
Quatre-vingt-ans après René Magritte, la députée UMP Valérie Boyer remet en débat la distinction entre image et réalité. Pour lutter contre l'anorexie, qui, selon elle, est favorisée par les images de femmes filiformes relayées dans la pub et la presse magazine, elle propose d'inscrire la mention « Photographie retouchée afin de modifier l'apparence corporelle d'une personne » sur toutes les photos modifiées. Une première.
Une peau de bébé, des lèvres soyeuses, une mâchoire parfaite et un nez longiligne… Sur la photo publicitaire ci-dessus, Monica Belluci n'est plus vraiment elle : le miracle Photoshop a encore frappé. Faut-il croire que c'est Monica Belluci en personne que nous avons en face de nous ? Ou plutôt son image, fruit de l'imaginaire du photographe, du nôtre, et de celui du « retoucheur » ?
En la matière, les possibilités dont il dispose sont presque infinies. Voici par exemple ce que devient une photo du journaliste de Rue89 Julien Martin retouchée par Audrey Cerdan, notre photographe. (Voir la vidéo)
Valérie Boyer l'assume, elle peine à faire la distinction. Et, selon elle, le public également :
« Les photographie publicitaires ou de mode sont trompeuses. On veut nous faire croire que ce sont des vrais gens, mais c'est faux. Il faut mettre fin à cette duperie qui incite les jeunes filles à vouloir ressembler à ces modèles, maigres et sans aucune aspérité. »
Conseillée, entre autres, par le psychanalyste Marcel Rufo, ami des plateaux de télé, elle a soumis le 15 septembre une proposition de loi souhaitant modifier le code de la santé publique. Elle vise aussi bien les photos publicitaires que les couvertures de magazine, et jusqu'aux photos d'art :
« L'anorexie mentale est la maladie psychiatrique qui tue le plus en France. Actuellement, 4 000 à 5 000 personnes en souffrent, des femmes pour la plupart. Sans la pression médiatique qui pèse sur la représentation du corps féminin, on n'en serait pas là. »
Et de citer le magazine Glamour qui, début septembre, avait reçu des milliers de lettres remerciant la rédactrice en chef d'avoir « osé » montrer une femme en chair non retouchée.
« Impossible de prouver l'efficacité d'une image »
Seulement, comment être sûr que ces jeunes filles souffrent directement de ces photos ? Pour André Gunthert, directeur du laboratoire d'histoire visuelle contemporaine rattaché à l'EHESS, il n'existe aucune étude permettant d'affirmer que telle ou telle image aura un impact sur la société :
« Il est pour l'instant impossible de comprendre en détail les processus régissant l'imaginaire collectif. Pour s'attaquer à l'anorexie, il faudrait plutôt combattre le déséquilibre entre hommes et femmes aujourd'hui. Malheureusement, ce n'est pas un petit gribouillis au bas d'une photo qui va changer les choses. »

Un avis partagé par le psychiatre Bernard Brusset, spécialiste du sujet et auteur en 2008 de l'ouvrage « Psychopathologie de l'anorexie mentale » (chez Dunod), pour qui la proposition de loi repose sur des « hypothèses non vérifiées » :
« L'anorexie mentale a été décrite en 1873 par Ernest-Charles Lasègue, alors que l'idéal féminin était un certain embonpoint. Depuis, le syndrome est toujours le même. »
Seules les adolescentes, en quête d'identité, « pourraient être sensibles au message ». Mais là encore, selon lui, c'est impossible à prouver.
Egalement réservée, la chef de service de la Maison des adolescents de l'hôpital Cochin, Marie-Rose Moro, qui prend en charge de jeunes malades :
« Je ne crois pas que cela suffise effectivement pour lutter et encore moins soigner l'anorexie. La vraie nécessité, ce sont plus de soins et moins de listes d'attente pour les prendre en charge. »
Une proposition de loi insuffisante pour combattre le « diktat de la maigreur »
On l'aura compris, la loi proposée dépasse largement le simple cadre de la santé publique. Valérie Boyer entend, en filigrane, changer les mentalités à grande échelle pour « faire sortir les femmes du carcan idéologique dans lequel elles sont enfermées ».
Comme pour la cigarette, passée en vingt ans au statut d'ennemi public numéro 1, il faudrait donc s'attaquer au « diktat de la maigreur » par les racines. Mais là encore, qui peut-on tenir pour responsable de cette pression sociale, vieille de plus de cinquante ans ?
La Société des auteurs d'images fixes (SAIF) craint déjà qu'on n'impute cette responsabilité aux photographes et qu'on leur demande d'inscrire eux-mêmes la mention « photographie retouchée ».
Interrogée sur le sujet, Valérie Boyer avoue « ne pas avoir réfléchi » à la question. Même silence sur l'autorité qui sera chargée d'effectuer les contrôles dans les agences de pub et les rédactions. Bref, en attendant le débat à l'Assemblée qui aura lieu dans quelques mois, cette mesurette ferait bien de prendre un peu de poids.
► Mis à jour le 22/9 à 17 : 30. Réaction de Marie-Rose Moro ajoutée.


















102
(Pour réagir, connectez-vous)
De JP_JP
11H58 | 22/09/2009 |
Donc ce sera précisé à chaque image de sarcozi.
Talonnettes, annuaires, échasses, …
à JP_JP
De ysengrimus
12H07 | 22/09/2009 |
Cette tendance anti-retouches est dans l'air depuis un moment.
http://ysengrimus.wordpress.com/2008/05/11/les-retouches-photographiques…
Le temps de la retouche photo approche en fait de sa fin… même pour Sarko…
Paul Laurendeau
à ysengrimus
De pablico
12H51 | 22/09/2009 |
sur les images retouchées, les visages retouchés des mannequins ont presque autant de relief ,de caractère et d'expression qu'une goutte de lait..
aimant bien « protraitiser », il est plus jouissif de dessiner les vrais visages marqués, et expressifs. LA VIE.
ce qui fait la beauté d'une statue ou d'un visage, ce qui donne vie : ce ne sont que les ombres générées.
à ysengrimus
De O.
graphiste | 13H14 | 22/09/2009 |
Ma parole, mais ça vire au spam. Votre touche « V » doit souffrir à force de placer votre lien sur tous les sites parlant d'un sujet que vous ne maitrisez pourtant clairement pas.
à ysengrimus
De Al-Ice
-_-' | 13H55 | 22/09/2009 |
Si l'on s'intéresse un tant soit peu à l'histoire de la photographie, on apprend que la « retouche » fait partie intégrante de la photographie, depuis les débuts de l'argentique…
« Autrefois » on retouchait à l'encre et au pinceau les photographies pour lisser le teint de la peau, effacer rides ou grains de beautés, quelques cheveux dépassants (et j'en passe)… cela a même été un métier à part entière, dont l'évolution aujourd'hui est la tablette graphique remplaçant le pinceau.
Certes, cela n'avait pas la démesure d'aujourd'hui, que je ne cherche pas à défendre, mais un bon retoucheur pouvait réaliser des miracles.
Donc non, la retouche photo n'approche pas de sa fin, elle ne fait qu'évoluer avec les moyens techniques qui existent aujourd'hui et ne fait que s'adapter aux demande des magasines.
Je précise aussi, qu'il n y a pas que les « grosses » de retouchées. Les mannequins trop maigres voient leur côtes trop visibles gommées, leurs bras grossis etc…
à Al-Ice
De ysengrimus
14H02 | 22/09/2009 |
Sauf qu'ici, un seuil qualitatif a été indubitablement franchi… dans le sens de l'agression envers les femmes (comme d'habitude)…
Paul Laurendeau
à ysengrimus
De Al-Ice
-_-' | 14H54 | 22/09/2009 |
ce avec quoi je suis entièrement d'accord, je dis simplement que c'est loin d'être nouveau, et que ce n'est que maintenant qu'on y réfléchit.
à Al-Ice
De cassino
Auteur | 14H34 | 23/09/2009 |
Certes la retouche photo a toujours été pratiquée, mais avant c'était coûteux ou réservé à ceux qui avaient leur propre labo. Avec Photoshop et le numérique, la retouche fait partie de la photo. On fait de la photo presse bouton (en terme plus compréhensible : de la merde) en pensant qu'on pourra la bonifier après. A vrai dire les photos de manequins je m'en tappe qu'elles soient retouchées, ce qu'il faudrait c'est que le droit d'auteur ne puisse être reconnu que sur une photo brute ; à partir du moment où le photographe retouche ou recadre la photo, il perd son droit d'auteur dessus. Là, je vois déjà les protestations de certains qui pourtant se la pette.
à cassino
De Al-Ice
-_-' | 23H01 | 23/09/2009 |
Hélas non, ce n'était pas si coûteux « avant ». Il suffit de penser au portraits des futures « promises » du début du siècle faites dans de simples studios en ville et qui étaient ensuite envoyées au futur époux. C'est simple, une seule photo, donc une mise en valeur maximale (faudrait pas qu'il soit déçu en recevant la photo hein), donc un maximum de d'embellissement et parfois de « colorisation ».
Oui, aujourd'hui, il y a beaucoup de photo « presse bouton » comme on dit, mais les photos de mauvaise qualités sont loin d'être récentes.
Quant à restreindre les droits d'auteur sur une photographie, ce serait comme empêcher un peintre à disposer de son oeuvre comme il l'entend, et à la modifier après coup s'il le souhaite, ce qui est pourtant courant, une toile est rarement peinte d'un seul « jet ».
Non, le réel intérêt serait de reconnaître un droit d'auteur pour les retoucheurs lorsque ceux-ci apportent de réelles modifications à une image (comme pour un graphiste, considéré alors juridiquement comme un artiste), et on pourrait ainsi parler d'une oeuvre composite pour les photographies retouchées, ce qui serait plus juste.
Attention, il ne faut pas non plus perdre de vue qu'aujourd'hui une photo de qualité professionnelle n'est qu'un fichier de données brutes (comme un négatif) et non une image finalisée (comme un polaroid) lorsque celle-ci est prise. C'est à dire qu'ensuite il faut passer cet ensemble de données brutes dans un logiciel qui la paramètrera comme on le souhaite en terme de netteté, chromie, contraste etc, pour la rendre exploitable en tant qu'image ; ce qui peut déjà être considéré comme de la retouche, alors qu'en terme « argentique » cela reviendrait simplement à choisir un type de négatif, d'exposition, etc, donc simplement de manière de photographier.
Je cherche ici surtout à insister entre les limites très fines entre photographie et retouche, c'est un domaine tout en nuance qui évolue en fonction des technologies existantes, ne serait-ce que parce que la photographie ne se résume pas à appuyer sur un bouton et que la retouche ne consiste pas à juste à rajeunir Mme Bellucci.
à JP_JP
De marre.du.pipe.hole
13H49 | 22/09/2009 |
et non , car dans ce cas c'est LUI qui est retouché pas la photo ; )
à JP_JP
De stephanemot
Author & Chief AtoZ Officer | 00H58 | 23/09/2009 |
Nicolas a Arnaud : retouchez mon bourrelet, Monseigneur.
De fée clochette
babyboomer | 12H04 | 22/09/2009 |
Très bonne idée, mais quel mannequin ou quelles « stars » vont accepter d'avouer les retouches ?
à fée clochette
De ysengrimus
12H09 | 22/09/2009 |
Un bon nombre. Il y en a même qui ont poursuivi parce qu'on les retouchait…
Paul Laurendeau
à ysengrimus
De O.
graphiste | 13H14 | 22/09/2009 |
Qui ?
à O.
De ysengrimus
13H39 | 22/09/2009 |
Kate Winslet… mon petit phallocrate…
à ysengrimus
De O.
graphiste | 14H12 | 22/09/2009 |
Elle n'a râlé que parce que, une fois, une magazine est allé trop loin dans la retouche, et surtout parce que, cette fois là, ça s'est su. C'est un excès, mais ça ne remet pas en cause la retouche. Toute ses photos sont retouchées, et aucune actrice n'apprécierait voir publiées des photos d'elle sans un minimum de retouche.
(Phallocrate ? )
à O.
De ysengrimus
14H56 | 22/09/2009 |
Et toutes ces actrices qui se lamentent parce qu'on leur déforme la poitrine sur les pubes photos. Renseignez-vous, gars. Le ras-le-bol envers les retouches est généralisé, chez les modèles ET chez les lectrices.
P.L..
à ysengrimus
De O.
graphiste | 15H21 | 22/09/2009 |
Non. Vous vous trompez.
Certaines n'apprécient pas le travail mal fait, et c'est bien normal, mais ça ne signifie pas qu'elles ne veulent pas être retouchées, juste qu'elles veulent que ça soit mieux fait.
à ysengrimus
De O.
graphiste | 14H18 | 22/09/2009 |
Doublon, mes confuses.
à fée clochette
De Iv
Roboticien utopiste | 10H55 | 23/09/2009 |
Il n'y en a aucune qui ne pratique pas cela. C'est de ça dont on ne se rend pas compte. Quand un ami infographiste m'a expliqué que les affiches « Laeticia Casta par JP Goude » qu'on a pu voir dans le métro étaient faites avec la tête de Casta et le corps d'une autre, j'ai compris à quel point les retouches étaient répandues.
Sur le maquillage aussi, j'ai réalisé une chose lorsque je me suis retrouvé sur un plateau de tournage avec une modèle professionnelle : une fois son maquillage posé, elle ne doit plus parler ni ouvrir la bouche au risque de le bousiller.
Imposer dans le cursus scolaire une heure d'explication sur la façon dont on crée une « belle fille » ou « un beau mec » à l'écran ferait un bien fou à la population.
De Lemuel
Actif contemplatif. | 12H12 | 22/09/2009 |
Valérie Boyer ferait bien de « réfléchir un peu à la question » en commençant par nous pondre une définition correcte.
Car dans l'absolu, toutes les photos numérisées et publiées sont « retouchées ». Une chromie, c'est une retouche. Et un tirage traditionnel travaillé, c'est une « retouche » ? On peut faire tant de choses sur un visage en travaillant la chromie, les ombres.
Et l'image en mouvement ? On la sigle avant pendant ou après le film ?
Cordialement !
De Valentina
En révolte. | 12H22 | 22/09/2009 |
Je travaille dans la mode, je suis confronté 24h sur 24 a ce type d » image, et je ne suis pas pour autant anorexique, seulement voilà, la réalité est QUE QUAND IL S » AGIT DE VENDRE UN PRODUIT, beauté ou prêt à porter, c » est beau sur une femme très mince, un vêtement ne tombe pas bien sur une femme ronde, un fond de teint doit donner l » impression d » une très belle peau …. etc … ARRETONS L » HYPOCRISIE , c » est comme ça, le but est de faire rêver, une femme en surpoid ou comme j » en croise des dizaines dans le métro ne me fait pas rêver, et les femmes ou jeune filles qui applaudissent quand on leur montre une photo d » une femme rondes, sont celles qui ont des soucis avec leur apparence, comme d » habitude, on transfert le problème, et comme d » habitude on arrive de plus en plus a une société d » assistée, je trouve ça désolant, et si en plus ça touche le domaine de l » art …. ! Une femme peut » être belle quelque soit son physique évidement, MAIS PAS QUAND IL S » AGIT D » UN PRODUIT BIEN CIBLÉ, QUI DOIT FAIRE REVER, et si certaines en tombe malade, c » est qu » elles ont un souci psycho bien plus profond.
à Valentina
De VickyBHD
... | 12H29 | 22/09/2009 |
« les femmes ou jeune filles qui applaudissent quand on leur montre une photo d » une femme rondes, sont celles qui ont des soucis avec leur apparence, comme d » habitude » Vous pouvez développer ? J'assume mon apparence, je ne suis ni prépubère ni sous alimentée, je ne m'identifie pas à des mannequins d'une maigreur extrême et ne considère pas que la maigreur fait rêver.
à Valentina
De dmz
expat | 12H42 | 22/09/2009 |
Je vais me permettre de repondre en tant qu'homme « velu ».
Il y a une vingtaine d'annees, la pilosite masculine etait percue comme… masculine ; de nos jours, elle est vulgaire, voire sale. On n'imaginerait plus un James Bond avec des poils depassant du col entrouvert de la chemise. Nier que les photos de mode ou les images du cinema puisse avoir eu une influence sur ce changement d'opinion est une ineptie.
Que vous - peut etre grace a votre profession - puissiez la part des choses entre l'objet d'une photo et son modele, tant mieux pour vous, mais n'oublier pas que la plupart des gens, moi y compris sans doute, n'ont pas le recul suffisant.
Et ce qu'il m'est sympathique, le personnage de Jack Shephard dans Lost ! (http://fandomania.com/wp-content/uploads/2009/04/jackshephard.jpg)
à dmz
De Rue2000
citoyen n°0110110101101 | 18H28 | 23/09/2009 |
@DMZ :
Petit reply un peu tard (24h en web2.0 c'est la nuit des temps) :
Sur le point du « velu » tu te trompes quand même un peu beaucoup. Je ne sais pas ou tu vis mais dans les lieux les plus « ché-bran » de Paris, le mec velu est plus que jamais à la mode.
En fait, la barbe et les cheveux longs sont presque un must dans l'élite de la branchitude parisienne.
Tout le monde se la joue trappeur de l'Ohio : de Pedro Winters et les membres de Justice à Sebastien Tellier et Vervoegen (un des publicitaires les plus meilleur du moment).
Pour preuve, tu peux Google Image ces noms ou aller sur ce blog d'agence que j'ai trouvé par hasard :
- http://www.m-a-c-e.com
(clic sur les liens _picts mace pour voir des photos de soirées)
à Valentina
De shillom
12H50 | 22/09/2009 |
Oui, surement, ça présente bien, mais les sacs d'os de certains défilés de mode n'ont rien de beau. C'est chouette, vous mettez la femme au même niveau qu'un porte-manteau, je suis sûr que beaucoup de gens vont adorer !
D'autre part, vous dites travailler dans la mode, et n'être pas anorexique pour autant, très bien, mais c'est peut-être parce que vous avez pleinement conscience des moyens utilisés pour modifier les apparences… Les petites ados en quête d'identité n'ont peut-être pas cette connaissance du sujet.
à shillom
De Aleeks
Etudiante | 13H19 | 22/09/2009 |
Mais justement, les mannequins des défilés ne sont-elles pas là juste pour servir de « cintre » (pour le coup c'est réussi) ou de « porte manteau » ?
Le mannequin ne doit pas s'effacer derrière la tenue, qui est quand même le sujet principal du défilé ?
à Aleeks
De shillom
17H32 | 22/09/2009 |
Admettons, mais alors pourquoi certains s'arrachent à prix d'or ?
à Valentina
De claire_
Apprentie chômeuse | 19H39 | 22/09/2009 |
Ça fait longtemps que vos frippes et vos poudres de perlimpinpin ne me font plus rêver !
Un monde où chacun(e) aurait conscience de ne pas avoir besoin de s'habiller de manière ridicule et de se faire un ravalement de façade intégral tout les matins, ça ce serait le rêve !
à claire_
De Fraise des Bois
Buveur | 17H08 | 24/09/2009 |
C'est peut etre parce que vous avez muri. A 16 ans et meme jusqu'a 25, on y croyait ! On les regardait ces creatures ! On voulait etre comme eux/elles.
Quand on est jeune et celibataire, en competition avec tout le monde, c'est a ca qu'on veut ressembler, malheureusement… Apres, quand on s'accepte, qu'on trouve l'amour, on est plus relax et on se rend compte que les canon des magazines, c'est pas la realite.
Je suis d'accord avec vous que le naturel c'est bien. Le maquillage, la coiffure, la mode etc, j'aime tant que c'est comme la pincee de sel qui releve le gout. Mais si c'est au point de tout denaturer alors la, c'est plus la peine…