COUP DE COEUR 21/09/2009 à 16h52

VGE et Lady Di étaient-ils amants ?

Zineb Dryef | Journaliste Rue89

Il fallait la plume et le mordant d'Etienne de Montety, directeur du Figaro littéraire, pour rendre un hommage aussi génial au dernier ouvrage littéraire de Valery Giscard d'Estaing ; un roman à l'eau de rose qui met en scène un président de la République français et une princesse britannique, mariée mais malheureuse.


Valéry Giscard d'Estaing et Lady Di à Versailles en 1994 (France 2)

Jacques-Henri Lambertye et Patricia de Cardiff s'aiment. Etienne de Montety, qui a obtenu des extraits du roman en exclusivité, les dévoile :

« Henri et Patricia - au fil des pages, le formalisme protocolaire laisse place à une tendre familiarité - vont s'aimer dans les nombreux palais nationaux ou royaux que tous les régimes offrent à leurs dirigeants. Leurs nids s'appellent Kensington ou Soucy (qui abrita d'autres amours présidentielles et surtout leur fruit, prénommé Mazarine).

Le château de Rambouillet, que l'auteur décrit avec force détails qui attestent qu'il a de bons souvenirs de l'endroit, occupe une place centrale dans le roman : on sait que lorsqu'il était en fonction, le président Giscard d'Estaing aimait y organiser de grandes chasses. »

La jolie princesse de roman présente tout de même de fortes similitudes avec Lady Di, nous raconte l'unique lecteur de ce roman : épouse délaissée, impliquée dans l'action caritative (mines antipersonnel ! ), multipliant les amants...

Le lecteur n'a évidemment plus qu'une question en tête : Valery Giscard d'Estaing a-t-il entretenu une liaison passionnée avec la princesse de Galles ? Etienne de Montety se la pose aussi :

« Le brio de l'auteur, son habileté dans les descriptions qu'il fait des lieux, des propos et des toilettes sont tels que le récit paraît toucher à la vérité. On y est. Jusqu'à ce qu'il choisisse de s'éloigner du vraisemblable pour plonger dans l'imaginaire.

Il délaisse alors le genre du roman sentimental et s'essaie à la politique fiction. En marge de son amour pour la princesse de Cardiff, on apprend dès les premières pages que le président Lambertye vient d'être réélu. »

Comme l'auteur de cette critique, on se gardera de railler méchamment l'ancien président :

« L'inspection des Finances prémunirait-elle contre la littérature du cœur ? Un siège de droit au Conseil constitutionnel empêcherait-il de rédiger à la fois la Constitution européenne et La Princesse et le Président ? »

Alors, autofiction ou vieux rêve inaccompli ? VGE semble prendre goût à brouiller les pistes avec une très mystérieuse épigraphe : « Promesse tenue ».

Le livre est co-édité par Fallois et XO. La parution de l'ouvrage était prévue le 1er octobre mais pourrait survenir plus tôt, selon nos informations. Même si, de l'aveu des éditeurs, « les épreuves ne sont pas du tout terminées ». Ce qui pourrait expliquer les extraits improbables que Le Figaro met en avant :

« Je me suis levé et j'ai reculé (ma chaise) pour permettre à la princesse de Cardiff de s'asseoir. Elle m'en a remercié d'un de ces regards obliques qui me faisaient ressentir tout son charme. »

« Je l'entends encore le dire en anglais. Ce n'est pas ma mémoire qui me le rappelle, c'est sa voix : “I wish that you love me.” »

En Angleterre, où l'on se passionne toujours pour Diana, l'affaire est prise au sérieux et l'ensemble des médias s'interroge aujourd'hui sur la véracité de ce roman. A commencer par le Times qui soupçonne VGE de vouloir renforcer son image de séducteur. A son âge, c'est trop mignon.

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  • jojomigrateur
    • Posté à 17h08 le 21/09/2009

    En lisant cette info de première importance, j'ai eu un flash et je me suis écrié « Euréka »... ! Valery Giscard d'Espingres, le seul, l'unique aurait été le chauffeur de la mrstérieuse FIAT UNO qui aurait été présente dans le tunnel et que toutes les polices ont recherché pendant des mois... ! : )

  • A déménagé le 2 mai 2011
    • Posté à 18h54 le 21/09/2009

    D'après Stéphane-je-connais-la-vie-de-tous-les-couronnés, c'est pas vrai...

    Il connait le nom de tous les amants de lady Di... et c'est pas possible, ça ne pouvait pas passer inaperçu, une histoire avec un président.

    C'est beau les rêves et les fantasmes...

  • Lucius Sergius
    Lucius Sergius
    Citoyen
    • Posté à 08h20 le 22/09/2009
    • Internaute
      Citoyen

    Après les fables de Clearstream, une histoire de princesse...
    Pas de doute : c'est la crise et il faut vraiment divertir.