
Vous n'y avez sans doute jamais pensé, mais la compagnie aérienne Ana (All Nippon Airways) l'a fait pour nous. En invitant ses passagers à vider leurs vessies avant de monter à bord, elle a lancé un buzz inattendu dans les médias anglo-saxons : contribuez à réduire la pollution tout en volant…
La chargée de relations publiques d'Ana avec qui nous avons échangé des mails pour tenter d'avoir des précisions n'a cessé d'insister sur le fait que l'invitation à se rendre aux toilettes n'était qu'une toute petite partie de l'ambitieux programme « e-flight » de promotion du « voyage écologique au sol et dans les airs » (voir le document ci-dessous).
Téléchargez le document sur l'e-flight d'Ana
N'ayant pas eu l'occasion de voyager sur un des 42 vols testant le programme e-flight d'Ana sur une durée d'un mois, nous ne savons pas exactement comment est diffusé le message, si une voix douce diffusée dans la salle d'embarquement dit « merci de vous rendre le plus léger possible avant de monter à bord », ou « dans le cadre du programme e-flight, merci de veiller à vous soulager avant l'embarquement », ou encore « faire pipi au sol est plus écolo que dans les airs »… Et on serait ravis, si des riverains ont vécu l'expérience, qu'ils nous la racontent.
Des bouteilles de vin en plastique, donc plus légères
L'idée est venue à la compagnie Ana de manière assez évidente : comment réduire la consommation de carburant de ses avions ? Réponse : en réduisant leur poids. Comment réduire leur poids ? En demandant aux passagers de voyager léger…
En passant au crible tout ce qui pouvait l'être, Ana a ainsi trouvé différentes manières d'alléger ses avions, comme le passage à des bouteilles de vin en plastique. Ainsi, en réduisant de 128 grammes le poids de ces bouteilles, cela devrait faire économiser 810 litres de carburant sur les 42 vols concernés et l'émission de deux tonnes de CO2.
Si l'on considère qu'une vessie contient en moyenne 500 ml de liquide, qu'en moyenne elles sont à moitié pleines, soit 250 ml, le pipi avant décollage de 150 passagers permettrait d'économiser 37,5 kilos, ce qui n'est pas beaucoup.
Il faudra bien trouver un moyen de réduire les émissions de CO2
Ana a ainsi trouvé un moyen plus intelligent que Ryanair de faire parler d'elle. La fameuse compagnie low-cost irlandaise avait, un temps, imaginé faire payer une livre l'accès aux toilettes, avant de se raviser, se payant au passage un joli coup de pub.
Si durant ce mois de tests Ana réalise un bilan satisfaisant en termes de réduction de consommation de carburant et d'émissions de gaz à effet de serre, ces mesures pourraient devenir définitives et être étendues à tous les vols.
Qui sait, cette politique pourrait inspirer d'autres compagnies.
Responsable de 2% des émissions de dioxyde de carbone mondiales d'origine humaine, le transport aérien sera en première ligne au sommet de Copenhague sur le changement climatique en décembre.
L'Association internationale du transport aérien (IATA) a déjà fait savoir que cette industrie avait trouvé un consensus pour améliorer l'efficacité du carburant d'en moyenne 1,5% par an jusqu'en 2020, pour atteindre « une croissance des émissions de zéro » et réduire les émissions totales de moitié d'ici 2050 comparé à 2005.
Photo : marquage au sol indiquant les toilettes à Yokohama au Japon (Stéfan/Flickr).




















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De Pierrrrre
11H01 | 10/10/2009 |
Vous n'allez quand même pas me priver de pisser à 3000 mètres d'altitude,
ma jouissance y est identique que quand je le fais à la piscine..
du haut du grand plongeoir….
De watashi_baka
... | 11H17 | 10/10/2009 |
A la fois aller au toilettes avant de prendre l'avion est un geste de bon sens,
-Sur un vol court courrier, certe on est vite a l'altitude de croisière mais directement la distribution du sandwich commence, pas moyen de passer dans l'allée
-Sur un vol long ou très long courrier, Ces gros porteurs sont très mou, et il faut facilement une heure avant l'extinction des lampes demandant de rester assis, question de confort il vaut mieux prévoir avant ( Autre conseil si vous visez l'Amérique du sud, Ça va turbuler entre les canaries et le brésil, vous passerez donc quelques heures assis prenez vos précaution avant)
-Et puis en général les toilettes d'aéroport (surtout si vous avez payer 30 € pour le salon VIP) sont plus confortable que celle des avions
De adrak
07H31 | 11/10/2009 |
Ce sont surtout les bagages qu'on pourrait alléger, en particulier les objets liés à la santé et l'hygiène :
- une trousse de médicaments lourde, et inutile pour peu qu'on trouve les mêmes médicaments sur place (même s'ils sont commercialisés sous un autre nom). La plupart ayant été emportés par précaution et pour suivre les « conseils aux voyageurs », on n'en aura pas besoin et on les rapportera au retour…
- les produits de toilette/beauté : contrairement aux médocs, on est sûr d'en avoir besoin en cours de voyage, mais on pourrait aussi bien les acheter sur place (shampoing, savon, brosse à dent, maquillage, crème…).
- une serviette de toilette, inutile si on loge dans des hôtels moyen et haut de gamme qui en fournissent.
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, pierr... | 11H42 | 10/10/2009 |
couper la tete des voyageurs ?
ça c'est de l'ecologie radicale
Yves Cochet pense qu'avant 2020 le transport aérien de masse aura vécu
c'est possible si on pense qu'aujourd'huy on sait que la consommation de pétrole aura baissé de 1,9% en 2009 et que le baril est encore à 71 dollards
dans cette hypothèse que faire pour soi meme ? refuser d'emprunter les transports aériens et passer ces vacances en Ardèche (un superbe endroit) plutot que de visiter l'inde ou la chine ?
si, perso, je m'abstiens de visiter un de ces pays, après tout ça ne fera peut etre qu'un siège de vide dans un avion et pas trop d'economie d'energie
on revient au dilemme du prisonnier tant prisé par les « economistes ».
si je me prive d'un grand voyage (Inde, chine, perou) d'autres feront ce voyage jusqu'à le prix du carburant deviennent prohibitif
ça en fait de quoi philosopher aux chiottes en attendant son avion
par contre on pourrait tres facilement interdire les vols courts courriers( moins de 500 kilomètres, voir un peu plus)
ça ne génerait pas grand monde et tout le monde comprendrait
bon, là je parlais de consommation
il faut aussi nous pencher sur ce que j'appelle La Démesure
quand un guignol prend un jet privé pour aller passer 2 ou 3 jours sur une ile ionienne ou sur un yacht d'un copain, on entre dans une autre dimension
il reste à trouver le moyen d'interdire ce genre de démesure
(meme en laissant les passagers garder leurs tetes ; quoique….)
De pablico
12H21 | 10/10/2009 |
Cela fait quand même quelques kilos en moins, pour le décollage..
c'est toujours quelques litres en moins de brulés, avec son CO2 qui en découle.
Au service militaire, on faisait cela avant d'embarquer pour le saut.. cela s'appelait le pipi de la peur…Opération délicate due aux différents « brellages » qui entouraient l'instrument.
Après c'était au jugé, on n'y voyait rien..
Il y avait toujours une drôle d'odeur à l'embarquement…
..des centaines de générations avaient fait la même chose au pied de la piste…
inoubliable..
De infiltré_
ex étudiant...... | 13H20 | 10/10/2009 |
Il y a d'autres solutions :
Faire caca
Vomir
Se vider de son sang
se couper la tete
Prendre le vol à poil
S'épiler totalement
Se couper les ongles
se moucher
des anorexiques
des boulimiques
ne pas servir à manger
ne pas servir à boire
des valises vides, pas de valises
ou…ne pa prendre le vol…
De Yerri
Etudiant en Suède | 14H18 | 10/10/2009 |
« contribuez à réduire la pollution tout en volant » ?
Choisir de prendre l'avion c'est choisir le moyen de transport le plus polluant : à part la navette apollo y'a pas mieux !
En vidant sa vessie avant de prendre l'avion on ne contribue pas à réduire la pollution, on diminue un peu les énormes émissions qu'on s'apprête à émettre.
C'est un peu comme un crime qu'on pratiquerait en essayant de réduire les souffrances de la victime, c'est moins pire, mais c'est pas bien pour autant puisque ça reste un crime.