Wall Street : concours du plus gros loser de la crise
Une société d’investissement américaine lance un grand concours pour récompenser les trois plus gros perdants de la crise de Wall Street. Premier prix : un voyage à Rome, « dernier grand empire à s’être effondré sous une montagne de dettes, une monnaie dévaluée et des dépenses incontrôlées ».Deuxième prix : un voyage en Islande célèbre pour l’effondrement de son système bancaire. Troisième prix : un voyage à Las Vegas, « capitale des saisies immobilières ».
Parce qu’on ne rate jamais l’occasion de faire une prévision foireuse, Eco89 a contacté Mike Kane, PDG d’Hedgeable.com pour en savoir plus.
Il nous a dit avoir déjà reçu une centaine de candidatures.
Est-ce que Bernard Madoff en fait partie ? Non, nous a répondu Mike Kane, « le concours n’est pas ouvert aux professionnels ».
Malheureusement pour Jérome Kerviel, cette course au plus gros loser est réservée aux Américains.
Les perdants seront classés en fonction des pertes subies entre octobre 2007 et mars 2009, pertes exprimées en pourcentage du portefeuille « pour ne pas favoriser ceux qui ont le plus d’argent ».
Les résultats de ce concours organisé « au premier anniversaire de la faillite de Lehmann Brothers » seront annoncés le 16 octobre sur la chaîne d’information financière CNBC… en direct de Wall Street.
En attendant, Hedgeable.com va réussir à se constituer un formidable fichier de pigeons. Ça doit valoir de l’or.
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On respire enfin
On respire enfin
J’aime beaucoup cette comparaison avec la chute de l’Empire romain. Quand on prend la peine de comparer les contextes et les mentalités, il y a moyen d’établir pas mal de parallèles :
Sociétés très dures et très inégalitaires, dans lesquelles ceux sont qui sont dans la misère le sont de leur propre faute, prépondérance de la religion sous une forme non-spirituelle mais utilitaire, paranoïa et nécessité de conquérir « toujours plus » de territoires pour y établir sa civilisation et se sentir en sécurité, avec érection de murailles et de fortifications contre les « barbares », militarisation à outrance, valorisation de la force physique et du patriotisme, société du « pain » et des « jeux » (gladiateurs/sportifs, jeux du cirque/téléréalité). Vers la fin, intégration de mercenaires étrangers au sein des armées, pour compenser la démotivation des soldats nationaux et tenter de préserver des frontières devenues trop grandes pour être défendables.
Après la chute de l’Empire, morcellement, longue période de chaos, vastes migrations de populations dites « barbares », avènement du religieux et de petites baronnies refermées sur elles-mêmes et se faisant la guerre sans arrêt.
On dit souvent que l’histoire repasse les plats. En fait, pour connaître l’avenir, pas besoin d’astrologues. Un bon livre d’histoire suffit, à condition de prendre du recul et de distinguer les lignes de force de chaque grande période.




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