Longtemps appréhendé comme une simple caisse de résonance de discours et d'idées nés ailleurs, Internet s'impose désormais comme le lieu de production et de propagation privilégié des théories du complot les plus extravagantes.
Le thème du « complot juif » en particulier y affiche, sous couvert d'« antisionisme », une forme insolente. C'est une véritable campagne de haine qui s'est en effet déchaînée sur la Toile au cours des dernières semaines.
Le prétexte en a été fourni par la publication dans un journal suédois, le 17 août 2009, d'un article établissant abusivement un lien entre, d'une part, un trafic de reins démantelé aux Etats-Unis en juillet dernier et, d'autre part, des rumeurs malveillantes accusant l'armée israélienne de prélever secrètement des organes sur des cadavres de Palestiniens.
Le journaliste suédois Donald Boström, par qui la polémique est arrivée, a soutenu depuis lors que Tsahal se livrait au commerce d'organes depuis cinquante ans et que le nombre de Palestiniens ayant fait l'objet de vol d'organes dépassait le millier.
Ces accusations, Boström les avait déjà formulées dans un livre paru en 2001. Pourtant, deux jours après la publication de son article, il avait admis, sur les ondes de la radio Kol Israel, qu'il « n'avait aucune idée » ni « aucune preuve » de la véracité de ces accusations.
La famille et les proches d'un Palestinien dont la dépouille aurait, selon lui, fait l'objet d'un vol d'organes, ont également concédé qu'ils ignoraient si des organes avaient effectivement été prélevés.
« Alimenter la banque d'organes de l'entité sioniste »
Las, ces mises au point n'ont pas empêché le délire conspirationniste de se répandre, comme en témoigne la dénonciation récente, dans la presse algérienne, d'un vaste complot juif international ayant des ramifications jusqu'au Maghreb, où des enfants seraient kidnappés afin d'« alimenter la banque d'organes de l'entité sioniste ». Des « bandes juives » seraient même « actives dans plusieurs pays arabes ».
Ces accusations abjectes ne sont pas sans précédents. Au Moyen-Orient, elles courent souterrainement depuis plusieurs années et imprègnent peu à peu les consciences.
Le blockbuster turc La Vallée des loups-Irak, sorti en 2006, comporte ainsi une scène dans laquelle un médecin juif américain prélève les organes de victimes civiles irakiennes de la prison d'Abu Ghraïb pour les expédier à de riches clients occidentaux. En 2004, la télévision iranienne avait également diffusé un feuilleton dans lequel des Israéliens complotaient pour s'emparer des yeux d'enfants palestiniens.
S'inspirant directement d'une dépêche de l'Irna (l'Agence officielle de presse de la République islamique d'Iran) publiée sept ans plus tôt, deux sites extrémistes animés par l'ancien responsable d'un groupuscule néo-nazi, Vox-NR et Geostrategie.com, ont diffusé début août une information purement mensongère selon laquelle le ministre israélien de la Santé aurait reconnu, fin juillet 2009, que l'armée israélienne prélevait des organes sur des cadavres de Palestiniens.
Symptôme de l'époque, l'intox a eu le temps de se disséminer à travers toute la Toile sans que personne ne prenne la peine de la soumettre à examen.
La légende des « Tziganes voleurs d'enfants »
Les fables relatives aux vols d'organes ne visent pas que les Juifs, tant s'en faut. En France même, une rumeur persistante s'appuyant sur la légende des « Tziganes voleurs d'enfants » veut qu'un réseau mafieux roumain écume les rues de Marseille à la recherche de jeunes gens pour les dépecer.
Ces exemples montrent bien que le mythe contemporain accusant Israël de voler des organes n'est qu'un des avatars de la rumeur moyenâgeuse accusant les Juifs de s'adonner au « meurtre rituel ». Une rumeur qui a pris naissance en Europe, il y a plusieurs siècles, avant d'essaimer au Moyen-Orient où un best-seller publié en 1983, L'Azyme de Sion, présente les crimes rituels juifs comme une réalité historique.
Le renversement de la charge de la preuve est un procédé classique de la rhétorique conspirationniste dont la logique infernale consiste à considérer comme une preuve déterminante de sa culpabilité les réticences de l'accusé à réunir les preuves de son innocence.
Au regard de ce qui se dit sur certains forums de discussion, beaucoup semblent estimer que l'Etat hébreu a des choses à cacher, qu'il craint l'ouverture d'une enquête internationale. Interrogé sur ce point, Benny Dagan, l'ambassadeur d'Israël en Suède, a répondu, excédé :
« Vous savez quoi, j'ai une suggestion à vous faire. Pourquoi ne feriez-vous pas une enquête pour savoir si le Mossad et les Juifs étaient derrière l'effondrement des Twin Towers ? Pourquoi ne ferions-nous pas une enquête pour savoir si les Juifs répandent le sida dans les pays arabes ? Pourquoi ne ferions-nous pas une enquête pour savoir si les Juifs tuent les enfants chrétiens pour préparer les matzot de Pessah ? »
Selon toute vraisemblance, les allégations gratuites qui circulent sur le web selon lesquelles tout un pan de la société israélienne et de la communauté juive dans le monde serait partie prenante d'un vaste complot international visant à dissimuler, depuis cinquante ans, un trafic d'organes prélevés sur des cadavres de Palestiniens ou sur de jeunes Algériens kidnappés dans leur pays ne feront l'objet d'aucune enquête officielle.
Une chose est sûre cependant : ceux qui ont instillé le doute sur ce sujet ont d'ores et déjà atteint leur but.





















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De lavoine
région parisienne | 10H53 | 03/10/2009 |
Tant de visites et aucun commentaire. Qui ne dit mot, consent ! L'anti-sémitisme, qui se cache derrière l'anti-sionnisme, a encore de beaux jours devant lui. Allez les faux-culs sortez de vos trous à rats !
à lavoine
De Disciple ressucité
Tiens, il pleut. | 10H56 | 03/10/2009 |
à Disciple ressucité
De La mouche du coche
diptère | 15H24 | 03/10/2009 |
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Cet article d'apparence sereinement descriptif cache une manipulation : le piège réside dans ce que l'auteur se veut objectif, mais aboutit à une conclusion sans surprise : tout le monde est méchant et me veut du mal, alors que moi je suis gentil, et ce depuis le Moyen-Age c'est dire.
Cet article est donc de type paranoïaque. Et il enfonce encore plus l'auteur dans sa maladie parce qu'il cherche à nous faire adhérer à sa position. Il veut que le monde corresponde à ses idées : c'est de l'enfantillage.
Pour s'en sortir, l'auteur n'a pas le choix : il doit PENSER AUTREMENT. C'est-à-dire commencer par se dire que ce qu'on lui a dit n'est pas forcément vrai : c'est très difficile.
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à La mouche du coche
De ApollonduRéverbère
20H09 | 03/10/2009 |
J'avoue me poster sur ce commentaire pour que ma réponse soit visible facilement de l'auteur.
Il y a quelques années, entre 2 et 5 ans, j'ai visionné un reportage sur France2 qui traitait de la traite des organes. La population la plus ciblée par cette traite était à l'époque la Roumanie. Les reporters étaient allés jusque dans des villages reculés de Roumanie pour obtenir le témoignages des personnes qui avaient vendu leur rein. La plupart était très malades, sans suivi médicamenteux, sans traitement, déjà condamnés par cette amputation, à peine quadragénaires. Grâce aux témoignages des ouvriers qui avaient été démarchés chez eux, mais qui avaient été transportés à l'étranger pour cette ablation, les reporters sont remontés jusqu'à la Turquie. Et de la Turquie tous les témoignages concordaient, les greffons étaient destinés soit à la Russie, soit à Israel.
Vous voyez, il y a peut-être un bruit qui court en ce moment, mais les faits sont anciens. Après vous êtes libre d'accorder du crédit à ces reporters ou pas, c'est un autre débat. Moi je me dis que les humains sont capables du pire dès qu'ils peuvent y mettre le prix.
à ApollonduRéverbère
De hillel2000
19H20 | 04/10/2009 |
Encore un menteur qui répand des rumeurs sans preuves et qui est approuvé par la meute d'antisémites conspirationnistes qui pullulent ici comme des mouches sur des vomissures.
« Tous les témoignages concordaient »… type même des affabulations conspirationnistes.
à hillel2000
De ApollonduRéverbère
19H33 | 04/10/2009 |
Il y a 15 ans de ça environ, des reporters ont mis à jour des meurtres ou des mutilations atroces de jeunes enfants, de bambins énucléés pour leur cornée. Ca se passait en Amérique latine.
Les juifs n'y étaient pour rien, a priori.
Ce qui est gerbant, c'est se cacher derrière le mot « juif » en se posant comme une victime de toutes les accusations, alors que l'atroce c'est ce que des humains sont capables de faire subir à d'autres humains, uniquement pour sauver leur peau. Qui un rein, qui un oeil.
Que leur importe que les victimes en crèvent du moment qu'eux vivent.
De la Roumanie pays pauvre aux pays d'Amérique latine à la misère criante, quel fil conducteur ? Le pognon.
à Disciple ressucité
De hillel2000
19H28 | 04/10/2009 |
Il y en a qui urine ou défèque (par procuration) à défaut d'autre mode d'expression. Lavoine avait un avis prémonitoire : les antisémites s'en donnent à coeur joie dans leurs haineux délires moyen-âgeux. Cela pue l'eau des égouts de Vichy.
à lavoine
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 11H18 | 03/10/2009 |
Parfois il n'y a pas de commentaires tout simplement parce qu'il n'y a rien à dire. Si, un seul mot peut être : grotesque.
Tellement grotesque que personne n'a envie d'écouter ce genre de d'ânerie.
à lavoine
De Revelations
Haifa « SI VIS PACEM, PARA BELLUM » | 11H58 | 03/10/2009 |
Mais ne soyez pas pessimiste, ça fait longtemps qu'ils sont sortie de ce que vous appelez leurs trous à rats, moi j'aurais dit qu'ils ont debordés de leurs fosses Sceptique.
à lavoine
De Rima Matta
Etudiante en 6ème année de pharma | 12H05 | 03/10/2009 |
« L'anti-sémitisme, qui se cache derrière l'anti-sionnisme, »
Vision manichéenne, simpliste, commode.
à Rima Matta
De lavoine
région parisienne | 12H14 | 03/10/2009 |
Plus c'est gros et plus ça passe. L'anti-sémitisme tombe sous le coup de la loi, pas l'anti-sionnisme considéré comme une posture politique…ils le savent bien les rats qui viennent de sortir de leur trou.
à lavoine
De Di
mère déchlorurée (papotable) | 12H33 | 03/10/2009 |
Vous feriez mieux de retourner dans le vôtre et réfléchir. Vous faites plus de mal aux juifs en général avec vos accusations constantes que les gros nases décérébrés que vous semblez rencontrer sur les sites extrémistes et racistes. Je finis par me demander si ces gens qui viennent constamment crier à l'antisémitisme ne sont pas les véritables antisémites, et les plus dangereux en plus.
à lavoine
De Alain59
12H34 | 03/10/2009 |
Les métaphores zoologiques sont toujours la marque du fascisme, disait BHL…
à Alain59
De Naradamuni
sans | 15H31 | 03/10/2009 |
Pour les premières civilisations qui naquirent au cœur des vallées de l'ancienne Égypte, de la Mésopotamie, de l'Inde et de la Chine, l'exploitation des animaux pour leur chair, leur lait, leur peau et leur force de travail était très fortement ancrée dans les mœurs ; aussi, ces civilisations considéraient que les animaux avaient été mis à leur disposition par les voies divines. Les humains pouvaient ainsi les utiliser, les maltraiter et les tuer en toute impunité. Cet état de fait contribua également à pouvoir rejeter certains humains - prisonniers, ennemis, étrangers, personnes différentes ou antipathiques - de l'autre côté de la frontière pour les traiter de « bêtes », « porcs », « chiens », « singes », « rats » ou « vermine ». Désigner des populations par des noms d'animaux n'a jamais été de bon augure car elles se retrouvent alors susceptibles d'être humiliées, exploitées et massacrées. Comme l'écrit Leo Kuper dans Genocide : Its Political Use un the Twentieth Century , « le monde animal a toujours été une source abondante de métaphores de la déshumanisation ».
Le philosophe juif allemand Theodor Adorno a eu cette parole dui en dit long : « Auschwitz commence dès que l'on regarde un abattoir et que l'on se dit : ce ne sont que des animaux. »
http://miiraslimake.over-blog.com/article-3432349.html
à lavoine
De Rima Matta
Etudiante en 6ème année de pharma | 13H03 | 03/10/2009 |
L'idée selon laquelle l'antisionisme (un seul n à sionisme, monsieur le professeur) serait de l'antisémitisme déguisé a été importée en France de la polémique, aux Etats-Unis, entre le rabbin Michael Lerner, rédacteur en chef et fondateur de la revue Tikkun, et le groupe anti-guerre marxiste-léniniste ANSWER (Act Now to Stop War and End Racism : « Agissez dès maintenant afin d'arrêter la guerre et de mettre un terme au racisme »)
On la retrouve ensuite avec une telle régularité qu'on y sent le mot d'ordre…
Alexandre del Valle dénonce le « tiers-mondisme de gauche », Alain Madelin, « les orphelins de Staline », Benny Levy, dans une interview donnée à Bernard Drai pour Guysen Israël News, le 21mai 2003, parle d'« islamo-progressisme » (oserait-on user du terme de « judéo-réactionnaire » ? ), Alexandre Adler lui, de « pacifisme saddamiste », en août 2003 pour désigner à l'opprobre public ceux qui ont cru nécessaire de dire leur opposition à la guerre d'Irak, Claude Bensoussan : « la gauche française est atteinte d'une redoutable maladie depuis le début des émeutes ou ce qu'ils appellent “Intifada” qui ne la distingue guère du racisme, du néo-fascisme trotskiste et de l'extrême-droite…. et elle porte une lourde responsabilité, à la lueur de cet aveu, quant à la montée abrupte de l'antisémitisme en France ainsi qu'aux attentats racistes dont nos citoyens juifs sont l“objet”…
Et ainsi jusqu'à nos jours, par tous relais grands et petits…
Après toutes ces années, ce bourrage des crânes au prétexte de lutte contre le fascisme rouge-vert, contre le communautarisme arabo-musulman et pour la république (et la démocratie) a fini par révéler son nom : c'est le masque du soutien inconditionnel à Israël.
Avec un paradoxe qui sautera aux yeux de n'importe quel esprit libre :
Ce sont les mêmes, accusant en France et partout le “communautarisme ‘ arabe, qui ferment les yeux sur l'apartheid qui sévit tant en Israël que dans les territoires occupés.
Une confusion délibérément mise en place en France par les milieux sionistes, juifs ou non : la lutte contre l'islamisme ne se distingue plus du soutien à Israël ; le soutien à Israël se confond avec le rejet des Arabes. L'antisioniste’ est leur allié objectif, aussitôt accusé d'être ‘antisémite’.
à Rima Matta
De Béatrice1
| 15H27 | 03/10/2009 |
Ben voyons, l'antisionisme n'aurait rien à voir avec l'antisémitisme, d'ailleurs le chef du « parti antisioniste » - ce sympathique co-listier de Dieudonné et Soral, philosémites bien connus - peut affirmer sans rigoler devant un public conquis que « derrière chaque divorce se cache un sioniste »…
à Béatrice1
De Rima Matta
Etudiante en 6ème année de pharma | 16H13 | 03/10/2009 |
Ce sympathique co-listier comme vous l'appelez, serait donc, selon vous le porte-parole des antisionistes ? …
Mais alors, si on va par-là, Jacques Kupfer, déclarant sur Arouts.7 que le Palestinien n'a pas « le droit de vivre », qu'« il faut les mettre vivant dans une marmite remplie d'eau froide : au fur et à mesure que l'eau chauffe, le homard est comme anesthésié, il ne se rend pas compte de son sort “.
ce ‘monsieur’, dont on ne compte plus les provocations à la haine raciale et et au meurtre de masse, serait, à lui seul, la voix des sionistes ?
J'avoue avoir quelque peine à vous suivre.
à Rima Matta
De spleenlancien
78672
manant, de passage sous le soleil. | 16H55 | 03/10/2009 |
En avril 2001 Michel Gurfinkel fait paraître chez Michalon : La cuisson du Homard. Reflexions intempestives sur la nouvelle guerre d'Israel . Mais dans cet essai, c'est Israel qui tient rôle du homard.
http://www.michelgurfinkiel.com/articles/17-La-Cuisson-du-Homard-Reflexi…
à spleenlancien
De Rima Matta
Etudiante en 6ème année de pharma | 23H21 | 03/10/2009 |
Merci à vous, je ne connaissais pas, je remets l'extrait ici…
« Autrefois, Israël refusait obstinément de se laisser cuire. Ses colères, toutes pinces dehors, étaient fameuses guerre de l'indépendance, campagne de Suez, guerre des Six jours et du Kippour, Entebbé, Liban. Un jour, un cuisinier plus subtil que les autres se décida enfin à pratiquer la méthode progressive. Il mit Israël dans l'eau froide, lui parla de paix, de reconnaissance mutuelle et de sécurité, puis éleva le feu très lentement, très doucement, à travers, mille petites violations infinitésimales de l'esprit et de la lettre des traités, accords et conventions. Israël s'adaptait à chaque nouveau niveau de chaleur, s'engourdissait dans une eau de plus en plus tiède, se ralliait peu à peu aux exigences de ses adversaires. Il était presque cuit. Il l'aurait été entièrement si le cuisinier n'avait pas mis le feu au maximum un peu trop tôt, en déclenchant la crise actuelle » .
à Béatrice1
De Gotch
ancien ouvrier de la banque | 08H37 | 04/10/2009 |
Partout où vous intervenez, vous pourrissez le dialogue. Lassant, à la fin….
à Gotch
De hillel2000
19H50 | 04/10/2009 |
Effectivement elle répond aux antisémites qui aimeraient tellement rester entre eux. Béatrice est assez courageuse ou naïve. J'ai l'impression qu'il est aussi facile de convaincre une meute d'antisémites que d'essayer de raisonner Goebbels en 1939.
à Rima Matta
De pablico
16H38 | 03/10/2009 |
On peut se poser la question :
A quoi sert l'anti judaisme ?
qu'est-ce que cela apporte à l'humanité ?
Un monde sans juif, sera -il plus sain, les valeurs seront-elles différentes ?
faut-il mettre aux orties nos valeurs judéo-chrétiennes (il y a judéo dedans) qui sont un sous ensemble des valeurs juives ?
Même les valeurs musulmanes sont aussi en partie un sous ensemble de la vielle religion monothéiste ?
ce ne sont que des questions, qui n'ont jamais de réponses, hormis la bêtise humaine du : Moi, Monsieur, je détiens la vraie vérité….vraie.
à Rima Matta
De lifka
13H24 | 04/10/2009 |
« Après toutes ces années, ce bourrage des crânes au prétexte de lutte contre le fascisme rouge-vert, contre le communautarisme arabo-musulman et pour la république (et la démocratie) a fini par révéler son nom : c'est le masque du soutien inconditionnel à Israël. »
Bien sur, le fascisme « rouge vert » (vous avez oublié « brun ») n'existe pas, pas plus que le communautarisme arabo-musulman. Nous avons rêvé les burqas dans la rue, le « parti des musulmans de France », les filles brulées vives pour avoir fréquenté des non-musulmans….
Et je suppose que le député communiste qui est à la tête du mouvement contre la burqa est pour vous un vilain sioniste ?
Nous avons rêvé le MIB ou le mouvement de madame Skandrani (La pierre et l'Olivier) qui a aujourd'hui rejoint Dieudonné après avoir été une des fondatrices des Verts. Et tous ces gens qui défilaient semaine après semaine, extrême gauche de la LCR et islamistes du parti des musulmans de France cote à côte et main dans la main, avec des banderoles mettant un signe égal entre le Maguen David et la croix gammée quant elles n'appelaient pas à tuer les Juifs.
Quant aux gens que vous citez, encore faut-il démontrer que ce qu'ils disent est faux.
à lavoine
De jccman
(Ingenieur laser) | 14H30 | 07/10/2009 |
Le sionisme est une vision politique. Pourquoi l'anti-sionisme ne serait-il pas une position politique ?
à Rima Matta
De lavoine
région parisienne | 13H30 | 03/10/2009 |
t'es contente , tu collectionnes les pastilles des gauchistes antisionistes…pour ne pas dire plus. Bien à toi et que grand bien te fasse !
à lavoine
De Rima Matta
Etudiante en 6ème année de pharma | 14H53 | 03/10/2009 |
Vous pensez vraiment que réclamer une paix juste en Palestine, appeler un chat un chat, autrement dit le conflit israélo-palestinien un conflit colonial, et Tsahal une armée d'occupation, fait de l'antisioniste un antisémite ?
à Rima Matta
De Béatrice1
| 15H36 | 03/10/2009 |
Réclamer une « paix juste » en Palestine est tout à fait légitime et louable, et c'est ce que font la grande majorité des « sionistes » ! Ce que la grande majorité des « antisionistes » appellent une « paix juste » en Palestine, c'est l'annihilation de l'Etat d'Israël (c'est d'ailleurs la signification exacte du terme « antisioniste »). Israël est le SEUL Etat du monde dont des fanatiques appellent à la destruction - hasard ou coïncidence ?
En outre, l'OBSESSION du conflit israélo-arabe en Palestine, l'idée fixe selon laquelle Israël est le SEUL coupable, que la disparition d'Israël permettrait l'avénement de la paix dans le monde - ou dans la région, selon les versions - est TYPIQUE de l'antisémitisme.
Or il ne s'agit que d'UN des milliers de conflits de frontières existant de par le monde, et sans doute l'un des moins meurtriers, contrairement à ce qu'affirme la propagande « antisioniste ».
Le conflit colonial a eu lieu lorsque les Juifs de Palestine ont pris les armes contre l'occupant colonial britannique, et l'a bouté hors de Palestine.
à Béatrice1
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 16H07 | 03/10/2009 |
Bien sûr, avec un sujet comme celui-ci (si mal torché qu'il soit par ce semblant d'article), il fallait s'attendre à ce que vous veniez assener ce que vous tenez pour l'EXACTE vérité parce que vous avez PARFAITEMENT tout vérifié, et que d'ailleurs vous avez TOUT lu avant l'âge de 5 ans.
J'ai résisté à intervenir, mais il y a un moment où il faut tout de même vous indiquer que vous pédalez méchamment (et même très méchamment) dans la semoule. De ce point de vue, votre conclusion est une pure merveille.
Ainsi donc, en Palestine mandataire, il n'y aurait eu, selon vous, qu'un seul et unique conflit colonial. Mais c'est que vous êtes une comique, vous savez ? Pourriez-vous nous indiquer ce qu'est selon vous un conflit colonial ?
Parce que, de mon côté, je tiens qu'il y a conflit colonial lorsqu'il y a conflit entre un groupe originaire d'un lieu donné (disons A) et un autre groupe originaire d'un autre lieu donné (disons B) désireux d'exploiter le lieu A, voire de s'y installer.
Autrement dit, la Palestine mandataire offre deux conflits coloniaux : celui que vous mettez en avant, certes ; mais aussi, et qui lui est antérieur, celui qui oppose certains habitants (majoritaires) à un groupe d'immigrants originaires dans leur grande majorité d'Europe (où ils subissaient des persécutions incontestables).
Autrement dit encore, l'un des deux conflits coloniaux s'est achevé avec la Palestine mandataire. Le second demeure.
Vous infligez vos raisonnements à l'emporte-pièce (encore qu'un emporte-pièce travaille plus proprement que vous) avec une certaine allégresse, j'en conviens : cela ne les rend hélas pas plus justes pour autant. Ainsi, hormis quelques illuminés, personne ne se figure qu'il suffirait qu'Israël disparaisse pour que tout aille pour le mieux dans la région, voire dans le monde. Vous ne faites en l'espèce que peinturlurer un diable sur le mur pour mieux le combattre. Pour tout vous dire, au moment où je vous réponds, je ne crois pas avoir lu un seul commentaire appelant à la disparition d'Israël (même si, pour une fois d'accord avec vous, on peut nourrir des soupçons).
à thierry reboud
De Béatrice1
| 18H02 | 03/10/2009 |
Je ne sais pas quelle mouche vous a piqué ni quel chien vous a mordu depuis quelque temps - j'ai cru lire ici ou là que vous aviez eu des problèmes - toujours est-il que vous ne savez plus m'écrire sans aboyer ni insulter.
« je tiens qu'il y a conflit colonial lorsqu'il y a conflit entre un groupe originaire d'un lieu donné (disons A) et un autre groupe originaire d'un autre lieu donné (disons B) désireux d'exploiter le lieu A, voire de s'y installer. »
Nous sommes d'accord. Bien entendu. C'est pourquoi les NOMBREUX Arabes originaires de tous les pays voisins de la Palestine mandataire (Syrie, Egypte, Liban, Irak, j'en passe…) qui sont venus s'installer en Palestine attirés par le boum économique déclenché par l'activité des sionistes (les vrais), n'ont pas plus droit au qualificatif de « palestiniens » que les Juifs venus d'Europe, et beaucoup moins que les Juifs de Palestine.
Vous partez d'un postulat simpliste et manichéen qui est celui de tous les « antisionistes » : il existait une terre appelée Palestine, qui était un « pays » de rêve où les habitants « palestiniens » (donc forcément arabes) vivaient libres et heureux, jusqu'à ce qu'une horde de Juifs venus d'Europe ne déferle sur le pays et ne les chasse cruellement de chez eux - quand elle ne les a pas tout simplement exterminés (le « génoicide palestinien » est un des mythes fondateurs des antisionistes).
La réalité est tout autre.
Il existait une terre appelée Palestine, qui avait été de tous temps une province d'empire, depuis l'empire romain juqu'à l'empire britannique, en passant par l'empire ottoman, mais n'avait jamais été ni un pays, ni un Etat, ni une nation… Sur cette terre, vivaient essentiellement deux populations (deux « peuples » pour reprendre la terminologie des « antisionistes ») : des Juifs et des Arabes (le peuple palestinien juif et le peuple palestinien arabe), qui étaient donc passés au gré de l'histoire du joug ottoman au joug britannique.
Les Britanniques ont octroyé 80% de cette terre appelée Palestine aux seuls Arabes en 1922, lorsqu'ils ont fondé la Transjordanie - appelée maintenant Jordanie. Sur les 20% de Palestine mandataire restants, se trouvaient des Arabes ET des Juifs. Certaines implantations juives étaient juives depuis l'antiquité - cad bien avant que le premier Arabe ne sorte d'Arabie pour répandre l'islam - à partir de quelle date exactement la colonisation devient-elle coupable, après avoir été légitime ?
Sur ces 20% restants de la Palestine mandataire, il est incontestable historiquement que ceux qui ont pris les armes contre le colonisateur britannique, ce sont les Juifs, tout à leur rêve d'obtenir a Jewish homeland.
S'il est incontestable que les Juifs palestiniens ont reçu le renfort de Juifs d'Europe et d'ailleurs, il n'est pas moins incontestable que les Arabes palestiniens ont reçu le renfort de nombreux Arabes venus d'ailleurs, quand dans le même temps les Juifs installés dans les pays arabes depuis des temps immémoriaux et précédant la conquête arabe de ces pays en étaient expulsés parce que juifs, sans autre forme de procès.
Le conflit anticolonial mené par les Juifs contre les Britanniques dans ces 20% restants de la Palestine mandataire, a abouti à ce que les Brits remettent leur mandat à l'ONU, qui vota alors un plan de partage de ce minuscule bout de terre entre les Juifs palestiniens et les Arabes palestiniens. Le soir même, l'Etat d'Israël déclarait son INDEPENDANCE, et dès le lendemain les pays de la Ligue arabe coalisés attaquaient le minuscule et nouvel Etat juif, empêchant par la même occasion la création de l'Etat arabe de Palestine. Comme ils l'empêchent depuis 1948, parce que la création de l'Etat palestinien reviendrait forcément à reconnaître l'existence de l'Etat d'Israël, ce qui pour nombre de ses ennemis est (toujours) impossible.
Quelques mois auparavant, un autre morceau de l'empire colonial britannique avait été partagé par l'ONU : le sous-continent indien était découpé en deux pays distincts pour créer l'Etat musulman du Pakistan (contre l'avis de Ghandi, excusez du peu). A cette occasion, des massacres et des déplacements de populations ont eu lieu, à une échelle jamais connue dans toute l'histoire de l'humanité, dit-on, et sans commune mesure avec ce qui se passait dans ce qui restait de la Palestine. Soixante ans plus tard, ces deux Etats sont toujours ennemis et se brandissent des armes nucléaires à la figure… dans l'indifférence TOTALE des prétendus « anticolonialistes » qui ne se sentent concernés QUE par le conflit israélo-arabe, dont ils ne voient la résolution QUE dans une solution : la disaprition de l'Etat d'Israël. Qui aurait l'idée saugrenue d'exiger la disparition du Pakistan ? ? ?
Pourquoi l'idée de la disparition d'Israël n'est-elle pas considérée comme saugrenue, mais au contraire comme parfaitement sérieuse - l'éventail des tenants de cette idée allant du frappadingue iranien, au Hamas, en passant par le Hezbollah, et jusqu'à une date toute récente l'OLP d'Arafat, sans oublier le lifting tout neuf qu'ils viennent de se faire faire avec leur nouvelle invention : l'Etat unique. Ben voyons. Je parle des tenants officiels de la disparition d'Israël, je ne parle pas des pays arabes qui se sont résignés à signer la paix avec Israël mais continuent à parler d'« entité sioniste »…
Le conflit qui demeure n'a RIEN de colonial : il oppose une population établie dans son Etat légitime, créé par l'ONU, à une autre population dont la création de l'Etat légitime - en même temps que et aux côté de l'Etat d'Israël - a été empêchée par les voisins, qui se battent depuis plus de 60 ans pour, je cite « jeter les Juifs à la mer ».
Durant 20 ans, ces voisins ont d'ailleurs occupé militairement, et même annexé les territoires censés devenir l'Etat arabe de Palestine - la Cisjordanie et Jérusalem Est par la Jordanie, Gaza par l'Egypte - sans que personne ne s'en émeuve ni ne parle jamais de « peuple palestinien ». Israël a conquis ces territoires après avoir gagné en 6 jours une guerre par laquelle tous ses voisins coalisés prétendaient détruire le pays. Dans n'importe quelle autre région du monde, il y a de très fortes chance qu'on en soit resté là. Comme la Turquie est toujours au Nord de Chypre, par exemple, ou comme l'Alsace et la Lorraine sont toujours françaises et le couloir de Dantzig polonais… Ou comme le conflit indo-pakistanais au sujet du Cachemire il ne provoquerait pas l'ombre de la queue d'une manifestation en occident…
Mais au Proche Orient, c'est différent. Quand il est question d'Israël, c'est différent. Israël a aussitôt proposé de RENDRE ces territoires conquis contre la paix : triple non de Khartoum…
Alors certes, je suis contre ce que vous appelez la « colonisation » de la Cisjordanie (en réalité l'implantation de villages juifs, rien à voir avec la création d'un empire ! ), je pense qu'elle est un obstacle à la paix et je le déplore. Mais quand le Hamas et le Hezbollah envoient des missiles sur le territoire israélien, ce n'est absolument pas pour faire disparaître ces implantations mais pour faire disparaître Israël.
Il n'y a plus UN Israélien à Gaza depuis 2005 : les missiles continuent de pleuvoir…
Libre à vous de m'accuser de pédaler « très méchamment » dans la semoule, de raisonner « à l'emporte pièce » (en moins bien qu'un emporte-pièce, bien sûr). Libre à vous de me répondre ou de « résister » à me répondre. Il est bien évident que quand je m'esprime, j'« assène », mais que quand vous-même vous exprimez, vous ne faites rien de tel. Comme il est évident que selon vous je ne dispose pas de la liberté d'intervenir sur le sujet de mon choix.
Une chose est sûre : vous êtes parfaitement libre de ne PAS me lire, puisque mes interventions provoquent chez vous un tel dégoût, mais en même temps je suis parfaitement libre d'intervenir sur ce site qui ne vous appartient pas. Pourquoi ne faites-vous pas comme le groupe de navrants harceleurs : créez votre propre site - vous serez certain de ne jamais m'y lire.
à Béatrice1
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 21H05 | 03/10/2009 |
Je ne sais pas quelle mouche vous a piqué ni quel chien vous a mordu depuis quelque temps - j'ai cru lire ici ou là que vous aviez eu des problèmes - toujours est-il que vous ne savez plus m'écrire sans aboyer ni insulter.
On croit rêver ! Celle qui s'adresse à n'importe quel contradicteur sur le ton de la harengère en furie joue les chochottes ! (Et si vous saviez ce qu'on lit ici ou là à votre propos : méfiez-vous de ce qui s'écrit ici ou là.)
« je tiens qu'il y a conflit colonial lorsqu'il y a conflit entre un groupe originaire d'un lieu donné (disons A) et un autre groupe originaire d'un autre lieu donné (disons B) désireux d'exploiter le lieu A, voire de s'y installer. »
Nous sommes d'accord. Bien entendu. C'est pourquoi les NOMBREUX Arabes originaires de tous les pays voisins de la Palestine mandataire (Syrie, Egypte, Liban, Irak, j'en passe…) qui sont venus s'installer en Palestine attirés par le boum économique déclenché par l'activité des sionistes (les vrais), n'ont pas plus droit au qualificatif de « palestiniens » que les Juifs venus d'Europe, et beaucoup moins que les Juifs de Palestine.
Alors maintenant vous relisez lentement jusqu'à originaires de, ce qui devrait suffire à vous faire remballer votre recours aux Arabes des pays voisins de la région nommée Palestine. Indépendamment de cette immigration-là, la population palestinienne arabe était majoritaire par rapport à la population palestinienne juive (surtout si vous retirez de cette population palestinienne juive les Juifs venus d'Europe ! ).
D'autre part, la volonté des dirigeants du Yishouv de favoriser le « travail juif » relativise, et pas qu'un peu, l'aspect mirifique du boom économique que vous prêtez à l'activité des sionistes (les vrais).
Vous partez d'un postulat simpliste et manichéen qui est celui de tous les « antisionistes » : il existait une terre appelée Palestine, qui était un « pays » de rêve où les habitants « palestiniens » (donc forcément arabes) vivaient libres et heureux, jusqu'à ce qu'une horde de Juifs venus d'Europe ne déferle sur le pays et ne les chasse cruellement de chez eux - quand elle ne les a pas tout simplement exterminés (le « génoicide palestinien » est un des mythes fondateurs des antisionistes).
Que je parte du postulat que vous dites, c'est tout simplement parfaitement faux, et le ton péremptoire que vous employez ne le rend pas plus vrai. Pas plus que vous (je suppose et j'espère), je ne crois qu'il existe un quelconque pays de rêve. Je ne parle pas de « horde », je sais parfaitement qu'il n'y a pas de « génocide » des Palestiniens et, puisque nous sommes d'accord là-dessus, je suppose donc que vous allez m'apprendre maintenant que (au hasard) Deir Yassin n'était pas une tuerie cruelle.
La réalité est tout autre.
Ah, enfin ! La réalité maintenant… Pourquoi pas la Vérité ? Un reste de pudeur ?
Il existait une terre appelée Palestine, qui avait été de tous temps une province d'empire, depuis l'empire romain juqu'à l'empire britannique, en passant par l'empire ottoman, mais n'avait jamais été ni un pays, ni un Etat, ni une nation… Sur cette terre, vivaient essentiellement deux populations (deux « peuples » pour reprendre la terminologie des « antisionistes ») : des Juifs et des Arabes (le peuple palestinien juif et le peuple palestinien arabe), qui étaient donc passés au gré de l'histoire du joug ottoman au joug britannique.
Oui, je sais tout cela, et vous pouvez également trouver (par exemple) dans La Question de Palestine d'H. Laurens le recensement des différentes populations. C'est passionnant, dites-moi.
Les Britanniques ont octroyé 80% de cette terre appelée Palestine aux seuls Arabes en 1922, lorsqu'ils ont fondé la Transjordanie - appelée maintenant Jordanie. Sur les 20% de Palestine mandataire restants, se trouvaient des Arabes ET des Juifs. Certaines implantations juives étaient juives depuis l'antiquité - cad bien avant que le premier Arabe ne sorte d'Arabie pour répandre l'islam - à partir de quelle date exactement la colonisation devient-elle coupable, après avoir été légitime ?
Les Britanniques ont octroyé, c'est magnifique. Encore une fois, vous faites semblant de ne pas comprendre : lorsque je parle de colonisation, il ne s'agit évidemment pas des populations autochtones, qu'elles soient juive ou arabe. Vous pouvez donc à présent remballer aussi cette présence juive remontant à l'antiquité, que je ne songe pas à contester. (Au passage, parce que je sens que ça va vous refiler des boutons, c'est Saladin qui a fait revenir les Juifs à Jérusalem après que les Croisés en avaient massacré ou chassé toute la population non chrétienne. Je sens que ça vous plaît.)
Sur ces 20% restants de la Palestine mandataire, il est incontestable historiquement que ceux qui ont pris les armes contre le colonisateur britannique, ce sont les Juifs, tout à leur rêve d'obtenir a Jewish homeland.
Oui, et il est incontestable aussi que l'eau froide n'est pas chaude. Tout comme il est incontestable que ce sont des Palestiniens arabes qui se sont affrontés politiquement et militairement à ceux qu'ils tenaient pour des envahisseurs, à savoir les Juifs venus d'Europe.
S'il est incontestable que les Juifs palestiniens ont reçu le renfort de Juifs d'Europe et d'ailleurs, il n'est pas moins incontestable que les Arabes palestiniens ont reçu le renfort de nombreux Arabes venus d'ailleurs, quand dans le même temps les Juifs installés dans les pays arabes depuis des temps immémoriaux et précédant la conquête arabe de ces pays en étaient expulsés parce que juifs, sans autre forme de procès.
Planté : le sionisme est, au début, un projet politique des Juifs d'Europe, mais pas des Palestiniens juifs (au passage, il faudrait que je vous retrouve certains écrits de ces sionistes historiques sur les Juifs autochtones de Palestine, on jugerait de la littérature antisémite). L'organisation militaire (Palmach, Haganah…) date de ces années-là et est une initiative des sionistes venus d'Europe. L'assistance des Arabes voisins de Palestine est bien plus tardive, ou parfaitement marginale avant 1948.
Le conflit anticolonial mené par les Juifs contre les Britanniques dans ces 20% restants de la Palestine mandataire, a abouti à ce que les Brits remettent leur mandat à l'ONU, qui vota alors un plan de partage de ce minuscule bout de terre entre les Juifs palestiniens et les Arabes palestiniens. Le soir même, l'Etat d'Israël déclarait son INDEPENDANCE, et dès le lendemain les pays de la Ligue arabe coalisés attaquaient le minuscule et nouvel Etat juif, empêchant par la même occasion la création de l'Etat arabe de Palestine. Comme ils l'empêchent depuis 1948, parce que la création de l'Etat palestinien reviendrait forcément à reconnaître l'existence de l'Etat d'Israël, ce qui pour nombre de ses ennemis est (toujours) impossible.
Si c'est pour rabâcher l'histoire sainte…
Quelques mois auparavant, un autre morceau de l'empire colonial britannique avait été partagé par l'ONU : le sous-continent indien était découpé en deux pays distincts pour créer l'Etat musulman du Pakistan (contre l'avis de Ghandi, excusez du peu). A cette occasion, des massacres et des déplacements de populations ont eu lieu, à une échelle jamais connue dans toute l'histoire de l'humanité, dit-on, et sans commune mesure avec ce qui se passait dans ce qui restait de la Palestine. Soixante ans plus tard, ces deux Etats sont toujours ennemis et se brandissent des armes nucléaires à la figure… dans l'indifférence TOTALE des prétendus « anticolonialistes » qui ne se sentent concernés QUE par le conflit israélo-arabe, dont ils ne voient la résolution QUE dans une solution : la disaprition de l'Etat d'Israël. Qui aurait l'idée saugrenue d'exiger la disparition du Pakistan ? ? ?
Une toute petite différence toutefois : les futurs Pakistanais et les Indiens vivaient depuis bien plus longtemps sur le même territoire. il s'agit donc, d'une certaine manière, de deux populations autochtones qui se sont séparées. Votre (enfin, votre…) comparaison est donc parfaitement hasardeuse.
Pourquoi l'idée de la disparition d'Israël n'est-elle pas considérée comme saugrenue, mais au contraire comme parfaitement sérieuse - l'éventail des tenants de cette idée allant du frappadingue iranien, au Hamas, en passant par le Hezbollah, et jusqu'à une date toute récente l'OLP d'Arafat, sans oublier le lifting tout neuf qu'ils viennent de se faire faire avec leur nouvelle invention : l'Etat unique. Ben voyons. Je parle des tenants officiels de la disparition d'Israël, je ne parle pas des pays arabes qui se sont résignés à signer la paix avec Israël mais continuent à parler d'« entité sioniste »…
Ah, si vous me demandez mon avis… L'idée de la disparition d'Israël me paraît d'autant moins saugrenue que j'ai souvent l'impression qu'Israël fait tout pour… (Oui, parce que je fais partie de ceux qui se sont résignés à l'existence d'Israël.) Autrement dit, je soupçonne que l'idée ne paraît pas saugrenue parce qu'elle est plausible.
Le conflit qui demeure n'a RIEN de colonial : il oppose une population établie dans son Etat légitime, créé par l'ONU, à une autre population dont la création de l'Etat légitime - en même temps que et aux côté de l'Etat d'Israël - a été empêchée par les voisins, qui se battent depuis plus de 60 ans pour, je cite « jeter les Juifs à la mer ».
Le conflit qui demeure est bel et bien la séquelle d'un conflit colonial, et il ne sert à rien que vous répétiez le contraire comme un mantra.
Durant 20 ans, ces voisins ont d'ailleurs occupé militairement, et même annexé les territoires censés devenir l'Etat arabe de Palestine - la Cisjordanie et Jérusalem Est par la Jordanie, Gaza par l'Egypte - sans que personne ne s'en émeuve ni ne parle jamais de « peuple palestinien ». Israël a conquis ces territoires après avoir gagné en 6 jours une guerre par laquelle tous ses voisins coalisés prétendaient détruire le pays. Dans n'importe quelle autre région du monde, il y a de très fortes chance qu'on en soit resté là. Comme la Turquie est toujours au Nord de Chypre, par exemple, ou comme l'Alsace et la Lorraine sont toujours françaises et le couloir de Dantzig polonais… Ou comme le conflit indo-pakistanais au sujet du Cachemire il ne provoquerait pas l'ombre de la queue d'une manifestation en occident…
Ah tiens, vous tombez particulièrement mal : pour ce qui concerne la présence turque au nord de Chypre, elle est justement l'une des raisons les plus solides que je vois à ne pas accepter de discuter de l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne. Et pour l'Alsace et la Lorraine, révisez donc votre histoire : elles sont redevenues françaises après que la France a perdu sa guerre. A trop vouloir faire des parallèles douteux, on se retrouve le bec dans l'eau.
Mais au Proche Orient, c'est différent. Quand il est question d'Israël, c'est différent. Israël a aussitôt proposé de RENDRE ces territoires conquis contre la paix : triple non de Khartoum…
Vous n'allez tout de même pas nous ressortir la fable de « l'offre généreuse » ! ? Vous n'oseriez pas faire cela ?
Alors certes, je suis contre ce que vous appelez la « colonisation » de la Cisjordanie (en réalité l'implantation de villages juifs, rien à voir avec la création d'un empire ! ), je pense qu'elle est un obstacle à la paix et je le déplore. Mais quand le Hamas et le Hezbollah envoient des missiles sur le territoire israélien, ce n'est absolument pas pour faire disparaître ces implantations mais pour faire disparaître Israël.
Quelque piètre opinion que vous puissiez avoir du Hamas, je doute qu'il s'imagine faire disparaître Israël en leur balançant ses roquettes à l'efficacité plus que précaire (d'un point de vue militaire, je veux dire).
Il n'y a plus UN Israélien à Gaza depuis 2005 : les missiles continuent de pleuvoir…
Libre à vous de m'accuser de pédaler « très méchamment » dans la semoule, de raisonner « à l'emporte pièce » (en moins bien qu'un emporte-pièce, bien sûr). Libre à vous de me répondre ou de « résister » à me répondre. Il est bien évident que quand je m'esprime, j'« assène », mais que quand vous-même vous exprimez, vous ne faites rien de tel. Comme il est évident que selon vous je ne dispose pas de la liberté d'intervenir sur le sujet de mon choix.
Si si : quand je m'adresse à vous, j'emploie le même ton, j'assène. Et je ne crois pas vous avoir jamais contesté la liberté d'écrire jusques et y compris ce que je tiens pour des stupidités sans nom.
Une chose est sûre : vous êtes parfaitement libre de ne PAS me lire, puisque mes interventions provoquent chez vous un tel dégoût, mais en même temps je suis parfaitement libre d'intervenir sur ce site qui ne vous appartient pas. Pourquoi ne faites-vous pas comme le groupe de navrants harceleurs : créez votre propre site - vous serez certain de ne jamais m'y lire.
Une chose est sûre : je suis aussi parfaitement libre de vous lire, et même de vous répondre. Votre conclusion est ridicule.