On le savait : la violence à l'école est d'abord un thème éminemment politique, agité de préférence à chaque échéance électorale. Mais c'est aussi un marché, comme on a pu s'en rendre compte au 14e salon Alarmes Protection Sécurité qui s'est tenu la semaine écoulée à Paris et dont l'un des thèmes était la sécurité dans les établissements scolaires ou du moins une certaine vision de la sécurité, celle qui se décline à travers le fichage et la vidéosurveillance.
Les professionnels ne s'en cachent même pas : « Pour nous, la surveillance des établissements scolaires est un gros marché », ne craint pas d'affirmer un directeur commercial dans la dépêche AFP sur le salon en question.
« Il suffit que 500 à 1000 établissements s » équipent, à 15 000 euros en moyenne par établissement et cela deviendra intéressant » surenchérit un autre, avec une bonne dose d'inconscience, à moins qu'il ne s'agisse de provocation.
Quincaillerie un peu chère
15 000 euros en quincaillerie de surveillance à mettre en regard avec les économies drastiques en personnel d'encadrement ou avec les difficultés financières toujours plus pesantes lorsqu'il s'agit de mettre en œuvre dans les établissements le moindre projet pédagogique.
Alors qu'un vendeur de caméras assure « on se battra », laissant ainsi soupçonner un intense lobbying en direction des politiques chargés de l'éducation, on sent quand même dans ce petit monde comme une certaine inquiétude : on s'indigne de « la présence forte des organisations syndicales et des parents d'élèves qui veulent une protection des libertés ».
C'est vrai : l'école sans profs ni parents ni élèves, ce serait tellement plus facile…
Cette crainte des industriels n'est d'ailleurs peut-être pas sans fondement, puisqu'au même moment, le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, faisait connaître plusieurs mesures relatives à la sécurisation des établissements scolaires.
Mesures qui sembleraient à première vue s'écarter des fantasmes de son prédécesseur Darcos : des « brigades mobiles de sécurité » sont bien envisagées mais les dispositions les plus controversées présentées avec éclat au printemps dernier, comme la fouille des élèves, la vidéosurveillance ou les portails de détection ne sont pas privilégiées.
Quatre portiques dans les Alpes-Maritimes
Il n'y a guère que le conseil général des Alpes-Maritimes pour avoir cru malin d'acquérir quatre portiques mobiles de détection de métaux, à 2000 euros l'unité - les Alpes-Maritimes sont un département riche - quatre portiques qui, au demeurant, ne servent à rien, attendu que leur installation ne peut se faire sans l'accord du conseil d'administration de chaque établissement. Toujours ces gêneurs…
Puisque, face à la violence, le tout sécuritaire mène à une impasse, à l'école comme ailleurs, il n'est peut-être pas interdit de se tourner vers une approche résolument éducative, comme celle à laquelle travaille, depuis des années la Coordination française pour la décennie internationale de la promotion d'une culture de la non-violence et de la paix.
Dans le cadre d'une quinzaine dédiée à ces valeurs (du 21 septembre au 2 octobre) , « la Coordination française demande que l'éducation à la non-violence et à la paix soit intégrée d'urgence dans les programmes scolaires et qu'une formation spécifique soit dispensée aux enseignants.
Dans une société du spectaculaire où la violence est perpétuellement mise en avant, les valeurs telles que l'écoute, la coopération, la médiation, la solidarité doivent être enseignées afin de montrer qu'une autre voie est possible. »
Parmi les initiatives, un courrier que chacun peut adresser aux députés, leur demandant de soutenir une loi pour l'éducation à la non-violence et à la paix à l'école. Bien sûr, pour des parlementaires qui, face aux violences à l'école, n'ont jamais refusé leur vote à toutes les dispositions policières qu'on leur a présentées ces dernières années, une semblable démarche ressemble un peu à une révolution culturelle. Mais on peut toujours rêver.




















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De Nondupe
18H20 | 30/09/2009 |
Ben, c'est toujours ça de moins que l'éducnat mettra dans les programmes et la culture.
La « culture du résultat », c'est 0 tag dans le collège, pas 20/20 en littérature…
D'ailleurs, la princesse de Clèves, c'est pour les nazes. C'est pas moi m'sieur, C'est le nabot qui l'a dit. et il sait de quoi il parle lui, en matière de culture.
Vos enfants seront des cancres incultes, mais en sécurité.
Voilà ce que l'on fait de nos enfants : des ânes dans un enclos.
Merci papa, merci maman !
Oh, le bel avenir qu'on leur construit avec notre bétise.
Quant aux dépenses de portiques des alpes maritimes : c'est normal. c'est le département du motodidacte gominé…Le monsieur sécurité du nabot précédemment cité. L'homme qui prend l'avion pour aller boire un verre avcec son pote. Alors, les portiques d'aéroport, il connait bien.
Et dans un département de vieux riches, facile de leur foutre la trouille avec la délinquance.
Sauf que les vieux, ca ne va pas à l'école. Estrosi, il avait oublié ça…Faut dire qu'il n'y est pas allé longtemps. Il a plutôt compté sur son entregens…pour se faire une place.
Vraiment, c'est une région superbe, mais habitée par des cons.
Après médecin et peyrat, ils ont choisi estrosi. Des vrais pieds nickelés : croquignol, ribouldingue et filochard…Mais ceux-là étaient marrants.
à Nondupe
De blablablaetblablabli
patati et patata | 19H23 | 30/09/2009 |
Tout à fait d'accord avec toi je connais la région c'est trés jolie mais ya beaucoups de cons et fachos en plus,et beaucoup de vieux comme à cannes,c'est incroyable la bas les gens sont hautains condéscendant,j'ai connu pas mal de gens qui étaient de la région de Nice ils se sont barré.
Alors quand tu prend la région paca et la l'Ariege c'est le Ying et le Yang ,l'Ariege l'Aude trés belle région ya moins de voyous aussi,
mais c'est connu que la région paca la voyoucratie est une seconde nature chez eux et beaucoup de pied noirs aussi et des pures !
De olivier p
face à la mer | 18H20 | 30/09/2009 |
La réelle privatisation de la sécurité des biens et des personnes inquiète peu les forces de l'ordre républicaines, peut-être que c'est là une voie de sortie luxueuse pour certains et-ou un désintérêt pour des missions plus tournées vers le sensationnel voire le contrôle social des plus précaires et des plus stigmatisés (sdf, immigrés et usagers de drogues) ? ? ? c'est pour moi un vrai mystère, reste que l'externalisation de la sécurité hors du champ de l'État est inquiétante : il est actuellement profitable de produire des technologies (genre vidéo) ou d'avoir des maîtres-chiens ! le silence est bizarre.
De pablico
19H00 | 30/09/2009 |
il y aura toujours de l'insécurité.
c'est un leurre de croire ceux qui promettent la sécurité tout azimut. Ils vivent de l'insécurité.
pourquoi :
cela fait élire à chaque coup.
un coup d'éclat et les sondages montent en flèche.
on peut même s'y refaire une virginité, une stature d'homme ou de femme de poigne.
cela rapporte de l'argent. (portes blindées, serrures sophistiquées, coffres, anti vols, caméra, alarmes, ordi enregistreurs, disques, mouchards, chiens, gardes, armes, tasers, bombes aveuglantes, polices, prisons, assurances, etc…sans oublier la presse ..qui vit souvent des faits divers.)
si l'on veut foutre tout un business en l'air…
la jungle est une mine pour beaucoup… les moutons payent et votent… Il suffit juste de leur faire peur.
pour se faire, laisser des quartiers de non droit, où l'on se tire dessus à l'arme de guerre..car il y a des zones où le karcher ne passe jamais.
c'est simple
Attila : Là où passe mon cheval, l'herbe ne repousse plus
on m'aimerait entendre cette phrase et constater sa véracité :
où, le ministre de l'intérieur passe, l'insécurité de repousse plus..
à pablico
De anini
enseignante | 19H18 | 30/09/2009 |
Quand je pense que j'oublie souvent de fermer mes portes en me couchant !
Il est vrai qu'à part moi ,il n'y a pas grand chose de valeur !
De m a i a
aquoiboniste | 18H35 | 30/09/2009 |
D'un point de vu perso (je ne peux parler que de ce que je connais ou presque), je suis un peu plus partagée.
Certes c'est le serpent qui se mord la queue, mais les établissements manquent maintenant tellement de personnels de surveillance et d'encadrement que la situation devient bien souvent très tendue.
Mon établissement est doté de 4 caméras (sur 8Ha) qui donnent sur un parking (dégradations récurrentes des véhicules personnels et élèves), sur une entrée livraisons, et sur l'espace, très vaste, de l'entrée élèves.
Il s'agit finalement moins de surveiller les élèves que pouvoir visionner, bien souvent a postériori, les agressions dont ils sont victimes et dues bien souvent à des éléments extérieurs parfois très violents.
Nous préfèrerions infiniment des moyens humains, le passage aussi de la police en dehors de l'établissement (car un surveillant ou cpe quel qu'il soit est bien démuni lors des situations de grande violence, même si nous parvenons parfois à être « dissuasifs »), mais devant le silence, l'obstination et l'indifférence des autorités et du gouvernement, nous utilisons ces pis-allers.
A ce jour, les caméras sont d'un niveau pitoyable et ne nous aident que quand on utilise des loupes ou un sens surnaturel de la physionomie.
Plutôt de dépenser 30 000€ (votés par le CA) pour acheter du nouveau matériel, j'aimerais autant des assistants d'éducations et des collègues.
Dans une éducation nationale idéale, on devrait ne s'occuper que d'instruire et éduquer les élèves ; force est de constater (dans certains établissements particulièrement sensibles) que nous nous devons d'assurer la sécurité des élèves pour qu'ils puissent étudier dans de bonnes conditions (qui peut être réceptif si l'on vient au lycée la peur au ventre ? ).
Caméras, vidéo-surveillance, je hais ces systèmes, mais nous y sommes acculés.
à m a i a
De zazachavez
* | 19H46 | 30/09/2009 |
Faites la grève du zèle …. et d'une façon générale, arrêtez de vous plaindre SVP
Les enseignants, sont trop « GNAN GNAN » …
Je n'ai pas fait fortune à l'école mais j'ai connu de vrais profs ( 3, on ne s'emballe pas …) qui se battaient et qui obtenaient ce dont ils avaient besoin… ils étaient passionnés par leur matière aussi …
Pendant que vous ferez la grève du zèle, demandez également des éducateurs spécialisés, des assistantes sociales, des infirmères et psychologues à plein temps. Le travail des enseignants est d'enseigner, pour le reste, il y a besoin de créer des postes et de répondre à l'angoisse et le manque chez tous ces jeunes …. et ce n'est pas votre travail …
La société fabrique de la merde, qu'elle la recycle …
; -)
mes hommages et plein de courage à vous …
à zazachavez
De m a i a
aquoiboniste | 19H51 | 30/09/2009 |
NB : je ne suis pas prof ; -)
On est tellement peu que quand on s'agite, on fait rire. Ou ça ne se voit même pas…
à m a i a
De zazachavez
* | 20H49 | 30/09/2009 |
NB : je ne suis pas prof ; -)
; -)
Désolée, j'en vois partout …
et vous ne faites pas rire : -)
à m a i a
De Au sud de nul part
Situation | 01H01 | 01/10/2009 |
Bonsoir.
Je vous lis souvent ici.
Et je ne suis qu'à moitié surpris.
Car, en fait, malgré votre désir de paraitre très rebelle, vous adoptez en fait (je redouble…le fait) l'avis du sens commun, l'avis qui consiste à dire :
Faut bien que l'on protège les élèves, et comme on n'a pas ce qu'y faut, autant avoir des systèmes dégeulasse(ssss)…
Vous haissez les caméras….Mais….
Vous voudriez autre chose…Mais…
Ceci dit, je vous comprends : vous ne faites pas un métier facile.
A ce sujet, je suis d'accord.
Mais votre rhétorique, franchement :
- « nous préférions que… »
- « plutot que de dépenser… »
- « Dans une éducation idéale… »
etc…
C'est triste, une telle rhétorique.
Avant de me répondre : j'ai passé ma scolarité en cité, en « banlieue », au Havre.
Je veux bien discuter avec vous, mais il faudrait que vous ne répandiez pas la peur de votre ombre sur le net.
J'ai eu le bac : et j'ai fais des études :
Parce que je n'ai pas écouté les professeurs qui pensent comme qu'en cité, comme vous, ça craint.
« L'idéal » n'a rien à voir ici : l'idéal concerne la philosophie.
Vous l'ignoriez, de surcroît ?
Todeti (bisous à marrouf)
à m a i a
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 02H24 | 01/10/2009 |
@ Maia : Si on mettait au coeur de l'éducation une relation personnelle de 5 ans entre un éducateur et des enfants ou des adolescents éduquer, on n'aurait pas à faire ce triste constat d'échec d'un école qui ne transmet ni valeur, ni culture ni expertises utiles.
L'école engendre la violence parce qu'elle est un agglomérat déstructuré, qui commence en garderie et se transforme eu à peu en prison, dans lequel l'apprenant n'est pas guidé et ne rencontre jamais ce « literate stranger » dont parle E.D.Hirsch. Il n'y a pas d'éducation, juste une tentative de transmission de connaissances, que l'élève pourrait faire lui même à partir d'un texte… si on se donnait la peine de lui en montrer l'intérêt et l'importance, ce que personne ne fait.
L'élève est frustré dans une école sans pertinence… et devient violent. Une violence incontrôlée, puisque l'enseignant n'a ni pouvoir disciplinaire significatif, ni autorité morale.
http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/08/26/une-education-humaine/.
Pierre JC Allard
De Autist Reading
Plombier/Electricien | 19H17 | 30/09/2009 |
alain.bauer@cia.us
De Tokani
Oldmole | 19H19 | 30/09/2009 |
L'Insécurité dans les écoles a bien plus a voir avec trois décennies d'abandon pédagogique de la transmission des valeurs républicaines de civisme et de discipline par les enseignants qu'avec des difficultés sociales ou ethniques . Nos Hussards Républicains de la IIIem avaient a gérer bien plus de misère sociale que nos Profs de banlieue actuels . Mais à force de scier la bonne vielle branche sur la laquelle on était assis , les syndicats soiscantehuitards et la lâcheté des politiques ont réussi à transformer le système scolaire en cours des miracles…
à Tokani
De anini
enseignante | 19H44 | 30/09/2009 |
Si je vous comprends bien ,vous regrettez le bonnet d'âne , les coups de règle sur les doigts ,les tirages d'oreilles et de cheveux et autres joyeusetés de nos grands -parents !
Sans compter le doublement de la punition à la maison !
Là n'est peut-être pas le problème !
Il se situe également hélas par l'image que les parents donnent des enseignants à leurs enfants ! Comment éprouver du respect pour le personnel éducatif s'il est moqué et dénigré par certains adultes !
Sans compter que la société dans son ensemble n'a plus le temps d'éduquer sa progéniture et préfère s'en délester sur les enseignants alors que ce n'est justement pas notre rôle !
Sans compter également que l'éclatement des couples ne favorise pas l'équilibre psychique des enfants si fragile au moment de l'adolescence .
Chacun doit regarder dans son assiette et prendre conscience que nous sommes sans doute tous impliqués dans toutes ces dérives !
Et bien sûr je n'oublie pas non plus la disparition programmée de 16000 profs ou surveillants qui ne feront qu'accentuer les problèmes !
à anini
De Tokani
Oldmole | 01H15 | 01/10/2009 |
Nous regrettons un système de transmission du savoir et des valeurs Républicaines qui fonctionnait et tirait vers le haut génération après génération les classes populaires …
Ces méthodes d'enseignement si décriée par les bobos et les syndicats d'enseignants avaient essentiellement le tort de marcher… Leur abandon au cours des trente dernières années et la dévalorisation complète de la relation de l enseigné à l'enseignant est entrain sous nos yeux de nous exploser à la figure non ? ? ? Par contre tu as raison concernant l'attitude parentale qui est des plus ambivalente…Chacun en particulier reconnaissant que le manque d'autorité des enseignants est une plaie qui suppure des gamins intolérants à la frustration et le développement de la violence intra scolaire , mais prêt à clouer au pilori un prof qui retournerait un coup de pied aux fesses d'un moutard mal élevé…Bien sur quue L'éclatement de la structure familiale , la monoparentalité , la précarité affective jouent aussi un rôle déstructurant mais là on va t'accuser de fascisme rampant sur la Rue…
Je regarde dans mon assiette comme tu dis et je peux te dire que c'est bien regret que je scolarise mes deux enfants chez les curés… afin d'essayer de les préserver du public dont je suis issu , de sa violence et de ses grèves….
à Tokani
De framboise92
Je refleurirai un jour ! | 05H49 | 01/10/2009 |
Mettez-les avec le fils de De Villiers et assurez-vous q'il y a ds caméras sous les soutanes
à Tokani
De Bernard Girard
(auteur)
Enseignant blogueur | 14H43 | 01/10/2009 |
Je ne vois pas trop quand, dans l'histoire de l'école, les enseignants auraient cessé de transmettre de « savoir », alors que c'est toujours une des justifications de leur métier. Mais il y a mille manières de faire passer des savoirs et le passé n'a pas ici de leçons à donner au présent.
à Bernard Girard
De shillom
15H18 | 01/10/2009 |
Le passé n'a pas de leçons à donner au présent ? Vraiment ?
Bizarre je pensais que le devoir de mémoire avait un sens.
Je pensais aussi que le niveau des élèves était en chute libre… Le certificat d'étude des années 60 était quasiment au niveau du brevet des collèges actuel, non ? Pourquoi ne pas réfléchir à ce qui a changé ?
Petite note personnelle, j'ai eu en primaire un instituteur à 2 ans de la retraite, qui a fini sa carrière en 1989, et je suis loin de regretter sa sévérité ; il était respecté de tous, même des cancres. Pouvez-vous en dire autant ?
à shillom
De Bernard Girard
(auteur)
Enseignant blogueur | 11H47 | 02/10/2009 |
Chiche qu'on fasse passer le DNB (ex brevet des collèges) à tous ceux qui ont obtenu le certif dans les années 60. On verrait le résultat…
C'est aussi oublier qu'à la meilleure époque du certif (dans l'entre-deux-guerres), moins d'un élève sur deux l'obtenait. Les autres quittaient l'école sans formation et sans avoir beaucoup appris. Il est vrai qu'en ces temps qui vous semblent bénis, quand seul un élève sur dix poursuivait des études secondaires, on ne se posait pas ce genre de questions. La sévérité, ça peut aussi tourner à vide.
à Tokani
De Autist Reading
Plombier/Electricien | 20H41 | 30/09/2009 |
Ouai.
Et pour ceusses qui sont passer par là, ne serait-ce que remplir un chèque de soixante euros est un calvaire !
Ce fiasco est le produit des collusions vaticano-politiques malgré la résistance héroïque des syndicalistes.
Des gens mal intentionnés ont mis des filtres anti républicains dans le recrutement des futurs profs….
à Autist Reading
De Hers Vel Gr
globule bleu | 12H12 | 01/10/2009 |
salute ! !
c'est marrant, il y a quelques semaines, j'aurai encore bavé (un vrai baveur celui-là ! ! ) sur les syndicats nia nia.
maintenant que je comprends ce que c'est une réduction d'effectif, je ne voit plus les choses de la même façon.
mais si il y avait un filtre anti-extrème gauche dans le recrutement des profs….
Mc Carthy revient ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
à Tokani
De Burpy
Dans... | 22H05 | 30/09/2009 |
Ben voyons… C'est parce que les jeunes dans les quartiers difficiles ont trop lu Françoise Dolto, ont trop chanté « Kumbaya my Lord » autour des braises d'une AX en feu, ont trop souvent dansé nus pour être en phase avec les vibrations du bitume et des barres HLM, qu'un sentiment d'insécurité parcours nos belles écoles…
Quant à votre réflexion sur le peu de misère sociale dans les banlieues…
Au moins vous m'aurez fait sourire…
Pendant ce temps la loi Carles accorde davantage d'argent public aux établissements d'enseignement privé… C'est pas avec ce genre de décision que vos « valeurs » (lesquelles ? ) républicaines seront restaurées…
à Tokani
De Au sud de nul part
Situation | 01H06 | 01/10/2009 |
Mais oui…
Et l'effet perroquet provient de l'absence de pensée, qui résulte de l'effet conjoint d'une grosse C. et de la Télé, avec un zest de mes copains-pensent-pareils.
Salut BiG.C.
Sygné : Brotigan
( ; )))))))))))))))))))))
à Au sud de nul part
De Tokani
Oldmole | 01H19 | 01/10/2009 |
A court d'argument valable tu parles si bien de toi ….
De Alest
Prof en Suède | 19H19 | 30/09/2009 |
La sécurité, et en son sein la vidéosurveillance, pourquoi pas, elle peut vraiment avoir un intérêt réel, dans n'importe quel bâtiment recevant autant de public, avec autant de motivations différentes.
Pourquoi pas, certes, mais pas uniquement !
Le problème est que les portiques, caméras, agents de sécurités et autres formules répressives n'ont qu'une portée dissuasive temporaire. Ce qu'il faut réussir à faire, c'est faire aimer l'école (le bâtiment et le symbole) aux utilisateurs, qu'ils soient étudiants/élèves, enseignants, parents, personnels divers etc.
Combien d'enfants sont heureux d'aller à l'école chaque matin ou presque ? Combien d'enseignants le sont ? Combien de parents travaillent la main dans la main avec les enseignants pour l'évolution de leur enfant ? Une minorité, assurément…
Je suis enseignant, en Suède désormais, et ici, en particulier dans le groupe dans lequel je travaille (écoles privées, mais évidemment entièrement gratuites), l'un de nos objectifs est de faire aimer l'école aux enfants. Pas forcément pour le contenu, qui est quelquefois fondamentalement rébarbatif, mais aussi pour l'ambiance, le bâtiment, les profs, les copains.
Bien entendu, cela fait aussi partie de la culture du pays, et on ne peut pas s'attendre à cela en France de sitôt. Mais avec des moyens légèrement plus importants, on peut faire des merveilles.
Un exemple tout simple ? Nous, profs, avons un téléphone portable d'entreprise pour joindre les parents et où les parents peuvent nous joindre. Et nous devons appeler avant chaque avertissement donné. C'est du travail, certes, mais les parents sont concernés, les élèves aussi, et les profs se sentent un peu plus actifs et moins seuls.
Au final, la sécurité, ici, pas besoin de portique, et deux caméras surveillent les alentours de l'établissement (on ne sait jamais). Les enfants, sans pratiquer la dénonciation, se modèrent eux-mêmes pour défendrent ce qu'ils aiment.
à Alest
De Tokani
Oldmole | 01H26 | 01/10/2009 |
Et tu penses vraiment que dans une société en pleine déstructuration familiale et sociale et que dans un système enseignant en rupture de valeurs d'encadrement ce genre de gadjets va changer quelque chose ? ? ?
Les instituteurs de banlieue de l'entre deux guerre géraient des classes de miséreux , d'origine multi ethniques et cumulant de multiples handicapes , mais tiraient leur force d'une autorité et d'un prestige incontestable accompagné d'un mandat parental reflétant une confiance aveugle en leur compétences et leur intègrité….
à Tokani
De framboise92
Je refleurirai un jour ! | 05H51 | 01/10/2009 |
venez dans ma zep, je vous ferais connaître la vraie vie.
à Tokani
De Alest
Prof en Suède | 18H48 | 01/10/2009 |
En matière d'éducation, un élément isolé ne change jamais totalement la donne, c'est évident.
Et, si vous me lisez bien, je suis pour l'utilisation d'outils, outils utilisés par des gens capables de les utiliser. Il est évident qu'un outil seul ne fonctionne jamais : le Marteau sans Maitre est une illusion très Boulezienne (si j'ose le néologisme).
L'éducation n'est clairement pas une priorité du gouvernement français, et le fait d'installer des portiques ou des caméras n'en fera toujours pas une priorité. C'est cela qu'il vous faudra changer aux prochaines élections présidentielles, si tant est qu'un candidat le propose.
Concernant les instituteurs de banlieue de l'entre-deux guerres, je crains de n'être trop jeune pour les avoir connus, et j'ai toujours une confiance assez limité en la mémoire hagiographique de nos glorieux anciens. Eux aussi devaient avoir des difficultés, et leur prestige reposait aussi sur une certaine utilisation de la baguette et de la baffe fort heureusement disparue aujourd'hui.
Il est en revanche certain que les parents et la société en général doivent respecter les enseignants et l'école. Mais pour cela, il faut que les enseignants aient les moyens d'être respectés. Quand j'étais fonctionnaire en France, certains de mes élèves gagnaient plus d'argent chaque mois que moi, soit en argent de poche, soit grâce à divers trafics.
Accessoirement, le fait de dire en public que l'on est enseignant attise presque automatiquement des réflexions sur le nombre de congés ou la prétendue facilité du métier. Les élèves ne sont pas une génération spontanée, et reflètent le respect de la société pour ceux qui se dévouent à l'éduquer…
Une dernière chose : que proposez-vous, pour palier les problèmes de sécurité, et pour améliorer le système éducatif ?
De alberte
Sage-femme retraitée | 19H25 | 30/09/2009 |
décidément quel monde réserve - t - on à nos enfants : un monde où tout se vend où tout s » achète même la violence à
l » école ces « vigiles “ d” un nouveau genre seraient capables de susciter eux même de la violence autour des écoles pour q » on les appelle au secours moyennant finances, alors que l » école est de plus en plus privée de moyens
à alberte
De Au sud de nul part
Situation | 01H08 | 01/10/2009 |
Voui.
Mé avé de la ponktuation cé un méllueyeur exenple.
Je di ca je di rien
bis
Brotiguan
( ; ))))))))))))))))))))))))))))