Alors que le débat fait rage sur le statut de la Poste, voici un extrait d'un petit bijou du cinéaste Jacques Tati exhumé des archives : « l'école des facteurs », un court métrage tourné en 1947. A savourer en attendant la réforme.
Alors que le débat fait rage sur le statut de la Poste, voici un extrait d'un petit bijou du cinéaste Jacques Tati exhumé des archives : « l'école des facteurs », un court métrage tourné en 1947. A savourer en attendant la réforme.

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« des gens qui se rencontrent et se parlent »... dans un Tati c'est quand même plutôt rare. AU contraire dans l'extrait personne ne se parle et l'idée est d'aller plus vite.
Difficile de vous donner tort sur le plan formel, albin. Les dialogues intelligibles du point de vue de la communication digitale sont quasiment absents dans l'oeuvre de Tati.
Mais convenez que, dans ce film notamment, l'analogique et la gestuelle sont d'une richesse qui vaut tous les discours.
Quant à l'idée d'aller plus vite, elle a surtout pour effet de terroriser les poules et d'accumuler les erreurs ; ce qui n'est pas sans rappeler une certaine conception moderne de « l'efficacité » qui essaye à toute force de nous faire admettre que qualité de service se traduit en bon Français par rationnalisation des choix budgétaires.
C'était en 1947. La France se relevait de 4 années de guerre mondiale. Elle ne comptait moins de 50 million d'habitants. On parlait de modernisations sans arrières pensées dogmatiques libérales. Il fallait soulager la pénibilité, améliorer la rapidité et la fiabilité du service postal. Jacques Tati avec sa poésie à un regard de tendresse sur ce facteur qu'il intègrera plus tard à « Jour de Fête »
A cette époque on inventait la sécurité sociale pour tous
Quand j'étais gamine , le facteur ( un grand mec qui ressemblait vraiment à Tati ) , interpellait ma mère en criant : » vla le ptit courrier du coeur ! «
Ma factrice arrive à vélo-moteur , elle a des très beaux yeux et toujours un mot gentil à la bouche !
Bien sûr , elle apporte plutôt des factures mais la gentillesse est toujours là !
Les mouches ne me trouveront (...)
Les mouches ne me trouveront (...)
De la belle lumière, de l'humour, un brin de poésie, des gens qui se rencontrent et se parlent. C'est fini toutes ces niaiseries.
Maintenant c'est ciel triste, la gueule, pas le temps de causer rapport à la la rentabilité, à l'efficacité et à la compétitivité.
La modernisation qui z'appellent !




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