'Epad (Etablissement public d'aménagement de La Défense) constitue « plutôt une mauvaise chose », selon un sondage CSA pour Le Parisien. Pourquoi le « clan du 92 », toujours emmené par Nicolas Sarkozy, prend-il un tel risque à cinq mois des élections régionales ? Les dessous d'une nomination qui agite l'un des plus grands quartiers d'affaires d'Europe.
Une nomination et non une élection
Peut-on parler de nomination ? Selon les textes, non. Le décret qui régit l'Epad est limpide : « Le président est élu pour la durée de son mandat d'administrateur. » Et d'ailleurs la quasi totalité de la majorité UMP, qui a fait bloc -face caméras au moins- derrière Jean Sarkozy, n'a pas manqué de le rappeler, François Fillon en tête, mardi sur RTL :
« Ce président du conseil d'administration est élu. Il n'est pas nommé, il est élu. J'entends toute la journée sur les ondes depuis hier [lundi] soir, dire que le président est nommé. Le président n'est pas nommé. Il est élu et il est choisi, c'est la loi qui le dit, parmi les élus du conseil général des Hauts-de-Seine. »
D'une part, comme nous l'avions écrit, le Premier ministre se trompe car le président de l'Epad peut être élu parmi les 18 administrateurs. D'autre part, en regardant ledit décret de plus près, on s'aperçoit qu'il est usurpé de parler d'élection au sujet de Jean Sarkozy vu les électeurs en question.
Il sera d'abord désigné administrateur le 23 octobre par le conseil général des Hauts-de-Seine, largement dominé par le groupe UMP-Nouveau Centre-Associés dont le président est… lui-même. Autant dire que cela commence par une formalité.
Huit fonctionnaires « estimés plus dociles »
Le 4 décembre, lors du conseil d'administration de l'Epad qui devra élire le prochain président de l'établissement public, Jean Sarkozy n'aura qu'à réunir sur son nom « la majorité absolue des membres présents » pour être élu, soit au moins 10 administrateurs si les 18 sont présents. Là encore c'est gagné d'avance : neuf représentent les ministères compétents et sont nommés par le gouvernement, et deux -lui-même et Patrick Devedjian- représentent le conseil général des Hauts-de-Seine.
Et pour ne laisser vraiment aucune place au hasard, entre février 2008 et septembre 2009, huit de ces neufs fonctionnaires ont été, à l'instigation de l'Elysée, remplacés par d'autres, estimés plus dociles », selon Le Canard enchaîné de cette semaine.
Sans compter que c'est loin d'être la seule intervention du chef de l'Etat pour cette « élection ». « Un projet de décret levant la limite des 65 ans pour présider à l'aménagement de La Défense a été retoqué à l'Elysée », a affirmé l'AFP. Matignon avait pourtant donné son feu vert, mais cela aurait permis à Patrick Devedjian de pouvoir conserver la présidence de l'Epad, et il n'en était évidemment plus question dès lors que les ambitions du fils Sarkozy étaient connues.
Quant à la nécessaire place vacante de représentant du conseil général des Hauts-de-Seine au conseil d'administration de l'Epad, cela a été réglé plus vite encore. Hervé Marseille a été très opportunément nommé au Conseil économique et social. On a décidément connu élection plus naturelle.
Un projet de fusion contrarié
Si avec cette nomination, donc, Nicolas Sarkozy espérait créer un écran de fumée sur les problèmes à La Défense, c'est raté. Pire, en s'intéressant plus précisément à l'actualité de l'Epad, on découvre que son avenir n'est pas rose. A vouloir une nouvelle fois imposer ses volontés au pas de charge, le président de la République prend le risque d'aller dans le mur.
Deuxième quartier d'affaires en Europe, le chef de l'Etat entend quintupler sa superficie. Au cœur de l'été, deux projets de décret ont vu le jour. Ils organisent la fusion de l'Epad (160 hectares sur les communes de Puteaux et Courbevoie) et de l'Epasa (Etablissement public d'aménagement Seine-Arche, 320 hectares sur la commune de Nanterre), ainsi que l'ajout de 300 hectares sur les communes de Nanterre et de La Garenne-Colombes. S'il voit le jour, le nouvel ensemble de 770 hectares devrait être baptisé Epadsa (Etablissement public d'aménagement de La Défense Seine-Arche).
Les quatre municipalités concernées, le conseil général des Hauts-de-Seine et le conseil régional d'Ile-de-France ont jusqu'au 4 novembre pour rendre un avis. Et les choses sont très mal engagées. La région a déjà dit non et Nanterre s'apprête à faire de même. Contacté par Rue89, le maire communiste Patrick Jarry ne prend pas de gants pour exprimer le fond de sa pensée :
« Si le président de la République, qui est à la manœuvre, a choisi de présenter son fils avec une telle précipitation, il faut se demander pourquoi, car il a pris un vrai risque politique, y compris à l'international.
S'il l'a fait, c'est qu'à côté de cette candidature, il y a ces deux décrets qui ont pour but de permettre à l'hypothétique Epadsa de prendre le contrôle de tout l'ouest parisien, et surtout de Nanterre qui verrait son pouvoir s'échapper sur 46% de son territoire ! Ce projet n'est motivé que par des raisons économiques, alors que nous prônons un développement raisonnable, plus conciliant avec l'humain et l'habitat. »
Pour s'opposer -au moins symboliquement- à cette stratégie, Patrick Jarry s'est aussi porté candidat à la présidence de l'Epad, ne voyant pas en quoi il serait « moins légitime que Jean Sarkozy », d'autant que 70% de l'Epadsa seraient sur sa commune.
« Arrêtons de nous imposer n'importe quoi »
Qu'une région socialiste ou une mairie communiste se prononce contre ces projets de décret gouvernemental peut sembler logique. Là où l'affaire se complique, c'est que le conseil municipal de Courbevoie, dirigé par le député-maire UMP Jacques Kossowski, a également voté non, et à l'unanimité, même s'il est davantage opposé aux projets de décret eux-mêmes qu'au principe de la fusion :
« Ce n'est pas parce que je suis UMP qu'il faut dire oui à tout, surtout si ce n'est bon ni pour ma ville ni pour la démocratie. Ces décrets ont été élaborés trop rapidement. On ne m'a pas consulté, c'est moi qui ai consulté. J'ai posé des questions et personne ne m'a répondu.
On est une ville quand même, on représente quelque chose ! On a été élu par des administrés ! Arrêtons de nous imposer n'importe quoi, ou alors qu'on le dise clairement et que l'on ne fasse pas semblant de nous demander notre avis. »
Puteaux (UMP) ne s'est pas encore prononcée mais penche de la même manière vers un vote contre. La Garenne-Colombes (UMP) ainsi que le conseil général des Hauts-de-Seine (UMP) devraient en revanche rendre un avis favorable. Reste que ces avis ne sont que consultatifs, comme celui que devra rendre ensuite le Conseil d'Etat.
Au cas où le gouvernement déciderait de passer outre les avis négatifs et de signer les décrets, Nanterre a déjà préparé la riposte : plaider l'inconstitutionnalité. Comme l'a rappelé une jurisprudence du Conseil constitutionnel en 2007, les articles 34 et 72 de la Constitution disposent que c'est la loi qui organise la libre administration des collectivités territoriales. Or, il s'agit en l'espèce, non d'une loi, mais de décrets.
Des finances délabrées
Si cette fusion ne se réalisait pas, le revers pourrait être très douloureux pour l'Epad. L'établissement public de La Défense présente de « sérieuses difficultés financières », selon les termes du député-maire de Courbevoie. Les capacités d'autofinancement s'amenuisent et le plan financier 2009-2016 prévoit un solde fonctionnel déficitaire de 164,2 millions d'euros à l'horizon 2017.
« La fusion est faite en partie pour éponger le trou de l'Epad », décrypte Pierre Mansat, l'Epasa étant, elle, bénéficiaire. L'adjoint communiste au maire de Paris et administrateur de l'Epad explique également que « la particularité du 4 décembre, c'est que ce n'est pas que la désignation du président du conseil administration de l'Epad, c'est aussi le jour d'examen du plan financier »…
Les finances apparaissent au cœur de la nomination de Jean Sarkozy. S'il atteint son but, la machine à cash que constitue l'Epad reviendra dans le giron du « clan du 92 ». Fini le temps où Patrick Devedjian annonçait vouloir « nettoyer les écuries d'Augias », retour de la lignée des Charles Ceccaldi-Raynaud, Charles Pasqua, Nicolas Sarkozy et consorts.
« Nous sommes face à des comptes en infraction »
Président de la commission des Finances au Sénat, Jean Arthuis, interrogé par Rue89, ne dit pas autre chose et semble craindre le pire avec l'arrivée aux commandes de l'Epad du fils du président de la République :
« Ce qui était fait avant 2007 n'avait aucun sens. Il y avait manifestement une espèce d'inertie pour cultiver l'opacité, chaque commune finançant des opérations locales à partir de l'Epad. Nous avons fait une visite le 22 septembre dernier sur le site, avec le président de la 7e chambre de la Cour des comptes, qui nous a rassuré. Depuis deux ans, M. Devedjian a fait preuve de volonté et de clarification des comptes.
Le gouvernement a énoncé des principes de bonne gouvernance. Je souhaite maintenant que l'Etat soit garant du respect de ces principes. Je ne veux pas entrer dans le débat de sa légitimité, mais disons qu'un président du conseil d'administration de l'Epad est une personne qui est en charge de responsabilités éminentes.
Il s'agit de définir la stratégie de l'établissement et de la mettre en oeuvre avec le directeur général, d'arrêter les comptes et de les soumettre au conseil d'administration. Et puis, il faut une personnalité ayant suffisamment de caractère pour renvoyer chacun à ses responsabilités. Les élus de Puteaux et de Courbevoie sont assis sur un tas d'or… »
En 2007, devant la commission des Finances au Sénat, le président de la 7e chambre de la Cour des comptes, Christian Descheemaeker, n'hésitait pas à affirmer : « Les comptes ne sont pas sincères et fidèles. » Et le sénateur centriste Jean Arthuis ajoutait même : « Nous sommes face à des comptes en infraction. »
Photo : Jean Sarkozy au Salon de la micro-entreprise 2008 à Paris (Alain Delpey - Idf-fotos/Flickr).
Téléchargez le premier projet de décret sur l'Epadsa





















168
(Pour réagir, connectez-vous)
De Weatherboy
Comédien dans un système oligarchiq... | 20H21 | 16/10/2009 |
Je crois qu'on en arrive au point où la seule réaction que m'inspire toute cette petite smala c'est -> ………………………………………..
De remi86
le croquant ...du poitou | 20H25 | 16/10/2009 |
Mais c est quioi cette langue de bois permanente ! ! Neuilly sarko, pasqua chirac and co on des actions labas ! c est ce qu on nomme la mafia blanche ! celle qui a le droit ! tout les droits ! alors que le boutonneux soit a la tete de cet organisme ne va pas etonné ni meme inquité ! qui que ce soit ! surtoit pas les banques qui en tirent aussi profil ! Voyons ! BNP PARIBAS CREDIT AGRICOLE ET J EN PASSE ! Cette endroit est un sac de noeud financier tel que personne n a envie d en voir les racine ! tellement cela rapporte ! Et c est la droite qui gere ! Enfin une certaine droite ! celle du mepris, du pouvoir du bling bling ! du show bizz et de la finance ! !
Et voui les enfants ya deux mondes ! celui qui drige ! celui qui subit ! si vous n etes pas bien né ! alors vous allez le sentir bien profiond ! et meme pas une once de plaisir en plus !
De Bobland59
cadre Cial retraité | 20H37 | 16/10/2009 |
Bravo pour vos explications ! Je verrai bien cela en page saumon du figaro , mais là je rêve …….
Enfin j'espère que cet imbroglio finira en eau de boudin et que le petit sarko 1er la boive jusqu'à la lie .
De AlfredoGarcia
Rien | 21H19 | 16/10/2009 |
Je propose un autre acronyme pour l'ensemble après-fusion EPAVVE (Établissement public et l'aménagement va à vau l'eau)
De Merlin42
divers | 21H40 | 16/10/2009 |
BÊÊÊÊÊ ! BÊÊÊÊÊÊÊ !
De zazachavez
non alignée ... yabon les nases ;... | 21H50 | 16/10/2009 |
Pitié ! mettez des photos actuelles, car sinon, je n'y comprends plus rien…. Il s'est fait une extension de cheveux genre beatchy boy's ou la dernière fois vous vous êtes trompé et avez mis la photo de papayou ?
: -)
pour le reste je m'en fiche, puisque le pouvoir en place l'a démontré : chacun fait ce qui lui plait …
De philipp
retraité | 22H01 | 16/10/2009 |
La pompe à finance 92 est bien arrimée à L'UMP. Martin BOUYGUES le tonton du petit Louis doit se frotter les mains . » Va de retro… commissions ! ! ! » Avec la disparition des juges d'instructions et leur remplacement par les procureurs aux ordres de la Chancellerie, le dispositif est en place . « Que la fête commence “ ! ! !
De CourageuxAnonyme
le vrai | 22H26 | 16/10/2009 |
Merci.
De les verts 11eme
22H47 | 16/10/2009 |
Cette nomination ne cache pas grand chose pour les usagers du RER A, de la ligne 1 du métro et du tramway T2 et pour tous ceux qui sont en mal de logement en région parisienne parce que les elus UMP et PS construisent plus de bureaux que de logements. Pour tous ceux qui connaissent ces difficultés de transports et de logement, rien ne sera changé.
http://www.verts-paris11.org/spip.php ? article76
De JJLF
citoyen mitoyen | 00H01 | 17/10/2009 |
Mafia. C'est le seul mot qui vient à l'esprit. Mafia. La réaction qui s'impose doit être brutale et immédiate. Casser les reins de ce gang. C'est le travail des gens de droite, ils sont les mieux placés pour le faire. Et s'ils ne le font pas maintenant, s'ils laissent courir la gangrène, ils le paieront très cher pendant des années. Qu'ils pensent au désastre Bush. Sarkozy, c'est fini. Il n'a plus d'abri, plus d'alibi, plus de faux prétextes derrière lesquels se cacher. Le peuple l'a vu nu, c'était abject et je pense que ce sera durable. Il s'accrochera par tous les moyens mais plus jamais il ne pourra gouverner autrement que contre le pays. Combien de temps ça peut durer ? Encore un quinquennat ? Priez que non, gens de droite. Chaque jour qui passe augmente l'addition, pour la France, mais surtout pour vous.
De mebem
assistante sociale | 00H05 | 17/10/2009 |
petit aperçu d'un journaliste camerounais, du journal web « mutations »
16 Oct 2009
--------------------------------------------------------------------------------
Nicolas Sarkozy : Un Africain aux portes de l'Elysée
Le président français va-t-il perpétuer à l'Elysée les pratiques népotiques souvent décriées sur le continent noir ?
Mamane, l'humoriste qui depuis quelques mois réveille dans la bonne humeur les auditeurs de Radio France Internationale a mis les rieurs de son côté en parlant de cette polémique. La France, avec la probable élection du fils du président Sarkozy - un étudiant de 23 ans- à la présidence de l'Etablissement public d'aménagement de la défense (Epad), a-t-il dit dans une de ses récentes chroniques, est devenue un pays producteur de bananes. L'image est saisissante en effet, celle qui compare l'attitude politique de Nicolas Sarkozy, aux chefs des nombreuses républiques bananières africaines. La banane, bien entendu, n'est plus un savoureux fruit. Il s'agit plutôt des bizarreries de tel dirigeant africain qui recruterait autour de la table familiale les candidats à la gestion d'importants portefeuilles ministériels.
Nicolas Sarkozy, 54 ans, président de la République française depuis deux ans, est donc accusé de promouvoir une pratique qui a fait ses preuves dans l'instrumentalisation de la politique sous d'autres cieux : le népotisme. Pour le premier dirigeant de la France, l'affaire est importante. L'Epad dont il s'agit est la place forte de l'économie et de la finance françaises. Une quinzaine des cinquante plus grandes entreprises mondiales y ont établi leur siège social. Les chiffres en ce qui concerne ses milliers de mètres carré auraient très bien justifié qu'aux accès de l'espace du célèbre quartier de la Défense, il soit inscrit : ici bat le cœur des affaires en France. Et, comme un défi jeté au vieil adversaire anglais, l'ambitieux président Sarkozy ajouterait que l'Europe des affaires vivra bientôt là, en ravissant la première place à la City de Londres.
C'est d'ailleurs le projet que nourrissent tous ceux qui pensent à l'avenir de cette success story à la française. La réussite de cette entreprise commande en effet que dès aujourd'hui, ceux qui en ont la charge, pensent à son futur, aux défis qu'elle devra relever.
Nicolas Sarkozy, comme premier responsable français, le sait certainement mieux que beaucoup. Lui qui a bâti son discours politique sur cette manière de volontarisme et la promesse d'une France qui réussit parce que ses citoyens travaillent tous pour les mêmes buts. « Ensemble, tout devient possible », promettait-il aux Français afin d'accéder à l'Elysée en 2007.
Aujourd'hui, selon ses détracteurs, c'est pour Sarkozy que tout est possible et non pour les Français. Malmenée par la crise financière et ses conséquences sociales sur des milliers de foyers, la France sous Sarkozy n'est pas en train de voler de succès en succès comme sa campagne électorale le prédisait. C'est donc un président fortement critiqué, se relevant de sa chute dans les sondages, qui doit faire face à la dénonciation d'un acte dont il n'est pas directement responsable.
Acharnement
En France en effet, les dirigeants comme ceux de l'Epad sont élus au cours de scrutins qui ne font pas l'objet de contestation. Mais face à l'homme qui a mobilisé la police pour retrouver en un temps record la mobylette volée de son Jean chéri, celui-là même dont l'élection est annoncée à la tête de l'Epad, le feu de la contestation a pris. « Tout ce qui donne en pâture une personne, sans fondement, de façon excessive, ce n'est jamais bien », s'est insurgé le président accusé en faisant allusion à la question.
Qui le croira ? Dans le concert de commentaires amusés et critiques que la presse française recense chez ses consoeurs à travers le monde, de la lointaine Chine au cousin italien, l'on relève en effet que le chemin semble balisé pour le fils Sarkozy. Patrick Devedjian, le président de l'Epad dont le mandat est arrivé à terme, n'a pas pu bénéficier des effets du décret préparé et non signé par Nicolas Sarkozy et qui devait lever la limitation d'âge qui le frappait. C'est du moins ce qu'assurent nos confrères hexagonaux. Comme en Afrique, lorsque quelques dictateurs se sentent obligés de justifier la présence de leurs parents aux affaires, les Sarkozy réclament d'être jugés sur les résultats et dénoncent un acharnement.
Dans la mare politique française cependant, nul n'est assez dupe pour ne pas imaginer que l » « hyperprésident “, comme le désigne la critique pour fustiger sa volonté de concentrer les pouvoirs et d'agir souverainement sur tous les secteurs de la vie publique, ne finira pas par éveiller des réactions d'opposition plus vives. Desservi par un environnement social et économique maussade, Nicolas Sarkozy ne gagnerait donc rien à multiplier les polémiques. Lui qui s'est ouvert à la force du poignet et de ses nombreuses relations le chemin qui mène à l'Elysée, après avoir quasiment touché le fond en voyant perdre son champion Edouard Balladur à la présidentielle de 1995, sait ce qu'il peut lui coûter de ne pas répondre aux attentes populaires et de semer la graine de la contestation dans son propre camp.
Bien que ce soit pour l'heure l'une des rares mises en garde dans la majorité, la secrétaire d'Etat à la Jeunesse et aux sports a estimé qu'on ne pouvait ignorer l'impact d'une telle élection sur l'opinion. Un avertissement - ironie du sort- qui vient de Rama Yade. Une Africaine, moulée par la culture occidentale. Mme Yade peut rappeler à Nicolas Sarkozy dont le célèbre discours de Dakar estimait que les Africains ne sont pas rentrés dans l'Histoire, que les fils de ont souvent connu un sort difficile. Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, pourrait bien lui expliquer l'épreuve de son cousin Jean-Christophe, un ancien fils de François…
De trobador
03H44 | 17/10/2009 |
Pour résumer. En france la mafia a pris le pouvoir…
De Arnaud L.
03H45 | 17/10/2009 |
« Élu », définition du wikitionnaire :
Celui, celle qui a été élu ; Un de ceux qui sont choisis par Dieu pour jouir de la félicité éternelle
Il semble que certains ont perdu la foi ces jours-ci…
De trobador
03H59 | 17/10/2009 |
Internet m'a tuer.
Jean sarkozy.
De sylvainxy
05H26 | 17/10/2009 |
Et si c'était le faux pas de trop ? ? ? ? ?
De dupontlajoie
cadre sud | 05H32 | 17/10/2009 |
Franchement on en peut plus d'entendre les SARKOZY pére fils et femme à longeur de journéé sur touts les chaines toutes les radios tous les jours à chaque instant !
C'est plus de l'info mais de la propagande !
on en peut plus vivement qu'on vote pour les dégager ! Toute la famille qui a tendance a penser que notre pays leur appartient et qui le gére comme des branques et nous mettent en faillite tous en se plaçant eux aux plus hauts postes !
Et maintenant on a le morveux comme si son pére suffisait pas à nous faire CH….R depuis deux ans et demi !
vivement que le cauchemard s'achéve ! ! ! ! ! ! ! !
De trobador
06H36 | 17/10/2009 |
Messieurs les politiciens du vingtième siècle. C'est l'aube de l'humanité, nous en arrivons enfin a la bastonnade avec internet. Vous ressemblez maintenant à de misérables prédateurs qu'on va chasser !
De PIT LE CHIEN
06H52 | 17/10/2009 |
L'EPAD, « des comptes en infraction »… Jean Sarkozy est donc bien le jeune homme de la situation. N'est-ce pas lui qui a réussi le tour de force de faire condamner et payer la victime de la propre infraction qu'il avait commise avec son scooter ? …
Et, rien que pour ses talents d'acteur transformiste (félicitations au coiffeur-visagiste pour le nouveau look « tête de banquier »), il mérite haut la main d'obtenir le rôle. Le spectacle promet d'être exceptionnel. Les promoteurs et les balkany's, au premier rang, applaudissent à tout rompre.
De Yfig
Poète sans illusions j'écris des ch... | 07H30 | 17/10/2009 |
Oh ! franchement, des « fils de », ce n'est pas ce qui manque en France.
Il y a même un bouquin sur ce sujet !
Et dans les pipoles, c'est gros !
http://www.purepeople.com/article/focus-les-fils-et-filles-de-ont-envahi…
Dans la finance, c'est plus discret …….
Dans l'agriculture, personne ne les envie …… la France du « mérite » ……………… agricole !
C'est drôle, les peintres ont oubliés de dégénérer ….. ?
Allons, il est bon d'être fils de ….. ça évite les tracasseries de longues études pour obtenir le statut tant envié de « chômeur » ! ! ! ! !
---------------------------
Fils de ….
Je n'ai pas eu la chance
De naître de noblesse
D'une digne duchesse
Grande famille de France
Si, je dis bien si
J'étais le fils de ….
De truc ou de machin
Ce plouc ce gros bourrin
Qui passe à la télé
Et ramasse du blé
A vendre des salades
Des musiques bien fades
Aux paroles salasses
En vers boiteux bien crasses
Je serais encensé
Cajolé admiré
Je serais grand seigneur
Payé en lingot d'or
Si, je dis bien si
J'étais le fils de ….
De bidule de chose
Ce grand roi de la prose
Qui écrit de son prose
Es mots simili gnose
Des phrases on n'peut plus creuses
De sa plume baveuse
Encensé par la presse
Titrage spécial mes fesses
Je n'ai pas eu la chance
De naître de noblesse
D'une digne duchesse
Grande famille de France
Si, je dis bien si
J'étais le fils de ….
Cette grande prêtresse
Qui enseigne et confesse
Des tas de gougnafiers
Pleins de pèze et d'osier
Hommes d'affaires en or
Marchands de beaux décors
De tissus brodés main
Et de fils superfins
Je serais envié
Courtisé adulé
Je roulerais carrosse
Sur des routes sans bosses
Si, je dis bien si
J'étais le fils de ….
J'étais cousin du roi
De cet état arabe
Qui consume sa foi
En jouant au cottabe
Sur ses femmes alanguies
Dans du marc de whisky
Envoyant ses mamelouks
Sur de grosses felouques
Chargées d'or et d'argent
Corrompre nos agents
Je n'ai pas eu la chance
De naître de noblesse
D'une digne duchesse
Grande famille de France
Si, je dis bien si
J'étais le fils de ….
De la grande famille
Qui tient pignon sur rue
Qui encage ses filles
Dans de drôles de tenues
Dans les quartiers rupins
Des fois qu'un gros malin
Les trouve à son goût
Et leur baise la main
Puis leur passe au cou
Un bijou opalin
Si, je dis bien si …
J'étais tout ça
Fini les mauvais matins
A prendre un petit train
Pour aller au turbin
Dans le quartier latin
Je mangerais foie gras
Tout comme un gros poussah
Dormirais dans la soie
Péterais dans la joie
J'aurais un gros négoce
On m'appellerait boss
J'aurais tout plein de gosses
Qui à leur tour seraient
fils de …. Moi je ! ! ! ! ! !
De skalpa
actif et militant ? | 07H43 | 17/10/2009 |
Né pote ?

http://kprodukt.blogspot.com
De jmc06
retraite | 08H00 | 17/10/2009 |
pov jeannot ,dans que merdier i ta foutu ton père ! !
De Corum Jhaelen Irsei
Quadra désabusé | 09H00 | 17/10/2009 |
Cher Notre Président Bien-Aimé, Votre Altesse, Monseigneur,
je suis admiratif de tout ce que Vous faites, qui est bien et utile. La réussite Vous entoure de toute part, c'est extraordinaire.
Je viens vers Vous car j'ai enseigné à mes enfants le respect de Votre Grandeur depuis qu'ils sont tout petits. A tel point qu'ils pourraient etre Vos enfants. Et j'en arrive au but : pourriez Vous adopter mes enfants ? Cela Vous permettrait de montrer à quel point Vous êtes sensible à l'intérêt des enfants de la Nation, et mettre fin à ces infâmes discours malveillants que mes enfants et moi-même ne parvenons pas à comprendre.
Plus tard, ils pourraient Vous servir fidèlement à tout poste que Vous jugeriez utile de leur accorder. Ils ont 12 ans et jouent super bien à plein de jeux sur internet, ce qui montre leur vaillance et leur volonté de réussir dans la vie. Ils parlent le français même si leurs résultats en orthographe ne sont pas parfaits, et connaissent même quelques mots d'allemand et d'anglais (diplomates ? ).
Sans vouloir exagérer, je suis moi-même disponible moyennant un préavis de 3 mois pour servir Votre Grandeur selon ses bons désirs (mes compétences importent peu, n'est ce pas ? ).
Merci Cher Maître, de l'attention bienveillante que Votre Altesse voudra bien porter à la requête de l'humble vermisseau que je suis.
De PierreAdrien06
09H18 | 17/10/2009 |
Ce que cache la nomination de Jean Sarkozi ?
Je ne sais trop…
Par contre elle montre la connerie du gaucho !
à PierreAdrien06
De end
| 09H54 | 17/10/2009 |
Méfiez-vous, avec des paroles telles que celles-ci, vous ne pourrez bientôt plus vous exprimer dans les « rues du Figaro “ parce que même eux, ils ne veulent plus ‘ servi la soupe
Vous allez vous sentir seul !
De valeriou
philosophe | 09H20 | 17/10/2009 |
Politique familiale
Benoist Apparu, Secrétaire d'Etat au Logement :
« Jugez [Jean Sarkozy] sur les actes et non sur l'acte de naissance ».
Alain Joyandet, Secrétaire d'Etat à la Coopération :
« Laissez le temps [à Ali Bongo] de démontrer qu'il peut être un président de rupture ». le Monde
Deux Secrétaires d'Etat français. Deux fils de Président, déjà ou bientôt Présidents. Deux élus, contestés… Des différences, tout de même : le second a été élu Président au suffrage universel et son père n'a pu l'aider jusqu'au bout, pour cause de décès.
De Tita
oiseau | 09H37 | 17/10/2009 |
Excellent article !
Félicitation.
De sevinilud
en liberté surveillée | 10H09 | 17/10/2009 |
le fils d'omar bongo, le fils de sarkosy, tout celà fleure bon……existe t il un prix nobel de l'indécense ?
De marie 75
10H11 | 17/10/2009 |
la présidence de l'EPAD ?
Pas de salaire, non … une indemnité….. comme le RSA !
8600 euros dc qq smics mensuels !
un petit contrat de confiance !
De Fanch_B
10H17 | 17/10/2009 |
Exclusif (dépêche FAP) :
Jean Sarkosy nommé directeur des rédactions du Figaro, en remplacement d'Etienne Mougeotte, atteint par la limite d'âge (69 ans).
Jean Sarkosy, est également le futur président de l'Epad, en remplacement de Mr Devedjian également touché par la limite d'âge. Conseiller général PMU du dpt des Hauts-de-Scène, Jean Sarkosy a déclaré : « Je suis contre le cumul des postes à responsabilité, mais si je suis indispensable au redressement de la France, je réponds toujours présent. Comme mon papa. »
De marie 75
10H29 | 17/10/2009 |
Il faut soutenir notre Dauphin (Dieu le protège ! )
D'ailleurs je m'empresse d'écrire…. aux « votants » de l'EPAD.
Je me suis efforcée de rédiger « comme il le faut » et ai pris source au meilleur modèle !
---------------
Paris, villa ça me suffit !
Affaire : élection du très jeune Jean S.
Messieurs,
Connaissant la famille **** de longue date et certaines circonstances de l » affaire où le très jeune Jean est appelé à être élu par vos soins, je me permets de faire valoir auprès de vous les éléments suivants :
Jean a été éduqué avec beaucoup de soins et d'amour par son papa et ses belle-mères successives qui sont des personnes d'une parfaite moralité et fort honorables.
C'est un enfant parfait et il dispose d'un entourage familial solide qui lui permet de prendre un excellent départ dans de bonnes conditions.
Il est très conscient de la gravité de la fonction qui lui sera confiée et son élection préventive de longue durée au Conseil Général n'a pu que le renforcer dans une profonde moralité. Sachez, qu'il ne renoncera jamais aux excellentes fréquentations de son enfance qui ne lui démontré que de fort bons exemples.
Au cas où cette nomination ne pourait se faire … en tant que représentante que de moi-même, je m'engage personnellement à faciliter toute mesure de réinsertion qui pourrait être prise en considération, sous la forme de stages de formation dans un entourage UMP/MEDEF, selon une formule adaptée à sa situation. Son père dispose d'un certain nombre de contacts qui pourraient être mis à profit.
J'ai pleinement conscience de la gravité de cette nomination à la Présidence de l'EPAD et lui offre, en cas d'échec, toute ma confiance pour un nouvel avenir auquel pourraient contribuer sa famille et mes propres apports.
Très respectueusement,
Bidochon Germaine, simple citoyenne,
Villa ça me suffit