
Etranges bouteilles repérées par un de nos riverains dans un supermarché en Lombardie, région plutôt tolérante avec l'extrême droite (cf les résultats électoraux de la Ligue du Nord). Cette photo a été prise dans le « GS » de la ville de Cuveglio,
un supermarché exploité en franchise du groupe français Carrefour (qui possède près de 1600 magasins dans le pays)…
Ces bouteilles sont une idée du producteur de vin italien Alessandro Lunardelli, qui a lancé une gamme de vins associés à des grands personnages historiques, Hitler et Mussolini en tête.
Interrogé en 2007, Lunardelli s'est défendu de toute affection pour les deux dictateurs :
« Ces bouteilles font partie d'une collection historique qui compte au total une cinquantaine de personnalités, dont celles de Bob Marley ou Jean Paul II. Les gens aiment ces personnages, ils donnent lieu à de bonnes conversations à table. Je n'ai pas l'intention de m'arrêter. »
S'il a décidé de gommer les croix gammées sur les étiquettes, les saluts fascistes sont en revanche toujours présents.
Contactée par Rue89, la direction de Carrefour s'est aussitôt dite « très inquiète » par la découverte de notre riverain :
« Nous n'étions pas au courant de cette affaire. Ce supermarché est une de nos franchises, et comme toute franchise, le gérant est libre d'y installer les produits qu'il souhaite. »
Avec toutefois une obligation : les piocher dans la centrale d'achat de Carrefour, chose que ce directeur s'était bien gardé de faire.
Dans la journée de lundi, le président de Carrefour Italie, Giuseppe Brambilla, a fait son mea culpa. Il a demandé le retrait total de ces bouteilles des linéaires du magasin. En revanche, le viticulteur transalpin peut continuer de produire sa piquette moustachue en toute liberté.



















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De Tremeur Denigot
flâneur | 20H28 | 14/09/2009 |
Cela fait un moment que ce genre de bouteilles existe en Italie. Mais un simple tour sur certains marchés de brocante peut-être tout autant éclairant pour prendre la mesure d'une certaine nostalgie mussolinienne, qui se manifeste à l'air libre, dans les stades, les rues, sur les murs, ou s'exprime dans les lignes de certains journaux, aux micros de nombre de journalistes, et même dans les couloirs (en pleine lumière) des édifices d'une République qui a un peu de plomb dans l'aile…
Giuseppe Brambilla (avec un « r », nom typiquement lombard) a beau jeu de dire qu'il n'était pas au courant…
De Jerome89
Directeur | 20H49 | 14/09/2009 |
Le problème n'est pas uniquement que « le viticulteur transalpin [puisse] continuer de produire sa piquette moustachue en toute liberté », bien que je me demande si cela est bien légale.
Par contre, il est confondant que l'on amalgame toujours la cause et la conséquence. Plutôt que d'insinuer qu'il faudrait sanctionner le viticulteur, voir légiférer pour que ce type de liberté soit supprimée, peut être faudrait il enfin s'atteler à sensibiliser et éduquer ceux qui les achètent, car sans consommateur, point de ce « viticulteur ».
A ce compte là, il faudrait faire retirer des linéaires tous les T-Shirt à l'effigie de Che Guevara, interdire la circulation dans les rues Staline…
Mais je préfère encore croire qu'il soit possible de conscienciser l'humanité plutôt que de désespérer.
De Radadalamechantesorciere
Ensemble tout devient beurk | 22H06 | 14/09/2009 |
Heil Hyper !