(De New York) Il règne comme une ambiance de bout du monde le long de cette presqu'île new-yorkaise. Coincée entre l'agitation de Brooklyn, quartier branché de la métropole, et les premières vagues de l'Atlantique, Coney Island semble rongée par le vide et la nostalgie.
Au début du siècle, pourtant, ce lopin de terre de 4 kilomètres de large attirait des touristes de toute la côte est. Vibrant au rythme des manèges le jour, illuminant le ciel la nuit, il hébergeait la plus grande fête foraine nord-américaine.
Mais depuis les années 60, l'activité du parc a progressivement décru, jusqu'à l'extinction. De cette « belle époque » ne restent que des vestiges, ouverts uniquement en juillet et août :
- la Wonder Wheel (grand roue),
- le Cyclone (montagnes russes)
- et la Parachute Tower,
- quelques animations qui tentent de survivre ici et là.
Une balade sur le mythique « boardwalk » longeant la plage suffit pour comprendre l'ampleur de la désolation. Jadis explosive et magique, Coney Island est désormais connue pour son concours d'avalage de hot dog et son taux de chômage.
La mairie veut éviter que Coney Island ne s'embourgeoise
Depuis les années 2000, la mairie de New York a donc décidé de réhabiliter la zone. Avec deux préoccupations en tête : éviter la « gentrification » (processus d'embourgeoisement d'un quartier au détriment des classes populaires) et garder sa dimension festive.
Le plan adopté prévoit la modernisation complète de Surf Avenue, l'axe principal de l'île, avec construction d'hôtels, d'immeubles d'habitation et d'un centre commercial. Les manèges, patrimoine historique de la ville, ne devraient pas être démontés mais voir la construction d'autres manèges autour d'eux.
Seulement les travaux, prévus depuis des années, n'ont toujours pas commencé.
Chaque jour, la rouille ronge un peu plus Coney Island. Ce cimetière des réjouissances urbaines, où vivent toujours près de 60 000 habitants, n'attend plus qu'une chose : sa résurrection.
Le Cyclone, montagnes russes célèbres pour leurs descentes très raides.



















4
(Pour réagir, connectez-vous)
De numeroSeptduvillage
media-citoyenne et ecologeek | 17H04 | 20/09/2009 |
Témoignage d'une « belle époque » qui vivait déjà sur des crédits individuels parce que la distribution des richesses n'était toujours pas là… et on aurait pu continuer à développer ces fêtes foraines (qui alternaient entre mauvais goût et business ; niche de marché d'adolescents) ; gouvernement qui claque aussi un max pour mettre dans le poche des copains. Comment avoir confiance lorsque les escrocs font main basse sur les gouvernements…
note : le cirque n'est plus synonyme de « 'l'attente et de l'exotisme, de porteur de nouvelles dans les petits villages…mais s'est sédentarisé (ex : cirque du soleil) pour devenir technique et esthétique.
De clarafrenchy
ESJ | 01H37 | 21/09/2009 |
Il y a un chouette roman, complètement délirant, de Xavier Mauméjean sur Coney Island : la révolte des nains exploités comme créatures de foires… « Lilliputia », chez Calmann-Lévy.
à clarafrenchy
De SuperAlAmAs
homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 20H38 | 24/09/2009 |
Il aurait du aller là plutot qu'à Pitsburg…
De Jaïlou
étudiante à oreilles | 08H31 | 21/09/2009 |
Le retour sur les faits est sympa, dommage que la qualité des photos ne suive pas, pour un endroit photogénique …