Dans la nuit du 21 au 22 septembre 2009, des élèves policiers se sont déchaînés sur des maquis, des clients et des usagers de la voie publique du quartier Gounghin de Ouagadougou. Tout serait parti d'une altercation entre un des leurs et des jeunes du quartier, le dimanche 20 septembre dernier, jour du Ramadan.
Le lundi 21 septembre 2009, censé être un jour de quiétude après la ripaille de la fête de Ramadan intervenue la veille, n'a pas été de tout repos pour les usagers des maquis et des habitants riverains des avenues de l'Olympisme et du Conseil de l'Entente, au secteur 9 (Gounghin) de Ouagadougou. Ils ont été la cible d'agressions commises par des élèves policiers. Récit des évènements.
Comme si l'ouragan Katrina était passé par là
Comme de coutume, certains Ouagalais se sont retrouvés dans les débits de boisson des entourages pour tuer le temps autour d'un verre. Sur le coup de 19 heures, alors que l'ambiance battait son plein et que la musique tonnait à fond la caisse, un groupe compact d'élèves policiers (des centaines) prennent d'assaut les lieux. Sans autre forme de procès, ils se mettent à tout saccager sur leur passage et à rosser sans distinction, avec leurs ceinturons, les clients.
Dans les environs, aucun bistrot n'échappera à la furie de ces manifestants surexcités. Sur le carreau, de nombreux blessés (certains auraient même été évacués dans des formations sanitaires), des chaises, des tables et des bouteilles cassées, des vitres de portes brisées, du matériel d'animation endommagé, des téléphones portables et de l'argent emportés, bref, on avait comme l'impression que l'ouragan Katrina était passé par là.
Entre-temps, des jeunes du quartier, outrés par l'attitude de leurs « voisins » [l'Ecole nationale de police (ENP) est située dans le quartier, ndlr], s'organisent pour une contre-offensive. Equipés de bâtons et de toutes sortes d'objets contondants, ils poursuivirent les assaillants jusqu'à leur base. Acculés, les élèves policiers, armés de leurs ceinturons et de boucliers, ripostent violemment. C'est le sauve-qui-peut général dans les rues.
Consternation dans le quartier
Informés des troubles qui règnent dans la zone, des gendarmes et des policiers arrivent sur les lieux. Mais, visiblement impuissants face au mouvement spontané des pensionnaires de l'ENP, ces derniers se contentent de les suivre avec leurs véhicules. Néanmoins, ils parviennent à les reconduire, sur le coup de neuf heure et demie, à leur camp. Quelques gendarmes prennent position sur la voie, à proximité de l'école, et par souci de précaution, dévient les usagers.
Le lendemain (mardi 22 septembre), d'autres éléments de la gendarmerie sont revenus sur les lieux pour le constat d'usage dans les différents maquis ayant enregistré des dégâts. En attendant la suite qui sera donnée à cette intrusion de la future force de l'ordre, qui s'est muée en force de désordre l'espace d'une soirée, c'est la consternation dans le quartier, précisément au sein des familles des victimes et chez les gérants de bistrots.
Albert Koné, le comptable des maquis Lilas, n'en revient toujours pas. Il déplore le tabassage des clients de son établissement dont deux, grièvement blessés, auraient été évacués d'urgence par les sapeurs-pompiers vers des formations sanitaires. Un riverain, qui a requis l'anonymat, s'est dit indigné par l'acte des élèves policiers, eux qui sont en formation avec pour mission finale d'éduquer et de protéger les citoyens. Il espère que les autorités compétentes prendront les sanctions qui s'imposent à l'encontre des auteurs des dégâts et dédommageront les victimes.




















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De onapatouvu
perdu pour la science | 15H53 | 23/09/2009 |
« Le lundi 21 septembre 2009, censé être un jour de quiétude après la ripaille de la fête de Ramadan intervenue la veille […] ».
Le 20 septembre, c'était la fête de l'Aïd el fitr et non « de Ramadan ».
à onapatouvu
De Innsa1
16H05 | 23/09/2009 |
Si on ne veut pas avoir des rections de lecteurs semblables a ceux des autres sites, il faut éviter les pots qui critiquent et parlent de tout sauf du sujet de l'article.
Sinon, que pensez vous du fait que des élèves policiers tabassent la population et détruisent des biens privés en toute impunité dans un pas dit « démocratique » ?
à Innsa1
De onapatouvu
perdu pour la science | 16H36 | 23/09/2009 |
C'était juste une suggestion à l'auteur pour qu'il corrige ; après, il n'a qu'à effacer mon post qui n'a aucun intérêt par ailleurs. Il n'y a pas de quoi être aussi agressif.
Si j'avais eu un avis à écrire, je l'aurais mis, sans attendre votre injonction.
à onapatouvu
De herselves
convaincue | 17H27 | 23/09/2009 |
Je suis d'accord.
« Le but des commentaires [étant] d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés dans Rue89. »
Je trouvais la précision recevable…
à Innsa1
De Sonne
le passé éclaire le présent | 18H38 | 23/09/2009 |
Si on ne prend pas au sérieux la forme d'un article, que dire alors sur son fond ? Pour moi un bon journaliste doit savoir concilier les deux !
De Faboun
Rive Rhin sur Seine | 16H04 | 23/09/2009 |
« Sur le carreau, de nombreux blessés (certains auraient même été évacués dans des formations sanitaires), des chaises, des tables et des bouteilles cassées, des vitres de portes brisées, du matériel d'animation endommagé, des téléphones portables et de l'argent emportés, bref, on avait comme l'impression que l'ouragan Katrina était passé par là. »
On dirait les bandes de lascars qui ont sévi à la fin de la techno parade place de la Bastille.
De tweesty
Polytechnicien de surface | 16H06 | 23/09/2009 |
La société est bien faite tout de même…Une « école de police » (terme antinomique)où on apprend d'abord comment faire fermer sa gueule à la populasse, et ensuite on va mettre ça en application dans le réel (on appelle ça une séance de Travaux Pratiques).
Vu le zèle qu'ils semblent avoir mis dans cet exercice, j'espère qu'ils auront leur diplôme parce qu'on ne peut pas leur reprocher une attitude désinvolte ou un manque d'investissement dans leur formation ! ! !
Des généticiens bossent sur le gène de l'alcoolisme ou de l'homosexualité. Ils devraient plutôt bosser sur le « gène du flic » parce que quel que soit le pays, ils sont toujours aussi brutaux et stupides…
à tweesty
De remi86
le croquant ...du poitou | 17H10 | 23/09/2009 |
C est un deficite de neurones qui n'est pas lier a la genetique !
De parousnik
17H02 | 23/09/2009 |
Au moins ils n'ont pas a se faire sous payer par des entreprises véreuses pour assurer leur formation pratique… une idée que sarkozy devrait reprendre pour faire des économies et les redestribuer a ses patrons… du cac 40… Ainsi plutôt que de dépenser pour la formation des bouchers ont pourrait les mettre aux près…après les cours virtuels avec un couteau et un palan… une fois j'ai assisté a un excercice de pompiers en haute provence… Ils ont allumé un feu qu'ils n'ont pas su éteindre et s'est propagé a quelques collines et vallées environnantes… et il a fallu que le Mistral se taise pour que les canadairs éteignent l'incendie qui a duré deux jours et une nuit… Mais est ce des policiers qui sont formés dans les écoles du monde entier ou des sbires ?
De ces choses là sont rudes
retraité | 17H47 | 23/09/2009 |
A peine un peu moins civilisés que nos CRS et Gendarmes mobiles.
Mais la France qui a des instructeurs un peu partout, est'elle absente de cette « école » ?
à ces choses là sont rudes
De Compte supprimé le 17 novembre
observatrice hilare | 19H19 | 23/09/2009 |
Ah enfin ! ! !
Le « c'est la faute à la France, sale pays colonisateur » est posté.
Je commençais à désespérer.
Je corrige :
C'est Sarkozy qui a mené le bal depuis New-york, croyez-moi.
De PIT LE CHIEN
19H04 | 23/09/2009 |
La Police de Campaoré est à l'image de toutes les polices fortes de l'impunité pour leurs exactions. CAMPAORE (+ la Côte d'Ivoire et la France) assassins de THOMAS SANKARA, le visionnaire intègre … A quand le jugement à la Haye ? ? !
à PIT LE CHIEN
De Morse
17H01 | 24/09/2009 |
Sankara n'était pas tout blanc à la fin de son règne (procès sans avocats où on doit prouver son innocence et non l'inverse) mais sa mise à mort était une honte
Cela dit, gardons le TPI pour des massacres importants (en nombre de morts) pour éviter de le décrédibiliser plus qu'il ne l'est
à Morse
De PIT LE CHIEN
19H00 | 24/09/2009 |
Perspicace : En effet, Thomas SANKARA était noir (et rouge).
Un meurtre . Une immense perte pour l'Afrique.
Lisez ses discours, voyez son bilan en 3 années d'exercice ! ! !
De kri
citoyen | 19H29 | 23/09/2009 |
Bon alors, les méchants, c'est qui ? C'est ceux d'en face ? Mais ceux d'en face, y disent aussi que les méchants, c'est ceux d'en face ? ! : (
à kri
De guerzit
Incomprenant majeur | 10H40 | 24/09/2009 |
Hophophop, monsieur…
Les méchants ce sont les contrevenants et dans les maquis il se passe toujours quelque chose de répréhensible… Quand c'est pas l'alcool de canne trafiqué à l'essence, c'est l'adultère pratiqué dans la pénombre des bars sans ampoules ou la rumeur séditieuse qui chuchote des complots festifs…
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 13H07 | 24/09/2009 |
Faut voir le bon côté des choses, cela s'est réglé seulement à coups de ceinturon et de bâton. Ça aurait pu être à coups de machette et de Kalachnikov…
De Morse
16H59 | 24/09/2009 |
A l'aise Blaise !
J'ai du mal à imaginer ça au Burkina. Cela dit, à la Sarkophile, campaoré est bien là du fait de la France, mais de Mitterrand. Tu aurais dû sortir ton venin plutôt que de victimiser Sarko qui suçait encore son pouce (enfin, celui de Jacques Martin) à cette époque