Décryptage 15/09/2009 à 11h43

Quand Mitterrand tentait de ralentir la réunification allemande

Pierre Haski | Cofondateur Rue89


Dessin de Jul sur François Mitterrand (DR).

François Mitterrand a-t-il raté la réunification allemande ? La polémique, d'abord historique mais pas seulement, a repris depuis la publication, à Londres, de documents déclassifiés par le Foreign Office, et en particulier des notes d'entretiens entre le président français et Margaret Thatcher, alors premier ministre. Quelques souvenirs personnels de reportage pour s'y retrouver.

Ce soupçon de loupé diplomatique majeur pèse sur François Mitterrand depuis des années et jette une ombre sur le bilan d'un homme qui se voulait stratège et visionnaire pétri d'histoire. Pourtant, pour avoir suivi comme correspondant diplomatique de Libération à l'époque, toutes les étapes de cette page d'histoire, j'ai ressenti comme beaucoup d'autres l'immense flottement, le sentiment d'un homme qui était à contre-courant de l'histoire sans pour autant commettre de faute irréparable.

On n'est pourtant pas passé loin si l'on en croit les documents britanniques, et en particulier cette conversation, début décembre, entre Mitterrand et Thatcher, dans laquelle ils font surenchère de références à la seconde guerre mondiale, et se renforcent mutuellement dans leur soupçon vis-à-vis de géant allemand qui renait. Mitterrand redoute de voir Français et Britanniques se retrouver « dans la situation de leurs prédécesseurs dans les années 30 qui n'avaient pas su réagir » au désir d'hégémonie allemande. Et Maggie Thatcher sort de son célèbre sac à main une carte d'Europe découpée dans un journal d'avant-guerre... Ambiance.

« Kohl, un irresponsable »

Cette première impression de flottement, je l'ai eue lors d'un coup de téléphone à l'un de mes interlocuteurs à l'Elysée, le 28 novembre 1989, moins de trois semaines après la chute du mur de Berlin. Helmut Kohl, le Chancelier ouest-allemand, venait d'annoncer au Bundestag un « plan en dix points » pour une réunification par étapes des deux Allemagne.

J'appelais l'Elysée pour avoir une réaction à cette annonce surprise, et mon interlocuteur était hors de lui :

« Kohl est un homme dangereux, un irresponsable. Il panique dès qu'une sous-section de la CDU [l'Union chrétienne démocrate, son parti, ndlr] émet une critique. Cette précipitation nous conduit au désastre avec une annonce pareille sans concertation avec nous. »

L'histoire retiendra au contraire que Kohl avait conçu ce plan par étapes pour freiner une demande de réunification rapide qu'il sentait monter en RDA, l'Allemagne de l'Est communiste, mais que Paris ne voulait pas entendre. Ce plan sera vite balayé par les événements, mais il avait cassé des années de lien étroit entre Kohl et Mitterrand -la fameuse photo en se tenant la main à Verdun- et créé une dangereuse tension entre Paris et Bonn.

Avec l'ami Gorby à Kiev

Quelques jours plus tard, François Mitterrand s'envole pour Kiev, voir Mikhaïl Gorbatchev, alors numéro un soviétique. Mitterrand était convaincu qu'en cas de réunification, Gorbatchev ne survivrait pas et qu'un maréchal de l'armée rouge moins tendre serait placé à la tête de ce que l'on qualifiait encore de superpuissance.

Mitterrand descend de l'avion par un froid ukrainien glacial et Gorbatchev l'attend au pied de la passerelle [voir la vidéo de l'INA ci-dessous]. Mitterrand met sa chapka à l'envers et le secrétaire général du PCUS l'aide à la remettre à l'endroit. Le ton est donné pour quelques heures amicales et complices, dans le dos des Allemands. Lors de la conférence de presse finale, Mitterrand lache une phrase :

« Il ne faut pas inverser l'ordre des choses, il ne faut pas commencer par poser le problème des frontières. » (voir la vidéo)

Le hasard fait que j'avais emmené avec moi un essai de Régis Debray, « Tous azimuts » (Odile Jacob), et que dans ma chambre d'hôtel surchauffée de Kiev, je tombe sur un passage où l'ancien révolutionnaire évoque justement une « aliance de revers » entre la France et la Russie, pour faire face à une Allemagne renforcée par les bouleversements de l'Europe. J'en fais la « chute » de mon article de Libé.

A son retour, se déroule la fameuse scène avec Thatcher avec références à Munich et aux années 30. Puis François Mitterrand fait une grande intervention radio-télévisée, face à Jean-Pierre Elkabbach, Serge July, Christine Ockrent et Alain Duhamel, rien que ça ! Il ne laisse rien paraître des vives tensions diplomatiques et des jeux de coulisse, et, au contraire, sort une phrase sur l'hypothèse de la réunification qui restera :

« On n'a pas le droit d'avoir peur d'événements heureux. La liberté arrive en Europe de l'Est. C'est un évènement heureux. Bien sûr cela bouscule mais je n'en ai pas peur. » (Voir la vidéo de cet entretien)

Pourtant, Mitterrand fera tout pour empêcher cette réunification en marche (on s'efforce même à Paris d'imposer le mot « unification » et pas « réunification », pour ne pas suggérer un retour à l'Allemagne d'hier). Le président français fera même fin décembre un voyage à Berlin-Est qui sembla bien décalé avec le souffle de l'histoire.

L'erreur de Berlin-Est

La veille de l'arrivée de la délégation française, je me trouvais à Leipzig, où une foule pacifique défilait sur le Bund, le grand boulevard de la ville, au cri de « Réunification ». Le lendemain, les conseillers du président, à Berlin-Est, doutent pourtant de l'ampleur du phénomène malgré les récits des journalistes. François Mitterrand est venu conforter une identité est-allemand pourtant moribonde, et un leadership communiste à bout de souffle, afin de retarder une réunification qui vient contrarier ses rêves d'intégration européenne.

Deux images me restent en mémoire. D'abord un discours lors d'un dîner de gala très « est-allemand », dans lequel le président français fait l'éloge de tous les grands hommes issus de cette terre allemande, ne citant que des artistes ou écrivains nés dans la partie de l'Allemagne devenue la RDA ! (Voir la vidéo)

Et, le lendemain, lors d'une conférence de presse, il tient à annoncer aux journalistes, avec un air gourmand, la rumeur de l'annulation de l'ouverture le soir même de la Porte de Brandebourg, haut lieu de l'histoire berlinoise, qui devait réunir Helmut Kohl et les leaders est-allemands. Finalement, la cérémonie eut lieu, et on pouvait voir Jack Lang se promener au milieu de cette foule allemande heureuse et pacifique, célébrer un événement dont François Mitterrand avait pris du plaisir à dire à tort qu'il n'aurait pas lieu.

Au bout du compte, quelques semaines plus tard, après un nouveau bras de fer à propos de la frontière germano-polonaise, la crise fut surmontée par un de ces compromis dont l'histoire a le secret et qui donna naissance à l'euro. Et Gorbatchev survécut à la réunification allemande, pour mieux disparaître en 1991, entraînant avec lui l'Union soviétique sans que le monde ne s'écroule.



JUL INVITÉ DE RUE89
à l'occasion de la sortie
de « Silex and the City »,
éd. Dargaud, 13,50€.

Les révélations britanniques n'en sont donc pas réellement. Les quelques anecdotes ci-dessus montrent que tout observateur attentif de cette période avait ressenti la profonde réticence de François Mitterrand, ancien prisonnier de guerre en Allemagne, à accepter une Allemagne plus grande, plus forte, dans cette Europe en formation. Malgré sa profonde connaissance de l'histoire, malgré ses relations étroites, réelles, avec le gouvernement allemand de l'époque.

Helmut Kohl, dans ses mémoires, a sans doute bien résumé l'état d'esprit de son « ami » François pendant cette période :

« Deux cœurs battaient dans la poitirine de Mitterrand : l'un en faveur du soulèvement révolutionnaire en RDA ; l'autre pour la France, pour son rôle et son rang en cas de l'unification de l'Allemagne. »

Cela reste incontestablement une ombre à son bilan diplomatique, même si, de fait, malgré les tangages, les dirigeants de l'époque, à l'Est comme à l'Ouest, ont finalement géré en équilibristes mais sans trop de dégats un bouleversement géopolitique et humain immense. C'est plus tard, dans l'euphorie de l'après-guerre froide, que se situent les vraies occasions manquées de changer le monde.

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  • screugneugneux
    screugneugneux
    râleur-NRV
    • Posté à 12h06 le 15/09/2009
    • Internaute
      râleur-NRV

    ...................................pffffuuuu.... alors là, quel scoop ! ! ! !
    la culotte m'en tombe....

  • spleenlancien
    spleenlancien
    Que sont mes voisins devenus ?
    • Posté à 12h49 le 15/09/2009
    • Internaute
      Que sont mes voisins devenus ?

    On ne peut pas echapper à son temps.
    Mitterand était né en 1916, difficile pour lui de voir d'un oeil bienveillant ce qui a toujours été la hantise de la France depuis Louis XIV.
    Il n'a sans doute pas osé penser autrement, mais ce n'est pas si facile.

  • zénon denon 84
    • Posté à 12h20 le 15/09/2009
    • Internaute
      Bonne

    Décidément « les Mitterrand “sont en vedette dans la Rue !
    ça fait vendre ...coco , et attirer la pub _diable _

    Et puis pendant ce temps ,en alternance avec la grippe
    ça tient en haleine ,pas vrai ?

    Mesdames et Messieurs
    aujourd'hui ,rien de bien nouveau ,
    On va s'attarder _non : approfondir _un sujet _
    d'il y a huits jours ‘ ? N'etes pas fous _________________________________

  • Zeki
    Zeki
    Curieux de tout
    • Posté à 12h30 le 15/09/2009
    • Internaute
      Curieux de tout

    « Les révélations britanniques n'en sont donc pas réellement. »
    Complètement...je ne sais même pas quoi en penser...

    Un vrai scoop passé inaperçu réside plus dans cet article du daily telegraph paru en septembre 2000 : Lien

    Cet article anglais révèle les preuves contenues dans les archives déclassifiées de la CIA que l'UE est une initiative des USA.

    Le mythe de l'initiative française (Schuman et Monnet) a été disséminé par notre presse libre.
    Et depuis la déclassification de ces informations je paris que 96% des riverains n'en ont toujours pas entendu parler.

    • antonvoyl
      antonvoyl répond à Zeki
      • Posté à 12h56 le 15/09/2009

      si si ! annie Lacroix a écrit un petit livre sur le sujet ! Et devinez quoi, Washington a travaillé dès 1948 à bâtir une Europe... Allemande ! L'intégralité des conditions de reddition de l'Allemagne a été incendiée en 40 mois de l'industrie à l'armement.

      Quand je pense que saint Bernard Kouchner a refusé d'annuler la dette de l'Afrique et qu'il se permet de déclarer des stupidités du genre : « vous croyez que ça m'amuse de ne pas pouvoir dénoncer tout ce que je sais de condamnable ? »

      Voilà ça résume bien le rôle et le poids de la France dans l'UE. Un pays sempiternellement sous tutelle...

      • Zeki
        Zeki répond à antonvoyl
        Curieux de tout
        • Posté à 13h08 le 15/09/2009
        • Internaute
          Curieux de tout

        Complètement.
        0 démocratie pour la mise en place d'un système à 0% démocrate mais à 100% libre échange.
        100% esclavage financier qui génère une exploitation économique sauvage et une dégradation des conditions sociales.

  • brazz
    • Posté à 12h53 le 15/09/2009
    • Internaute

    Bof, rien de bien neuf là dedans, ni sur Tonton (dont je n'ai jamais apprécié ses retournements de veste), ni sur la position traditionnelle des politiques français pendant des décennies.
    Ca n'a rien à voir, ou quand même un peu, au sujet des grands hommes et autres visionnaires (toujours érigés comme tels bien après, pour ma part je préfère dire « ceux qui ont misé sur le bon cheval... » et vous savez comme les courses sont capricieuses ! ), je suis toujours étonné de voir dans nos manuels et dans la conscience collective française, la place et l'image d'un Clémenceau, dont finalement la plus grande gloire que l'on retient est le célèbre « je fais la guerre », mais dont la bêtise revancharde a été telle ensuite que, non seulement elle a porté en germe, de par les humiliations forcenées, la montée du nazisme, mais en plus, pèse encore aujourd'hui sur une grande partie de l'Europe centrale.
    Non, décidément, les grands hommes ne le sont que devant leurs admirateurs béats...

  • Iv
    Iv
    Roboticien utopiste
    • Posté à 12h54 le 15/09/2009
    • Internaute
      Roboticien utopiste

    Bah Mitterrand était déjà un résistant Pétainiste pendant la guerre (il croyait en l'existence de négociations secrètes entre Pétain et De Gaulle). Ce ne sera pas la première fois qu'il aura mal jugé le vent de l'histoire.

    Ceci dit, la critique a posteriori est facile. Seuls ceux qui ne font pas de pronostics ni de paris ne se trompent jamais. L'Allemagne devenait de pays mineur d'Europe un des plus gros si ce n'est le plus gros pays de l'union. Discuter des conséquences de la chose et prévoir les mauvais scénarios possibles sont des choses saine à faire.

    Qu'il ait tenté d'orienter la réunification, c'est possible. Qu'il ait tenté de la ralentir, je ne vois pas de mention de faits qui pourraient attester cette thèse dans l'article. S'il craignait que Gorbatchev soit remplacé par un Poutine, il avait toutes les raisons de craindre les conséquences de cette réunification !

    Franchement, je trouve que c'est chercher la petite bête. Et je ne suis pas du tout un Mitterandiste convaincu. J'aurais préféré nettement qu'on parle plus de son gouvernement et de son rôle au Rwanda.

    • antonvoyl
      antonvoyl répond à Iv
      • Posté à 13h01 le 15/09/2009

      « Dans ces pays-là, un génocide, ce n'est pas trop important » F. Mitterand sur la situation au Rwanda...

  • sunra7
    • Posté à 13h18 le 15/09/2009

    J'avoue ne pas comprendre ce procès que l'on fait à Mitterrand depuis deux décennies.Kohl n'a pas été ni honnête ni clair (à l'égard de quelqu'un qui le considérait comme son ami) la dessus, les américains non plus
    Je crois plutôt que la position de Mitterrand était visionnaire et entièrement justifiée.
    D'un point de vue historique, chaque fois que l'Allemagne a été réunifiée , celà a mené à la Première Guerre Mondiale, puis à la Seconde guerre, mondiale, quoi de plus normal que de s'inquiéter quand cette perspective est de nouveau évoquée ?
    Du point de vue européen, une Allemange réunifiée était-elle soluble dans la construction européenne ? N y avait-il pas un risuqe d'hégémonie ? La supercherie n'a duré pas uré longtemps.20 ans plus tard, nous en sommes avec un euro qui est un mark qui a changé de nom, une BCE qui est une filiale de la Bundesbank, un élargissement qui outre le fait qu'elle ramène dans le giron de l'UE, l'hinterland naturel de l'Allemagne, met cette dernière au centre du jeu européen au détriment de la France justement. On découvre maintenant que pour Berlin désormais sure de sa puissance, considère l'UE comme un moyen et non comme une fin.

    Le camp des germanophiles pavloviens doivent prende ces élements en compte avant de jetter la pièrre systématiquement à la France forcément coupbale face à une Allemagne forcément raisonnable (on a vu ce que ça a donné à certains périodes de l'histoire....). La réforme intellectuelle et morale ça ne marche pas.
    La vraie question qu'il faudrait se poser vingt ans plus tard est de savoir si la réunification servait les intérêts français (ça sert à ça une politique étrangère et les Allemands le font systématiquement), la réponse est non.

    • zelectron
      zelectron répond à sunra7
      • Posté à 14h24 le 15/09/2009
      • Internaute

      Je suppose que vous ne parlez pas allemand et que vous ne pratiquez aucunes langues slaves, le russe entr'autre.
      C'est vrai que ça ne vous empêche pas d'avoir une opinion, mais pas de faire complètement le tour du sujet.
      Par ailleurs vous êtes « mitterrandolâtre » ?

      • sunra7
        sunra7 répond à zelectron
        • Posté à 15h47 le 15/09/2009

        Malheureusement pour vous, je parle allemand et aucune langue slave.J'ignorais en tout ca squ'il faullait paler chinois pour parler de la Chine, japonais pour parler du Japon, français pour parler de la France. .
        C'est drôle comment dans les débats d'aujourd'hui, quand on est en désaccord avec quelqu'un on lui attribue tous les défauts, Mitterandolatre en fait sans doute partie. Je préfère l'être plutôt que Delorsatre, Rocardolatre qui se retrouve où l'on sait aujourdh'ui.Ila commencé à l'extreme droite, il a fini président socialiste, l'autre a commencé à l'extrême gauche, il est aujourd'hui sarkozyste,je préfère clairement le premier itinéraire.

         1 autres commentaires
  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 13h40 le 15/09/2009
    • Internaute
      non connue

    Je considère que la vision de Mitterrand pendant la chute du Mur, et notamment sa préférence de Gorbatchev à Eltsine est une erreur de jugement avérée - même si intellectuellement, on peut préférer Gorbatchev.

    Mais dans le cas de la réunification, je suis moins critique :
    Vouloir européaniser l'ex RDA avant de procéder à la réunification me semble être alors la meilleure option pour les intérêts de la France. C'est de la diplomatie stratégique, et si Mitterrand n'avait pas défendu les intérêts du pays, qui l'aurait fait ?

  • Cinsault
    • Posté à 14h05 le 15/09/2009

    Quelles que soient ses intentions, ses craintes , réelles ou supposées , il a eu parfaitement raison d'exiger l'approbation préalable par l'Allemagne de la ligne Oder-Neisse.
    Faute de quoi on aurait eu une source de conflit récurrente dans l'UE.

  • Marcantoines
    Marcantoines
    trouveur
    • Posté à 14h06 le 15/09/2009
    • Internaute
      trouveur

    « La vraie question qu'il faudrait se poser vingt ans plus tard est de savoir si la réunification servait les intérêts français (ça sert à ça une politique étrangère et les Allemands le font systématiquement), la réponse est non. » de sunra7.

    Les intérêts français se sont effectivement abaissés pendant les vingt ans qui suivent cette réunification. Mais la mondialisation démontre l'utilité d'une Europe forte. Et n'est ce pas aux français de s'organiser, de s'adapter, de réagir ? Et pourquoi pas de copier une partie de ce modèle économique allemand ?
    Une émulation de la part de notre puissant voisin nous permettra peut-être de ne pas être trop rapidement dépendant du sud est asiatique.
    Donc Mitterrand a eu raison pour ses enfants, et n'a pas été un visionnaire pour ses petits enfants. Mais qui pourrait le lui reprocher ? à part Madame Soleil !

    • sunra7
      sunra7 répond à Marcantoines
      • Posté à 15h52 le 15/09/2009

      « Et pourquoi pas de copier une partie de ce modèle économique allemand ? “
      Ca me rappelle la réforme intellectuelle et morale de Renan, copier l'Allemagne.Mais c'est ce que l'on fait depuis près de 20 ans ça ne marche pas !
      La modération salariale, la rigueur monétaire,Bérégovoy, le bouclier fiscal, la décentralisation,c'est quoi selon vous ? Je ne comprendrais jamais cette révolte permanente des élites françaises contre leur pays et leur peuple auquel elles reprochent de ne pas avoir la docilité des allemandes.Laquelle docilité...
      Il faut nous réinventer et non faire des greffes qui ne prennent décidément pas si ce n'est nous enfoncer davantage.

      • Marcantoines
        Marcantoines répond à sunra7
        trouveur
        • Posté à 18h01 le 15/09/2009
        • Internaute
          trouveur

        Au minimum, copier l'aura des herr docktor, des élites scientifiques qui font avancer la connaissance et la technologie.
        En France, les petits chefs sont les commerciaux, les contrôleurs de gestion. Les grands chefs, des financiers, des politiques.
        Place aux innovateurs, aux développeurs. Dans un monde en évolution rapide, il faut avancer à la même vitesse en recherchant des domaines porteurs adaptés aux besoins de la planète.

  • PierreAdrien06-
    • Posté à 14h11 le 15/09/2009

    François, toute une histoire...

    Un rêve devenu désastre !

    Un vrai labyrinthe ce François.

    Les socialistes d'aujourd'hui empirent... Les malheureux !

    Pas de sortie, sans issue, la fin...

    Ce genre de couloir indique aussi une certaine déprime.

    Il ne reste + qu'à faire l'état des lieux et plier la boutique.

    Amen

  • samivel51
    • Posté à 14h12 le 15/09/2009

    Faut-il rappeler que Mitterand a été Secretaire d'Etat sous Vichy, puis socialiste « sous » l'URSS ? Forcément, ca laisse des traces.

  • zelectron
    • Posté à 14h16 le 15/09/2009
    • Internaute

    Mitterrand visionnaire ? même pas le bout de son nez ! *

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 14h35 le 15/09/2009
    • Internaute
      Now future & karpe diem

    Cette sale intox ! On voit bien que c'est pas Mitterand, il a pas du tout la même tête, et en plus il a une voix trop marrante et trop reconnaissable.
    Et puis ça fait que quelques semaines qu'il est ministre, il a pas encore eu le temps de faire trop de conneries avec les schleus.

    En tout cas c'est bien drôle ce cours d'Histoire. Dire qu'il existait une époque où l'Allemagne comme l'Europe étaient scindé en deux, où les communistes régnaient sur la moitié du monde et que la peur des gens n'était pas un barbu avec sa bonbonne mais deux poignées de tarés capables de raser la Terre...

    Enfin c'est pas une réaction bien surprenante. Après tout ce keum c'était un politicien du deuxième millénaire, encore coincé dans ses délires d'un temps où être nazi était une chose comme une autre. Ce mec il est né y'a tellement longtemps que lorsqu'il parle « d'après-guerre », il ne parle pas de la Guerre des Balkans, mais de la WW2 !

    Même mon grand-père, qui est vachement vieux, il avait pas l'age de s'enrôler dans l'armée à cette époque. Pour dire comme il est vieux, son lexique d'insultes pour qualifier un Algérien est tellement étoffé qu'on sait bien que son après-guerre à lui a commencé en 1962...

    Quant à cette histoire de réunification, j'en ai pratiquement jamais entendu parler. Trop tôt pour être en cours d'histoire, trop tard pour le cours de géo. Me reste que mes parents en extase devant la télé, et l'image de mecs pétant un mur plein de tags, ambiance démolition de barre HLM.
    Bref, rien de bien palpitant, vu qu'actuellement c'est presque trente pays qui tente plus ou moins efficacement qui veulent casser leurs murs de Berlin.

  • vol19
    • Posté à 14h41 le 15/09/2009
    • Internaute

    Intéressant de revoir cette époque 20 ans après. Assurément bon nombre de rendez-vous ont été manqués à cette époque pour éviter un capitalisme total, voire nombre de dérèglements géopolitiques. Et puis, après cette période de doute quand à la réunification, il y eut une sorte de croyance d'effet magique dans le grand marché, la croyance que les différences entre l'Est et l'Ouest se résorberaient en dix ans à peine... En vingt ans, certes, du chemin parcourru mais tout de même... Les problèmes n'ont pas toujours été là ou l'on les aurait attendu...

    Par contre, une dernière impression... toujours les mêmes journalistes pour la plupart, toujours un peu ce même style de mise en scène Présidentielle forcément monarchique, cette mise en scène télévisuelle... si quelquechose ne change pas beaucoup...

  • Jaycib
    • Posté à 18h46 le 15/09/2009

    L'essentiel est que la frontière Oder-Neisse reste, Kohl s'étant engagé à la respecter. Tout le reste n'est que remugles d'un passé révolu, celui du billard à trois bandes que l'Angleterre, la France et l'Allemagne ont joué pendant des siècles. En ce qui concerne les arrière-pensées, Mitterrand a moins péché que Thatcher. L'histoire de l'UE le démontre.

    On aurait pu refaire le monde – en mieux – après la chute de l'URSS ? Il faudrait nous en dire plus, Pierre.

    D'après ce que je crois savoir, les Etats-Unis n'avaient qu'une idée en tête : faire triompher le capitalisme dans l'ex-URSS, fût-ce en utilisant les réseaux mafieux qui n'ont pas tardé à y émerger. Les oligarques russes actuels sont le produit plus ou moins direct de cette politique, de même, par contrecoup, que le poutinisme. Il ne me semble pas évident que Mitterrand (ou la France) aient joué un grand rôle dans cette évolution.

  • PierreAdrien06-
    • Posté à 19h17 le 15/09/2009

    Il ne fait aucun doute que François Mitterrant était hostile à la réunification, tout comme Tatcher.

    Celui qui prétend le contraire est un menteur, et de + il le sait.

    Mittérrand n'a jamais compris le sens de l'histoire des deux Allemagnes, érudit sûrement, un peu juste pour ne pas dire creux sur le mur de Brelin ! .
    Il est certain que Tonton socialo avait deux langages, en public il roulait des pelles à Kohl et par derrière il ne parlait qu'en mal du chancelier.
    Il va même apporter son soutien aux communistes de la RDA !

  • dugenou
    • Posté à 19h20 le 15/09/2009

    Cet article parle pendant 1/2 paragraphe des ces fameuses révélation fracassantes britanniques et pendant tout le reste des opinions que l'auteur a eu pendant 20 ans ! Si les premières sont censées confirmer les deuxièmes, il faudrait les étayer quelque peu ! Pour quelqu'un qui est trop jeune pour avoir connu le problème à l'époque et qui s'est très bien accomodé depuis son adolescence d'une Allemagne unifiée comme moi, le problème paraît toujours aussi flou !

  • deere
    deere
    employé
    • Posté à 19h50 le 15/09/2009
    • Internaute
      employé

    décidément ce mittérand avait raison
    il était visionnaire
    l allemagne aujourdhui et la deuxieme puissance mondiale
    loin devant la france et compte 80millions d habitants !
    et ,va nous bouffer tout cru au niveau économique !
    c est d « ailleurs déja fait !

  • hurleberlu
    hurleberlu
    Adapté.
    • Posté à 11h29 le 16/09/2009
    • Internaute
      Adapté.

    Il fut, une erreur, que le peuple lucide donc de gauche paye et payera longtemps. Le seul président de gauche depuis 1940 était un catho primaire et conservateur rétrograde. Il restera comme la justification ultime de notre nouveau régime qui risque un jour de marquer la fin du pacte Républicain.

  • deere
    deere
    employé
    • Posté à 19h02 le 18/09/2009
    • Internaute
      employé

    les allemands sont tellment fort qui ils se passent
    de centrales nucléaire et restent au bois pour
    80millions d habitants ! ils en meurt pas et vont nous piquer
    se qu ils nous restent de notre industrie
    chapeau a eux d avoir fait ,croire qu ils étaint faible !
    nous on aient pas dans le caca

  • Jean-Luc LUMEN
    • Posté à 02h15 le 20/09/2009

    Le seul vrai anti réunification était le premier chancelier Adenauer qui a refusé net le retour de la DDR que pourtant Staline lui offrait sur un plateau.

    archives CIA