Inéligibilité : l'amendement du PS retiré après l'article de Rue89
Il n'aura pas fallu plus de quelques heures au groupe socialiste de l'Assemblée nationale pour s'apercevoir de la boulette. Et rectifier le tir. Juste après l'article de Rue89 s'interrogeant sur un risque d'amnistie politique, après l'adoption d'un amendement PS en commission des lois, les députés socialistes ont fait marche arrière.
Reprenant l'argumentation du député du Finistère Jean-Jacques Urvoas, le groupe PS a annoncé qu'il retirerait l'amendement supprimant l'article L7 du code électoral, qui prévoit une peine d'inéligibilité automatique pour les élus condamnés dans les affaires politico-financières.
En réunion de groupe, mardi matin à l'Assemblée, Jean-Jacques Urvoas a plaidé sa bonne foi et admis une « gaffe ». Dans une rhétorique alambiquée, le groupe PS s'est défendu de toute manoeuvre politique :
« Cet amendement ne peut être en aucun cas considéré comme une amnistie rampante, la loi ne procédant que pour l'avenir et ne s'appliquant pas à des affaires jugées. »
Le groupe a pourtant jugé plus prudent de retirer l'amendement, reconnaissant implicitement la « connerie politique » que concèdait lundi son auteur. Et plantant au passage une pique à la majorité qui, bien silencieuse, s'est abstenue d'expliquer pourquoi, elle aussi, a voté le texte litigieux. Cette « régularisation » aura lieu le 7 octobre en commission mixte paritaire Sénat / Assemblée nationale.
Enfin, personne, ni dans la majorité, ni dans l'opposition, ni au gouvernement, n'a expliqué pourquoi un texte modifiant la loi électorale avait été déposé en marge du débat sur la loi pénitentiaire, sans débat ni examen des motifs... contre la tradition parlementaire voulant que ce type de modification fasse l'objet d'un débat et d'un examen spécifique.
- Sur Rue89Le PS à l'origine d'une nouvelle amnistie pour les politiques ?
- Sur lemonde.frL'article du Monde consacré à cette affaire
- Sur urvoas.orgIncendie médiatique, sur le blog du député Urvoas
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A mon souvenir, les riverains s'étaient dans leur immense majorité indignés contre les peines planchers, critiquant l'automaticité de la peine qui allait à l'encontre du principe d'individualisation des peines.
Ici, on est de nouveau face un principe d'automaticité de la peine qui met à mal le principe d'individualisation des peines.
Les riverains seront-ils en accords avec eux mêmes ?




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