Lille et Martine Aubry rattrapés par les emprunts toxiques
Une enquête de Rue89 l'avait révélé il y a un an, un audit dévoilé par Les Echos ce mardi le confirme : la communauté urbaine de Lille s'est largement financée grâce à des emprunts à très haut risque. Des produits « toxiques » qui n'inquiétaient pas grand-monde en période de croissance économique. Aujourd'hui, Martine Aubry envisage de traîner ses banquiers devant la justice.
En septembre 2008, comme l'avait expliqué Rue89, la communauté urbaine de Lille s'était alarmée : plus de 57% de sa dette était constituée de « produits structurés », des placements indexés sur des devises exotiques, très rémunérateurs en période de croissance. Et très dangereux en période de crise.
Une dette « toxique » à 36%
L'audit du cabinet Klopfer confirme que Martine Aubry a de quoi s'inquiéter. Selon les résultats de cet audit, révélés par Les Echos, la dette de la communauté urbaine de Lille est constituée à 54% de produits spéculatifs, pour un montant de 813,5 millions d'euros.
Plus inquiétant, l'audit précise que l'essentiel de ces produits ne sont pas seulement spéculatifs, mais aussi toxiques. Selon le cabinet Klopfer, 554 millions d'euros, soit plus de 36% de la dette totale, sont adossés « à des produits hautement spéculatifs qui varient en fonction d'indices exotiques ».
Martine Aubry met en cause les banquiers. Selon Les Echos, elle veut poursuivre en justice Dexia, banque devenue une des principales sources de financement des collectivités locales, et « deux autres établissements ». Pour une fois, l'opposition de droite soutient la maire de Lille.
Photo : Martine Aubry, maire de Lille, le 7 octobre 2007 (Charles Platiau/Reuters).
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Aubry veut trainer les banques devant la justice ? Qu'elle essaie, on verra bien après tout : ça peut marcher (NDR : je n'y crois pas une seconde).
Après tout, Lille avait besoin d'argent, elle a emprunté. Elle doit rembourser. Et si la municipalité était d'accord avec les conditions de l'emprunt (taux, modalités de remboursement, etc.) et que ces conditions n'ont pas changé, alors il n'y a rien à faire. Lille et ses habitants ne sont aucunement lésés. Donc pas fondés à intenter une action en justice.
Mais bon, c'est de la com », et en politique c'est finalement tout ce qui compte !




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