La semaine dernière, Michel Rocard a accusé les médias et les politiques d'avoir tronqué sa fameuse petite phrase sur la « misère du monde ». Pourtant, la première fois qu'il a dit « la France ne peut accueillir toute la misère du monde », il s'agissait bien pour lui de montrer sa fermeté et sa détermination à poursuivre sa politique anti-immigration. C'était à « 7 sur 7 » en 1989. Explications.
« La France ne peut accueillir toute la misère du monde. » Cette phrase, tout le monde en est certain, c'est bien Michel Rocard qui l'a prononcée. Reste la deuxième partie de la phrase, « mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part », dont l'ancien Premier ministre assure qu'il l'a également prononcée il y a vingt ans, lors d'un discours à la Cimade.
A l'occasion du 70e anniversaire de la Cimade, la semaine dernière, il est revenu sur cette phrase, disant regretter que ses propos aient été déformés :
« Une malheureuse inversion, qui m'a fait évoquer en tête de phrase les limites inévitables que les contraintes économiques et sociales imposent à toute politique d'immigration, m'a joué le pire des tours : séparée de son contexte, tronquée, mutilée, ma pensée a été sans cesse invoquée pour soutenir les conceptions les plus éloignées de la mienne (…). La France et l'Europe peuvent et doivent accueillir toute la part qui leur revient de la misère du monde ! »
Une justification pour les lois Pasqua de 1993
Michel Rocard, victime des médias et des politiques ? La semaine dernière, j'y ai cru, publiant un article dans lequel je reprenais cette déclaration de Michel Rocard et un texte paru dans Le Monde en 1996 dans lequel il se plaignait déjà du sort réservé à sa petite phrase :
« Prononcée par moi en 1990 [1989 en réalité, ndlr], la première partie de cette phrase a eu un destin imprévisible (…). Au point qu'aujourd'hui cette phrase (…) est séparée de son contexte et sert de caution tous azimuts pour légitimer l'application, sans aucune considération des droits de la personne humaine, des impitoyables lois Pasqua de 1993. »
Impossible aujourd'hui de trouver trace de cette deuxième partie de phrase salvatrice. Ce dont on est certain, en revanche, c'est que Michel Rocard a bien affirmé publiquement que « la France ne peut accueillir toute la misère du monde » sans rien ajouter derrière et ce à au moins deux reprises. A l'époque, son gouvernement menait une politique hostile à l'immigration, traquant clandestins et faux demandeurs d'asile.
Michel Rocard a répété « la France ne peut accueillir toute la misère du monde »
Dans un article du Monde diplomatique s'interrogeant sur la véracité de la version de Michel Rocard, Thomas Deltombe, auteur d'un essai sur l'islamophobie dans les médias, déterre son intervention à l'émission « 7 sur 7 » le 3 décembre 1989. Face à Anne Sinclair, le Premier ministre déclare :
« Je pense que nous ne pouvons pas héberger toute la misère du monde, que la France doit rester ce qu'elle est, une terre d'asile politique. »
Il poursuit en donnant les « bons » résultats de la lutte anti-immigrés des socialistes :
« Nous sommes signataires de la convention de Genève qui prévoit de donner accueil à tous ceux dont les libertés d'expression ou d'opinion sont réprimées sur place mais pas plus.
Il faut savoir, les chiffres ne sont pas publics, nous avons refoulé, refoulé 66 000 personnes ! 66 000 personnes refoulées aux frontières ! A quoi s'ajoute une dizaine de milliers d'expulsions depuis le territoire national pour l'année 1988.
Et je m'attends à ce qu'en 1989, l'année n'est pas finie, les chiffres soient un peu plus forts. Autrement dit, je ne peux laisser personne dire que rien ne se fait. » (Voir la vidéo)
Le 7 janvier 1990, Michel Rocard confirme ses propos face à des élus socialistes originaires du Maghreb :
« Aujourd'hui, je le dis clairement, la France n'est plus, ne peut plus être, une terre d'immigration. Je l'ai déjà dit et je le réaffirme : nous ne pouvons accueillir toute la misère du monde. »
Rien ne prouve qu'il a dit « la France doit savoir en prendre sa part »
Ces deux déclarations, dans lesquelles lui-même tronque sa phrase de sa supposée partie humaniste, interviennent un mois après la célébration du cinquantenaire de la Cimade, organisé en novembre 1989.
C'est à cette occasion que Michel Rocardl dit avoir déclaré « La France ne peut accueillir toute la misère du monde mais elle doit en prendre sa part. » Cette version est aujourd'hui invérifiable.
Dans les extraits vidéos existant, on entend Michel Rocard défendre sa politique d'immigration devant les militants de la Cimade mais nulle trace de la misère du monde, encore moins de la part d'humanité qui reviendrait à la France.
A la Cimade, il ne reste aucune archive de cette journée, rien ne permet de confirmer la réalité de cette seconde moitié de phrase, que personne n'avait à l'époque évoquée dans les médias.
Michel Rocard a-t-il réinventé l'histoire ? Contacté par Rue89, il a refusé de s'exprimer à ce sujet mais l'une de ses très proches collaboratrices a accepté de nous éclairer :
« On ne saura jamais ce qu'il a vraiment dit. Lui se souvient l'avoir dit. En tous cas, dans son esprit, c'est ce qu'il voulait dire. Mais il n'y a plus de trace. On a cherché aussi, beaucoup de gens ont cherché mais on n'a rien. Il pense l'avoir dit à la radio il y a très longtemps. C'est un monsieur qu'on peut croire, il est de bonne foi. »
Selon son entourage, harcelé à ce sujet depuis des années, Michel Rocard a eu besoin d'apporter une réponse définitive à la polémique sur cette petite phrase. Ou de renier la très sévère politique d'immigration menée par son gouvernement à la fin des années 80.
Si vous avez assisté au cinquantième anniversaire de la Cimade ou que vous disposez d'une trace de l'intervention de Michel Rocard, n'hésitez pas à nous écrire.



















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De chambord
14H32 | 05/10/2009 |
Même si il a cette idée sur l'immigration, il n'est pas tout seul, enjeu électoral désormais de nos élections présidentiels 70 % des gens pensent comme lui. Les autres sont des étrangers.
à chambord
De Monique 91
( retraitée ) | 14H50 | 05/10/2009 |
oui, et c'est bien triste !
Alors que la richesse de l'Homme vient de sa diversité !
Et puis, 1ère, 2ème, 3ème génération.., nous sommes tous des immigrés !
à Monique 91
De ThePhysicist
Etudiant Physics BSM | 15H20 | 05/10/2009 |
Vous semblez confondre immigrés (i.e. étrangers légaux non français) et naturalisés (immigrés ayant acquis la nationalité française)….
La France est indivisible.
Aucune distinction ne peut-être faite entre français naturalisés récemment, français d'une vague d'immigration plus ancienne, ou français « de souche ».
Il n'y a pas de minorités ethniques car il n'y a pas d'ethnies.
Il n'y a pas de minorités tout court.
Nous somme tous des descendants de Vercingetorix, Clovis, Voltaire, Montesquieu, que l'on soit « français de toujours » ou que l'on vienne d'obtenir la nationalité française il y a 3 jours.
C'est ça le modèle républicain d'assimilation, c'est cela que l'on a oublié sous l'ère Rocard et qui se perd depuis une trentaine d'années….
Laisser langue et coutumes dans le pays d'origine pour s'assimiler en la population nationale. Remplacer son histoire personnelle par une histoire nationale. Ça n'a rien de facile, mais c'est comme ça. Et il serait peut-être bon qu'on y revienne…
à ThePhysicist
De brawd
contemplateur | 16H39 | 05/10/2009 |
« Remplacer son histoire personnelle par une histoire nationale. Ça n'a rien de facile, mais c'est comme ça. Et il serait peut-être bon qu'on y revienne »
Vouloir dissoudre le passé dans le futur c'est ce qu'on voulut faire les administrations françaises pendant l'ere coloniale.
Faire chanter des monuments patrimoniaux comme « j'irais revoir ma Normandie » ou « En passant par la Lorraine“à des Sénégalais ou à des Congolais n'etait pas forcément le meilleur moyen d'intégration.
La particularité de la France, c'est que les provinces, bien que Françaises et fières de l'être, refusent que l'on touche à leur passé et que bien souvent elles revendiquent leurs particularités linguistiques.
Le moule unique et standard proposé par l'autorité centrale ne convient qu'a ceux qui au nom de leur avenir font table rase de leur passé. Pour être heureux soyons divers et n'oublions rien de ce qu'ont fait nos aïeux
à brawd
De onapatouvu
perdu pour la science | 17H10 | 05/10/2009 |
« Vouloir dissoudre le passé dans le futur c'est ce qu'on voulut faire les administrations françaises pendant l'ere coloniale. »
C'est ce qu'on appelle du formatage.
C'est surprenant d'entendre (ou de lire) encore ce genre de discours colonialiste de nos jours (provenant, qui plus est, d'un jeune étudiant), après tous les dégâts qu'il a causé.
« Pour être heureux soyons divers et n'oublions rien de ce qu'ont fait (et ont été) nos aïeux. » Parfaitement d'accord avec vous.
à onapatouvu
De brawd
contemplateur | 17H21 | 05/10/2009 |
« (provenant, qui plus est, d'un jeune étudiant) »
Etudiant vous le pensez vraiment ?
Moi selon l'humeur, je peux être Mère Thérésa, capitaine des pompiers ou retraité des ponts et chaussées
à brawd
De Fondriest
euh | 18H26 | 05/10/2009 |
« Pour être heureux soyons divers et n'oublions rien de ce qu'ont fait nos aïeux »
==> Quand on voit que les musulmans français se sentent en très grande majorité plus proches de palestiniens de Gaza que de chrétiens de Strasbourg, on se rend compte à quel point votre approche est un échec. A trop exalter la plus minime de nos différences, on en finit par oublier/refuser de créer ce qui nous unit à nos « vrais » compatriotes. D'ailleurs, insister avec conviction sur cette base commune me semble être essentiel à l'heure où les migrants ne proviennent plus guère de pays limitrophes à peu près similaires d'un point de vue culturel, mais plutôt de pays éloignés dont les pratiques culturelles peuvent être antagonistes avec les nôtres (rapport au corps, à la laïcité, etc).
à Fondriest
De padiran
Chroniqueur mondain | 21H45 | 05/10/2009 |
« Quand on voit que les musulmans français se sentent en très grande majorité plus proches de palestiniens de Gaza que de chrétiens de Strasbourg »
Les mulsumans Français vont très bien, merci pour eux. Quant à l'allégation de leur rapprochement supposé des Palestiniens de Gaza et leur éloignement des chrétiens de Strasbourg, pourquoi Strasbourg plutot que Sarlat, Bréauté Beuzeville ou Brest ? ; Néanmoins, y a t'il une thèse de l'unversité de LyonII* pour en confirmer la véracité ?
* Lyon II est l'université ou Robert Faurisson enseigna et négationiste préféré de Dieudonné.
à padiran
De bloukblouk
comédien | 00H51 | 06/10/2009 |
Pardon de rectifier, mais Lyon II (lettres et sciences humaines) est une université plutôt marquée à gauche, vous vouliez sûrement parler de ces enflures de Lyon III (fac de droitE) où officia Faurisson et où Gollnische a sévi (ou sévit encore ? ). Merci
à bloukblouk
De brawd
contemplateur | 08H40 | 06/10/2009 |
Exact, merci de la rectification
à padiran
De Fondriest
euh | 10H44 | 06/10/2009 |
« Quant à l'allégation de leur rapprochement supposé des Palestiniens de Gaza et leur éloignement des chrétiens de Strasbourg, pourquoi Strasbourg plutot que Sarlat, Bréauté Beuzeville ou Brest ? »
==> Ville française choisie au hasard. L'essentiel est de montrer que le sentiment d'appartenance à la communauté musulmane (oumma) surpasse le sentiment d'appartenance à la communauté française. Si ça n'est pas le cas des musulmans que vous côtoyez, j'aimerais que vous m'indiquiez de quelle planète vous débarquez.
« Lyon II est l'université ou Robert Faurisson enseigna et négationiste préféré de Dieudonné. »
==> Vous vous rendez compte que vous atteint le point Godwin ? Et si vous répondiez de manière un peu sérieuse ?
à ThePhysicist
De Au sud de nul part
Situation | 02H21 | 06/10/2009 |
Zemmour sort de ce BSM ! ! ! !
Todeti, ingénieur philosophe en dépistage de décomplexé.
à Monique 91
De Pouffpouff
En activité | 15H51 | 05/10/2009 |
Immigré ? Non pas moi, j'ai 7 générations avant moi tous français (même pas savoyard, ni niçois).
Richesse venant de la diversité ? Monique on va te mettre un bracelet électronique et t'empêcher de sortir de Grigny.
Pendant un mois, on ne sera pas trop cruel. : )
à Pouffpouff
De C est fait ....le 9 nov 09
en instance de désinscription... | 17H25 | 05/10/2009 |
1ère, 2ème, 3ème, 4ème, 5ème, 6ème, 7ème, 8ème génération.., nous sommes tous des immigrés !
à Pouffpouff
De Ishtar
18H13 | 05/10/2009 |
« Immigré ? Non pas moi,j'ai 7 générations avant moi tous français »
Passionnée de généalogie,je pensais comme vous que mes ancêtres étaient français depuis toujours.Quelle naïveté car en remontant la branche de mon père il a fallu que j'arrive à la 13ème génération pour trouver le premier ancêtre qui était issu d'une famille d'immigrés comme vous dites.Ce charmant gentilhomme présent aux côtés d'Henri IV le jour de son assassinat était d'origine espagnole,faisant partie d'une famille de protestants où on trouvait aussi des néerlandais et des anglais.Bien plus loin dans le temps j'ai trouvé des Norvégiens et des Danois.
Bref ceci pour dire que ces gens qui sont autant la mémoire de ma famille que ceux beaucoup plus proches dans le temps ont fait la diversité familiale au même titre que ceux qui cherchent à obtenir la nationalité française aujourd'hui contribueront à enrichir notre patrimoine national.
à Monique 91
De GuiVi
Non fumeur | 18H27 | 05/10/2009 |
Certes, mais une fois que l'on a dit ça, laissez moi vous poser une question. Ou plutôt deux :
1) La France peut-elle accueillir toute la misère du monde ?
2) La France DOIT-ELLE accueillir toute la misère du monde ? Ne doit elle pas plutôt oeuvrer, en luttant contre la misère dans le monde, à faire en sorte que ceux qui viennent en France faute de mieux puissent enfin avoir les moyen de demeurer chez eux.
C'est incroyable comme tout le monde feint de croire que la planète entière souhaite venir en France. Alors qu'au final, ce que tout le monde veut, c'est vivre dignement, et si possible, chez soi.
à Monique 91
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 19H42 | 05/10/2009 |
Ne me dites pas qu'on va recommencer encore ce débat sur l'immigration ! Parlons plutôt de Rocard…
http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/04/29/rocard-twitter-et-le-sub…
Pierre JC Allard
à chambord
De brawd
contemplateur | 15H24 | 05/10/2009 |
Dire qu'il y a 30% d'étrangers en France est complètement faux et ne fait qu'alimenter une polémique qui n'en vaut pas la peine.
70% des Français de souche ? , je pense que tu veux rigoler. Sarkozy, Devedjan, , Kosciusko-Morizet, ….leurs ancètres sont ils Français ?
Ha j'oubliais Amara, Yade c'est pour ceux là qu'il y a polémique.
Quand leurs ancêtres se sont retrouvés dans la boue de Verdun pour défendre leur Patrie la France, personne ne leur a poser de questions sur leurs origines
Un récent rapport de l'ONU prône l'ouverture des frontières de l'Europe à l » immigration afin de résoudre deux problèmes
Le manque de main d'oeuvre dans nos pays
Le problème de la sécheresse et ses conséquences dans le sud
Les Rocard, Hortefeux et Besson ne sont que les représentants d'un FN en perte de vitesse. A une époque, il était de bon ton pour gagner les élections de courrir après le FN, maintenant que le menhir commence à décrocher, il serait temps d'humaniser les débats et de les extraire du fumier dans lequel ils sont tombés.
à brawd
De ThePhysicist
Etudiant Physics BSM | 15H31 | 05/10/2009 |
Chiffres 1990 :
Français nés en France : 90.5%
Français par acquisition : 3.1%
Étrangers : 6.3%
Chiffres 2006 :
Français nés en France : 89.9%
Français par acquisition : 4.3%
Étrangers : 5.8%
Source : Insee
Je vous renvoie à mon message précédent pour les « français de souche », les français récemment naturalisés et les minorités.
à brawd
De catadiaz
bouilleur de cru | 16H31 | 05/10/2009 |
pas d accord sur l immigration a cause des problemes de secheresse dans le sud. Il faudra quand meme un jour que les africains arretent de faire 10 enfants par famille. A partir de ce moment la, il y aura demarrage economique pour l afrique. Quand l europe faisait les memes betises (10 enfants par familles), il y avait des famines, des departs vers les ameriques, economie ravagées, guerres, surpopulations…
mais tant que dans ces pays l islam et la religion catholique seront puissants il ne sera pas possible de leur faire comprendre que la surnatalité engendre enormement de problemes
à catadiaz
De C est fait ....le 9 nov 09
en instance de désinscription... | 17H29 | 05/10/2009 |
Vous voulez dire qu'au lieu de faire des enfants, les africains devraient arroser leurs champs en se branlant dessus ?
ou alors je ne vous ai pas bien compris ?
à C est fait ....le 9 nov 09
De catadiaz
bouilleur de cru | 17H56 | 05/10/2009 |
je voulais juste dire qu au lieu de 10 gosses , si les africains faisaient juste 3 gamins par famille, ca eviterait un tas de problemes, c est comme ca que les pays se developpent au plan economique. On l apprend meme au lycée
mais apparemment certains n ont pas fait saint cyr sur rue89…
à catadiaz
De PsyKoPatocH
alcoolique pratiquant | 18H18 | 05/10/2009 |
ben oui,
….mais vu le taux de mortalité infantile en afrique,(guerre maladie eau pas potable …etc)
plus le fait qu'il n'y a pas de sécu ni ou autre retraite,
si tu fait pas plein d'enfants, tu meures de faim quand t'es vieux
pas sur qu'ils aient vraiment le choix les africains
à PsyKoPatocH
De catadiaz
bouilleur de cru | 18H34 | 05/10/2009 |
oui, vous avez raison pour les campagnes notamment car on a besoin de bras. Mais en majorité, c est plus un fait culturel qu autre chose. En France aussi il y a un siecle, on faisait des gosses en pagaille qui ont servi a l exode rural. Et c était du en grande partie a cause de la religion catholique.
En Afrique, c est pareil, il n y a qu a voir avec l exode rural, le bordel que sont les grandes capitales africaines. il est impossible pour un pays qui a peu de ressources comme un pays africain de donner du travail ou à manger à tout le monde quand la population du pays double tous les 25 ans. L´europe avait le meme probleme avant.
à catadiaz
De Azza
Ingénieur en informatique scientifi... | 09H44 | 06/10/2009 |
Faux, il y a un siecle, la france a ete un des premiers pays a connaitre une baisse significative des naissances. Les 10 momes par familles, c'etait en Allemagne ou dans d'autre pays europeens.
La faute aux premieres methodes de contraception, certes imparfaites, mais dont les consequences ont ete sensibles sur l'ensemble de la population (coitus interruptus, et plein d'autre procedes peu avouables).
A l'epoque, l'eglise et l'etat hurlaient de concert a l'immoralite et craignaient de voir la france ne plus faire le poids dans un eventuel conflit avec l'allemagne.
Quand a la natalite en Afrique, il faudrait vous mettre un peu a l'heure. La tendance est a une serieuse baisse. Ensuite, il faut comprendre que faire des enfants est la seule garantie de « retraite » dans beaucoup de pays ou il n'existe absolument aucune structure de prise en charge pour les personnes agees. Par ailleurs, l'Afrique est loin d'etre surpeuplee par rapport aux ressources dont elle dispose.
Le probleme, c'est la deliquescence des etats. Et cette deliquescence, Roccard en sait quelque chose puisqu'il a ete un des principaux soutiens en France de nombreux dictateurs sanguinaires et predateurs d'argent public. En particulier, ses liens avec le clan Eyadema et Sassou N'Guesso sont suffisant pour le discrediter totalement.
Pour etre alle au Congo Brazza et avoir vu de mes yeux les super tankers faire la queue devant les plateformes petrolieres comme des caddies au supermarche, pendant que la population croupit dans la misere et doit regulierement faire face aux massacres et autres exaction organises par Sassou N'Guesso, on ne peut que se pincer de le voir accueilli a bras ouverts a Paris par Chirac ou Sarkozy.
Alors laissez un peu tranquilles les peuples Africains et commencez par surveiller ce que font vos propres dirigeants avant de vouloir reglementer la facon dont les autres gerent leur vie personnelle.
à Azza
De Béatrice1
| 23H33 | 06/10/2009 |
« La faute aux premieres methodes de contraception »
La faute surtout aux guerres napoléoniennes qui avaient décimé la population masculine et jeune. Les premières méthodes contraceptives sont bien antérieures et n'avaient jamais eu d'effet significatif.
« Alors laissez un peu tranquilles les peuples Africains »
On a encore le droit de déplorer la surnatalité, non ? C'est effectivement une question très grave, sur laquelle on avait commencé à réfléchir dans les années 60 et 70, mais qui bizarrement, est devenue un tabou. C'est pourtant effectivement la clé de l'amélioration du sort des populations - et c'est directement lié à l'éducation des filles. Aucune réglementation n'est nécessaire : la scolarisation des filles entraîne une baisse automatique du nombre d'enfants par femme, ainsi qu'une baisse spectaculaire de la mortalité périnatale.
La surnatalité est également liée aux graves problèmes environnementaux qui se posent : combien de milliards d'êtres humains supplémentaires peut-on nourrir sur la planète ?
à Béatrice1
De trafic
anti-anti | 01H08 | 07/10/2009 |
Les méthodes de la révolution verte permettraient d'augmenter considérablement les rendements agricoles (ils sont actuellement 4 fois plus faibles en Afrique que partout ailleurs) et de nourrir un beaucoup plus grand nombre d'individus. Surtout si on y inclut les
nouvelles possibilités offertes par les OGM.
Par contre, et c'est un bien meilleur argument en faveur de la limitation des naissances, la surnatalité est fatalement un frein au développement économique : simplement parce que l'offre d'éducation et de santé est incapable de répondre aux besoins des nouvelles générations, et ça donne un marche du travail complètement inadapté aux demandes d'une économie moderne.
à trafic
De Béatrice1
| 15H02 | 07/10/2009 |
« Les méthodes de la révolution verte permettraient d'augmenter considérablement les rendements agricoles »
Certes, mais il n'en demeure pas moins que la planète n'est pas extensible, et donc je m'étonne que le sujet de la surpopulation soit devenu une sorte de tabou, alors qu'il devrait être un des problèmes prioritaires.
à Béatrice1
De trafic
anti-anti | 01H08 | 08/10/2009 |
La planète (l'ensemble des ressources de) n'est pas indéfiniment extensible.
Mais qu'on ne parle pas de surpopulation aujourd'hui, c'est pas nécessairement une conspiration (de qui ? de quoi ? d'une alliance du fondamentalisme religieux et du tiers-mondisme expiatoire ? ). C'est peut-être tout simplement qu'il y en a pas, de surpopulation. Comme il n'y en avait pas dans les années 70. La preuve : les 40 années qui ont suivi sont venues à bout des famines endémiques en Inde et ailleurs. Grâce à l'ingéniosité de quelques uns, comme Norman Borlaug, qui vient de mourir. Une autre raison pour ne pas mettre en avant une hypothétique surpopulation : défendre l'héritage de ce type, face à ceux qui le remettent en cause, affirment contre toute évidence que le bio est capable de nourrir la planète, et tentent même d'exporter leurs idées rétrogrades …en Afrique.
à PsyKoPatocH
De macjack
bûcheron | 09H59 | 06/10/2009 |
C'est vrai que pour les raisons indiquées, l'Africain de base n'a pas trop le choix d'éviter de faire, non 10 gosses par femme, mais 6 à 7 suivant les pays en Afrique sub-saharienne (sauf en Afrique du Sud), ce qui fait qu'un Africain de ces régions sur deux a actuellement moins de 15 ans.
On peut revenir à juste titre sur le rôle des anciennes puissances coloniales et autres, mais il y a avant tout des responsabilités politiques dont l'Afrique, qui est un continent plein de ressources, ne peut s'exonérer définitivement.
Je n'ai plus en tête ce que le Gabon reçoit de l'exploitation du pétrole, mais c'est faramineux ! Et avec ça, une population de seulement 1 million d'habitants qui vit dans le sous-développement généralisé ?
Ce n'est pas la même chose partout évidemment, et on pense aux pays du Sahel piégés par le réchauffement climatique.
Mais malgré tout, il faudra bien que les responsables africains prennent par les cornes le problème de la démographie galopante là où il est aigu et se creusent la tête pour s'orienter vers un début de solution ou d'amélioration adaptable à leurs cultures.
L'avenir ne peut être pour eux de fabriquer éternellement des gosses à la chaîne en comptant sur la providence ou sur les autres pour les nourrir.
L'Europe a réussi par l'accroissement de ses ressources et l'amélioration de ses lois et de ses techniques, la Chine a imposé l'enfant unique presque partout, plusieurs programmes ont été mis en place en Inde avec un succès apparemment inégal.
Que fait l'Afrique ?
Que proposent ses intellectuels, ses responsables, ses dirigeants ?